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10/11/2011

Sur un coin de table

J’ai encore arrêté de lire « les crocodiles ont des grosses dents «  de Katherine Pancol. C’est la 2ème fois. 

Il y a deux ans, alors que sortait le 3ème  opus de la trilogie de Mme Pancol.  Une soirée, un bon repas, du vin, des femmes, plusieurs et un male …

J’ai fait une connerie.

 Les filles étaient toutes (ou presque) folles de Pancol, elles disaient que c’était super, qu’il suffisait d’en lire pour enfin commencer à connaitre les femmes, que les personnages étaient trop attachants et encore tout un tas d’autres conneries qu’une bande de gonzesse enivrées peuvent raconter au sujet d’un roman qu’elle ont réussi à finir (ah ah, pas mal celle là !).

J’ai déconné. J’avais bu ; je l’ai joué « j'suis hyper open », un vrai con ; « mais oui, je vais le lire ». Bin voyons, une vraie truffe.

Alors j’ai promis de lire le premier. Pire ! J’ai promis de le finir, j’ai évité la fiche de lecture de peu et je ne le doit qu’a ce bon Barry white, qui, quand il veut bien se mettre a chanter, a la bonne idée d’envoyer obligatoirement 3 filles sur 5 sur la piste de danse, les 2 autres sont restées et se sont bien foutues de ma gueule en me souhaitant bonne chance. J’avais sacrément merdé.

L’humiliation a été totale, j’ai même du l’acheter. Le caissier du Relais H m’a proposé une pochette cadeau, je n’ai pas répondu et l’ai planqué aussi vite que j’ai pu sous le manteau.

J’ai cessé ma première tentative aux environs de la page 20 ; j’ai plié un coin, à la fin du premier chapitre. Une nana s’était coupée en épluchant des patates, et ca n’avait pas l’air d’aller fortiche.

L’envie de dormir, la coupe du monde 2010, l’équipe, un autre bouquin, l’été, des polars, des trucs ; l’automne des BD, des bidules, indignez vous comme tout le monde ; l’hiver, la trilogie allemande ; le printemps, de la VO pour faire le malin et que c’est long, que c’est long, un vieux Bennett et Mortimer qui trainait et que c’est bon, que c’est bon… Je n’ai rouvert le bouquin qu’un an plus tard.

 ..J’ai cessé ma deuxième tentative aux environs de la fin du deuxième chapitre. Le mec au chômage qui joue aux échecs tout seul va quitter sa femme pour retrouver sa maitresse, mais je crois me rappeler qu’il en a vite plein le cul et …Je me suis endormie. Il était tôt, bercé par le train.

Au réveil, J’ai fait un coin à la page, plein de promesse. Je vais me le faire ce bouquin, je vais me le finir, bordel de merde ! ca démarre un peu mou mais ce va décoller, elles me l’ont toutes dit ! T’es aspiré par l’histoire ! C’est pas du Le Cleziot, elles y sont arrivées, tu peux le faire, t ‘as déjà lu du Coelho, c’était atroce mais t’en ai pas mort. Un livre de fille, une fois, une fois dans ta vie.

J’ai abandonné l’idée de lire la suite des « crocodiles portent des lunettes », 10 minutes avant le départ du train. Pourtant tout était prévue, les lunettes, le bouquin à portée de main, une binouze a portée de bouche et en route pour le monde merveilleux de l’imaginaire féminin.

Dans le Relais H, je virevolte, les hommes n’ont d’yeux que pour moi, un coup d’œil aux peoples, cette Anne Sinclair, quel courage tout de même, les féminins, cette Inès, toujours la classe et les news ? Cette Merkell est vraiment fringuées comme une bouse. Je suis devenue une vraie grougnasse quand soudain, la devant mes yeux. Il est sorti ! En poche ! Enfin !  Underworld USA ! Ellroy sauve moi de Katherine Pancol !!!!!

Alors il m’a parlé, il m’a dis. Ramènes toi mon gars, laisses tomber les épluchures de patates et la banlieue de Meulin, vient t ‘en bouffer viens t’en foutre plein la gueule, vient t’en avaler des kilos et des litres parce que Ellroy c’est comme la baise. Pendant c’est super bon et à la fin on se rappelle plus tout ce qu’on a fait mais on se souvient que c’était putain de bien et qu’on veut qu’une chose, le refaire.

