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15/12/2006

La tour prend le fou

Qu’elles sont belles ces grandes tours remplies de petits pantins que les totors des derniers étages s’amusent à faire danser en remuant les ficelles. Toi t’es pas gentil, toi tu pues, ça c’est ce que je veux, ça c’est comme je le veux et c’est comme ça. Par ce que, il faut pas croire mais c’est réfléchie, c’est pensé ! On s’est réunie la haut avec tous mes petits copains de la direction et, entre deux imbitables tableaux de mes couilles sur PowerPoint (superbe export d’Excel !), on a décidé que pour qu’on puisse continuer à s’gaver il allait falloir faire comme ça et pas autrement !

 

Pourquoi supporte-je aussi mal cette camisole mentale qu’impose la hiérarchie d’entreprise. Pourquoi, après tant d’années à la côtoyer de prés, me sort-elle toujours autant du cul. Comment se fait-il que j’ai toujours autant de mal à accepter d’être le joujou d’abrutis de la calculatrice dont le métier est d’arriver à prendre une décision en ayant emmerdé le plus de  personne possible.

C’est pourtant bizarre de ne pas avoir envie de dire oui à tout ce qu’un psychopathe du quotidien peut vous ordonner. A partir du 40ème étage, tout le monde parait ravi de passer ces journées à se tripoter le bibi à faire, défaire et refaire les petits caprices des tarés du 45eme. Tout le monde court, baisse la tête, acquiesce - oui, oui, je le fait tout de suite… J’abandonne tout, oui, oui, je verrais ceux que j’aime un autre jour, oui, je rirai un autre jour, oui bien sur, on n’est pas là pour rigoler…

Enfin au cinquième jour les langues se délient, l’ambiance s’attendrie. Non, tout le monde n’est pas ravi, non ! Tout le monde n’a pas envie de dire oui à tout, tout le temps et oui, OUI ! Il existe bien des personnes qui se demandent qu’est ce qu’on fout là, même là-haut, tout là haut près du 45éme étage.

Réconcilié avec l’humain, j’étais. Il avait suffit d’un petit – c’est une boite de fous, on fait que ça, des présentations, des presentations, des presentations, j’ai 12 000 powerpoint dans le disque dur….-. Un sourire, une compréhension, un compatissement. C’ est vrai quoi, c’est quoi ça... La glace est brisée, la vitre est baissée, on ouvre un peu le capot. On échange les constats, Un Dilbert bien senti powerpoint (photocopy couleur grand format A3,  3,50 euros, Jcopycool de la rue Shouki et Aviva), le syndrome de l’accident de la navette (les causes de l’accident ont été présenté lors d’une réunion avec des aides visuels, quelques mois avant l’accident, certains ont accusé les présentations PPT d’être tellement gonflantes et pédantes avec leurs animations à la con que tout le monde ronflait à mort et que personne n’a retenu l’info). Et puis un autre, bureau b783c, qui sourit, détendu, bien planqué, au fond de chez les fous.
- un café ?
- Whoua !
- T’as vu les tarés ? Ils sont fous non ? Bon qu’est ce qu’on fait, ah oui, tiens, regarde

Une présentation PPT qui s’ouvre, mode « plein écran », des filles, a poil, un texte à la con, une connerie d’internet, quoi… Ici, au 42ème ?!!! Putain le cas, qu’est ce qu’il est, qu’est ce qu’il a, qui c’est ce type là ?

Comme les autres, son métier est un truc bizarre de délégué du machin au directoire du bidule, rien compris.

-          Héhé, regarde ce gros cul !

Putain, le cas ! Je le compte tout de même parmis les miens et essaie de fuir en cherchant le bureau c483d.

Je réfléchie en route. Nous sommes 2, 3 et bientôt des dizaines, des centaines, des milliers !

La tour prend garde, on arrive !

 

« Ils endurent tout, ils supportent tout »
La nuit du chasseur  

15/11/2006

Fiche technique N° C37 – chap. Gestion de crise

Ca démarre exactement pareil, ou presque. Un beau petit gars à l’air imprégné regarde un écran d’ordinateur en tapotant surement n’importe quoi sur un clavier. Une grande belle blonde vient ce coller à lui d’un air décidé, n’ayant d’œil que pour l’écran.

