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13/12/2005

Ma part d'ombre

"Ha ! ce qu’on est bien quand on est dans le grand bain
On coince la grosse bulle
On joue sur son dessous de main

 

Ha ! ce qu’on est bien quand on est dans le grand bain
On pourrait y rester jusqu’au lendemain matin. " 

Ai-je chanté toute la journée, sur un air salvadorien,  dans mes beaux nouveaux locaux, la haut, en altitude.

On est bien ici, au chaud (très chaud). Le café est gratuit, les bureaux sont confortables, la cantine infecte,  et la poubelle vidée tous les soirs. On est bien.

L’élite vous entoure, vous semblez en sécurité et pourtant, pourtant le psychopathe des toilettes sévit ici aussi. Oui, ici, comme dans tous les locaux de France qui dépassent 10 personnes, le psychopathe des toilettes maltraite votre odorat et votre croyance en l’évolution.

A force de le croiser, dans tous les bureaux de France, à longueurs d’années, j’ai cru, un moment, que c’était moi le psychopathe des toilettes. C’était, il y a quelques années, j’avais vu la veille « Fight club ».

Et si j’étais schizo ? Et si, chaque fois que j’allais aux toilettes, mon Brad Pitt interne se réveillait et massacrait toute dignité humaine ? Après tout, je cite déjà E. Raoult, chez Dédé a à l’heure de l’apéro (« bien sur que le couvre feu est nécessaire ! », alors pourquoi pas Brad Pitt à L’heure du popo.

A l’époque ma barre abdominale n’avait rien à voir avec celle de Brad (et aussi de nos jours, je l’appelle Brad, c’est quasi moi !) et mon reflet, torse nu, dans le miroir des toilettes de la Scorbutec  ne renvoyait rien qui puisse passablement exciter Angelina Jolie ou toute autre asperge qui ne connaît rien à  la beauté masculine. Non, ce n’était visiblement pas moi le psycho des toilettes. Brichaud, de la compta, pourra vous le confirmer, alors qu’il me surprit en ce lieu. Lorsque je me frappe, mon double ne me frappe pas en retour. Le test fut concluant, douloureux mais concluant.

Depuis ce jour, Brichaud ne m’a plus jamais regardé pareil et je traque inlassablement le psycho des toilettes, ce salaud, ce pourri, ce dégueulasse...

"Ho ! maman est très énervée !"
Norman Bates et Florence Pernoult - "j'éduque mon enfant" 

 

 

13.12.05 20:20

09/12/2005

mettre à bord, bien profond

Vous serez au siège, à la maison mère, au cerveau. Vous serez assis à la droite du père, vous serez là où tout se décide, là où ça se passe,  au cœur du gros bouzin.

Après mon séjour en proctologie, le terme être au siège aurait du me mettre la puce à l’oreille, mais d’un naturel optimiste et frondeur, j’y suis allé en sifflant, le doigt sur la couture (heu... comme Lee Harvey Oswald, un matin de 63 ?).

Etre au siège, c’est l’apanage du gratin, de l’élite, même l’homme de ménage a bac plus 5 ici. Ici on est loin du quotidien grisâtre du vulgarum humanum larbinum de base. Ici on voit loin, on se projette, on imagine demain, on se télescope le future.

Ici, on est en haut de la vigie, on surveille l’horizon, bravant la tempête et les périls, toujours gaillard, toujours vaillant ! « pat’on ! concu’ence à babo’d ! »

Hormis le pantalon style corsaire, très répandu chez l’ingénieur, le galérien qui me sert de guide sur ce vaisseau amiral n’a pas grand chose à voir avec Surcouf ou Burt Lancaster, mais il sait lire les vents et les éléments, « hum, ça sent, il y aura de la choucroute à la cantine ! »,

Je décide de l’appeler « l’olfactif » (olfactice pour Lianne foly ?).

Alors, qu’en bas, les galériens suent et souffrent à ramer pour faire avancer cette enclume navale, j’ai la chance d’être affecté aux quartiers maîtres et guidé par « l’olfactif » j’évite les coups bas, le typhus, la malaria, les morpions et tout un tas de saloperie qui traîne dans ce genre d’endroit, au service de mes nouveaux seigneurs. « Attention, à cette machine à café, elle n'a, souvent, plus de gobelet » me dit l’olfactif, que ferai-je sans lui ?

Pour l’instant, la mer est calme, mais demain ? Dans 2 jours ? Devant mes doutes, l’olfactif sait me rassurer, il organise sur-le-champ une réunion dont le sujet emportera toutes mes réserves, « le rétro planning, sa vie, son œuvre, ou comment perdre en groupe 3h00 de sa vie ». Requinqué par cette nouvelle je me bourre une pipe et vais poursuivre discrètement ma partie de démineur.

Hardis les gars, c’est repas de Noël à la cantoche !

 

 

"Manager, c’est voir loin, en plissant les yeux pour faire plus vrai"
– T. Breton – « 1001 inepties pour  justifier son salaire »

 

 

 

 

 

9.12.05 14:08

05/12/2005

le fou du labo 4

Comme les assureurs de compagnie aérienne, je connais la loi des séries. Chaque journée de travail n’est plus qu’un crash aérien ou je découvre moult plaies, bosses, sanguinolages et maladie graves. J’ai un problème de moteur, ça vient du carburant, je ne bosse qu’avec l’industrie médicale ! 

Insidieusement, ils se sont insérés. 

Au début, tout allait bien. Des beaux hôtels, weekend au soleil, sympo sur la migraine, tranquille, ça va. Puis rapidement, tout est allé de mal en pis. De la migraine, on est passé à la dépression, vite le parkinson un petit tour par l’épilepsie, une cuillérée d’Alzheimer pour faire passer le tout saupoudré de schizophrénie et au four ! Paf.

 A ce moment de l’action, j’étais déjà tout prés de courir vers l’hôpital psychiatrique le plus proche car bien naturellement je possédais tous les symptômes et bien d’autres encore des réjouissances suscitées.

Ils ont décidé que j’étais prêt. La chirurgie m’attendait.

Le premier jour de proctologie avait juste sonné le glas de la rencontre d’un piment et de mon estomac mais le deuxième a définitivement bouleversé ma vision du corps humain.

A mon réveil, après 5 minutes dans les vapes, suite à une photo médicale encore plus sympathique que les autres, je me réjouis du programme qui m’attendait, de l’herpès, du stomacal, des fistules et tout un tas de mots incompréhensibles qui regorgent de joies, d’allégresses et de bonheurs.

 

 Chère papa Noël

Pour Noël, je voudrais des contrats de boulots avec les cadres de fenêtre Bellox, les poutres aluminium Tabrolax  ou même le matériel de jardin Placazur.

J’ai été bien sage toute l’année, je suis un peu arrivé en retard mais je n’ai insulté ni frappé aucun client. J’ai toujours répondu « oui, c’est possible » et « bien-sur avec plaisir » aux demandes les plus farfelues et je n’ai jamais, non jamais, moqué un médecin au pantalon trop court venu au séminaire avec sa maitresse à la jupe trop courte.

Père noël je trouve que tu fais un boulot super, surtout si tu me trouves autres choses que ces ragouts médicaux  pour gagner ma vie avant que je ne me transforme en cas de labo.

PS : pour Pâques, tu devrais faire une coloproctoscopie, on y découvre des trucs vraiment sympathique (tes rennes aussi…)

 

" Ils sont propres vos ustensiles ?"
Guillaume Depardieu – Ma médecine dure

 

 

 

5.12.05 02:00

 
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