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02/09/2012

Jus de fesses VS Jude law

Pour féter la rentrée et en finir avec l’été,  voici une archive de G Firmin 1 paru le 18/10 /2005. Courage à tous !

Jus de fesses VS Jude law

 

Tout se passe bien, tout pourrait bien se passer, mais il est là, au milieu de tout le monde à flipper sa race, à gonfler les moins gonflables, à transpirer abondement, à réclamer tout et n'importe quoi. Il est stressé et il veut que cela se sache, que cela se voit, que cela se propage. Il appuie, il énerve, il irrite. Il fait partager sa triste condition de psycho du boulot. Merci, c'est sympa.

Ce n'est pas le premier, ce n'est pas le dernier. Non, c'est juste encore un,  un de ces gâcheurs de plan cool, ces piétineurs de douce quiétude, ces patinoires à douze skateurs.

Pourquoi ce brave garçon, se fait-il autant de mal ?

Allongez-vous là et parlez-moi. Une bière ? Pas de problèmes, ça fera 2, je les mets sur votre chambre.

Alors, c'est quoi cette grosse sudation ?

Un jour ou l'autre, j'imagine que l'on doit tous être l'organisateur stressé qui emmerde le monde, celui qui vérifie, qui chipote, qui revérifie, qui veut essayer autre chose, qui sait pas trop, qui voudrait être sure qui "mais est ce que ce serait pas possible de ?", qui "mais vous êtes sure que vous pouvez pas ?" ou qui "mais voulez pas ou vous pouvez pas ".

Il faut donc rester humble devant ce genre de personnage et se rappeler combien de fois vous avez fait refaire l'ourlet de votre jean préféré à votre mère la veille de votre entrée en seconde.

La fausse chef de prod stagiaire balancé sur un coup trop petit pour les grands mais trop grand pour elle (payé 300 €, facturé 1000/jours, bien sur, tu ne dis pas que t'es stagiaire au client ! ), tous les fraichement sortis de l'école prêts à montrer qu'ils en ont (et on te regarde, fait tes preuves), le quadra du marketing qu'on rebalance sur le terrain (vous verrez ça vous remettra dans le bain et puis ça vous rapprochera de votre maison de campagne), le boss à l'américaine ("j'ai lu dans "US performers" que l'orange rend agressif, faut changer tout ça, oui en 5 minutes..., avant ? Avant, je savais pas, je viens de le lire au cabinet".

On a tous de très bonnes raisons de se faire du jus de figue avec les fesses et d'en asperger la terre entière, est-ce une raison pour le faire ? NON !

Mes amis de droites qui êtes au pouvoir, ne serait-il pas temps de promulguer enfin une loi qui interdirai aux personnes stressées, au comportement tendances paranoïaques (Mais y a que moi qui voit claire ici !) schizophrène (Moi ? j'ai jamais demandé ça, c'était pas moi) aphasique (machin là avec son micro !) ou de démence totale (+ 25 % c'est raisonnable comme objectif !) d'exercer pendant leurs crise et qu'on puisse enfin s'éclater entre esclaves d'un capitalisme rayonnant et apprécié.

Non ?!

"Exigez l'impossible de ces feignasses, et qu'ils aillent se faire traire"

                                                                      William T. Nestlé

 

1er Septembre 2012

Hal David nous a quitté, il avait écrit de merveilleuses chansons avec Burt Bacharach et des moins biens avec d’autres . Personne n’est parfait, mais il y en tout de même des mieux que d'autres.



26/07/2012

Maman, j’ai ruiné le monde ! (paru le 20/10/08 sur G Firmin 1)

En hommage à Ernest Borgnine disparu le 8 juillet 2012.

Par hasard, je tombe sur « L’aventure du Poséidon », le film de 1972. On connait tous l’histoire de ce paquebot qui se retrouve cul par-dessus tête au bout de 10 minutes et ou, deux heures plus tard Ernest Borgnine  apprend qu’il devra jouer dans Supercopter et se met à pleurer.

