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25/05/2006

bar, biture, hic !

Petit à petit, sans m’en apercevoir, le chômage m’a poussé vers le bar, malgré moi, irrésistiblement.

J’étais seul, délaissé, renvoyé à moi-même (on dirait du Ophélie Winter, quelle daube). Bref je me traînais comme une merde à la recherche d’une main tendue, une aide, un petit chèque, un banquier gracile, et même, même, pourquoi pas (soyons fous) un client.

 Je suis rentré dans le bar « chez Dédé » et là…Il a trouvé un client.  

Passer sa journée au bar plutôt que de chercher du boulot n’est pas inscrit parmi les 10 conseils pour retrouver du travail du livret offert par l’ANPE. Il doit se trouver dans le tome 2 mais les crédits d’aides sont ce qu’ils sont et ce tome 2 ne verra très probablement jamais le jour. 

Etre de droite et au chômage représente un défi intellectuel autrement plus ardue que le 4 à la suite de questions pour un champion.

Mes idées libérales ont abasourdi mon agent de carrière dès la première réunion. J’ai renvoyé ce fonctionnaire à ses études en réclamant la privatisation immédiate de son service, je lui ai bramé les joies d’une glorieuse société basée sur la lois du marchés ou seul les plus forts gagnent et enfin j’ai déchiré son dossier pisseux en éructant (je sais, j’adore éructer) que je fais ce que je veux des merdes imprimés avec mes impôts.

Je suis sorti en hurlant « va y avoir de la lettre de dénonciation ! »    

« Chez Dédé » correspond mieux à ma vision capitaliste  du monde. Je commande, je paie, je consomme. C’est clair, c’est net, c’est simple, c’est de droite quoi !

Je suis seul, dans le fond (loin du flipper). Triste mais voyant enfin une main tendue, au bout du tunnel, qui pose devant moi, un verre de ce délicieux mélange de vin blanc de la communauté européenne que le mondialisme et ses incroyables sous salaires clandestins permettent de m’offrir à un euros TTC (comme dit Dédé).

  Je suis de nouveaux dans la course. Je fais de nouveaux partie de la société.

Un verre de blanc, je lis le parisien… Un verre de blanc, je lis les petites annonces…Un verre de blanc, j’entoure les postes de Magasinier au SMIC (16, y a tout de même du boulot, merde !)… Un verre de blanc, je fais les mots fléchés – On y est bien- neuf lettres – cagoinces….Un verre de blanc, un Rapido …Un verre de blanc, un tiercé et un placé… un blanc, un Banco, un Dédé (obligé chez Dédé) , un Bingo et deux Astros…gratte gratte…2 Millionnaires, gratte gratte , un blanc, un Rapido, un Kéno, 2 blancs, un loto et 3 Pokers, gratte gratte et encore un blllllll

Burps !

Ce blanc est atroce, il vous étreint la tête comme un Joe Pesci Scorcesien et vous colle une haleine à regarder TF1 la gueule collée sur l’écran.

Je décide de relire le livret de l’ANPE, il sent le blanc, j’ai revomis 2 fois.

 

"On peut être arriviste et ressembler à Kermitt"
 JF Coppé – J’arrête la gueule de bois

20/05/2006

attachez vos ceintures

G, ne prend pas cet avion,  j’ai un mauvais pressentiment, j’ai rêvé de chausson aux pommes, ça ne trompe pas, à chaque fois que j’ai rêvé de chausson aux pommes, un drame a eu lieu. Souviens toi, la veille du 11 septembre, j’ai rêvé de crumble, les pommes c’est un très mauvais signe… 

Paul, mon ami, celui  qui chante toujours Couscous Saupiquet quand il est bourré, a la mauvaise habitude de m’appeler chaque veille de grand départ pour m’annoncer qu’il a fait un rêve prémonitoire au sujet de mes grands voyages. Qu’il rêve de chausson aux pommes (cette fois ci), d’ardoise de classe (novembre 2003 - Atlanta) , de sa concierge (décembre 2004 – Shanghai),  de foi de veau, (Barcelone 2005) ou de tout autre truc idiot que son subconscient  débile lui impose pendant la nuit. Mes avions, aux réveils, sont toujours voués à l’explosion, au crash en mer, au détournement ou plus simplement à une épidémie de turista pour tout le vol et l’équipage qui fera de mon avion une bombe chimique inacceptable sur tous les aéroports du monde.

