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14/04/2008

La famille Adam’s and the ants

J’ai longtemps été un massacreur de fourmis.

 

Encore enfant, je me souviens avoir passé des heures à détruire méticuleusement ou plus simplement violemment des fourmilières de toutes tailles, du monticule impérial des forêts aux trois minables trous près des bordures du bac à sable.

Cela démarrait par une simple brindille dans un minuscule orifice terrestre. La petite musique de nuit, Mozart peut-être… Heu…Surement. Un chatouillis végétal, une paroi, deux parois qui se dérobent, on s’excite, on panique et c’est le début de l’horreur.  Le doigt, la main, le pied, le caillou, le bâton, l’eau, le feu, la terre, la galerie des produits nettoyant, les insecticide en tous genres, essence, huiles,  tout ce qui traine dans le garage incluant la colle à rustine, les bombes Elnett, shampoings aux œufs, mousse à raser à l’alovéa … . De la simple feuille de chêne au panthéon du marketing des seventies, toutes les armes auront été utilisé pour annihiler des milliers de fourmis qui ne demandaient qu’à vivre….L’enfance…

Arrive le temps de la conscience et la découverte de l’éphémère beautée de la vie. Comme dans un film de Scorcese, je suis parti en quête de rédemption (à ce que disent les journalistes de Télérama). Je n’ai plus assassiné volontairement de fourmis et  pendant toute ces années. J’ai défendu l’abeille, la guêpe, la mouche, l’araignée,  le cafard  (l’écrase pas ! cette saloperie pond en crevant…)  et même le moustique…

Mais depuis quelques temps…Est ce la paternité ? L’accès à la propriété ? La putain de sa mère d’âge et toutes ces conneries d’instinct de protection de la race ? Lorsque je croise une araignée ou un tout autre insecte dans la maison, Je n’hésite pas une seconde à lui ratatiner la gueule au moyen d’un de ses journaux féminin que peut parsemer une femme aux quatre coins d’un appartement.

 Hier, j’ai smashé mortellement une belle mouche noire à l’aide d’un « Elle » spécial vergeture de fort belle tenue. Maniable, rapide et solide, j’ai été très content de cet article que je recommande à tout le monde

 

Vend : appareil tue mouche ultra efficace

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14 04 2008

28/03/2008

A Little Less Conversation

On m’avait pourtant prévenu. Ils vont mal, ils ont plein de problèmes alors il va falloir être très gentil, très zen.

 De plus en plus, mon boulot ressemble à de la gestion psychologique de crise. Au-delà de mes capacités techniques et intellectuelles, pour accomplir ce travail, c’est sur ma soumission et ma contrition que l’on me juge dorénavant. J’avais choisi ce boulot pour l’indépendance et la liberté et me voila contraint, comme tout bon salarié de grosse boite, à courber l’échine et sourire béatement à son tortionnaire en implorant encore, encore, c’est trop bon.

 Salut les esclaves, vous me faites une petite place ?

10 minutes de retard le premier jour et le vieil adage marketingien « vous n’aurez pas 2 occasions de faire une mauvaise première impression » devient ma profession de foi, voire même ma foi de profession. J’en profite pour être désagréable avec le chargé de projet et méprisant avec la secrétaire générale qui glousse dans l’ascenseur comme une poule qui vient de se faire déplumer le croupion,  « la journée démarre mal ».

Ma première visite va pour la dame au cygne, cette crevure du 28ème étage, celle qui rouspète  et n’est pas du tout contente de mon retard. Son accueil est glacial et j’ai droit à une petite leçon sur la ponctualité, suivi d’un petit pet oral sur la qualité de mon travail et enfin le rappel des grandes qualités du prestataire que je remplace. Je suis là depuis 10 minutes et j’ai déjà un petit costard tout neuf en train de se faire tailler par miss crotte gelé du 28eme, alors qu’au téléphone   la chef de projet, la secrétaire, le pape et toute la smala d’Abdel Kader (oui j’aime ces expressions à la con, c’est mon droit, c’est mon blog) sont en train de me faire une doublure en zibeline parfaite pour les grands froids.

