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24/09/2009

Lampadaire, lampadaire, est ce que j'ai une gueule de lampadaire !

Jusqu'à hier, je croyais que les fenêtres miroirs des buildings d'entreprises étaient faites pour que les oiseaux puissent s'éclater les points noirs tranquilles, vue qu'ils n'ont pas le droit de prendre l'ascenseur, mais non. 

Placez-vous devant l'immeuble de la Socochibre, vous voyez le ciel bleu s'il fait beau, vous vous voyez marchant  avec entrain, vous voyez le reflet de l'immeuble miroitant de la Cogezob d'en face ou je ne sais quel autre connerie mais jamais, jamais on ne peut voir l'intérieur. Comme les BMW des dealers du 93, vous ne voyez pas la pourriture, les traces de poudres, la déviance et le pitoyable de ce qu'il se passe à l'intérieur. Au mieux vous entendez un gros son de basse sortir de la BM et un gros con de base sortir de l'immeuble.

Me voilà donc, comme des millions d’entre nous, derrière le miroir. Je sais maintenant ce qu’il s’y passe. Je sais où est la machine à café, la photocopieuse, le pipi room. Je sais pourquoi la France est recordmen des antidépresseurs, pourquoi on se drague sur Meetic plutôt qu’autour de soi, pourquoi on est sur Facebook plutôt que de se parler et pourquoi les oiseaux ne s’éclatent pas les points noirs sur les fenêtres miroir. De très près, on voit l’intérieur.

Au début, j’ai trouvé ça drôle, 90 bureaux sur un étage. J’ai passé la matinée à jouer au générique de feu « cinéma cinéma ». J’ouvre un bureau et hop, James Cagney passe un fax, un autre, Gary Cooper quitte en panique un site de cul, encore un autre et Rita Hayworth engouffre un sandwich triangulaire au pain synthétique pendant que Joan Crawford téléphone à Johnny Trompette pour qu’il aille chercher le môme à la garderie ; Pardon, désolé, Oups, j’ai dû me tromper, ha non c’est pas ici ! Heu je cherche les cabinets ? Vous n’êtes pas Madame Moullard ? QUI CA ??!!

On ne peut pas passer des journées à ouvrir des portes dans ce genre d’endroit sans enfin croiser une andouille qui vous dit « ah vous voilà ! ».

Oui me voilà mon prince, votre esclave est là, prêt et tout près, quelles sont vos désirs mon aimé, mon salaire, mon argent, mon employeur, mon labeur, mon malheur…mon client …

Je ne passerai pas des heures à vous expliquer comme j’adore ce type, comme le fait de travailler pour lui qui le rend maître de mon temps et de ma vie me met en joie et comme je salive d’avance à l’idée d’aller manger à la cantine avec lui. Non !

Le voilà en face de moi, me montrant un camembert (c’est un business graphique en forme de camembert, pour les veinards qui n’en voient jamais) des parts de marché de la Socoverge

- Et là, il faudrait me le rendre plus sexy !

Je le regarde un peu interrogateur, sexy ? Un camembert ? Les parts de marché dans le milieu des assurances d’affaires ?

- C’est vous l’artiste, faites-moi quelque chose de bien

Je me retiens de lui parler de l’œuvre d’art auquel je pense en transformant le cul de sa mère en lampadaire de salon, le trouverai-t-il sexy ? J’en doute, pourtant c’est tout ce qui me vient à l’esprit. Je me tais …

      Abat-jour en cul de mère de dir'com, hauteur 19 cm, largeur 155 cm.
      Ampoule E27/60W maxi (non fournie)
      Interrupteur sur pied.
      Fabrication française. 200 € - Catalogue IkéO

 

 

13/09/2009

pffffff, et là, tu le sens ?

Bin merde ! Si on peut plus déconner aux universités de l'UMP, alors qu'estce qu'il nous reste , Merde alors !"
B Hortefeux - l'amour au 15ème siècle"

03:22 Publié dans Grrrrrrrrr | Lien permanent | Commentaires (0)

04/09/2009

Mesures de prévention

 

En raison de la Grippe Ha1N1, la direction informe le personnel qu’il est dorénavant obligatoire de porter un masque, de se laver les mains et d’éviter tout contact entre collègues.

