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16/10/2006

Le mal veillant

Les Bienveillantes est un roman de l’écrivain franco-américain1 Jonathan Littell,. Il s’agit des mémoires d’un personnage fictif, Maximilien Aue, qui a participé aux massacres de masse nazis comme officier SS. Goncours 2006

 

 

Alléluia, alléluia, j’ai travaillé ! Pas longtemps, un peu tout de même. Au moins cela avait le charme. d’être concentré, très concentré.

Je l’avoue, j’ai travaillé pour des banquiers. La honte.

J’ai les supers boules, je me suis pété les couilles à faire plaisirs au peuple qui a inventé l’agio, les frais de retrait, les intérêts débiteurs, les traitements comptes en anomalie et des milliers d’autres moyens de pressuriser les pigeons qu’ils osent, non sans ironie, appeler clients.

De l’enfant que j’étais à l’adulte qui se dévoue pour une organisation bancaire, le parcours fut long, tumultueux et semé de ces lourdes réalités qui vous font piétiner vos principes et cracher sur des idéaux que l’on croyait enraciné à jamais (j’ai vendu cette dernière phrase pour une somme astronomique aux scénaristes de Desperate housewife ou je leur ai piqué, je ne sais plus).

Endoctriné, finalement assez tard, j’ai vite connu les règles. Elles sont simples, claires et au combien reposantes pour celui qui cherche une épaule sur laquelle il puisse s’appuyer.

Il suffit de regarder l’écran, solvable, pas solvable, riche, pas riche, pourri, à chier, pauvrissime ou clodo, qu’importe le  niveau, la note apparaît. Ensuite le jeu est simple, meilleure est la note, meilleure est le service, le reste n’est qu’une question d’essorage et de rinçage des sous classes.

Mais je divague en rêvassant ou le contraire alors que sur scène vient de débarquer un de mes standards préféré, " la directrice de communication d’un gros groupe financier ! ". Alors que les dir. com. males débarquent sur scène en moto, à cheval, sur des airs de " Vi vil rock you » ou tout autre dauberie sensé pouvoir exalter au moins, l’abruti qui se trémousse devant les autres. 

Elle débarque sur scène, sans grigri, musique ou autre. Toute seule, calmement, posément, elle impose son personnage comme lui a appris son coach d’apports communicatifs. Elle est immanquable. Quand tout le monde est en gris, façon finance, elle débarque, déguisée en Roselyne Bachelot* période 1973, acheté spécialement pour l’occasion au prix de 2 vans VW chez un créateur du 6ème. Ajoutez à cela une série de bracelets développement durables qui font cring crong près du micro, un brushing façon évaporé du matin et puis…Elle démarre son speech.

Ecouter une femme, débiter les mêmes âneries que le premier male venue est toujours une déception. Si le ton et le style diffèrent, la banalisation conceptuel et la conceptualisation banale pour finir dans un incompréhensible embrouillamini (oui, comme ce paragraphe) d’entreprise citoyenne, durable et  autres branleries habituelles servie par les services communications, nous rappelle que les méthodes marketing n’ont pas de sexe, et ça, on s’en branle royalement comme dirait Fabius

En ai-je fini avec cette andouillette ?

Oui, passons à la deuxième et véritable déception de la semaine, voir ce brave Michael Richards (Kramer dans "Seinfeld" ) complètement péter les plombs et baver des injures raciales en public. Je n’ai qu’une angoisse, que le souvenir de cette scène atroce ne pèse sur mes futures visions de ce délicieux sitcom. Dans ce cas, je lui en voudrais à mort.

"le lifting de la semaine, c’est de Panafieu qui l’a !"
Guido Pancaldi – mémoire d’un arbitre de jeux sans frontières

 

 

 

* Viande bovine d’origine Française

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