Par chance le cagibi qui m’est adjoint n’a ni fenêtre, ni prise téléphonique et les portables passent aussi mal que les lois Juppé. Le monde peut ébrouer ces pompes pleines de merdes sur le dos de l’infâme pourriture qui est arrivé 10 minutes en retard que je suis, je m’en tape  le coquillard (et deux expressions de merde, deux !) 

A 21h00 je trouve 21 messages sur mon téléphone…. C’est bon signe

 

Une semaine passée chez ces énergumènes, des sympas, des gentils, des pleins aux as et des pour qui ça va très bien  et…Tout va bien.

Et puis la dame au cygne s’avance en ce matin du dernier jour. Sa 3eme phrase est pour le batard de sa mére que je suis : « ce n’est pas la bonne presentation…».

 Elle sonne le glas de 10 jours de travail

10 jours de ma vie que  je bosse pour ta pomme, 10 jours de ma vie que je me plie à tes règles, 10 jours de ma vie que je mets le frein à main, que je me m’elastice à tes 4, 5, 6, 12, 24 …. Volontés

Ce n’est pas la bonne présentation ?

Le vois tu ce doigt qui se dresse ?…

Exactement ! Il est pour toi …

Ron Piiich, Ron piiiich
F. Fillon – Le secret de la raie à droite

 

 

 

28 03 2008

03/03/2008

Journal de mec en pagne

Lundi :

 

J’ai toujours beaucoup de mal a refiler ma carte d’identité à l’hotesse (dont le frère deale du crak) à l’entrée des grosses boites.

Ronflade assuré chez les big pontes jusqu’à 18H puis réveil pour que tout soit prêt au matin. Les certitudes en tout genre de mon nouveau collègue m’épatent. Plus tard je le laisserai s’enfoncer sans faire un geste. Quel chien je fais. Whoua whoua !

Mardi :

Les bigs pontes vont bien, ils sont contents d’eux et s’auto-congratulent pour relativiser l’énorme paquet qu’ils se partagent. Plus tard, l’action baissera encore et des licenciements sont annoncés dans les usines (c’est vrai, j’ai vérifié).

Mercredi

Je retrouve avec horreur Pipo et Mario, les plus célèbres  inséparables incompétents de la communication de grands groupes. Plus en forme que jamais, ils effectuent un numéro de haut voltage comme dirait ce chère Claude (j’ai piqué cette blague à M Drucker…). Ces 2 mulets  ont hérité d’un ânier pour s’occuper d’eux, tout droit viré d’un ministère. Peut être moins pire ? Plus tard Pipo et Mario déverseront  un tombereau de fumier dans le dos du nouveau, la classe. Encore plus tard, j’ai parié que Pipo et Mario seront virés bientôt.

Jeudi

Le marché du luxe se porte mieux que jamais. Les chiffres sont impressionnants  et le taux de croissance dépasse celui du hard discount. Sans parler des marges…Plus tard j’apprends que le blé coule à flot de partout…Je reste pantois.

Vendredi

Je ne comprends rien à cette présentation, ni à qui elle s’adresse. Les chiffres, les tableaux et les acronymes (MMD, DPUR, SSTV… ?) sont indubitablement imbitables. Je reconnais la carte du monde sur une image et lève le sourcil à la Clarke Gable (l’acteur pas le chat d’Edika !)  En voyant des centaines d’étiquettes pointer vers des centaines d’endroits du globe.

-          Scarlett ? C’est quoi ce bordel ?  Qu’est ce que ça veut dire ?

-          Arrête Rhett ! J’écoute coute

Plus tard je mets de coté un tableau sur l’amortissement logistique hors PVR pour m’en faire un tee-shirt

Samedi

Laurence m’appelle tôt pour me demander ce que je pense de l’attitude de ces petits potes qui viennent encore de se farcir l’oignon entre gens de bonne  compagnie. Je fais cours, lui parle de cynisme, prépare le petit dej' des petits et vais me recoucher. Plus tard je me dis que 1,5 millions d’euros, ce n’est pas beaucoup par rapport à ce qu’ils s’embourbent généralement et reste au plumard toute la journée. Tu te foutrais pas un peu de ma gueule Laurence ?