Ca m’a un peu secoué le brushing, j’ai levé les yeux au ciel façon Julia robert dans la 7eme compagnie, quand Pitivier lui lance la bouteille de rouge. J’ai repensé à ma gueule d’ivrogné après la victoire sur l’Angleterre en rugby. Ou était-il passé ce prince, ou s’en était-il allé ce chevalier ?

J’ai acheté le Ellroy, j’ai remis le marcel, les rouflaquettes et RMC infos. Je me suis magné le cul parce que j’allais rater mon train avec toute ces conneries et je l’ai bouffé en 4 jours.

 " Je le lirai un jour, je le lirai "
François Baroin - " Je hais, j’exècre et j’abhorre ces putains de socialos et leur programme torche cul" – Ed. Bibliothèque verte

30/06/2011

un choix difficile

-Tu préfèrerais sucer DSK  ou te faire lécher les pieds par Tron ?

- N’importe quoi, plutôt que de danser avec Morano aux soirées des jeunes UMP

-  Je comprends.

"alors ça baise ici ?"
C Lagarde - "Nouveau Job, nouvelle ambiance"

 

10:14 Publié dans Prololand | Lien permanent | Commentaires (0)

03/05/2011

Médecine douce

Henry, Jean-Paul, Oussama, quelles journées exaltantes pour les jeunes filles romantiques, catholiques, intégristes ou même pro-américaines.

Alors que pour nous, pauvres males athées que nous sommes, à part des demi-finals pourries de ligue des champions et l'érotisme brulant de Bernadette qui rejoint Nicolas. Autant dire que nous n'avons rien à nous mettre sous la main. Si vous me permettez cette expression un peu imagée et fausse comme la suite de ce texte vous l'expliquera.

En effet, la semaine dernière, une découverte a été dévoilée qui devrait bouleverser le quotidien des males du monde entier.

Un chercheur a découvert que 21 éjaculations par mois, minimum, réduisent le risque de cancer de la prostate d’un tiers.

Pour beaucoup d'entre nous, 21 éjaculations par mois, c'est l'idée que l'on se fait du paradis. Il y a bien le coup des 10 000 vierges, mais à part quelques allumés priapiques, personne n'est dupe. 21 éjaculations par mois c'est déjà drôlement chouette !

J'attends avec impatience la démonstration en public que va nous organiser Roselyne Bachelot pour promouvoir ce traitement préventif de la plus grande utilité (33% tout de même !).

Une petite pensée, à Henry, jeune marié qui s'apprête à connaître des années de bonheur si Kate est du genre, plutôt prévenir que guérir. A Jean Paul et Oussama, tout deux, partis trop tôt pour connaitre cette divine médecine mais dont je doute qu'ils eussent vraiment saisi l'ampleur de la nouvelle. Et enfin une petite pensée à toute les infirmières et infirmiers (ne soyons pas sectaire, il s'agit de santé public) qui vont pratiquer ce traitement aux personnes à risque (homme + 50 ans), avant de se faire arréter et renvoyer dans leur pays.

Un ami, que je ne tiens pas pour un grand scientifique (vu le nombre de fois ou je l'ai vu chanter "couscous saupiquet" sous l'emprise de l'alcool), m'a certifié que le massage de la prostate par voie interne était aussi très efficace mais que bizarrement personne n'en parlait.

Finalement j'ai lu sur Doctileak que la consommation d'un verre de vin rouge quotidien réduit de 13% les risques de cancer du poumon. Aucun bénéfice, en revanche, n'est associé à la consommation de rosé, de blanc, de bière ou de spiritueux

J'ai beau manger 5 fruits et légumes par jour. Après une sodomie, une éjaculation et une pinte de vin rouge, j'ai toujours un petit coup de fatigue, en fin de matinée.

"c'etait l'heure de mon traitement
anti cancer de la prostate !!!"
D Strauss kahn - deposition 2131656461 NYPD

18/04/2011

The Kids are alright

Les enfants sont merveilleux,  comme disait jacques Martin, dont le bon sens ne peut-être mis en doute quand on sait ce qu’il disait de notre actuel président il y a cela déjà 20 ans.

