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31/03/2007

Trop vieux pour ces conneries

Mes derniers déboires professionnels, ont vite fait le tour du quartier, s’exagérant à chaque passage. Il a suffit d’un simple échange vocal, peu après l’heure du début de l’apéro. Une simple boutade, un constat, une évidence. Je ne suis pas Corporate ! J’en rajoute un peu (le blanc aidant, peut être ai-je été un peu vindicatif) sur le comment du pourquoi et tout s’est déclenché, échappant à tout contrôle. 

-  T’aurais du z’y dire
-  J’uis aurais dis
-  Comment que j’uis z’y aurait fait…
-  Si a  moi, on me dit comme ça !

En 10 minutes, entre Momo (10h00 par jour au bar, un livre, un demi, quand il en a fini un, il en prend un autre) la mère Dédé et  Dédé, la comtesse (c’est la marque du mousseux qu’elle boit toujours !) et le poissonnier métal accroché au jeu de foot. J’apprenais ébahie que j’aurais du émasculer tous ces emmanchés et les accrocher (entre autre) aux portes serviette par les narines…OK

Arrive Grosse Tanche  et puis ce mec en costard serré, que je sais pas ce qu’il fout, souvent là, un peu réac, sympa mais enfin…Et là ça dévie ! Ça survire, ça change de cap. On s’intéresse bien toujours à mon cas mais la victime a changé de bord. On rejuge, on estime, on rejoue, on veut comprendre et finalement on accuse. En 15 minutes, j’apprenais que je n’étais qu’une merde sans nom, un inadaptable terroriste anti sociétable (la mère Dédé, un peu allumé, faut la voir) et tout un tas de truc qui disait que j’étais comme ces mecs qui veulent tout sans lever le petit doigt ( la comtesse ! Comtesse mon cul !) et qui se croient plus malin et qui ne sont que des branq’s.

Au bar « Chez Dédé », à l’heure de l’apéro, ça rentre et ça sort, ça fait ressort, il y toujours du monde. La discussion s’est poursuivie par ci, par là, se transformant, se métamorphosant, se politisant, se dramatisant ou se détendant. Bref, je l’ignorais totalement, occupé que j’étais à regarder le poissonnier exploser le Pérou en finale. J’allais me barrer quand Théo est venu me voir.

-  T’as qu’a faire  comme Mel Gibson dans l’arme fatale ! T’es border line ! T’es limite ! On te torture mais tu t’en fous, t’es fou et à la fin tu seras super et tu leur mettras  à tous ! A part ton pote black, bien sur ! Whouaaaaaaaa ! …

Chère Théo…
Mel Gibson dans l’arme fatale…
Je me suis imaginé, la coupe de cheveux de Sylvie Vartan, dormir en jean, porter des camarguaises, vivre avec mon chien dans une caravane. Qui peut s’identifier à cela, à part un môme de huit ans ou Hughes Auffray ?

Je suis sorti du Saloon.  Le vent chaud du désert emportait ses roulis de pailles à travers la ville, j’en profitai, m’appuyant sur lui et me laissais pousser vers le nord

Le lendemain, chez Monsieur Bronwitch, l’épicier, madame Winston à parlé d’un homme recherché par tous les chasseurs de prime de la contrée, Dead or Alive ! Il parait qu’il n’est pas corporate, le salaud !…

"Tu seras un zouave, mon con"
R. Kipling - "encore un mot sur la jungle"

 

 

 

31/03/2007

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