Tu peux pleurer Ernest, mais tu aurais pu savoir dès les premières minutes, si tu avais un peu de culture et déjà vécu les années 80, qu’il n’y avait rien de bon à rester sur ce rafiot. En effet, dès la première minute du film, nous découvrons que le commandant de bord est joué par nul autre que le grand Leslie Nielsen (oui, Frank Drebin, lui-même) et s’en ai fini du film catastrophe pour ne laisser place qu’à un long gag de 2h00 valant largement la scène de l’étreinte de la reine d’Angleterre du premier « naked gun » (y a-t-il un flic... ).
J’adore ces films ruinés par la seule présence d’un acteur qui depuis est devenu « culte » dans un autre rôle (souvent comique) ou un fait divers.

Bien sur, tous les films sérieux avec Leslie Nielsen (Columbo compris) sont ruinés par sa seule présence, même Forbidden planet ? Oui même Forbidden planet !

Dans le même genre le déjà comique « Basic instinct » ne se remet pas de la présence de poids de Wayne Knight plus connu sous le nom de Newman dans la série « Seinfeld ».  Le pourtant très bien « Dead zone » prend une sacrée tarte à la crème quand apparait Herbert Lom, le célèbre inspecteur Dreyfus de la série « la panthère rose » dans le rôle du psychiatre !

 Certains cyniques trouvent encore plus drôle la prestation d’OJ Simpson dans la série Naked gun depuis ses déboires avec la justice.

Personnellement, je pense que la présence de « petit déjeuner compris » dans la filmographie de Bryan Ferry a ruiné sa carrière.
- un peu comme « Par où t'es rentré ? On t'a pas vu sortir » pour Jerry Lewis ?

 - Pareil !

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Allo Derrick ? C’est pour un petit rôle
PPDA – Mes recherches d’emploi – 
dossier ASSEDIC  Ref : 78898789g

 

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08/03/2011

Pas deçu pour deux sous

Lundi matin.

Au téléphone. Elle me parle, me dit que ses grands chefs l’ont vu, que ça ne va pas, qu’ils s’attendaient à mieux. Ils sont déçus me dit-elle. 

A ces mots, ma décision est prise, I QUIT, je leave, j’abandonne, je refile immédiatement ce dossier de merde au premier venu et qu’ils aillent se faire décevoir ailleurs !

Ils sont déçus ?!!

C’est un nouveau terme qui est arrivé dans le relationing extérieur des grosses entreprises. Dorénavant on est déçu.
Il y a encore un an, on n’aimait pas, on ne trouvait pas ça bien, pas sexy, pas terrible  ou même de la merde,  mais depuis 12 mois, on est déçu.

Qui le premier a balancé « je suis déçu » et a trouvé que c’était bien, qui ? Qu’il se dénonce !

 Cet enfoiré a balancé le plan aux si généreux  gros collabos  de la cosmétoc (suivez mon regard)  qui me l’ont servi tout l’hiver dernier, puis refourgué aux pontes de la junkfood qui ont essayé de me le faire avaler au printemps, avant de le suppositorer aux exemplaires laboratoires pharmaceutiques qui me l’ont intra-veiné jusqu’au cœur de l’été. Ces exemplaires labos ont épidémié  le reste du gratin français. Des télécoms au bâtiment, de la grande distrib’ aux assureurs, de la finance aux énergies, les bagnoles, les parfums, les lessives. Tous n’ont plus que ces mots à la bouche : ils sont déçus.

Selon le Larousse édition 1980 que j’ai sous la main, la déception est le fait d’être trompé dans ses espérances

Espérance, être trompé.

Ce « je suis déçu » sonne tout de même un peu intime après 2 jours de travail. De plus, vue le prix que sont payés ses hauts cadres des grosses entreprises, ce n’est pas des espérances que l’on attend d’eux mais plutôt des certitudes. Laissez nous, à nous les pauvres, le monopole de l’espoir, vous avez déjà tout le reste.

En attendant que vous ayez un peu de lettre et une once de conscience morale, essayez de trouver d’autre termes pour décrier le fait que votre insondable incompétence n’est pas caché par les minables animations PowerPoint que vous espériez me voir réaliser.

On a couché ensemble ? On a gardé les cochons ensemble ? Vous êtes de ma famille ? Suis-je l’abbé, l'imam ou le rabbin de votre paroisse ? Non, non, non  et non, alors gardez vos espérances pour le taux de vos stock-options ou vos primes d’objectif  et branlez vous avec votre main plutôt que sur le dos des petits, ça vous changera, mais vous verrez, vous ne serez pas déçu !