 

 Elle a du bol, il vient de recevoir la vidéo de la camera du parking, d’où c’est que le tas de tripe décharné qui sert de cadavre a été trouvé pas loin.  Et là, comme le type ne connait pas son boulot, elle lui explique tous ce qu’il faut faire, avance, recule, arrête, stop ! Mais non ! avant, recule ! STOP !…

A ce moment, avant d’étrangler la grande blonde et la mettre dans le même état que la purée de viande qui sert d’indice principale. Le type lève les yeux au ciel, respire un grand coup, refixe l’écran et sauve la situation.

 Il se met  à commenter ce qu’il fait. Bien technique…

-         Je vais exponenciélé l’image en deltazoïde (clic hlqdlv clic)…,

La classe totale

-         Et maintenant je réinvective la colorimétrie (clic n,jmpuhZ clic)

La blonde, elle en dit plus une. Elle écrase, bouche bée

-         J’obtentionalyse le detaillisateur (clic kjmlqop clic) et on peut voir le meurtrier. Merde, c’est moi !

Dommage pour la fin mais je note la technique, cela peut servir.

 

"Cette année je m’y remet !
…au Ping-pong."
G Fourniret – "résolution de réclusion"

 

16/10/2006

Le mal veillant

Les Bienveillantes est un roman de l’écrivain franco-américain1 Jonathan Littell,. Il s’agit des mémoires d’un personnage fictif, Maximilien Aue, qui a participé aux massacres de masse nazis comme officier SS. Goncours 2006

 

 

Alléluia, alléluia, j’ai travaillé ! Pas longtemps, un peu tout de même. Au moins cela avait le charme. d’être concentré, très concentré.

Je l’avoue, j’ai travaillé pour des banquiers. La honte.

J’ai les supers boules, je me suis pété les couilles à faire plaisirs au peuple qui a inventé l’agio, les frais de retrait, les intérêts débiteurs, les traitements comptes en anomalie et des milliers d’autres moyens de pressuriser les pigeons qu’ils osent, non sans ironie, appeler clients.

De l’enfant que j’étais à l’adulte qui se dévoue pour une organisation bancaire, le parcours fut long, tumultueux et semé de ces lourdes réalités qui vous font piétiner vos principes et cracher sur des idéaux que l’on croyait enraciné à jamais (j’ai vendu cette dernière phrase pour une somme astronomique aux scénaristes de Desperate housewife ou je leur ai piqué, je ne sais plus).

Endoctriné, finalement assez tard, j’ai vite connu les règles. Elles sont simples, claires et au combien reposantes pour celui qui cherche une épaule sur laquelle il puisse s’appuyer.

Il suffit de regarder l’écran, solvable, pas solvable, riche, pas riche, pourri, à chier, pauvrissime ou clodo, qu’importe le  niveau, la note apparaît. Ensuite le jeu est simple, meilleure est la note, meilleure est le service, le reste n’est qu’une question d’essorage et de rinçage des sous classes.

Mais je divague en rêvassant ou le contraire alors que sur scène vient de débarquer un de mes standards préféré, " la directrice de communication d’un gros groupe financier ! ". Alors que les dir. com. males débarquent sur scène en moto, à cheval, sur des airs de " Vi vil rock you » ou tout autre dauberie sensé pouvoir exalter au moins, l’abruti qui se trémousse devant les autres. 

Elle débarque sur scène, sans grigri, musique ou autre. Toute seule, calmement, posément, elle impose son personnage comme lui a appris son coach d’apports communicatifs. Elle est immanquable. Quand tout le monde est en gris, façon finance, elle débarque, déguisée en Roselyne Bachelot* période 1973, acheté spécialement pour l’occasion au prix de 2 vans VW chez un créateur du 6ème. Ajoutez à cela une série de bracelets développement durables qui font cring crong près du micro, un brushing façon évaporé du matin et puis…Elle démarre son speech.

Ecouter une femme, débiter les mêmes âneries que le premier male venue est toujours une déception. Si le ton et le style diffèrent, la banalisation conceptuel et la conceptualisation banale pour finir dans un incompréhensible embrouillamini (oui, comme ce paragraphe) d’entreprise citoyenne, durable et  autres branleries habituelles servie par les services communications, nous rappelle que les méthodes marketing n’ont pas de sexe, et ça, on s’en branle royalement comme dirait Fabius

En ai-je fini avec cette andouillette ?

Oui, passons à la deuxième et véritable déception de la semaine, voir ce brave Michael Richards (Kramer dans "Seinfeld" ) complètement péter les plombs et baver des injures raciales en public. Je n’ai qu’une angoisse, que le souvenir de cette scène atroce ne pèse sur mes futures visions de ce délicieux sitcom. Dans ce cas, je lui en voudrais à mort.