Les enfants sont merveilleux car ils m’ont permis de revoir, hier, "les demoiselles de Rochefort" et ce fut  un enchantement, encore une fois renouvelée. Bien sur Maxence donne envie de lui faire subir le même traitement que ce pauvre Régis Régnier dans Dikkenek, mais comme on sait, qu’à la fin, Catherine Deneuve finit avec Mastroianni, on est rassuré.

Mon abruti d'ado de neveu fut tout d'abord déçu en apprenant que ni Delphine, ni Solange (les 2 jumelles) n'étaient pas des vampires, très vite il partagea mon avis sur Maxence, ce gros bouffon blond avec sa blague trop pourri, (je vais en perm à Nantes,- ho ho l'astuce est étonnante) et fut totalement enthousiasmé par la prestation de Michel Piccoli qu'il n'hésita pas à comparer à celle de Paccino dans Scarface, l'accent cubain en moins. Je pense que mon neveu se drogue, mais il sait reconnaitre un bon film d'une bouse, cet idiot a vu 6 fois le monde de Narnia....

Les demoiselles de Rochefort est un film sublime, la musique de Michel Legrand est sublime, Gene Kelly is wonderfull ; les autres sont wunderbars.

Panthéon perso, Direct !

- J'aime bien relire A l'est d'Eden Park,
heu non !
 Les brèves de comptoir des cotonniers !
Non !  C’est Mozart qu'on assassine quanon !
- Non, Zadig et Voltaire.
-  Fredo t'es un génie*

*Avant Fredo, j'ignorais l'existence d'un livre de Voltaire s'appelant "Zadig ou la Destinée" (mais je sais qui est mickael vendetta !). "Zadig ou la Destinée", que je me dois dorénavant de lire si je ne veux pas avoir l'air aussi bête que certain. Voltaire et ses descendants lui disent merci (et ça leur fait surement mal aux fesses !)

 

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24/03/2011

like a jogging stone

17h00, rien à faire, à peine un demi et 2 flans au riz à midi. C’est le moment idéal pour aller faire un footing, se faire une bonne suée et recracher tout le bon Chinon des jours précédents. Un  tee-shirt "Aberdeen Angus beef is best", un short large à 5 euros et des baskets à 180 (le chinon, ça pèse, faut protéger les articulations). Le mp3 sur les oreilles, je me mets à genoux et chante les louanges de l’inventeur de cet engin qui m’a fait découvrir le sport sous un nouvel angle, un nouvel ange.
J’envoie toujours « let them all talk » de Costello pour démarrer. Ça grouille de bagnoles, merde, 17h00, off course. J’arrache quand même grâce à Elvis, ça crie, ça grouille, y a de la trompette, ça me tiens jusqu'à la voie ferrée. Déjà mort, ou plutôt encore mort. Je ralentis sur l’intro live d’Under my thumb. La pollution et toute ces bagnoles m’ont cramé mais je revoie Mick courant de gauche à droite en collant de  foot américain et je m’accroche, take it easy baby, it’s alright.

 La voie ferrée est plus sympa que la traversée des boulevards et le Mick a fait son effet, pile poil le « stand by me » de Clash pour la descente vers le pont « Victor Hugo » ou « Afric Simone »,  je ne me souviens jamais lequel des deux  mais il signifie le début de la verdure et de l’eau, un beau voyage…Aretha Franklin chante « le little prayer.. ». Au moment ou j’atteins la rive et j’ai la première suée. Le chinon et le demi de midi s’en sont allés et c’est comme si Aretha ne chantait que pour moi, my darling believe me. Le chemin est empli de feuilles mortes et ça tombe encore de partout, à  droite, la rivière réverbère les couleurs du ciel et renvoie rose orange et bleu plus fort qu’une photo de Géo, le décor assure un max …
Cours petit homme, cours…
Le rythme est là, tranquillement à la demi heure, il s’immisce et ce que l’on pensait impossible, il y a encore 10 minutes, le devient. Un petit « what the world needs now, », un rigolo « beyond the sea » et encore Costello sur du Baccarach et me voila déjà au club des rameurs. Sur les wowwowo de la fin, je mate les fesses d’une rameuse qui porte son « canoë ? ».
Oups, j’ai failli me casser la gueule sur une racine, qu’elle connerie, j’aurais raté l’allée des pins sur « Changing of the Guards » de Dylan, une putain de ligne droite sur cette invraisemblable chanson, je ne pouvais trouver mieux. Je la mange comme Alice Cooper, les pitits zoziaux.
Je tiens une telle forme que je me permets même d’accélérer pendant « rebel rebel ». Les foulées  s’enchainent j’arrive au chemin « Charles Ingalls » pleine bourre, c’est un long ponton de bois, installé sur la rivière, qui donne vraiment de la gueule à cette ballade. Sur le ponton, plus question de ralentir, l’ordre national des joggers défoncé l’interdit formellement. Ne parlons pas d’un quelconque arrêt. Sur le ponton il faut s’arracher et "Police and thieves" m’y aide et puis … Au loin, en face …Au milieu des cygnes qui s’envolent…Arrive Emma Peel qui fait son jogging, je sourie en reprenant mon souffle, j’espère que ce n’est pas Alex Taylor déguisé. Emma porte un de ces survêtements noirs à bande rouge qu’elle affectionne mais ce n’est pas Emma. C’est une jolie brunette qui porte les tenus d’Emma comme Jacques Attali, la tronche du ténia …

