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21/10/2014

Terre ! Terre !

 Paul Lafargue, que l’on peut raisonnablement ne pas traiter de libéraliste capitaliste, vu que c’est tout de même lui qui a écrit, entre autre, « le droit à la paresse ». Donc Paul Lafarges ouvrait justement son ouvrage sur la paresse par ces quelques mots :

"Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis deux siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l'amour du travail, la passion morbide du travail jusqu'à l'épuisement des forces vitales."

Quoi de plus juste que cette dénonciation de la passion morbide du travail, cette passion qui fait baver de plaisir votre petit soumis de chef, qui fait mouiller la baveuse secrétaire devant son boss, qui rend la langue du dernier arriviste arrivé, douce, velue et rectumiene. Cette passion obligée que les experts de BFM nous vantent à longueur de journées (forts bien rémunérés pour eux, je vous rassure) et que l’on se devrait de placer bien au-dessus de nos minables envies d’augmentation, voir même, salariale. C’est vrai ça, pourquoi désire-t-on être payé, on est si bien au boulot.

Je parlais de ce problème avec un homoncule du marketing d’un gros groupe cosmétique, autant dire un spécialiste du néant et de sa propagation, j’essayais de lui expliquer que j’avais a peu près autant de considération pour lui que pour tous ces putains de tarés d’arriérés d’intégristes décapiteurs et autres connards qui finalement font le même boulot, semer la connerie pour s’attirer du client et assouvir leur incroyable besoin d’éclabousser de leur déficience mental le reste du monde. 

Comme cette tâche ne comprenait pas, ne le voulait pas ou ne le pouvait pas, je lui ai fait un dessin, ce postérieur à patte a émis un « hum » qui témoigne chez lui qu’il n’a pas plus compris mais qu’au moins il exprime quelque chose de plus explicite que la moindre pub pour crème anti rides de nos merveilleux labo d’escrosmetique. Et puis finalement il m’a dit ce qui suit et là, je dois vous avouer qu’il m’a assis.

- Dans un monde fait de diktats et de conventions, y aurait-il une autre voie,
Le passé peut être beau
Un souvenir, un rêve
Mais ce n'est pas la réalité
Il est temps d'aller vers le haut
Ce n'est pas le paradis
C’est un nouveau monde
Le futur est or
J'adore

 

?!!!

J’ai fait le numéro des urgences, ils sont arrivés 20 minutes plus tard, j’avais pris soin de garder au chaud mon responsable de marketing en le laissant "litanier" , de longues minutes, sur la nécessité d’être présent en front office avec une PLV organique et puissante. à l’écoute de l’ambulance, n’y tenant plus,  je commençais à le dérouiller façon coup de latte dans les parties, histoire que les infirmiers n’aient pas à subir la moindre de ses abyssales et ineptes loghorrées et que je puisse, aussi, m’extérioriser un peu. C’est Balkany qui me l’a appris, il ne faut jamais hésiter à taper dans le tas.

Zemmour I see you
Zemmour I want you
to fuck yourself
-American popular song 

17/10/2014

Un suicidé Français

Il s’enfonce, il est dans la pénombre depuis si longtemps que ses yeux se sont habitués. En les écarquillant au maximum, il peut raisonnablement s’apercevoir qu’il n’aperçoit rien. Pas une vie aux alentours, pas un mouvement distinct. Rien qu’un brouillard adipeux, une mélasse pré liquide (c’est quoi ce truc), une opacité lumineuse et grassouillette, une noyade comme il en existe tant.

Il n’est pas le seul à s’enfoncer, pourtant il ne voit pas les autres. Quand on a la tête tournée vers le bas, on perd beaucoup en vision transversale. Il se dit qu’à un moment il touchera le fond et ce sera le moment de remonter, mais vu les profondeurs qu’il a déjà atteint et la vitesse à laquelle il perfore dorénavant le miasme social, l’atterrissage risque de se faire sur le coin de la gueule et ça va faire vraiment bobo. Pas sûr qu’il lui reste beaucoup de force pour remonter à la surface. Alors il met les mains devant pour se protéger et cette position de plongeur ne fait qu’accélérer la descente.

Pour garder le moral, il s’accroche à flatter son ego,  le doux romantisme de la chute, la cruelle  beauté du défait, la classe des losers magnifiques.

Il pense à la fin du roman "Martin Eden", accepter son sort, le désirer, le choisir. Il reprend vie, il assume, se relève. Il descend toujours mais il est debout. Jack London a répondu à ses questions (London calling ?). Il sourit, enfoncé mais heureux, enfoui mais réjouis, détendu. Il avale la mélasse comme un bébé la semoule. La pression, la profondeur; les sphincters lâchent. Ca le fait rire, mais il oublie qu’il va croiser le tout, prochainement, dans sa descente.

Il le croise. Agressé par la puanteur émise, le visage d’Eric Zemmour lui apparaît  et  la sérénité retrouvée s’enfuit pour laisser place a une infecte envie de dégueuler. C’est donc ça ?  Tout va finir, avec comme dernière image de ce bas monde, la pire face de gerbe depuis Eudes Brichaud en classe de 3ème, lycée Zanini à Meuves ?   

Refusant de finir encore plus désespérément qu’il ne l’avait imaginé, il se secoue, se  remue, mais c’est trop tard.

"Et, tout au fond, il sombra dans la nuit.
Ça, il le sut encore : il avait sombré dans la nuit.
Et au moment même où il le sut, il cessa de le savoir."

Jack London -  "Martin Eden"

 

" y’a plus de papier ? "
Oscar Pistorius  - "last words to bobonne "

19:12 Publié dans Grrrrrrrrr, Prololand | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : zemmour

 
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