"le lifting de la semaine, c’est de Panafieu qui l’a !"
Guido Pancaldi – mémoire d’un arbitre de jeux sans frontières

 

 

 

* Viande bovine d’origine Française

12/09/2006

Un gros bof

Quelle avoinée !

La réunion de travail de l’autre soir a donné lieu à un beau crêpage de chignon, et ce, malgré un bon cépage de Chinon. Tout le monde en a pris pour son grade comme disait Bigeart en revenant de Dien ben phu et chacun est reparti avec sa petite musette de mise au point  et de prends ça dans ta face de traîne mou.

Le boss nous a tous mis face à nos responsabilités en posant les vraies questions. C’est sure, c’est lui le boss.

-  Toi, Pourquoi  t’as rien écris le mois dernier ?
- Parce que j’avais foutre rien à dire
-  Faute ! Grave erreur ! Si l’on écrivait que si l’on avait quelques choses à dire la terre serait encore couverte de forêt et l’industrie du papier ferait le chiffre d’affaire d’un vendeur de Kébab dans le 16e. Raison Nulle !
 Toi, la France, le bordel, la droite, la gauche, le grand capital et tout le tintouin, ça t’énerves plus ?
- Bin, ça me dépasse tellement maintenant, je n’arrive plus à avoir un semblant de vision objective…

Bing ! Le pain est parti, directement en plein dans la gueule via la prise d’élan du bras droit

- Et maintenant ? T’as une vision objective de la violence en entreprise et du climat d’insécurité ou tu veux que je te flambe comme un bus aussi ?

Celui qui a rajouté, "fout –z-y le dans le congélateur !" pour faire croire qu’il lisait les journaux auraient mieux fait de se taire, c’était son tour…

-  et toi, le concept de travail, profession, clientèle, service et toute la baraque à frite de conneries qui nous fait gagner de l’argent, t’as tout oublié ? Tu préfère passer tes journées, le bide au vent, devant la télé à mater des séries allemandes ? Sais-tu qu’à ton âge, Mozart était déjà mort ? J’espère que tu as mis a profit ces longues journées de chômage pour fourmiller d’idées pour impacter vraiment l’audience de G-Firmin ?
-   …
-  J’écoute
- Heu, des dessins, des crobars, ça par exemple ?

grrr.jpg


-  ??!!  Cette merde ? C’est moi là ?
- Non, c’est Pierre Arditi dans la pub du crédit L, celle  ou tous les plus pauvres acteurs français viennent payer leurs impôts
- Ah bon ? j’avais pas reconnu mais le concept est bon, vous avez entendu les blaireaux ? Dire du mal des peoples, c’st bon ça, c’est fédérateur et Juppé, t’en pense quoi ?
- Heu, depuis qu’il est rentré du Canada, je trouve qu’il a muri, il est super !

Bing ! Le pain est reparti, directement en plein dans la gueule via la prise d’élan du bras droit. Il est dure mais il est juste, c’est normal, c’est lui le chef…

" Ne jamais mettre d’enfant dans le bac congélateur "
F Dolto – "les trucs vraiment primordiaux pour élever son enfant "

03/09/2006

les raisons de la colère

Quel début de saison ! J’ai bien cru que ça ne démarrerai jamais, et puis petit à petit, c’est revenu.

Il a fallut que je me tape les bravades frisant l’inconscience du nain Umpiste et ses nouveaux collègues americano rocko débilo et j'en passe, les bavasseries néo comiques du jabba borgne frontiste, les élucubrations clownesques du fini à la pisse vendéen, les bégaiements inconsistants de socialos élito-arrivistes s’ébrouant derrière  le rayon asperge qui leur sert de tête de gondole. J’en avais fini avec la politique en m’essuyant les pieds sur des verts bio dégradés, des cocos camisolés et toute cette clique de petits aussi tarés que les gros, le temps de parole en moins…

Je comptais sur l’actualité culturelle pour me remonter le moral mais comment se raccrocher à des écrivaillons nombrilistes, du genre Machine ou Ducul, dont le seul intérêt est leur frémissement clitoridien et  la base romancière, leur pet du matin. Que penser des punko mongolo, gourou d’une science fiction onaniste qui n’a pour marque de fabrique, que d’apparentes lunettes noirs, le gout pour des annuaires incompréhensibles de prêchi prêcha apocalyptique et l'utilisation de noms hypers compliqués aux consonances russophones pour montrer qu’ils savent se servir des touches "control" "C" et"V" du premier clavier venu.