Cela dure depuis des années et j’ai mis quelques temps à m’adapter à ses visions.

La première fois fut terrible, il avait rêvé d’un barbecue géant sur une plage de Berck et je fut contraint, crédule que j’étais, d’annuler un Paris Munich d’une heure pour en passer 7 de plus dans un train charmant, remplie de beaux et avinés militaires qui m’a fait découvrir toute les petites villes de cette Allemagne fraîchement réunie  (oui, c’était au siècle dernier). L’avion  arriva à bon port, de drame il n’y eu point  si ce n’est cette nuit sans sommeil à traverser l’Allemagne et  surtout  à l’arrivé, l’oublie dans le compartiment d’un fort bon livre de Tom Sharp en court de lecture et dont la perte gâcha totalement mon séjour . (Je m’en suis remis depuis).

Si par chance,  les prémonitions de Paul jusqu‘à ce jour ce sont toujours révélés infondées,  je partirai bien moins à l’aise le jour ou il ne m’appellera pas la veille pour m’annoncer les pires désastres. A la longue, j’en arrive même à lire dans ces rêves, s’il y a de la charcuterie, j’aurai un plateau repas, s’il y a du matériel auto, je voyagerai sur une compagnie lowcost (un carburateur et je suis sur Easy jet, quel rêve à la con !) et si il rêve de chaussons aux pommes, je le note pour la prochaine fois, j’ai droit à la classe bisness. Trop top, vive les chaussons aux pommes.

Je m’étendrai un autre jour sur les bienfaits de la classe business et la formidable opportunité de se saouler la gueule à 10 000 mètres d’altitude. J’expliquerai , ce jour là, comment claquer 3 mois de salaires en 7 heures de vol pour juste avoir le plaisir d’allonger ses jambes en regardant une grosse production américaine sur un écran de 20 x 15 cm , le tout, naturellement, au frais des masses laborieuses et des actionnaires; Ahah !

Me voila donc dans un pays ou il fait 40 ° quand Paris se refait tâter les seins de glaces. Un pays ou les Palmiers poussent comme du chiendent et le pétrole jaillit comme la pisse à la sortie d’un pub.

 

Me voila en extrême Orient et demain il fera jour et il fera chaud ! 

 

10/05/2006

Frémissement de printemps

Ce pourrais-ce que cela repartasse ? 

Enfin, un peu de boulot… De l’institutionnel, du peinard, du pépére. A 12000 bornes de la branlerie marketingienne, - on peut mettre du rouge avec du jaune ? enfin du bleu, quoi ! -,  à 10 000 miles  des malversations usuelles de la folie financière – on changera les chiffres cette nuit, les actionnaires voudrons jamais de ceux là ! 

Pile poil, du vrai institutionnel pour redémarrer dans le monde du travail en douceur.  De l’informatif, de l’instructif, « les journées national du développement durable du piéton en milieu rural et champêtre » sont le plus délicieux des séminaires pour reprendre doucement contact avec le merveilleux monde de l’évènement.

Je réveille le régisseur en lui montrant le journal, « salon de lecture » en 5 lettres, c’est « gogue ». Il se rendort

Ça durera pas, Ça durera pas…

 

 

10.5.06 20:00

20:14 Publié dans Prololand | Lien permanent | Commentaires (0)

05/05/2006

Géronimooooooooo !

Des journées à ne rien faire, à ronger mon frein, à maudire le banquier, la société, les clients, les employeurs, les concurrents, les traites, les impôts, les consommateurs, les jeunes, les vieux, les riches, les pauvres, les hommes, les femmes… 

Etre en dehors du coup quand tout bouge autours m’a rendu aigri comme un eunuque dans un harem. Je suis mauvais comme un Sarko accroché à son Villepin, si j’en tenais un….

