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06/09/2012

les choses du temps

C’est vrai qu’avec le temps, je ne la voyais plus, je ne la regardais plus. Après toutes ces années passées côte à côte, nous étions devenu deux étrangers l’un pour l’autre. Un jour, je ne sais plus quand, je ne l’ai plus remarqué.

 Comme ces vieux slips au fond du tiroir que l’on sait que l’on ne remettra plus mais que l’on garde quand même parce que… Parce que, on ne sait même pas pourquoi tant ils semblent incommodes, inconvenant et certainement plus à notre taille et que nos yeux ne les distinguent même plus, cachés par les autres, plus jeunes, plus voyant, plus doux peut être. Mais ils sont là, tous les matins, à porté de main. Peut être nous regardent-ils, peut-être nous crient-ils, dans leur langage de slip, « Je suis là ! Reprends-moi ! Porte moi !, je peux encore te soutenir, t’aimer moi aussi un peu ». Mais la vie est ainsi faite qu’on ne les entend plus et qu’un jour, demain, le mois prochain, dans un an que sais je, ils finiront dans la boite à cirage ou dans cet endroit improbable mais qui doit bien exister, le cimetière des vieux slips.

Elle aussi j’ai failli l’oublier, l’éteindre de mes pensées, mais bizarrement, ce matin elle a rejailli a mes yeux.

Elle avait quelque chose de changé. Etait ce depuis la veille ou peut être depuis des mois mais c’est ce matin de début septembre que je l’ai regardé à nouveau et que j’ai vue qu’elle avait quelque chose de changé. Je n’ai pas su ce que c’était tout de suite, mais plutôt que de la toiser, la snober comme cette malheureuse habitude que j’avais pris, ce matin je l’ai regardé à nouveau et j’ai vue qu’elle avait quelque chose de changé. Bien sur, après tous ces jours d’aveuglement, j’ai vu qu’elle avait vieillie, j’ai vue que le temps  avait, sur elle aussi, laissé sa cruelle empreinte, Saturne n’a pas de pitié pour les plus belles roses, pourquoi s’embarrasserait-il pour celle qu’on ne regarde pas.

Mais ce matin, d’un été  pas comme les autres voulait, lui aussi sa part de singularité. Ce matin je la regardais à nouveau et je voyais bien qu’elle avait quelque chose de changé. Après tant d’années, je me suis arrêté devant elle et je l’ai regardé, je l’ai observé, je l’ai retrouvé et après 10 bonnes minutes j’ai enfin compris ce qu’elle avait de changé.

repas_sage.jpg

Ils avaient enfin foutu le prix en euro !





03:15 Publié dans Prololand | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : le temps

02/09/2012

Jus de fesses VS Jude law

Pour féter la rentrée et en finir avec l’été,  voici une archive de G Firmin 1 paru le 18/10 /2005. Courage à tous !

Jus de fesses VS Jude law

 

Tout se passe bien, tout pourrait bien se passer, mais il est là, au milieu de tout le monde à flipper sa race, à gonfler les moins gonflables, à transpirer abondement, à réclamer tout et n'importe quoi. Il est stressé et il veut que cela se sache, que cela se voit, que cela se propage. Il appuie, il énerve, il irrite. Il fait partager sa triste condition de psycho du boulot. Merci, c'est sympa.

Ce n'est pas le premier, ce n'est pas le dernier. Non, c'est juste encore un,  un de ces gâcheurs de plan cool, ces piétineurs de douce quiétude, ces patinoires à douze skateurs.

Pourquoi ce brave garçon, se fait-il autant de mal ?

Allongez-vous là et parlez-moi. Une bière ? Pas de problèmes, ça fera 2, je les mets sur votre chambre.

Alors, c'est quoi cette grosse sudation ?

Un jour ou l'autre, j'imagine que l'on doit tous être l'organisateur stressé qui emmerde le monde, celui qui vérifie, qui chipote, qui revérifie, qui veut essayer autre chose, qui sait pas trop, qui voudrait être sure qui "mais est ce que ce serait pas possible de ?", qui "mais vous êtes sure que vous pouvez pas ?" ou qui "mais voulez pas ou vous pouvez pas ".

Il faut donc rester humble devant ce genre de personnage et se rappeler combien de fois vous avez fait refaire l'ourlet de votre jean préféré à votre mère la veille de votre entrée en seconde.

La fausse chef de prod stagiaire balancé sur un coup trop petit pour les grands mais trop grand pour elle (payé 300 €, facturé 1000/jours, bien sur, tu ne dis pas que t'es stagiaire au client ! ), tous les fraichement sortis de l'école prêts à montrer qu'ils en ont (et on te regarde, fait tes preuves), le quadra du marketing qu'on rebalance sur le terrain (vous verrez ça vous remettra dans le bain et puis ça vous rapprochera de votre maison de campagne), le boss à l'américaine ("j'ai lu dans "US performers" que l'orange rend agressif, faut changer tout ça, oui en 5 minutes..., avant ? Avant, je savais pas, je viens de le lire au cabinet".

On a tous de très bonnes raisons de se faire du jus de figue avec les fesses et d'en asperger la terre entière, est-ce une raison pour le faire ? NON !

Mes amis de droites qui êtes au pouvoir, ne serait-il pas temps de promulguer enfin une loi qui interdirai aux personnes stressées, au comportement tendances paranoïaques (Mais y a que moi qui voit claire ici !) schizophrène (Moi ? j'ai jamais demandé ça, c'était pas moi) aphasique (machin là avec son micro !) ou de démence totale (+ 25 % c'est raisonnable comme objectif !) d'exercer pendant leurs crise et qu'on puisse enfin s'éclater entre esclaves d'un capitalisme rayonnant et apprécié.

Non ?!

"Exigez l'impossible de ces feignasses, et qu'ils aillent se faire traire"

                                                                      William T. Nestlé

 

1er Septembre 2012

Hal David nous a quitté, il avait écrit de merveilleuses chansons avec Burt Bacharach et des moins biens avec d’autres . Personne n’est parfait, mais il y en tout de même des mieux que d'autres.



 
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