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27/02/2006

Parce que je vaux plus !

A force de rien foutre, j’ai craqué. J’ai voulu me remettre une dose, comme au bon vieux temps. J’ai fouillé la baraque de fond en comble, vidé les tiroirs, renversé les canapés, troué les matelas, percé les poches, étripé le sac aspirateur, microscopé la moquette, J’ai même retrouvé un yaourt d’aout 2001 (délicieux d’ailleurs)… 

Je me suis gratté à qui mieux mieux…

Alors je suis allé dans la salle de bain, direction la trousse de toilettes des filles et là j’ai pris ma dose…de marketing.

Jojoba, poudre de noyau d’olives, cellules extenso-restructurante, molécules d’Evéa (c’est quoi ce truc ?), microparticules d’oléagineux fermentés !!!  zestine de pelure de pêches, particules oxydo-démélantes, extraits de poireau enrichis aux navets, complexe bio-lavant au retensorb, décongestionant à l’écorce de chêne nain, agents dermoplatrant aux huiles de coudes essentielles hypo-energisantes,  polliole de mes deux, bio-passifs gélatineux, bouillabaisse d’algues ionisé, foie de veau à la bergamote efface ridule…

Ce délirant vocabulaire survitaminant m’a totalement resurvitaminiminesmité, j’ai choppé la mousse à rasé à la formule sensibiliso-regenerente testé sur des culs de lapin pendant des heures par un pervers sadique, ancien étudiant en bio qui peut enfin acheter une Mégane, j’ai appellé les filles à se rassembler et devant leurs yeux inquiets et ébahis j’ai vidé cette putain de bombe de crème à raser dans le ciel de la salle de bain en eructant « je conchie le marketing et vous feriez bien de faire comme moi ! »

Le résultat ne s’est pas fait attendre, elisabeth Arden, Barbara Gould, Celine coiffure, et autres Giberte Dermocream sont retournés dans leur trousse en détalant. J’ai tout juste pu dissimulé un tube de Dermoprurit, il offre un effet lifting instantané spectaculaire grâce à l'action tonifiante et raffermissante de la Bugrane. Son gros complexe Talgo Silicium Vitaminé agit directement sur les tissus de soutien afin de les restructurer et de prévenir le relâchement cutané et anal. Il y a aussi du céleri dedans.

Mmm, je viens encore d’en lécher un peu, c’est délicieux, ça a un goût de baleine…
 

« Un délicieux geste tendresse qui laisse votre peau toute douce ?!! »
James Wood – mes secrets beauté

 

 

14/02/2006

Maurice, son Hôtel

Combien de chambre d’hôtel me suis-je tapé depuis le début de l’année ? Je ne sais déjà plus. 

Il y a eu ce beau 3 étoiles à la montagnes dont les sous sol n’avaient plus de secret pour moi, vue que je n’en sortais qu’exceptionnellement pour retourner bosser dans ma chambre. Je me souviens de l’animation au bar, une chanteuse branchée (si, si) sur echo à faire des tibidou tibouda derrière un guitariste éclectique branché par antenne et se promenant de table en table en jouant un interminable solo mou, biling, biling, sur une boite à rythme déprimante tchiki blong, tchiki blong. L’ecran plat de la chambre etait en panne par intermittence (marche 2 minutes, en panne 15 heures) et fut remplacé le jour de mon départ, Ce même jour ou j’ai enfin découvert comment boucher et déboucher le lavabo (Une pression sur le bouchon, vive le progrés).

Il y eu ce beau Palace parisien, ou discrètement (et sans un bruit) je retransformais notre salle de réunion en plus ou moins une chambre qu’elle n’aurait jamais du cesser d’être, sitôt la nuit tombée et les clients enfin enfuis… Puis très tôt le matin, la larve rampante que je suis à l’aurore redevenait, après une douche grand luxe, un être présentable, retransformant sa couche en salle de réunion et capable de feindre l’ignorance sur la provenance d’un taux d’humidité si important  tout en accusant les plus gradés au sujet de l’odeur émanant des toilettes.