Dimanche

Une gamine de bonne famille refuse tout net le prospectus d’un probable gauchiste,  « certainement pas ! », son frère, beau comme un fils sarko au soleil de Neuilly, reste poli et pourrait presque être excusé s’il ne portait pas un incroyable cashmere rose. La mère en rajoute et crache un violent venin, qui m’arrache un « vieille peau !» involontaire – Je deviens comme elle… Plus tard, je décide de m’acheter un manteau en renard et de ne plus baiser jusqu’à la prochaine venue du pape.

 

Et le pape, il revient quand ?
B. Chirac – La vie sexuelle de Bernadette C

 

 

 

3 03 2008

25/02/2008

Ecris primal

Qui l’a crié le premier ? Qui a hurlé cet « Eureka » bruyant et explicite au milieu de cette nuit noire ? Quel abruti a beuglé cette ânerie qui a emporté l’adhésion totale et immédiate des autres abrutis dépités présents ?

Je ne sais plus, mais je me souviens qu’à quatre heures du matin et 3 grammes, cela avait semblé être une idée géniale. Pendant 15 minutes, elle fut même considérée comme la solution.

On bazarde tout et on se casse en Angleterre !

Curieux, mais l’idée avait des arguments imparables

- Ecouter de la bonne musique

- Boire dans des vrais pubs

- Vivre dans les décors des hilarants monty python, de Extras  et de Little Britain

Et surtout

- Lire les aventures d’une reine plutôt que les aberrations d’un petit roi

- Vivre totalement le libéralisme sauvage sur un carton près  de King cross plutôt que de se taper mes voisins dans  une maison Boutin !

5 raisons imparables pour se barrer en Angleterre.

Je pensais déjà à l’organisation pour une telle migration quand Paul (mon pote qui chante toujours la chanson du couscous saupiquet quand il est bourré ) a abordé le sujet de la bouffe anglaise, puis a entonné par analogie un tonitruant et inoubliable " couscous ! Couscous ! Saupiquet … "

Dans le froid, pas lavé depuis 1 semaine, des mitaines aux doigts et de la morve glacée sur la barbe. Un bol dans la main, le 28ème dans la queue, un ukrainien devant, un irlandais derrière.

Et une soupe aux brocolis !

Je ne pourrais pas.

En plus ils nous ont encore mis au rugby.

"Casse-toi pauv’ con"
Le bouffon vert VS Countryman – Ed. Marvel

 

25.2.08

01/01/2008

Bébé à bord

Fuck Noël 

 

 Happy new ire

 

 Bonne année à toi furoncle de Bukowski.

Bonne année a toi journal féminin de mes deux, qui a moins fait en 30 ans pour l’émancipation de la femme que l’invention du slip kangourou.

Bonne année à toi P. Coelho qui a permis à l’humanité masculine de reconnaitre une emmerdeuse d’une autre dans un temps record de 30 secondes, par cette seule et simple question « t’as lu l’alchimiste ? »

Si la réponse est « j’ai adoré », bien sur fuyez, dans le cas contraire assurez vous qu’elle sache lire !

Bonne année à toi, description de paysage de le Cleziot, qui m’a fait cesser la lecture du moindre de tes bouquins à la page 3.

Bonne année à toi, mots fléchés du parisien qui ajoutent 8 minutes aux 30 secondes nécessaire pour lire ce... quotidien ?

Bonne année à toi raie de babouin de rouquin responsable de la communication d’un grand groupe aussi laid, bête et sans goût qu’un santon sur la télé de ta grand tante.

Bonne année à toi abruti de base qui vote comme un con, pense comme une andouille, vit comme une chiure et s’étonne de crever comme une merde.

Bonne année à toi emmanché de directeur de labo qui pense comme il chie, en poussant fort et en se foutant totalement de ce qui se passe.

Bonne année à toi, rejeton d’andouille qui perpétue avec grâce et suffisance l’hérédité de siècles d’obscurantisme et de conneries

A suivre…

Et bonne année à vous, mes amours, derniers dans la liste mais premiers dans mon cœur

 

« J’ai baisé la main du pape.
Attention, ça veut pas dire qu’il m’a branlé ! »
J.M Biggard – "parfois je me fais honte"

 

 

 

1.1.08 03:24

29/05/2007

goyave stimulante

Douche du matin. Et là, devant mes yeux ébahis, transcendés par un liquide rougeâtre qui me lave la bite. Je lis "goyave stimulante et extraits de roche volcanique" !
Je n’ai pas supporté (je sais, ça me prend une fois par an).

