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22/11/2005

Apnée juvénile

Longtemps, j'ai croisé Charly Schlingo, sans jamais oser l'aborder. J'habitais son quartier et je le voyais boitiller entre deux bars. A l'époque, je ne savais pas qu'il avait eu la polio enfant d'ou mon doute sur la personne, "il boite ? Comment se peut-il qu'il dessine ?". J'avais entendu, par Wasterlain (à une dédicace, pas au presbytère !) qu'il dédicaçait toujours une bonne bière de bon coeur si on la lui offrait. J'aurai pu.

 J'aurai pu aller vers lui dans un de ces bars ou je le voyais, lui dire tout simplement "Monsieur Schlingo j'aime beaucoup ce que vous faites, merci pour ces heures de bonheur passé à vous lire", il m'aurait répondu "payes ta bière !", on aurait trinqué, je serai reparti virevoltant ? Je serai resté biberonnant ? Bon et après...

Après je marche, tôt le matin, encore effondré par ma boulette de la veille, une plaie béante, comme l'âne Trotro* (namedroping de fou !) mal réveillé. Je pars, chien échaudé se suce la bite, je suis en avance, mon corps réclame un café et mon cul une chaise, je contente tout le monde. Je me pose, je suis bien (ronfl ronfl).

Après deux cafés, qui je ne vois pas ? En face de moi ! Tout beau, tout mignon, tout seul !

Sebastien Loeb.

Alors j'ai fermé les yeux et j'ai vu défilé toute mon aventure avec Charly Schlingo, le jour ou je l'avais croisé sans l'aborder, le jour ou on ne s'était pas parlé, le matin ou je ne l'ai vu qu'en sortant, le soir ou il sortait quand j'arrivais, tous ces souvenirs fabuleux

J'ai pris mon temps et je suis allé serrer la main à un double champion du monde. Bbrrrrrrr, c'est pas pareil, j'ai reçu une décharge, ça m'a effacé la vision de Villepin en short sur la plage. J'étais reparti, j'étais de nouveau ce félin aux aguets qui ce fait l'autre aux abois. Je reparti tout virevoltant. et après ...

Après je rentre, patati patata et qui je ne vois pas en face de moi ?  Tout beau, tout mignon, tout pas seul !

Robert Plant.

J'ai fermé les yeux, j'ai réentendu, je les ai rouvert, le son était trop fort, j'étais plus habitué. J'ai bégubllateparbaragoui, j'ai été minable (aïï) mais soft (ouf !), je lui ai même fait le coup du téléphone photo (trop fier). Mes yeux brillaient, le monde était beau, j'étais heureux.

De retour du pays des nuages, congrés de proctologie (ça ne s'invente pas) et qu'est ce que je vois pas en face de moi, 4 mètres sur 3,  Tout beau, tout mignon, tout seul !

Un véritable trou de balle

 

Rien, aucune réaction. A force d'en voir

19/11/2005

Pendez le haut et court

Ca me pendait au pif, comme une paille à celui de Kate Moss. A force de tout prendre pour rattraper ce qui est perdu, des plans cool qui finissent à 3h00 du matin, des plans plus cool encore qui démarrent à 7 ! A force de se la raconter, et patati le boulot c'est pas bien et patata j'ai pété ce matin à 4h00 du mat' ! A force de faire toute ces conneries ! 

Je me suis réveillé à 9h00.

Cool !

J’étais attendu à 8h00.

Moins cool.

Vilipender son prochain, s'en gausser, le moquer et s'en plaindre outrageusement, ce n'est pas très gentil mais cette sensation de penauderie et de queue entre les pâtes que l'on vie à ce moment est  un sentiment proche de la douleur d'un doigt de pied contre un pied de lit (au moins !).

J'ai morflé la honte ma race !

A 9h00, j'ai sursauté. Pourquoi 9h00 ? Pourquoi pas 11h00 ?

Qu'aurait  fait Clint Eastwood à ma place, aurait-il lui aussi meuglé comme un veau "merde ! Merde ! Mais quel con !" pendant 10 minutes en guise de chant matinale ? En s'habillant en pleine panique aurait-il remis les mêmes chaussettes que la veille et senti le premier dessous qui passait afin d'en vérifier l'état ?  Quoi ? Inspecteur Harry, vous n'avez pas pris de douche ?!! Nooon, bouh, j'ai honte, je ne me suis même pas brossé les dents.

Clint en slip et chaussette, en train d'enfiler son bénard de la main droite et téléphonant de l'autre, afin d'expliquer que maintenant la situation est sous contrôle, qu'il arrive, que vraiment il est désolé, qu'il arrive ! Et l'autre, le gros méchant, de l'autre coté qui lui dit :

-Mais tu déconnes ! Mais qu'est ce tu veux que ça me foute ! (le mec il parle comme ça à Cliiinnt !) T'as vu l'heure qu'il est ! T'as picolé ou quoi ! Merde, je dors moi !