En Espagne, le concierge était le sosie parfait de Paul Lou Sulitzer jeune (putain , le bad trip !) , j’ai mis 4 jours à comprendre que le lavabo était transparent et j’ai failli me prendre deux fois la gueule dans les parois vitrées qui menaient au petit déj. L’Espagne a une nouvelle passion pour la transparence…

Dans le deuxième hôtel, une vitré teintée séparait la salle de bain du lit, même pas le temps de prendre un bain….Les interrupteurs sensitifs géraient l’harmonie luminaire (une lumineuse harmonie ?) avec une telle simplicité que seule un ingénieur en bionique avancée, en cinquième année de caressologie aurait pu aller pisser au milieu de la nuit sans se prendre une baie vitrée dans la poire.

Rien de tel chez  Mickey ! Pour la commission suivez les cow boys, en plein rodéo, qui sont peint sur le mur, allumez l’énorme lampe botte de cow boy (la botte de Pat Hibulaire !), soyez éblouis et les toilettes sont en face.

"Les hôtels, c’est comme les cul ! T’en as vu un, t’en as vu cent", me dit Paul, mon pote qui chante "couscous saupiquet" quand il est bourré,et, une fois n’est pas coutume, il a totalement tort sur ce coup, je ne lui fait pas remarquer mais venant d’un grand penseur tel que lui, cela m’étonne…. Il réfléchie encore, c’est beau….

" Non ! Les hôtels c’est comme les couilles, t’en vois une paire, t’en as vu 200 !".

Ha ! Voilà qui est mieux.

 "Vive les hôtels !"
P. Hilton - "Mémoire d’une jeune fille dérangée"

 

 

 

 

 

14.2.06 20:44

07/02/2006

Nasebroc et Schnock

J'ai tellement travaillé, je me suis tellement concentré sur les nouvelles modalités du blog (17 minutes) que je ne sais absolument plus pourquoi j'ai fait un blog et ce que je veux y écrire. 

Voyons, voyons....Certainement pas du mal des assedics. Rien mais alors vraiment absolument rien sur Mahomet, je ne compte pas non plus dénoncer les arrangements de la mairie de Puteaux.... Je ne parle même pas d'aborder le moindre sujet internationale, l'iran, l'irak, la palestine, la thétchénie, israël (j'ai mis la tchétchénie entre les 2, ça les repose un peu) ou le Tibet ou tout autre bled que je ne connais pas et qui n'a pas le bonheur de me connaitre en retour.

En homme de droite décompléxé, je pourrais vanter les formidables avancées libérales de notre gouvernement, mais en ce jour de manifestation, j'imagine la douleur des milliers de pauvres (ahah, les cons) rentrant de dix kilometres de marche en compagnie de boudins gauchistes et lisant sur leur PC minable à 56 k qu'ils ont eu tort de perdre une journée et qu'il ferait mieux de retourner bosser s'ils veulent que notre bon gouvernement nous sorte enfin de cette merde bolchévique !

Peut être pourrais je profiter du succés de ce blog (oui, vous êtiez huit en Janvier, plus que 7 !) pour réclamer les mêmes avantages que les grands de ce monde. Soit tout simplement, le gériatre de Mick jagger et le cancérologue de charly Watt  en cas de problème.

Plus modestement, en relisant mes précédentes notes, je crois que je vais continuer à faire de ce blog, ce brulot médiatique (tel un "France soir" des grands soirs) et ravir ainsi ces millions de lecteurs assidus et enfin affranchis (bandes de timbrés !) en provoquant inlassablement la face du monde !

Zut aux Suisses !
Osiris est un gros naze !
et le maire de Pouilly l'évèque sent des pieds !

 

 

 

7.2.06 18:09

03/02/2006

Youpi mes couilles !

Tout m'énerve dans ce nouvel engin ! 