Voilà ce con de Théo qui rentre chez Dédé Bar PMU, cet abruti dépense tout son minable salaire dans sa seule et unique passion après l’alcool, le football. Il accompagne partout son équipe (qui heureusement va rarement loin), possède l’accoutrement complet du parfait supporter et ne concède aucun autre sujet de discussion à partir de 1,5 gramme dans le sang, soit tout le temps. Qu’il puisse encore avoir un salaire  alors que je n’en ai plus, hérisse la vermine que je deviens malgré moi. Je le déteste, je le maudit, j’suis complètement pourrie (le grand orchestre du Splendid est caché dans ce paragraphe, sauras-tu le retrouver ?). 

Mes derniers centimes investis dans ce café ne seront toutefois pas vain et à ma grande surprise ce Théo va sauver ma journée.

Alors qu’il s’envoie un 2ème blanc cul sec (ce blanc, mélange si délicieux de la CEE), je lui demande s’il peut me prêter sa trompe de stade. Je l’ai vu utiliser cet engin des dizaines de fois, il permet d’un coup d’index  d’émettre une puissance sonore capable de réveiller la salle entière à un concert de Carla Bruni (oulala, c’est super fort alors ?!).

Théo a beau être fan de foot, il est gentil et ravi de me voir, à mon tour fan de foot, il court me chercher cet ustensile au combien utile pour le plan machiavélique qu’a engendré mon cerveau malade. Cet emprunt me coûte un verre de blanc que je fais mettre directement sur ma petite note par Dédé.

20 minutes plus tard, j’ai entre les mains l’arme de ma vengeance et mes yeux brillent diaboliquement alors qu’un peu de bave ne peut réfréner ce sourire satanique qui me guide vers ma demeure…

L’après-midi s’annonce radieux, je n’ai plus qu’à attendre.

15h40, le téléphone sonne, est ce lui ? Est ce lui ?

-  Mr Firmin ? c’est Mr Boulard, votre (je ne sais quel connerie pour dire qu’il est l’homme qui m’a coupé tout moyen de subsister  à peine au dessus de mes moyens, au moins en attendant que cela aille mieux) bancaire, patati patata...

Je le laisse venir, ce salaud me prend sur son haut parleur et cela ne me convient pas du tout, je le veux au bout du combiné

- Pardon ? je ne vous entends pas bien, il y a de l’écho…

Ce con se rapproche de l’engin sans en démordre, il parle plus fort  et est tout proche de m’arracher un tympan…

Il ne perd rien pour attendre, je parle plus bas

- Le son est vraiment mauvais, il y a aussi du larsen, je ne vous…

-  Comment ? bave t-il en prenant enfin son combiné.

Je le tiens…je parle encore plus bas

- Je suppose que vous m’appelez pour l’état catamjlljsojlfdujeldqohk.

- Comment ? rebave-t-il bien fort…

héhéhé… crie donc mon mignon, je susurre

- L’état catastrophique de mes finances ?

- Bien sur meugle –t-il, alors on fait quoi ?

Ah ah ah ! je n’ai plus de voix, je suis Chet Baker qui chante une berceuse à la crèche de sarcelle

- et bien, je pensais...

Je sens son oreille complètement collé, prêt à tout entendre de ma part, j’insert mon téléphone dans la corne de l’engin, l’index triomphant et je lui balance

-COOiiiiiiiiiNNNNN !!!!!!!

Tiens, prends ça dans ta gueule ! Ahahahaha ! L’air de rien, je termine ma phrase invisible

-…sera réglé pour de bon, ça vous irait ?

Héhé, le con doit  être KO assis dans sa putain d’agence de merde, Allo ? Allo ? Le silence…

Putain, ça fait du bien.

 

" J’ai pris un forfait Marshall "
Ted Nugent – The SFR tour

 

 

5.5.06 01:43

 
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