 

" Alors heureuse ?
Déçue ?
Affligée !? Heu, c’est bien ça ? "
G Firmin  - " Mes nuits sont plus minables que les vôtres "

05/08/2010

Very bad plat de tripes

 

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Salut sœurette et tatie dudule à la fois

Pleins de grosses bises de Mouillard sur Veuze, le bled ou G a réussi à nous amener cette année. Quand je te l’ai présenté, tu m’avais prédit qu’il ne me conduirait nulle part et bien nous y sommes.

Heureusement les enfants se régalent, parce que nous, c’est Midnight express avec René la taupe à la place de Giorgio Moroder.

Il pleut souvent, Le camping est minable, l’emplacement est pourri, Les toilettes sont gores, Les voisins sont des déficients mentaux et pour terminer ce délicieux tableau,  l’abruti de fils du loueur s’est entiché de la grande. Nous devons supporter des heures  durant un ado idiot qui prétend s’être fait tatouer "Anges" en lettres gothiques sur l’avant bras, alors que, G est témoins, on lit "Anus". Mais peut être est-ce son mauvais esprit qui déteint sur moi.

Les enfants t’embrassent, G trinque à ta santé, le rosé locale est comme le reste...

Je pense à nos rêves d’enfance et t’embrasse très fort.

Ta sœurette.

28/05/2010

Tom Waits for no one

Je vois bien qu’il faut que je fasse quelque chose. J’ai le bide tout flasque , un peu comme le menton de Redford (si, si vérifiez), j’ai les dessous de biceps qui tombent sur les poignée d’amour, les pectoraux  qui dégoulinent sur les abdos comme une crème chantilly sur un coulis de gras de porc fondu (l’odeur en moins selon l’heure), des fessiers qui remplieraient des slips si le seigneur n’avait pas créé le caleçon large. Les rides s’amoncellent, le gras se dépose, les tifs se barbent et se barrent quand Les poils se bâfrent et débordent d'endroits que l’on n’imaginait pas. Embarras.

A genou, j’ai imploré le docteur – il faut reculer l’échéance, je veux pas ressembler au père Castaldi !

- qui ça ? M’a-t-il répondu (personne ne comprend jamais mes références, merde !) et puis sérieux.

-Monsieur Firmin, il n’est pas trop tard, mais il faut agir vite, il va falloir vous astreindre à une hygiène de sportif de haut niveaux, de très haut niveaux ! Le top du Top !

Je lui ai balancé ses 23 boules  sans attendre sa minable ordonnance, Une hygiène de sportif de haut niveau ?

Des putes, de la  drogue  et du fric !

 

"Des putes de la drogue et du fric !".
Nounours – « et pour la dernière fois, les mômes ! »
Ed. F*ck éveil

 

 

 

*Très subtile blague de Keith richards...

28.5.10 00:56

26/05/2010

subculture

Qu’est ce qu’il devient pokokolomo ?

-   ?!

-  Le mec qui chantait des trucs de ch’ais pas quoi, tu sais pokolococo

-  Qui ? euh…procol harum ?

-  Mais non, n’importe quoi. Un petit jeune, il y a deux trois ans,  qui chantait pour les gamine, Kiprocopa !

-  Remy Bricka ?

-  Y faisait comme l’américain, l’autre là

-  Johnny Bricka ?

-  Pacalacolo !

-  Pescarolo ?

-  Pat Mort au rat !

-  Ah ! M POKORA !

-  Ah oui, lui !

-  Je ne sais même pas qui c’est…

-  C’est bien la peine de se tatouer le coude, il sait même pas qui sait !

 

"T’arrêtes tes gribouillis sur la nappe
et tu me paies mes 8 francs et 30 centimes"
Dédé vachmol – roi des cons – « j’ai servi Picasso »

07/11/2009

Crise 2.0

La crise est venue, les banquiers ont mouillé leur liquette pendant 10 minutes puis se sont remis à se gaver mais l’évènementiel, lui, s’est complètement cassé la gueule. Les gros se sont serrés les fesses, ont maigri un peu et survivent avec le tout venant, les petits se sont faufilés comme ils pouvaient dans les niches un peu à l’abri, à l’ombre d’un platane où près du radiateur (j’aurais pu dire labo pharma et com' gouvernementale mais c’était moins poétique). Et puis les cons dans mon genre se sont retrouvés nu comme des vers le jour d’un concours de pêche à Louveciennes.