Je suis au bout du ponton, j’ai le droit de ralentir, j’en profite, cette version de « Dead flowers » par Townes Van Zandt m’ouvre les yeux sur les tours qui bordent dorénavant mon terrain de jeu, fini les arbres, j’entre en ville and i won’t forget to put roses on your grave…

Le pont de la tournante est passé au ralenti pour en garder sous la jambe. Quand Curtis Mayfield démarre, j’ai comme une décharge dans le bas de la hanche et je double coup sur coup; une femme de footballeur en survêt blanc et valentin des brigades du tigre qui revient de son entrainement de boxe française. Il aurait pu changer de pantalon, le con. Move on up !

J’arrive au pont de la mouillette tellement fort que je manque, de peu, me foutre la gueule dans l’eau. Je me soupçonne d’aller trop vite. Quand la route 66 du bon docteur feelgood me rappelle que je ne suis pas un bouffeur de yaourt, je renvoie une purée digne de Vico (le roi de la purée, pas l’autre.. ., heu,  Quoique, ok, désolé.
Me voila qui sprint comme Mannix dans le générique, sur le port des navettes à touriste. Heureusement l’amicale des chiffres et des lettres de Lougniart passait par là et ralenti le véhicule fou que j’étais devenu. Je balance un jet de bave pour remercier la foule de s’écarter et la douce Ella me suggère fort intelligemment de lever le pied. Je me vide une narine au vent et décide de faire le grand tour ! La grande boucle ! Jusqu’au pont du fisme et retour par l’allée de la balloché, mais pourquoi j’ai foutu crocodile rock sur ma compil ? Lalalala.

C’est parti pour la grande boucle, Elvis est avec moi, le Presley, pas l’autre. Tous les deux on y va mollo mollo, pas un pas de trop, on récupère, on se refait une santé, Suspicious mind,…Le pont du fisme est là, l’arrêt de tram avec tous les mômes qui sortent des lycées. Poussez vous ! Ou je vous asperge de sudation au chinon ! Ca s’écarte dur ! C’est plus Zatopek, c’est moïse, je lève les bras au ciel pour remercier le créateur au moment ou Eva Cassidy balance sa beuglante sur « cheek to cheek », I m in heaven…Pour la peine je passe par l’ile du pervers, ça rallonge mais c’est ça qui est bon…

Je traverse l’ile sur un nuage , les genoux au dessus des yeux, Frankie me chante "Fly me to the Moon" et je commence vraiment a décoller , in another word, je m’envoie des grandes doses de testotesoroesïde (que sais je ?) et  ça me fait comme du « vraiment bon ». A courir comme un dératé, me voila déjà dans l’allée de la baloché. Des bancs, des beaux immeubles, des vieux pêcheurs  et ça ? un oiseau ? un avion ? une fusée ? Non G-firmin ! qui envoie comme sa race !

Rien ne m’arrête, pas même l’orage de Brassens, je remonte le pont de la tournante à contre sens alors que la nuit tombe, 2 voitures me ratent, je rie et continue de courir, ha haha, ce truc brésilien de doit pas y être pour rien, je me marre et j’accélère encore …Ha haha !

 L’expression « être sur le retour » prend toute sa signification lorsque j’atteins de nouveau le ponton au son du vieux Cash et de sa version démente de "Personnal Jesus". Je suis dans le dur et toujours pas le droit de ralentir, c’est la loi sur le ponton ! reach out and touch faith.