Je me suis vidé le liquide rougeâtre sur la tête, ce qui m'a très vite donné l'allure de Carrie vers la fin du film homonyme et je suis sortie de la salle de bain en hurlant. Je me suis écroulé devant  les enfants en beuglant "arghhhhhhhhhh, regardez ce que le marketing m'a fait !".

C'était fort, puissant et désespéré.

Les mômes ont trouvé ça "top délire" et  m'ont fait racheter deux fioles de cette bouse. Par chance c'était encore en promo, mais sur la tête de Wolfowitz, c'est la dernière fois !

"...et tendrement, il lui dit
Fais gaffe, t'as du gras de jambon sur la joue"
Paris match, "les premiers jours d'un président" n°2879765

 

26/05/2007

20/04/2007

L’aventure c’est l’aventure

Il y a cinq ans, jour pour jour, cinq ans déjà, j’étais déjà la même merde que je suis, rien de plus mais un peu moins, en plus déprimé.

Comme cette année, j’avais démarré par moult désaccords et plaintes avec mes employeurs ou clients et m’étais même permis le plus beau fiasco de ma carrière devant 80 000 personnes, excusez du peu, Je suis comme ça !

Affublé du surnom de « navette Challenger », en ce mois d’avril 2002, je n’étais que bouillon de chagrin, choses tristes et déprime. Jospin allait devenir président, la France allait gagner la coupe du monde en Corée, les beaux jours arrivaient  et j’avais bêtement  déféqué sur le dernier câble qui m’amarrait au bon côté de la société.

Soyons claires, soyons précis, je me sentais vraiment comme un moins que rien, vieux, seul et tout pourri…un déprimé quoi ...

Vint le 22 avril et la poilade qui s’en suivit. On avait à peine finit de se foutre des américains qui votent comme des cons qu’on les explose de loin en votant comme des huitres. J’assistais à la tristissime manif anti-tas de vomi (j’ai décidé de changer mon angle d’attaque avec ce genre de personnage), je votais tristement Charak (je n’arrive toujours pas à le dire…).

Je touchais le fond.

En rampant, m’agrippant au premier cailloux, me limant les paumes et les genoux, bouffant du sables et le buvant aussi, j’atteignis cette merveilleuse journée du 11 juin.

9H25 – J’ouvre un œil et allume la télé (ou le contraire, je ne sais plus)
9H30- je me rendors, les bleus sont dégagés par le Danemark

12h30- Je me réveille heureux

Comme si Claude Lelouch avait pris possession de mon corps, tout s’éclaircissait dans un embrouillamini philosophico temporel …Tout le monde a le droit de merder, tout le monde peut foirer, un prestataire schizo, un électeur pêcheur, un Chevènementiste et même 24 intellectuels payés à prix d’or.

 TOUT LE MONDE ! Mais l’essentiel est de ne pas le faire trop souvent.

 

Docteur ! Un Gin To ‘ !
D.  Maradonna  - L’équip’ Mag – 20/04/07

31/03/2007

Trop vieux pour ces conneries

Mes derniers déboires professionnels, ont vite fait le tour du quartier, s’exagérant à chaque passage. Il a suffit d’un simple échange vocal, peu après l’heure du début de l’apéro. Une simple boutade, un constat, une évidence. Je ne suis pas Corporate ! J’en rajoute un peu (le blanc aidant, peut être ai-je été un peu vindicatif) sur le comment du pourquoi et tout s’est déclenché, échappant à tout contrôle. 

-  T’aurais du z’y dire
-  J’uis aurais dis
-  Comment que j’uis z’y aurait fait…
-  Si a  moi, on me dit comme ça !

