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21/10/2009

Ma baleine Rouge

J’ai longtemps habité le 18éme arrondissement et Anne R. aussi. Je l’ai croisé 2 fois et, les 2 fois cette comique populaire connue et reconnue (qu’est ce que j’en sais moi) n’a eu de cesse de m’humilier en public.

La première fois, c’était chez le fleuriste. Cette boutique, rue du Mont Cenis, proposait de superbes bouquets originaux et abordables que je me faisais un plaisir de commander le matin afin d’agrémenter la déjà formidable et palpitante existence que j’aime à partager avec la personne que j’aime le moins partager (ou le contraire).

Après une journée de travail, je passe découvrir le bouquet que mon budget méritait. Connaissant bien la maison et Pétalou (appelons le comme ça) le jeune fleuriste timide qui y travaillait, je passais le matin lui donner mon budget, une liberté totale et récupérais plus tard ma commande.

Une fois de plus Pétalou s’était surpassé et il me sort un engin de bouquet sobre et super classe, autre chose que les fast food du pistil que l’on croise à chaque coin de rue. Tout à ma joie en voyant ce nouveau chef d’œuvre, je lance un béta mais sincère et  se voulant souriant. 

-Whoua ! Il est beau comme si j’avais gagné l’étape !

Si Pétalou m’a souri gentiment comme il le fait à chacune de mes poussées d’enthousiasmes imagées, Une femme rouge m’est apparue soudainement venu de derrière pour me tancer sévèrement de cette analogie

- comment pouvez-vous comparer un tel chef d’œuvre avec ce sport de drogués et de dégénérés !

Le ton agressif et la surprise de voir Anne R. (une vedette, une star !) en train de me mépriser m’ont laissé bouche bée. Rien n’est sorti. Aujourd’hui encore (7ans plus tard), je me réveille la nuit en sueur, elle vient de me balancer sa diatribe et un long silence finit par me réveiller.

J’ai dit merci, je suis parti. Je me sentais comme une merde, incomprise et pestiférée. Humilié.

6 mois plus je suis chez le coiffeur, m’dame Lysiane démarrant ma coupe, je lance le magasine people de merde que je feuilletais sur le comptoir face à moi.

- Je peux vous le prendre ?

Me dis une voix venue de ma gauche et avant que mes yeux ne voient la personne qui s’adresse à moi, ma bouche la reconnait et lance un « non » de dépit. Surpris et gêné par ma réponse idiote et ces retrouvailles inattendues, je n’arrive qu’à balbutier un stupide « heu, si bien sure » en tentant d’émettre un vague sourire. Mais comment aurais je pu sourire alors que sa seul présence, en ce lieu, assis là, à mes côté, distillait une évidence qui me terrassait.

J’avais le même coiffeur qu’Anne Roumanoff. Humilié. 

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