Se torcher avec le hit parade des 10 meilleurs ventes du nouvel obs. m’a semblé la chose la plus sensé à faire, et recommencer avec le nouvel obs. lui-même n’a même pas réussi à me détendre.

J’ai allumé la télé en désespoir de cause et entre les 12000 crimes atroces que m’ont proposés les 5000 séries identiques, j’ai pu vérifier que les productions françaises étaient encore plus minables, mal foutus, pompeuses et gonflantes que la première clinique de la forêt noire qui passait par là.
Sur les conseils de ma concierge je me suis tapé les nouvelles émissions françaises de variété et ai eu une diarrhée  dès le générique  de chacune d’entre elles - pour plus de détail, demandez moi...

Enfin pour oublier tout ça, j’ai essayé de regarder le monde avec des yeux d’enfants et me suis rendu compte que les intégristes musulman avaient réussi l’immense exploit de me rendre le pape sympathique -non, je déconne...- et leur connerie sectaire les plaçait cette année encore en tête des casseurs de couilles de mon hit parade personnel ex-aeco avec l’abruti fils de  l’autre abruti et sa horde d'intégristes cathos vendeurs d’armes, racketeurs de pétrole, les richissimes émirs fossoyeur de leur peuple et propriétaires de la place Vendôme et un peu devant tous ces sphincters accrochés à la directions des grosses entreprises et au magot qui va avec. Je ne parle pas des 7864 autres de la liste actuelle et non exhaustive...

A la fin, j’ai pensé à cet ami (pas de nom !) qui lors d’un entretien d’embauche avait explosé en plein vol, à la suite de cette remarque gratuite et anodine : vous semblez un peu impulsif…

 

    " Moi impulsif ?! 
      Mais vous vous foutez de ma gueule ?!
       Allez vous faire foutre connard !!"
            Un pote de G-Firmin – "Comment pas trouver du boulot"

28/08/2006

qu'est ce que tu fais pour la rentrée ?

A moins de deux semaines du démarrage de la nouvelle saison de « au dessous du volcan » le blog, je n’ai toujours pas reçu la moindre information sur les tenants et aboutissants de cette saison 3.  Face au silence et à la non divulgation d’information du scénariste suprême, j’ai décidé d’aller chercher mes informations moi-même.

J’ai commencé par lire l’horoscope du parisien qui comme le reste de ce canard ne m’a pas appris grand-chose si ce n’est la forme féminine de obtus qui est « obtuse », dans les mots fléchés. Le scénariste suprême me conseil d’être souple en famille et de savoir tenir mes délais au travail… Putain les conneries…Selon mon ascendant, je dois aussi éviter les plats lourds tel que choucroute, paella, tripailles ou autres raclettes encore.

Je sens que ça va déménager sec cette année !

Pour passer le temps, en attendant la rentrée, je me gausse du génie créatif des publicitaires qui ont encore réussi à fourguer  une enclume conceptuel à la Poste,  je ne veux même pas savoir à quel tarif. « Faire grandir la confiance, c’est donner des ailes à chacun », fallait le trouver ! Quand je pense que j’ai raté la convention ou cette merveille a été présenté. Vraiment je suis triste, triste, triste…(cf : G Lenorman)

  Je rentre à peine de la cambrousse et j’en ai déjà plein le cul de voir ces bobines d’andouillettes radieuses sourire sur des 4x3 détrempés à nous fourguer des concepts branlatoires à 10 000 bornes du simple fait de se lever le matin.

  Plein le cul d’être obligé de me goinfrer leurs photos et autres mis en images navrantissimes qu’un abruti catoganisé en pantalon de cuir (ou Smalto avec une grande mèche, voire pire avec un col roulé et un gros menton !) a réussi à péter par la bouche un beau matin.

  Plein le cul de me fader en gros plans ces culs de gonzesses que je ne baiserais jamais (dieu m’en garde, vite l’horoscope du parisien ! – Vierge : vous ne baiserez pas la meuf de la pub Aubade aujourd’hui – Ouf !)

Et leurs leçons à la con, toutes tirées de "Karaté kid 2".

Je le sais, j’ai vérifié !

  Quand je pense à toute cette bonne coke (heureusement fort coupée ) que le milieu de la pub s’envoie pour finalement pondre de l’abrutissement pareil.

  Alors là !