C'est comme déménager par surprise. Quitter une ville, sa ville, Avec sa bite et son couteau. J'ai perdu mes liens, mes adresses, mes amis, mes habitudes et mes repères, et me voilà, à essayer de comprendre ce nouveau monde....

 Rambo 1, Huuuuuuuuuuuuuuurghh !!!!

Paul, mon pote qui chante toujours "Couscous Saupiquet" quand il est bourré me montre sa collection de tous les premiers numéros des séries de collection que l'on trouve chez les buralistes. Voila une visite qui me remonte le moral.

Le N°1 des véhicules de la poste (la deuche jaune !), le 1er fanion cuillère, un chassis de Meschersmidt (mecherdemerdesmith, truc comme ça quoi ?!!!), la plus belle poupée du monde, la yamaha championne du monde en 2002, le soldat de plomb de la guerre de 70, La boite de biscuit en Acier, la voiture Amora du tour de France 67, les plus beau ecrous du monde (le numéro 1, l'écrou Bulgare !), les plus belles centrales nucléeaire de deuxieme generation, les armes des plus grands criminelles, la saga des chaussettes en fil d'écosse....

Tout ces trucs à la con m'ont fait oublié mon syndrome de changement.

J'ai crié "ouais ! Youpi !" à chaque vision d'une de ces épatantes oeuvres du génie humain.

Youpi ! parce que c'est bon de changer, de ne plus rien comprendre , de ne plus savoir ou l'on est et finalement de retrouver Paul, parce que l'on sait que malgré tout, après 3 beaux verres de rouge, il chantera irrémediablement (peut-etre 4 verres) "Couscous Saupiquet" !

Youpi ! Parce que c'est un terme tellement inutilisable qu'il est bon, encore, de l'hurler à la face du monde (qui utilise ou a utilisé un jour "Youpi"?)

Youpi ! Parce ce que comme il l'est dit plus haut, c'est un terme tellement peu utilisé qu'il est bon de l'utiliser au moins 2 fois !

Youpi ! Parce qu'il est des mots comme de certains humains qui semblent avoir gardé un pied dans l'enfance pour l'éternité

Youpi ! Parce que je vis, je ris et que je cherche encore s'il faut un "S" à "ris"

"Tous les matins, je crie "Youpi" !"
Ian Curtis - "mes secrets, ma méthode"

 

 

3.2.06 01:58

20/01/2006

Si vous avez manqué le début...

A mon tour, je suis devenu ce gros con qui décide ce qui est important ou ne l'est pas, ce qui doit etre fait ou pas et qui doit le faire ! Ma premiere décisions devra en imposer afin que dès le début j'imprime les esprits de mes capacités, mes volontés et mes objectifs. 

que tout le monde m'écoute !!

J'ai décidé de prendre 20 minutes  de réflexion afin de faire le point avec moi même ! J'enmène le dernier Télé 7 jours avec moi, si on me cherche, je suis au cabinet !

Je crois qu'ils ont bien compris, c'est fini la rigolade !!

"décider, diriger et d'entreprendre commencent par un "d" sauf le dernier"
A. Minc "mes mots fléchés faciles"

 

 

 

20.1.06 13:23

09/01/2006

Robin d'exploits

2ème jour en sous-sol, ça va. On peut très bien vivre sans voir la lumière du jour. 

On trouve toujours des abrutis pour réaliser des exploits idiots sous couvert de recherche scientifique ou d’accomplissement personnel. Je me souviens avoir assisté à la conférence d’une jeune femme qui s’était fait enfermer dans un gouffre pendant quelques mois afin de fournir je ne sais quels informations à des scientifiques pervers, désireux de savoir si l’homme pouvait vivre comme un vers. Quelques mois plus tard j’appris son décès par suicide, la pauvre ne s’était jamais remise de cette expérience. Je ne connais pas les avancées scientifiques tirées de cette expérience mais la conclusion parait simple : évitez de passer 3 mois loin du jour pour votre santé mentale. Merci docteur, ça fera 30 euros.