En 10 minutes, entre Momo (10h00 par jour au bar, un livre, un demi, quand il en a fini un, il en prend un autre) la mère Dédé et  Dédé, la comtesse (c’est la marque du mousseux qu’elle boit toujours !) et le poissonnier métal accroché au jeu de foot. J’apprenais ébahie que j’aurais du émasculer tous ces emmanchés et les accrocher (entre autre) aux portes serviette par les narines…OK

Arrive Grosse Tanche  et puis ce mec en costard serré, que je sais pas ce qu’il fout, souvent là, un peu réac, sympa mais enfin…Et là ça dévie ! Ça survire, ça change de cap. On s’intéresse bien toujours à mon cas mais la victime a changé de bord. On rejuge, on estime, on rejoue, on veut comprendre et finalement on accuse. En 15 minutes, j’apprenais que je n’étais qu’une merde sans nom, un inadaptable terroriste anti sociétable (la mère Dédé, un peu allumé, faut la voir) et tout un tas de truc qui disait que j’étais comme ces mecs qui veulent tout sans lever le petit doigt ( la comtesse ! Comtesse mon cul !) et qui se croient plus malin et qui ne sont que des branq’s.

Au bar « Chez Dédé », à l’heure de l’apéro, ça rentre et ça sort, ça fait ressort, il y toujours du monde. La discussion s’est poursuivie par ci, par là, se transformant, se métamorphosant, se politisant, se dramatisant ou se détendant. Bref, je l’ignorais totalement, occupé que j’étais à regarder le poissonnier exploser le Pérou en finale. J’allais me barrer quand Théo est venu me voir.

-  T’as qu’a faire  comme Mel Gibson dans l’arme fatale ! T’es border line ! T’es limite ! On te torture mais tu t’en fous, t’es fou et à la fin tu seras super et tu leur mettras  à tous ! A part ton pote black, bien sur ! Whouaaaaaaaa ! …

Chère Théo…
Mel Gibson dans l’arme fatale…
Je me suis imaginé, la coupe de cheveux de Sylvie Vartan, dormir en jean, porter des camarguaises, vivre avec mon chien dans une caravane. Qui peut s’identifier à cela, à part un môme de huit ans ou Hughes Auffray ?

Je suis sorti du Saloon.  Le vent chaud du désert emportait ses roulis de pailles à travers la ville, j’en profitai, m’appuyant sur lui et me laissais pousser vers le nord

Le lendemain, chez Monsieur Bronwitch, l’épicier, madame Winston à parlé d’un homme recherché par tous les chasseurs de prime de la contrée, Dead or Alive ! Il parait qu’il n’est pas corporate, le salaud !…

"Tu seras un zouave, mon con"
R. Kipling - "encore un mot sur la jungle"

 

 

 

31/03/2007

29/03/2007

Fin Mars

Fin mars, il est temps de faire le point sur ce début d’année fulgurant. Il est temps de se retourner et de regarder, telle l’étoile filante, la belle trainée lumineuse que j’ai laissé derrière moi. Je me retourne, et je ne vois que des furoncles….

De Janvier, ne me reste que le mépris des hautes tours de la défense, le mail rageur d’un client bégueule (je suis gentil) et la moiteur aigre des mains de quelques sous fifres hagards avant la présentation minable d’une quelconque voiture dans le sud de l’Espagne.

De février, je garde la joyeuse ambiance régnante dans le triste monde des laboratoires médicaux, du léchage au lynchage radicale à tous les niveaux et aucune pilule pour faire passer le suppo’ ou l’inverse. Le tout sauvé par la chaleur et l’humanité québécoise et la douce température d’une terre qui n’en peut plus de se réchauffer.

Enfin mars arrive  et la connerie refleurie de plus belle, des insultes, du mépris,  l’incohérence, un peu d’incompétence et de la mauvaise foi, en veux tu en voilà…Tous ces pauvres gens sont tellement tenus par les couilles que certains ont la larme à l’œil toute la journée, à moins que ce ne soit l’alcool et les calmants qui ne donne cet air vitreux.

Il fut un temps ou quand un grand con vous parlait comme à une merde, on pouvait soit lui mettre un poing dans la gueule, soit le dérouiller au fond d’un parking avec quelques potes bien choisis (des biens gros) et lui faire passer l’envie de se croire plus intelligent que les autres. C’était la préhistoire.