  Là vraiment ! On se dit que la drogue, c’est vraiment de merde !

 

« Viens donc voir mon jolie bus »
Emile Louis – le marketing au quotidien

 

mouillard sur veuze


 

 

 

28.8.06 18:50

16/08/2006

Saison 3

Préparez vous à retrouver, dès septembre, pour la saison 3, toute la sympathique équipe d’ « au dessous du Volcan » ! 

 Il y a toujours les filles qui remplissent leurs armoires de toilette de doses de marketing et qui rendent la vie plus belle, l’ami Paul qui ne rate pas une occasion de chanter « Couscous Saupiquet » dès qu’il est bourré, Dédé, le patron du bar « chez Dédé », où il sert un blanc qui fait du dégât et des demis biens frais, Théo qui persiste à 4 grammes pour la reprise du championnat malgré les coups du sort, les coups de boules et le coût de la vie, encore tout plein de nouveaux amis qui vont apparaître surement et très probablement toute une horde sauvage d’emmerdeurs, d’empêcheurs de se la fendre peinardos, une symphonie de trous de balles de mes deux et autres suceurs de nœuds (au sens péjoratif, je n’ai rien contre les vrais administrateurs de plaisirs buccaux) qui font que l’on a bien raison de partir averti.

On retrouve aussi et bien-sur G-Firmin, que l’on a quitté, à la fin de la saison 2, posé comme une grosse bouse, en plein milieu d’un pré, en train de se dire, - finalement, je suis vachement bien ici…- .

On se souvient qu’il avait fini la saison éreinté par l’alcool et la désintégration sociale, bavant sa haine et insultant la moindre consultante qui se trémousse à moins d’un mètre et s’essuyant allègrement sur le premier projet de merde que lui déverse le premier directeur de production mongole qui passe. Un tel comportement explique les longs mois de quasi chômage que connaît notre héros et le formidable état psychologique dans lequel il démarre cette saison 3.

Heureusement, il sait ouvrir ces grands yeux aux histoires humaines et sait éteindre TF1 de temps en temps, YOUPI !

Hélas, il a toujours cette fâcheuse tendance à lire le journal le matin, gageons que les formidables nouvelles qu’il lira lui remonteront le moral !

Quoi, j’ai dit une connerie ?

 

3 Attention, va’z’y avoir du pétard ! "
Louis
la Brocante – ép. 1243 « Louis achète une table »

 

 

 

16.8.06 00:45

04/08/2006

T'AS PAS, T'AS PAS TOUT DIT

Paroles et musique de Boby Lapointe

 

 

                     Sol7

Do     Di da di dou dan ding dang dang

           Do

Di da di dou dan ding dang dang

                          Sol7

Do    Di da di dou dan ding dang dang

                       Do

Di da di dou dan dang dang.

  

            Do                                     Sol7

R - T'as pas, t'as pas, t'as pas tout dit

                                     Do

T'as pas tout dit à ta Doudou

                                              Sol7

T'as des doutes et t'y dis pas tout

                                                   Do

Et qui c'est qui l'a dans l'dos

Toi !

T'as pas, t'as pas, t'as pas tout dit

T'as pas tout dit à ta Doudou

T'as des doutes et t'y dit pas tout

Et c'est toi qui l'a dans l'dos

Han !

 

        Do                                          Sol7

1 - T'y as dit : "J'bouff' rien que du caviar

                                                                    Do

C'est des petits oeufs, j'les mange à la coque

                                                 Sol7

Je les fous en l'air quand ils sont trop noirs

                                 Do

Et j'en achète d'autres."

                                       Sol7

Mais si t'avais été moins vantard

                                                                 Do

T'aurais dit : "Je bouff' que des pommes de terre

                                 Sol7

Et le soir s'il fait du vent tard

                                      Do

Je prends un bol d'air."

Han !

 2 - T'y as dit : " Mon papa l'est riche
Il a des dents d'or, il met des cravates
Ma maman met des plum's d'Autriche
Et s'épile les pattes ! "
Mais si t'avais été plus modeste
T'aurais dit qu'ta mère est modiste
Et que ton papa l'empeste
Parc'qu'il est lampiste.
Han !

 

 

3 - T' y a dit : "J'ai une maison
Tapissée partout mêm' dans les toilettes
Avec la télévision
Montée sur roulettes."
Ben si t'avais été plus honnête
Sans dire des sornettes sur ta maisonnette
Elle aurait sonné ta sonnette
Pour t'offrir son aide.
Han !