Effectuer des exploits inutiles et idiots est devenu un must dans nos sociétés modernes. De plus en plus, on croise ces gentils fous dans les conventions d’entreprises, les médias, les pubs. Ils sont reconnus, écoutés, ils sont des exemples, des modèles.

Ainsi on retrouve Machine qui n’a rien d’autre à foutre dans la vie que de traverser l’atlantique à la rame, parlant de cette enrichissante expérience a des visiteurs médicaux. Trucmuche, qui descend en apnée à 2000m de fond, expliquant à des dirigeants de grandes distributions, son entrainement pour en arriver là. Bidule, qui a traversé le sahel en roller, déblatèrant sur la problématique du grain de sable et du roulement à bille à des cadres de groupes pétroliers, etc.…

Vos dirigeants adorent côtoyer ces rois de l’exploit et dans les 4 étoiles ou ils les invitent avec le budget de vos primes, ils les exigent même à leur table. Je comprends que ces héros des temps modernes n’aient plus qu’une envie, encaisser leur chèque et repartir au plus vite, seul au milieu de l’océan.

Profitant de cet engouement, j’ai pensé à monter une agence de héros des temps modernes. Voici Tsang Lee, 13 ans, qui peut coudre en une journée de travail, son propre poids en ballon de foot pour 28 euros par mois, Mahama Madou, 12 ans, qui arrive à vivre encore en ne mangeant du mil qu’une fois tous les 3 jours depuis sa naissance, Marcina Bviotchev, 21 ans, qui  a été vendu à 4 personne différentes en moins de 3 mois, An Lee Mhiang, 13 ans, qui a couché avec plus d’allemands cinquantenaires que Mata Hari, Sabrina et Claudia Schiffer réunies et enfin Harry Whitpearl, qui, a 18 ans, peut s’envoyer 3 doses de cracks en gardant  un magnum 357 en main (même Clint n’y arrive pas !)

 Après ma métamorphose en homme de droite l’été dernier, j’ai bien cru que moi aussi, j’étais devenu un de ces héros modernes, mais en vain. Aucun appel, aucune invitation, pas la moindre incidence médiatique, rien.  .Manque de préparation surement, alors cette fois, c’est différent, j’ai 28  électrodes plantées dans le corps, une coloscopie en permanence, 2 ordinateurs au bout des doigts, 5 chefs de régions sur le paletot 24h/24 pendant une semaine et 3 directrices marketing pour occuper mes moments libres !

Si avec ça, je ne suis pas invité à la prochaine convention de dirigeants de Fast Food, c’est à ne rien comprendre à cette putain de société !  

"Je ne sais même pas combien j’encule de personnes par jour, si ça c’est pas un exploit !"
F. Pinault – « seul, grâce à tous »

 

 

 

9.1.06 16:08

02/01/2006

Suivez mon regard

A vous, les politiciens véreux ou pas, bouffés par l’arrivisme et la soif de pouvoir, aveugles des réalités et éblouis par les sondages, imbus au point de croire qu’une nation, un département, une ville… a besoin d'eux, à l’écoute de rien et avides de tout, cachés derrière un couvre feu d’un autre siècle et une connerie toujours plus actuelle.

A vous, les grands patrons et leur armée d’adorateurs et gestapistes du grand capital, gavés d’argent jusqu’aux gencives de leur 15ème descendance, s’arc boutant sur leur position comme une vieille hyène sur une charogne, prônant et décidant à tout va et sans vergogne le malheur, la détresse pour le bienfait de leur compte bancaire.

A vous les comiques de services, perdus par l’argent et la gloire qui n’avaient plus de drôle que votre incapacité à analyser votre société et à pérorer au milieu de vos amitiés élitistes.

A vous, chefaillons de mes couilles, au sérieux et à l’incompétence tragique. Assis sur son pouvoir pour dire de qui de quoi, empalé par sa connerie pour dire l’inverse et le reste.

A vous publicitaires débilitant a l’opportunisme mercantile ; à la verve dégoulinante de salmigondis changeant et aberrant.