- (les dents serrées) Paul ? (c'est mon pote qui chante couscous Saupiquet quand il est bourré)

Bon sang, j'ai fait un mauvais bis, c'était Paul. J'avais été parfait, je lui avais tout balancé, combien j'étais honteux, combien j'allais battre tout les records pour effacer cette faute. Je m'étais vidé, j'avais tout lâché mais c'était Paul et il s'en balançait.

J'ai fini d'enfiler mon pantalon, braguette, et j'ai fait, cette fois le bon numéro.

 Humilié un jour, humilité toujours.

"Blondin, tu pues comme un chacal vérolé"
Tuco - Entre la brute et la raison-ed. Fist.

 

 

19.11.05 03:02

17/11/2005

Loyale canin

J’ai tout quitté, femme, enfants, maison, luxure, tout. 

J'ai filé à la capitale, pour qui ? Pour quoi ? Pour lui, pour eux, pour cet ordre, cet etablishment, ce divin, cette maison dorée, cet idéal liberaliste, cette source immédiate de bonheur, j'ai nommé monseigneur miam miam dit le chèque de fin de mois, le chèque de fin de moi ?

Ainsi est faite notre vie moderne, vous aimez, vous choyez et puis il faut tout oublier, tout mettre de coté et s'offrir tout entier à ce nouvel aimé, cet amant de force : le labeur.

Vous le croyez tranquille et il se met en éruption, comme un Etna d'urgence. Vous le croyez sympa et le voila rigide comme un Von Stroheim que l'on n'aime même pas détester. Vous le croyez votre allié et le voila pingre comme un groupe pétrolier devant une marée noire. Vous vous croyez en sécurité et il vous dit "sors", "va voir dehors si j'y suis et ferme la porte en partant.".

Il est comme ça Mister Boulot, mais il sait aussi avoir ses gestes tendres, ces délicatesses. Ce toit, cette table, cette couette, cette chaleur c'est un peu lui. Ces sourires, ces rencontres, ces amitiés, ces aventures, c'est souvent lui aussi. Ces techniques, ces progrés, ces apprentissages et ces leçons, putain, c'est encore lui. Et ce sentiment de pas mal s'en sortir en regardant le journal et ses plaies béantes, c'est encore ce putain boulot qui nous l'autorise. Merci ?

Mabrouk, qui aimait plus que tout la baballe, jappait souvent : "ne mord pas la main qui te nourrie"; mais comment prendre au sérieux un animal qui passe son temps à sniffer le rectum de ses congénères ? Je connais un directeur de clientèle qui a les mêmes habitudes, je lui demanderai demain.

En attendant, quel con ce clebs !

 

 

17.11.05 03:20

13/11/2005

toilette intime

Émeutes de 2005 dans les banlieues françaises 

Quand la guerre civile est à nos portes, quand les loups sont dans la ville, quand la chienlit s'installe, je fais comme tout homme de droite qui se respecte, je pose mémé sur le palier, en dernier rempart, je ferme la porte à double tour et je regarde la télé en buvant sobrement un whisky de chez leader Price. 

Les jumelles prés de la fenêtre, la télécommande à portée de main, le téléphone déporté de l’autre. Ma femme pour m’amener à boire, mon antenne pour m’amener l’extérieur. Je suis prêt.

Là avec horreur, je découvre comment le pays s'enfonce dans la gabegie et le déclin (je pompe toute mes formules à Eric Raoult). Le pays à feu et à sang, la république piétinée, l’unité nationale, oui ! L’unité Nationale EN DANGER !

Je décide de quitter CNN, j’ai beau être de droite et ne rien comprendre à l'anglais, faut pas se foutre de ma gueule trop longtemps.

Je repasse sur TF1 et qu’est ce que je ne vois pas ?!

Des pubs….

Quoi ?!... Les femmes ont des périodes avec des problèmes d’odeurs ?!!!!!!!!!  Et je ne le savais même pas !

La France s’enfonce dans le désespoir et les fabricants de serviettes hygiéniques n’ont rien trouvé de mieux que de tous argumenter  leur communication sur un grand et nouveau plus : « évites les mauvaises odeurs » !!!! Car si vous ne le saviez pas, je ne le savais pas, je ne l’ai même jamais remarqué, ni même pensé, voir imaginé. Le marketing vous le dis mesdames : »vous puez pendant vos périodes (périodes de quoi ? de qui ? de quand ???). Et  puisque nous sommes entre nous, sachez que vous puez mais que, en plus,  le marketing vous a décrété « des humeurs », voire « des chaleurs », voire "des rougeurs" pendant ces périodes.