Aujourd’hui, dans notre merveilleuse société, les grands cons sont embauchés par d’autres émincés de conneries dans les plus grosses boites. Comme tout cela est bien organisé, ils ne savent plus faire grand-chose de leurs petites mains et font appel au moindre besoin à des sous-traitants pour faire le travail à leur place. Dès lors ils deviennent clients du sous-traitant et s’offrent pour des sommes toujours discutées de petits esclaves modernes qu’il convient d’essorer au maximum.

-T’en as parlé aux candidats aux présidentielles ? me demande Paul, mon pote qui chante toujours « la pub du couscous Saupiquet » quand il est bourré.

Paul a lui aussi du mal à se remettre de ce mois de mars. Le coup de froid sur son printemps, le parc gelé et toujours vide, pas la moindre maman, fille au paire, nounou ou mignonne accompagnante  à se mettre sous la pupille, seulement 2 enfants emmitouflés riant à la liberté insolente que donne la solitude (ils ne font pas la queue au toboggan ! Les cons !). Il est tout triste mon Paulo, alors l’esclavagisme moderne, ça lui passe un peu au dessus des oreilles. C’est comme se mettre un drapeau bleu blanc rouge dans le derche le 14 Juillet, il s’en tamponne le BAT (blague d’imprimeur !) mais si ça peut faire tourniller un peu plus haut les robes des filles le soir du bal, alors pourquoi pas ?

Paul ne sait toujours pas pour qui il va voter. Il aimerait juste qu’on lui dise (v'la que je parle comme une pub bancaire bordel !) que c’est pas si mal de ne vouloir rien foutre d’autres  que de passer du bon temps, mater les filles et vivre de pas grand-chose. Aucun candidat ne lui a assuré qu’il pourrait tranquillement poursuivre sa petite existence alors que finalement il ne demande pas grand-chose.
Tous se foutent bien de Paul.

Alors, l’esclavagisme moderne, on s’en occupe ?
Bien sur ! On a déjà changé le nom, ça se dit « être corporate » !


« putain, la photo de merde… Encore un point commun avec Hugh Grant »
Khalid Cheikh Mohammed – « a vous, j’avoue »

 

 

 

29 3 2007

03/03/2007

Honte

 Il y a bientôt 2 ans, j’ai tenté de devenir de droite. Si je me le rappel bien, j’ai étudié le programme (haha), suivi et absorbé les paroles des leaders, me suis intégré dans des groupements dis "de droite", j’ai intégré la doctrine, lu la presse et ai même écouté du Johnny à longueurs de journées (sans parler de la lecture des meilleures blagues d’Alain Minc).

 

Pendant tout ce parcours initiatique, j’ai délivré sur ce même blog, mes espoirs, impressions, souffrances, difficultés, victoires et autres "banaleries" de ce genres qui ont accompagné ce long et douloureux trajet (cf. été  2005).

Je ne savais pas à l’époque et comment aurais je pu ? Aveuglé que j’étais par ma quête désespérée vers ce nouvel ouest libérale. Comment aurais je pu savoir que mes amis Roger, Bruno  et Enrico, vraisemblablement influencé par la lecture de ce blog, décideraient de prendre la même route que moi ? Comment aurais je pu imaginer que 2 ans plus tard ces 3 personnes humilieraient mon amour propre par la qualité et la réussite de leur transformation alors que je reste et persiste ce minable gauchiste, vilipendant à tout va les puissants villepinant les passants (celle là, c’est pour l’effet, d’accord…).

A eux, la réussite, la gloire, les réseaux, des ristournes d’imposition, du boulot, des amis régularisés, des vengeances de droit d’inventaire. A moi, rien, queudal, un doigt, de la merde en barre.

L’un qu’on appelait "le beauf", en ai devenu un  (quoique déjà en 81), l’autre qu’on nommait le Doc devrait consulter au plus vite et le dernier dont on louait la chaleur en perd son sang froid et l’amour de son prochain. Quelle réussite !

Je suis vert de rage, rouge de honte et jaloux, jaloux, jaloux !

 

" Passes moi le sel"
S. Royal – "une famille, une nation"

 

 

et je dépose le slogan "pUMP it up !" ce jour et réclame l'amnistie totale de mes PV sur les 17 derniers mois pour toute utilisation (ainsi  que la non prise en compte de la plainte pour exhibitionnisme au zoo de Moulard, devant la cage aux koalas)

 

 

03 03 2007

 
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