Merde à l’évènementiel ! Qu’ils aillent se balancer par la fenêtre tous ces dépressifs de la communication d’entreprise, tous ces drogués de l’ascension social et autres suceurs de rampe de lancement (faites gaffe ça glisse).

Comme en cardiologie, la 5ème crise  a été la bonne, pas la meilleure, mais la bonne.

War of golf 1, début 90, avait été super. Un peu court mais super Les américains ont vraiment été sympas, ils ont attendus que Gainsbourg meure pour démarrer et ça c’est gentil. L’économie a bien morflé un petit coup mais grâce à la 5, on a pu rester des mois entiers sans boulot à mater la guerre chirurgicale. Cinq You la 5 !

The falling Towers, un grand moment, 12 abrutis se font péter la gueule dans des avions de lignes, on compte environs 5000 victimes et tout le monde est obligé de se taper un touché rectal pour prendre l’avion, bravo et merci les cons sans parler de tous ce blés que les décideurs ont décidé de se foutre dans les poches plutôt que de me le refiler.

The explosion of the internet bubble. Quelle poilade mes amis ! Regarder tout ces gros claquer tout ce pognon qu’ils n’avaient pas pour acheter des petits qui 6 mois plus tôt n’existaient pas sur des concepts qui ne fonctionneraient pas avant 6 ans  (fallait vraiment être totalement percuté pour ne pas s’en rendre compte à l’époque) et qui finalement ne vaudraient plus rien 6 mois plus tard. La classe ! Une fois encore les grands décideurs m’ont épaté. Naturellement et une fois de plus, j’ai fini à poil avec tout de même une carte de crédit pour môme de 12 ans coincée dans la raie.

War of golf 2 : vraiment sympa, le coup du feuilleton à l’américaine avec pose du drapeau en fin de saison 1, nous a tous éclaté. Les saisons suivantes sont passablement parties en couille (comme on dit dans le landerneau testiculocrate) mais professionnellement, on avait vraiment tort de se plaindre, surtout depuis que l’on connait …

Fucked by mother fucker’s : Déjà que l’ambiance était nauséabonde, que les droits du travail étaient déjà largement piétinés et que les lendemains qui chantent étaient produits et diffusés par TF1. Ne voila t-il pas que toutes ces tranches de Maddof se sont planté comme des rafales, ont  foutu un bordel pas croyable et se permettent ne nous remettre un coup sur les droits, comme ça, en passant.

Personnellement, j’adore cette crise et elle me le rend bien.

 

Les clopes sont devenus trops chers
Jacno – derniers maux

 

 

 

07 11 2009

21/10/2009

Ma baleine Rouge

J’ai longtemps habité le 18éme arrondissement et Anne R. aussi. Je l’ai croisé 2 fois et, les 2 fois cette comique populaire connue et reconnue (qu’est ce que j’en sais moi) n’a eu de cesse de m’humilier en public.

La première fois, c’était chez le fleuriste. Cette boutique, rue du Mont Cenis, proposait de superbes bouquets originaux et abordables que je me faisais un plaisir de commander le matin afin d’agrémenter la déjà formidable et palpitante existence que j’aime à partager avec la personne que j’aime le moins partager (ou le contraire).

Après une journée de travail, je passe découvrir le bouquet que mon budget méritait. Connaissant bien la maison et Pétalou (appelons le comme ça) le jeune fleuriste timide qui y travaillait, je passais le matin lui donner mon budget, une liberté totale et récupérais plus tard ma commande.

Une fois de plus Pétalou s’était surpassé et il me sort un engin de bouquet sobre et super classe, autre chose que les fast food du pistil que l’on croise à chaque coin de rue. Tout à ma joie en voyant ce nouveau chef d’œuvre, je lance un béta mais sincère et  se voulant souriant. 

-Whoua ! Il est beau comme si j’avais gagné l’étape !

Si Pétalou m’a souri gentiment comme il le fait à chacune de mes poussées d’enthousiasmes imagées, Une femme rouge m’est apparue soudainement venu de derrière pour me tancer sévèrement de cette analogie

- comment pouvez-vous comparer un tel chef d’œuvre avec ce sport de drogués et de dégénérés !