A vous les petits collabos de bureau, obéissant, manœuvrant, ourdissant, dénonçant et tout ça petitement.

A vous les incompréhensifs, les surs de soi, les je sais ce que je dis,

Pour 2006, je vous souhaite ça :

 

OUILLE.jpg

 

Pour les autres, je ne souhaite que des choses biens, enfin, faut voir. Envoyez vos dossiers....

13/12/2005

Ma part d'ombre

"Ha ! ce qu’on est bien quand on est dans le grand bain
On coince la grosse bulle
On joue sur son dessous de main

 

Ha ! ce qu’on est bien quand on est dans le grand bain
On pourrait y rester jusqu’au lendemain matin. " 

Ai-je chanté toute la journée, sur un air salvadorien,  dans mes beaux nouveaux locaux, la haut, en altitude.

On est bien ici, au chaud (très chaud). Le café est gratuit, les bureaux sont confortables, la cantine infecte,  et la poubelle vidée tous les soirs. On est bien.

L’élite vous entoure, vous semblez en sécurité et pourtant, pourtant le psychopathe des toilettes sévit ici aussi. Oui, ici, comme dans tous les locaux de France qui dépassent 10 personnes, le psychopathe des toilettes maltraite votre odorat et votre croyance en l’évolution.

A force de le croiser, dans tous les bureaux de France, à longueurs d’années, j’ai cru, un moment, que c’était moi le psychopathe des toilettes. C’était, il y a quelques années, j’avais vu la veille « Fight club ».

Et si j’étais schizo ? Et si, chaque fois que j’allais aux toilettes, mon Brad Pitt interne se réveillait et massacrait toute dignité humaine ? Après tout, je cite déjà E. Raoult, chez Dédé a à l’heure de l’apéro (« bien sur que le couvre feu est nécessaire ! », alors pourquoi pas Brad Pitt à L’heure du popo.

A l’époque ma barre abdominale n’avait rien à voir avec celle de Brad (et aussi de nos jours, je l’appelle Brad, c’est quasi moi !) et mon reflet, torse nu, dans le miroir des toilettes de la Scorbutec  ne renvoyait rien qui puisse passablement exciter Angelina Jolie ou toute autre asperge qui ne connaît rien à  la beauté masculine. Non, ce n’était visiblement pas moi le psycho des toilettes. Brichaud, de la compta, pourra vous le confirmer, alors qu’il me surprit en ce lieu. Lorsque je me frappe, mon double ne me frappe pas en retour. Le test fut concluant, douloureux mais concluant.

Depuis ce jour, Brichaud ne m’a plus jamais regardé pareil et je traque inlassablement le psycho des toilettes, ce salaud, ce pourri, ce dégueulasse...

"Ho ! maman est très énervée !"
Norman Bates et Florence Pernoult - "j'éduque mon enfant" 

 

 

13.12.05 20:20

09/12/2005

mettre à bord, bien profond

Vous serez au siège, à la maison mère, au cerveau. Vous serez assis à la droite du père, vous serez là où tout se décide, là où ça se passe,  au cœur du gros bouzin.

Après mon séjour en proctologie, le terme être au siège aurait du me mettre la puce à l’oreille, mais d’un naturel optimiste et frondeur, j’y suis allé en sifflant, le doigt sur la couture (heu... comme Lee Harvey Oswald, un matin de 63 ?).

Etre au siège, c’est l’apanage du gratin, de l’élite, même l’homme de ménage a bac plus 5 ici. Ici on est loin du quotidien grisâtre du vulgarum humanum larbinum de base. Ici on voit loin, on se projette, on imagine demain, on se télescope le future.

Ici, on est en haut de la vigie, on surveille l’horizon, bravant la tempête et les périls, toujours gaillard, toujours vaillant ! « pat’on ! concu’ence à babo’d ! »

Hormis le pantalon style corsaire, très répandu chez l’ingénieur, le galérien qui me sert de guide sur ce vaisseau amiral n’a pas grand chose à voir avec Surcouf ou Burt Lancaster, mais il sait lire les vents et les éléments, « hum, ça sent, il y aura de la choucroute à la cantine ! »,

Je décide de l’appeler « l’olfactif » (olfactice pour Lianne foly ?).