Alors mesdames, devant ces insultes incessantes que vous lance le marketing, devant ce miroir péjoratif, caricatural et abaissant que vous renvoie la publicité quotidiennement. Devant ces remarques sur des odeurs, (TF1 tous les soirs, avant le JT), des humeurs (TF1 tous les soirs, avant le JT), et tous ce salmigondis de clichés*  ne serait il pas temps de descendre dans la rue, foutre un peu le bouzin et montrer qu’il faudrait vous parler et vous traiter avec un peu plus de respect ?

 Je ne sais pas moi, bruler un paquet de Vania Pocket ?!

 

"Pendant qu’ils crament des bagnoles, ils coupent pas mon shit"
L. Baffy - "Vannes, terre bretonne" ed. Ker kerouen

 

13.11.05 03:18

11/11/2005

stade nasale

 

"J'ai oublié bon bouchoir, je ne beux blus barler, j'ai du bal à b'exbrimer"
Les charlots

 

 

 

11.11.05 00:52

07/11/2005

Rats de laboratoires

"La dépression n'est pas une état d'âme, c'est une maladie, Cela se soigne." me disais-je en admirant une assemblée de médecins débonnaires (ou ceux de Sophie Marceau), en goguette à la capitale. 

 Médecin, voila un métier qui a de la classe ! "Oui docteur", "merci docteur", "bien docteur", c'est tout de même autre chose que "passe moi la clef de douze" ou "dégage, c'est ma place"!

7 années d'étude, 12 avec les redoublements (dus à votre incroyable résistance aux cure de désintoxications médicamenteuse) et vous voila grand manitou des grands sachem.

Déshabillez-vous ...enlevez tout ! installez vous là, comme ça...Oui, je sais, c'est un touché rectal...Alors comme ça, vous êtes le directeur Financier des banques Poulard & Poulard...Oups, désolé, mon poing a glissé !...

Je rêve encore, mais tel est le triste quotidien du médecin, tâter, écouter, tâter, écouter des gros, des petits, des grandes, des moches, des tristes, des mourants, des survivants et des vieux, des vieux, des vieux...

Est ce que "le voyage au bout de la nuit" aurait été écrit si les laboratoires Moutax avaient emmené Celine en week-end à Barcelone, Ibiza ou Venise pour lui présenter "Plytox 3mg, dites adieu à vos furoncles !", est ce que les banlieues seraient plus calme si on y distribuait "Proczil 300, faites du torrent, un fleuve tranquille", est ce que les politiques y verraient plus clair avec "lipardiac, et votre coeur redémarre" et le grand capitalisme, si on lui foutait une dose de "Stopzheimer, et vous partagez à nouveau", il irait pas mieux ? Et Camille, elle n’en a pas marre que sa chanson soit servie à toutes les réunions des laboratoires d'anti-douleurs ? (Camille ! tes droits d'auteurs !!)

Et les directeurs financiers, ils n’en ont pas marre d'avoir un poing dans le cul depuis le milieu de cette note ?!

- Non, c'est juste, si vous pouviez me passer ma calculatrice ?!

 

 

7.11.05 22:07

03/11/2005

Debout les morts !

Finalement il est pas si mal ce petit plan boulot ! 

Je me plaignais, comme à l'accoutumé, mauvais esprit que je suis. Mais force est de constaté qu'hormis l'interminable briefing du premier jour, ils me foutent la paix.

Mon ami Paul (celui qui chante toujours la chanson du couscous Saupiquet quand il est bourré. cf. juin) me fait crânement remarqué qu’une grosse administration hiberne à chaque grand pont, mais que le réveille peut être brutal. Ainsi donc, cette douce tranquillité ne serait pas due à la confiance aveugle qu’ils portent en mon travail mais tout simplement à un long week-end de Novembre passé chez tata Fabi à refleurir le cimetière de bourg saint bourg sur lard (Nièvre).

Je demande au professeur Paul, quand le réveille aura lieu

-Sachant que le week-end fut de 4 jours, que Tata Fabi les a démoralisé très fort et qu’il faut bien 2 jours autour de la photocopieuse pour s’en remettre, je prévoit un réveil très très brutal ce vendredi avec une grosse nervosité vers 15h00, pour montrer qu’on a pas rien foutu cette semaine.

Nous décidons de quitter la Calypso du boulot pour aller boire un coup en attendant ce vendredi noir, Paul me propose d’aller à Clichy, je lui dit d’arrêter de déconner plein gaz je suis de droite, quoi ! Merde !

 "Il est pas si mal ce petit plan boulot !"
Guy Drut 1997

 

 

 

3.11.05 13:17

 
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