Le ton agressif et la surprise de voir Anne R. (une vedette, une star !) en train de me mépriser m’ont laissé bouche bée. Rien n’est sorti. Aujourd’hui encore (7ans plus tard), je me réveille la nuit en sueur, elle vient de me balancer sa diatribe et un long silence finit par me réveiller.

J’ai dit merci, je suis parti. Je me sentais comme une merde, incomprise et pestiférée. Humilié.

6 mois plus je suis chez le coiffeur, m’dame Lysiane démarrant ma coupe, je lance le magasine people de merde que je feuilletais sur le comptoir face à moi.

- Je peux vous le prendre ?

Me dis une voix venue de ma gauche et avant que mes yeux ne voient la personne qui s’adresse à moi, ma bouche la reconnait et lance un « non » de dépit. Surpris et gêné par ma réponse idiote et ces retrouvailles inattendues, je n’arrive qu’à balbutier un stupide « heu, si bien sure » en tentant d’émettre un vague sourire. Mais comment aurais je pu sourire alors que sa seul présence, en ce lieu, assis là, à mes côté, distillait une évidence qui me terrassait.

J’avais le même coiffeur qu’Anne Roumanoff. Humilié. 

17/06/2009

Coucou les cocus !

Comme chaque année, il est revenu le temps des assemblées générales  (oui la réunion des actionnaires) et comme chaque année je pourrais vous faire mon petit laïus, les actionnaires gavés de dépit, les puissants gavés de blé, et les travailleurs dégagés déblayés. Mais cette année l’ambiance a changé, la révolution est en marche. Les rouages de la puissance commencent à être déchiffrés. Nous te voyons libéralisme, nous te voyons !

Vous vous souvenez de la fin de Blade runner, le droïde s’éteignant, énumérant les choses merveilleuses qu’il avait vues. J’ai vu les 3 soleils d’Aldors se coucher sur Saint Schpronx sur sgroink, j’ai vu un schplurps à 2 têtes en sortant du Macumba de Vesoul et tous son pataquès à 2 balles. Mais moi, j’ai vu …

J’ai vu des actionnaires réclamer que les dirigeants n’ai pas de salaire tant ils s’étaient gavés pendant des années et qu’ils avaient fait un tel boulot de merde. Que foutait ce coco avec un paquet d’action ?

J’ai vu une actionnaire hurler aux dirigeants qu’ils devraient avoir honte de  ce gaver sur un cadavre et qu’ils feraient mieux de rendre le pognon s’ils avaient des couilles. Cette dangereuse activiste dépassait largement l’âge de Mick Jagger qui pourtant envoie déjà pas mal.

 J’ai vu un actionnaire balancer qu’il en avait plein le cul du coup du « on mouille la chemise » et autres « je peux vous assurer que toute l’équipe dirigeante et moi-même, nous sommes, si vous me permettez l’expression, au taquet pour sauver, remonter, augmenter …la société », parce que tout le monde bosse et il ne faut pas trop se foutre de la gueule du monde.

J’ai vu un actionnaire expliquer qu’il savait très bien que son vote ne servait à rien, qu’il avait compris qu’il n’était qu’une petite crotte comme celles qui travaillent à longueur d’année dans la boite dont il détient des actions. Il a affirmé avoir réalisé que les dirigeants assis devant lui étaient cupides malhonnêtes et immoraux. Ce type a du se réveiller d’un long coma il y'a peu mais cela fait tout de même un de plus.

J’ai vu un papy à qui ça rappelait le temps de l’occupation, je n’ai pas tout compris à quel sujet parce que j’étais passionné par la taille des chiffres imprimés dans le livret mais je l’ai vu. Il n’était pas de la dernière pluie.

J’ai entendu les applaudissements, j’ai senti le souffle de la gronde, le vent de la révolte.

Et puis j’ai vu un multimillionnaire expliquer pendant 20 minutes pourquoi il fallait payer autant un autre multi millionnaire, j’ai vu un suceur d’agence demander au nouveau président étranger de se présenter, j’ai vu un crevard connu pour une retraite d’éléphant venir toucher des jetons de présence gros comme un hippopotame (c’est gros un hippopotame).

