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25/07/2006

Où est-il l'été, l'été ou est-il ?

J'ai encore eu envie de vomir en regardant des pubs à la télé, j'ai eu la nausée en lisant le(s) journal(aux)*, je suffoque sous la chaleur et le temps qui courre me rapproche des pires en me desespérant de ne pouvoir retenir, même une seconde de plus, le moindre instant de ce qui pourrait ressembler au bonheur... 

je suis au milieu d'un prés, en altitude. Finalement le plus heureux des hommes.

MeuhhHHHH !

Je déclare officieusement les jeux de la haine de la connerie humaine ouverts....

"'mais si, je souris"
E. Zatopek "la vie est un marathon"
 

 

*j'en ai 200 pages, j'ai fait un condensé

14/07/2006

une gueule de bois en plomb

 

L'Italie a gagné la Coupe du monde de Allemagne 2006 face à la France au terme d'un match très disputé ! À la fin de la prolongation, le score était de 1 but partout. La victoire de l'Italie est acquise au terme des tirs aux buts.

 

Merci Monsieur Théo* de m’avoir permis de vivre ce mondial.

Alors que ce pauvre Théo n’en fini pas de pleurer cette finale gâchée, j’ai pu retourner, enfin, calmement et soulagé à mes préoccupations naturelles. Soulagé parce qu’au dernier penalty tiré, c’en était fini du sport et ne restait plus que du blablatage et du « y z’auraient du » et autres bonnes raisons de boire des coups en passant.

Outre du foot, je dois avouer une certaine overdose de la saoulerie beuglante de ce dernier mois, tout particulièrement après le bouquet "finale" de dimanche dernier.

Théo était au maximum de sa forme et un mois de compétition n’avait en rien altéré sa folie verbale qu’aucun lecteur labiale, fusse-t-il du FBI, n’oserait retranscrire.

Fin prêt bourré dès 18h00 et encore sous l’effet de 3 jours de stress à lire et relire les 3 mêmes articles que se partageait la presse nationale, Théo nous délivra pendant 3h30 un spectacle de très haute volée, la partition d’un artiste au sommet de son art, la classe internationale des éructeurs beugleurs.

Comme d’habitude, tout le monde a ramassé son petit paquet pour les étrennes.

Naturellement l’adversaire directe, l’arbitre, le 1er, le 2ème, le 3ème, le 4ème, toute leur famille et leur pays, la FIFA, les officiels, les people, les règles du jeu et tout ce qui pouvait passer sous la main – putain c’est quoi ce blanc qui me bourre pas la gueule ! – ont été particulièrement gâté pour la plus grande joie d’une audience conquise et livrée corps et âme à ce conquistador du commentaire.

Et puis, après le dernier penalty, plus rien.

Avec quelques autres, j’ai applaudi la formidable prestation de Théo mais ce n’était pas l’immense ovation auquel je m’attendais et qu’il méritait, j’ai donc arrêté et lui ai serré la main chaleureusement en le remerciant des bons moments qu’il m’avait fait passer.

Il m’a regardé, vidé, éberlué, tel un compagnon de la chanson sortant de scène, à marmonné je ne sais trop quoi dans son verre de blanc. Il était temps pour moi d’aller remplir cette panse boursouflée par la bière et attaquée par un vin blanc que la communauté européenne devrait refuser au même titre que le chanvre marocain et l’absinthe portugaise.

Aux dernières nouvelles, Théo, s’est pété la gueule en vélo, en rentrant dimanche soir. 3 points de suture qui n’ont même pas fais une ligne dans le journal local.

Je l’excuse et je comprends.En plus il n’y connaît rien en tour de France…..