 Toutefois en raison de la crise et  afin de faciliter la communication transversale et hiérarchique il est toujours conseillé de lécher la raie de son supérieur et même de lui sucer le nœud aussi souvent que possible.

Tous ensembles, luttons contre la grippe et la crise.

Face à ces dangers qui mettent en péril l’entreprise, toute l’équipe dirigeante  est déterminée et tendue vers la sauvegarde de ses avoirs, aussi nous vous enjoignions à continuer de vous  faire enfiler dans la bonne humeur. Ça ne vous changera pas beaucoup et ça nous fait  tellement plaisir.


La Direction

Ps : Et ne venez pas nous casser les couilles avec les primes de fin d’année !

01/09/2009

Chez ces gens là

J’ai d’abord cru que c’était le père d’Arnold et Willy, puis j’ai pensé au vieux qui s’occupe de Alf, mais non, c’était bien le nouveau directeur de la boite. Ce batave volant  a été appelé pour redresser ce fleuron de la technologie française que son prédécesseur, à la stratégie si sûre avait ruiné en oubliant pas de ce goinfrer sur le quasi cadavre d’un ou deux  lotos annuel et d’une retraite plus que dorée. Super dorée ?

Mon hollandais veulant avait pour lui, le jour où je l’ai rencontré, la bonhommie du papa d’Arnold et Willie et son fort accent donnait à son français le charme des personnes en qui l’on peut faire confiance. Cela tombait bien, il était là pour rassurer des actionnaires un peu échaudés par le hold-up du précédent maître des lieux. Son discours, s’il ne dévoilait rien, était emplis de « novelle stlatégie » et de « rledeveni noumero un glace à la novelle stlategie ». Il faut croire que son grand vide fut convaincant car toutes les nouvelles dispositions furent votées ainsi que les habituels salaires et cadeaux mirobolant à la nouvelle direction, naturellement sous les formes les plus incompréhensibles possibles.

" Il est bien le nouveau, il sait ce qu’il fait " me glisse la directrice de la com dont le visage présente encore les stigmates de la raie des fesses du précédent PDG et la langue, surement encore le goût.

La semaine suivante, cette même lécheuse de raie sue à grosse goûte et imite assez mal la personne qui maitrise son boulot car c’est la grande réunion des managers internationaux. Tous les directeurs du monde entier sont venus écouter la bonne parole de leur nouveau gourou et surtout s’assurer de toucher mensuellement pendant encore quelques années un peu plus que la prime de licenciement d’un ouvrier de chez Frotti (le coup de pompe dans le cul en moins).

Cette fois le papa d’Arnold et Willy, est beaucoup moins bonhomme que la première fois, y a du resserrement de boulon dans l’air. " Vous êtes les meilleurs mais il va falloir ce sortir les doigts d’où je pense parce que ça va distribuer des baffes à la Bud Spencer ".  Je vous résume le contenu mais le message est clair. Les heureux possesseurs des énormes Audi du parking sentent le souffle d’une Citroën C3 passer sur eux et ils n’aiment pas ça, mais alors pas du tout.

Pour la peine, nos braves petits managers vont donner tout ce qu’ils ont pendant les séances d’ateliers et l’énumération des lieux communs du managérat va être une longue litanie qui fera dire comme d’habitude au big boss (toujours l’heureux propriétaire d’un alien mangeur de chat) combien il est ravi et fier (quel branleur celui-là !) de l’investissement moral de ces troupes.

Au cœur de l’été, l’autoradio annonce environ 1000 licenciements dans les filiales de la maison d’Alf, sur la France. Le message est bien passé, ils vont la garder, leur Audi.

J'ai jamais viré de monde
Ou alors y a longtemps
Ou bien j'ai oublié
Ou ils sentaient pas bon

 

 

 

 
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