Alors, qu’en bas, les galériens suent et souffrent à ramer pour faire avancer cette enclume navale, j’ai la chance d’être affecté aux quartiers maîtres et guidé par « l’olfactif » j’évite les coups bas, le typhus, la malaria, les morpions et tout un tas de saloperie qui traîne dans ce genre d’endroit, au service de mes nouveaux seigneurs. « Attention, à cette machine à café, elle n'a, souvent, plus de gobelet » me dit l’olfactif, que ferai-je sans lui ?

Pour l’instant, la mer est calme, mais demain ? Dans 2 jours ? Devant mes doutes, l’olfactif sait me rassurer, il organise sur-le-champ une réunion dont le sujet emportera toutes mes réserves, « le rétro planning, sa vie, son œuvre, ou comment perdre en groupe 3h00 de sa vie ». Requinqué par cette nouvelle je me bourre une pipe et vais poursuivre discrètement ma partie de démineur.

Hardis les gars, c’est repas de Noël à la cantoche !

 

 

"Manager, c’est voir loin, en plissant les yeux pour faire plus vrai"
– T. Breton – « 1001 inepties pour  justifier son salaire »

 

 

 

 

 

9.12.05 14:08

05/12/2005

le fou du labo 4

Comme les assureurs de compagnie aérienne, je connais la loi des séries. Chaque journée de travail n’est plus qu’un crash aérien ou je découvre moult plaies, bosses, sanguinolages et maladie graves. J’ai un problème de moteur, ça vient du carburant, je ne bosse qu’avec l’industrie médicale ! 

Insidieusement, ils se sont insérés. 

Au début, tout allait bien. Des beaux hôtels, weekend au soleil, sympo sur la migraine, tranquille, ça va. Puis rapidement, tout est allé de mal en pis. De la migraine, on est passé à la dépression, vite le parkinson un petit tour par l’épilepsie, une cuillérée d’Alzheimer pour faire passer le tout saupoudré de schizophrénie et au four ! Paf.

 A ce moment de l’action, j’étais déjà tout prés de courir vers l’hôpital psychiatrique le plus proche car bien naturellement je possédais tous les symptômes et bien d’autres encore des réjouissances suscitées.

Ils ont décidé que j’étais prêt. La chirurgie m’attendait.

Le premier jour de proctologie avait juste sonné le glas de la rencontre d’un piment et de mon estomac mais le deuxième a définitivement bouleversé ma vision du corps humain.

A mon réveil, après 5 minutes dans les vapes, suite à une photo médicale encore plus sympathique que les autres, je me réjouis du programme qui m’attendait, de l’herpès, du stomacal, des fistules et tout un tas de mots incompréhensibles qui regorgent de joies, d’allégresses et de bonheurs.

 

 Chère papa Noël

Pour Noël, je voudrais des contrats de boulots avec les cadres de fenêtre Bellox, les poutres aluminium Tabrolax  ou même le matériel de jardin Placazur.

J’ai été bien sage toute l’année, je suis un peu arrivé en retard mais je n’ai insulté ni frappé aucun client. J’ai toujours répondu « oui, c’est possible » et « bien-sur avec plaisir » aux demandes les plus farfelues et je n’ai jamais, non jamais, moqué un médecin au pantalon trop court venu au séminaire avec sa maitresse à la jupe trop courte.

Père noël je trouve que tu fais un boulot super, surtout si tu me trouves autres choses que ces ragouts médicaux  pour gagner ma vie avant que je ne me transforme en cas de labo.

PS : pour Pâques, tu devrais faire une coloproctoscopie, on y découvre des trucs vraiment sympathique (tes rennes aussi…)

 

" Ils sont propres vos ustensiles ?"
Guillaume Depardieu – Ma médecine dure

 

 

 

5.12.05 02:00

 
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