 J’ai vu des résolutions adoptées, des stratégies licencieuses votées, des salaires exorbitants acceptés. J’ai vu des gudules sourire, des creuvards pomper et des gardes du corps gros comme des portes.

 J’ai vu ou va encore et toujours la tune.  Et c’est autre chose qu’un coucher des trois soleils d’Aldor sur Saint Schpronx sur sgroink.

"Et mon cul, c'est du poulet ?"
E. Balladur - Lettre à Karachi


 

13/06/2009

j'ai cru voir un gros miné

2 mois sans voir leur tête de "creuvard", 2 mois sans entendre leurs sommes astronomiques et leurs solutions à là que je me remplie les poches et je vous fais un doigt. Deux mois sans cravates ni ordis, ça vous dégage bien au dessus des oreilles.

Samedi après midi, je passe voir mon Titi pour des raisons qui n’intéressent que moi. C’est un week-end de pont, alors il n’y a plus grand monde dans la ville. Titi n’est pas parti, il aurait du mal. Chômeur depuis 2 mois, des indemnités s’élevant à 60% de son Smig (qui est le même que celui des autres). C’était déjà dur quand il travaillait mais alors là…

Chez Titi, toute la famille est là, les deux grands d’un précédent couple à lui, les 2 moyens du précédent à Titine et la petite de Titi et Titine. Et puis aussi les 2 de Délirium, le petit de Roro et les 3 copains des uns et des autres voire plus vu qu’ils se ressemblent un peu tous…

Y a du monde chez Titi, c’est pas grand  mais il reçoit beaucoup. Renaud chantait « c’est tout petit chez la mère à Titi » mais grâce aux libéraux, il pourra chanter que c’est encore plus petit chez Titi.

Devant la maison HLM, je retrouve Titi, son gros bide et ses joints. Delirium, les mains dans le cambouis d’un scooter, survivant du vol 447 et vendu à Momo pour son môme. Toute la bande s’affaire autour du scoot’ pendant que les filles et les gosses profitent du mètre carré de terrasse. Des mecs autour d’un  scoot’ en réparation, c’est comme des filles dans un magasin de chaussure, ça parle, ça cause, ça discute à bâton rompue. Arrive même Paul, (mon pote qui chante toujours couscous Saupiquet quand il est bourré ). Dans son pantalon jogging à 5 euros de chez Lidl, totalement dégueulasse mais tellement confortable.

Eddy est là aussi, dans son tee-shirt Johnny avec tous ses outils, des outils de pro, comme il aime le répéter. Mais son tee-shirt, franchement, avec Johnny devant et un chien loup derrière, Eddy !!

Enfin, Delirium a réussi à dégager cet écrou, on va enfin savoir ce qui se cache dans les antres de la bête. La situation n’est pas désespéré et l’espoir de voir redémarrer le Pigeot Destroyer 46cc un jour n’est plus vain, on va pouvoir boire un coup.

Riton arrive, avec les munitions, short polyamide satin, marcel Adidas de 94. Riton impressionne par son style et c’est tant mieux car il peut être dangereux. Momo débouche le blanc, Eddy le rosé, Paul goutte les deux. Je choisis le blanc et file sur la terrasse.

Les filles ont ruiné leur père en extension capillaire, le grand s’est fait mettre un piercing sous la bouche qui se confond avec une acné débordante. Le chien a autant de bide que Titi et moins de tatouage que Cindy (12 ans). Dans sa joie débordante, il remue la queue d’une telle force  qu’il éborgne bébé Titi et renverse la grenadine de ‘ti Delirium.

C’est un sacré bordel dans toute la baraque mais ça vit, ça se marre, ça se poile de partout. Le frigo est rempli de la dernière promo de bidoche à barbecue de l’hyper du coin, le Paul a posé son BiB au frais.

Ladies and gentlemen, nous nous situons maintenant à 30 000 pieds au dessus des élections européennes et du fatras de la crise et pourtant nous en sommes au cœur. A votre gauche, vous pouvez découvrir le boxon royal qui règne chez Titi et à votre droite, le reste du monde qui, finalement,  fait passer le bouge à Titi  pour le village dans les nuages. Au deuxième verre de blanc, remplie comme un seau hors du puits, j’ai pensé à Pierre Sansot, mais je ne l’ai dit à personne. J’aurais cassé l’ambiance.

 



13.6.09  

 
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