 

 "Ail ! Bobo la tête"

P.L. Sulitzer – « maigrir sans le savoir »

 

 

* Théo, voire les pages précédentes

 

 

14.7.06 03:54

03/07/2006

la coupe au bord des lèvres

Déjà Juillet et je me remet à peine du réveillon…

Les années passent et ne se ressemblent pas, heureusement. Alors que l’année dernière, à la même époque, je bouffais de l’assemblée générale (du raout d’actionnaire) en préparant ma bedaine à l’ingurgitation de bière devant le tour de France. Cette année, pas d’assemblée générale. Bizarre. A croire que mes yeux ne mentent plus aussi bien. J’aurais donc été démasqué ? Les forces capitalistes, le cul soudé à leur énorme étron d’argent, ont enfin déjoué le plan machiavélique que j’ourdissais discrètement sous leurs yeux distraits, trop occuper à trouver des moyens de rajouter des zéros avant la virgule sur leur compte luxembourgeois ou Lichtensteinien (pour ceux qui arrivent à l’écrire, le lire et même le dire).

Je crois bien que je me suis fait repérer comme dirait un des époux Turange. Non seulement je ne coute pas très cher mais en plus, j’ai mauvais esprit. ; « c’est comme si que tu serais pas vraiment interpellé par les sujets financiers » me dit sans rire un chef de projet qui a encore un poil pubien de client coincé dans les dents. Je n’aurai pas due mimer la masturbation pendant les réunions concept, j’aurais pu offrir un vélo aux enfants.

Mais je m’en fous de pas faire leur putain d’AG, je sais très bien comment ça fini. Les actionnaires votent les résolutions de l’année, 1% pour l’innovation, 1% pour les petits porteurs et le reste, on se le gave entre petits potes, en oubliant pas de s’augmenter de 20% pour le parfait managing qu’on a effectué toute l’année à l’heure de la sieste. Rrrrrompich …Rrrrrompich….

Plutôt que de me taper vos réunions à la con, j’ai préféré rester près du peuple (je n’ai pas vraiment eu le choix, c’est vrai).

Encore une fois Théo m’a sauvé. Théo est le fan de football dont j’ai déjà parlé et qui passe sa vie, écharpe au vent, entre le stade et le bar « chez Dédé ». Théo m’a chopé en début de « Mundial » (ça ce dit comme ça si on veut faire classe). Dans un premier temps, il avait trouvé en moi une fidèle tête qui acquiesce sous ses remarques footballistiques toujours passionnantes – les chleux vont leur bouffer le cul à ces tapettes d’espingos ricains ! (Allemagne costa-rica) – Qu’aurais je pu faire d’autre ?

Puis petit à petit, la compétition avançant, mes clients ne rappelant pas et la bière étant ce qu’elle est, nous nous rapprochâmes jusqu’à devenir inséparables, au moins aux heures de match. Théo m’a initié aux joie de l’abnégation footballistique et comme une secte profite des faiblesses psychologique pour enrôler et boire le sang de ses adeptes, il a posé son pied à crampon entre le monde et moi et d’une superbe reprise de volée m’a envoyée pleine lucarne dans l’inactivité social total et l’aberrante frénésie footballistique.

Je ne sais si je regarde les matchs pour le plaisir du jeu ou juste celui de savoir à qui s’adressent les remarques pertinentes de Théo – Putain de rital, arrête de chougnier ta mère, y a pas faute ! (Italie – Ghana).

Quand au bout de quelques heures de vociférations raciales et primaires, je suis pris d’une légère nausée, Théo sait me remettre sur la bonne route en un demi – ces niacs ! Je peux pas les « saké », ah ah, tiens bois un coup !-(Bresil-Japon).

Avec Théo, tout le monde en prend pour son grade. Peu importe si le bar est rempli de noirs – tu le met ce but, ou il faut remettre Mandela en tôle ! (Cote-d’ivoire-Hollande) -, de blancs bec, de métèques, d’asiat’, de bronzés, d’hommes, de femmes, de trans, de Pédés, d’hétéros ou tout autres particularités humaines. Tout le monde ramasse.

Exutoire, défouloir, un match avec Théo vous ramène dans les années 70, au bon temps ou n’existait pas encore le politiquement correct et où une belle France giscardienne se gondolait aux premières imitations d’accents venues.

- Mais non, j’suis pas raciste se défend un Théo raide bourré après quelques plaintes qui ont suivi sa derniere invective, mais quand je vois ces bataves ce manger du portos comme du Gouda, ça me rend fou (Portugal – Hollande).


" Allez les schleux "
Rocco Sifredi

 

 

 

3.7.06 14:21

 
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