 

 

- T' y a dit : "J'ai une maisonTapissée
partout mêm' dans les toilettes
Avec la télévision
Montée sur roulettes.
"Ben si t'avais été plus honnête
Sans dire des sornettes sur ta maisonnette
Elle aurait sonné ta sonnette
Pour t'offrir son aide.
Han !

Di da di dou dan ding dang dang

Di da di dou dan ding dang dang

Di da di dou dan ding dang dang

Di da di dou dan dang dang.

 

 

oui, c'est vrai mais dorénavant ce sera aussi comme ça !

 

 

Et alors ?

 

4.8.06 20:17

25/07/2006

Où est-il l'été, l'été ou est-il ?

J'ai encore eu envie de vomir en regardant des pubs à la télé, j'ai eu la nausée en lisant le(s) journal(aux)*, je suffoque sous la chaleur et le temps qui courre me rapproche des pires en me desespérant de ne pouvoir retenir, même une seconde de plus, le moindre instant de ce qui pourrait ressembler au bonheur... 

je suis au milieu d'un prés, en altitude. Finalement le plus heureux des hommes.

MeuhhHHHH !

Je déclare officieusement les jeux de la haine de la connerie humaine ouverts....

"'mais si, je souris"
E. Zatopek "la vie est un marathon"
 

 

*j'en ai 200 pages, j'ai fait un condensé

14/07/2006

une gueule de bois en plomb

 

L'Italie a gagné la Coupe du monde de Allemagne 2006 face à la France au terme d'un match très disputé ! À la fin de la prolongation, le score était de 1 but partout. La victoire de l'Italie est acquise au terme des tirs aux buts.

 

Merci Monsieur Théo* de m’avoir permis de vivre ce mondial.

Alors que ce pauvre Théo n’en fini pas de pleurer cette finale gâchée, j’ai pu retourner, enfin, calmement et soulagé à mes préoccupations naturelles. Soulagé parce qu’au dernier penalty tiré, c’en était fini du sport et ne restait plus que du blablatage et du « y z’auraient du » et autres bonnes raisons de boire des coups en passant.

Outre du foot, je dois avouer une certaine overdose de la saoulerie beuglante de ce dernier mois, tout particulièrement après le bouquet "finale" de dimanche dernier.

Théo était au maximum de sa forme et un mois de compétition n’avait en rien altéré sa folie verbale qu’aucun lecteur labiale, fusse-t-il du FBI, n’oserait retranscrire.

Fin prêt bourré dès 18h00 et encore sous l’effet de 3 jours de stress à lire et relire les 3 mêmes articles que se partageait la presse nationale, Théo nous délivra pendant 3h30 un spectacle de très haute volée, la partition d’un artiste au sommet de son art, la classe internationale des éructeurs beugleurs.

Comme d’habitude, tout le monde a ramassé son petit paquet pour les étrennes.

Naturellement l’adversaire directe, l’arbitre, le 1er, le 2ème, le 3ème, le 4ème, toute leur famille et leur pays, la FIFA, les officiels, les people, les règles du jeu et tout ce qui pouvait passer sous la main – putain c’est quoi ce blanc qui me bourre pas la gueule ! – ont été particulièrement gâté pour la plus grande joie d’une audience conquise et livrée corps et âme à ce conquistador du commentaire.

Et puis, après le dernier penalty, plus rien.

Avec quelques autres, j’ai applaudi la formidable prestation de Théo mais ce n’était pas l’immense ovation auquel je m’attendais et qu’il méritait, j’ai donc arrêté et lui ai serré la main chaleureusement en le remerciant des bons moments qu’il m’avait fait passer.

Il m’a regardé, vidé, éberlué, tel un compagnon de la chanson sortant de scène, à marmonné je ne sais trop quoi dans son verre de blanc. Il était temps pour moi d’aller remplir cette panse boursouflée par la bière et attaquée par un vin blanc que la communauté européenne devrait refuser au même titre que le chanvre marocain et l’absinthe portugaise.

Aux dernières nouvelles, Théo, s’est pété la gueule en vélo, en rentrant dimanche soir. 3 points de suture qui n’ont même pas fais une ligne dans le journal local.

Je l’excuse et je comprends.En plus il n’y connaît rien en tour de France…..

 

 "Ail ! Bobo la tête"

P.L. Sulitzer – « maigrir sans le savoir »

 

 

* Théo, voire les pages précédentes

 

 

14.7.06 03:54

 
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