 Il fait de plus en plus sombre et c’est maintenant la peur du psycho tueur de jogger qui me pousse et peut être aussi un peu ce truc lumineux de Jorge ben, fait pour les sous bois sombre…

Tiens joss Stone ? Ouaip , pas mal, ça permet de ralentir un peu… Je ne vois plus, ni pont, ni eau, ni même chemin. Dans le noir, la bave au lèvre, courant sur un matelas de feuilles humide et trébuchante, j’enchaine les trucs bizarres et me retrouve à soulever les genoux au rythme d’une version idiote et pétillante d’assereje ! Si si ! Ce truc invraisemblable me donne toujours envie de pleurer. Je serre les dents, essuie mes larmes et prends la corde au virage en épingle avant le club de rameur maintenant vide. Léon Redbone et Ringo star me remontent le moral et m’annoncent des heurts meilleures, urf, urf, j'suis pas nyctalope bordel ! Satisfaction d’Otis Redding pour revoir enfin le pont Victor Hugo » ou « Afric Simone » (surement un des deux) et la remontée vers la voie ferrée.

Joe Strummer sur Redemption Song est tellement beau que je pourrais grimper en souriant les 21 virages de l’alpe d’huez  à côté de Pantani. La session stone qui suit me permet d’emballer les barres de HLM et les bords d’usine comme Clapton la femme d’Harrison, les doigts sur le manche…Spider & the Fly, country honk, parachute woman, dead flowers et mes Nike se retrouvent au milieu de la circulation. La maison est toute proche. Heureux, débordant de sueur et de contentement de soi, prêt à répondre présent à toute proposition de ministère. Je suis là Nico !

6 mai 2079, je suis mort d’un arrêt cardiaque, le casque sur les oreilles, serrant fort une vieille cléf USB qui nous permettait d’écouter de la musique dans les années 2000. Je suis partie une larme à l’œil, les jazz butchers m’ont accompagné jusqu’au bout – i hope I never get dry before I get old.-

 

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19/12/2010

Un brillant futur

Paul (mon pote qui chante toujours couscous saupiquet quand il est bourré ) m’a prié, m’a supplié à genou – Viens avec moiiiiiiiii ! – Mais j’ai continué de refuser.

Ce vil a alors utilisé des  moyens encore plus persuasifs.

-          Des infirmières G ! Des infirmières en blouse blanche !

-          Tu m’as déjà eu avec la soirée à la fac de science et c’était minable

-          Je te parle d’infirmières, les infirmières sont toujours nues sous leur blouse blanche G !

Alors, j’ai pris la décision de l’accompagner. Il faut savoir aider les amis. Et on est parti.

Depuis 3 ans,  maman-Paul passe ses après midi avec Papa Paul qui est « accueilli »  dans un centre spécialisé pour personnes âgées atteintes d’Alzheimer, une « maison Alzheimer ».  Mais aujourd’hui, la tuile. Elle ne peut pas venir et c’est à Paul et moi que revient d’aller visiter Papa-Paul et aussi  notre, (possible ?), futur domicile…

L’arrivée en bordure d’HLM récents est très sympathique et je note que nous disposons de moultes places  gratuites car le parking est vide. J’apprends que l’ambiance est beaucoup plus chaude le weekend. Je le note et me surprend à m’imaginer la place, un dimanche après midi, pleine et gai comme un lundi de pâques chez Disney land Paris. AU SECOURS !

Les portes vitrées s’ouvrent automatiquement et nous sommes accueillis par une rangée de vieillardes en chaise roulantes qui nous regardent comme le capitaine Kirk matant un vulcain avec des petites oreilles. Je saisie, soudainement, que cela ne va pas vraiment ressembler au sketch de l’hôpital de Benny Hill.

Paul passe devant moi et salue la compagnie d’un « salut les filles » qui en ferait rougir deux de plaisir si leur sang circulait encore et vociférer une, derrière sa dernière dent. Il m’emmène dans le réfectoire, dit aussi salle d’accueil, par grand froid ou temps de pluie et retrouvons enfin papa-Paul.

Papa Paul le magnifique, dit autrefois Monsieur Papa Paul,  n’est plus que l’ombre de lui-même. Amaigrie, émacié (cela veut dire la même chose) voire décharné (cela veut dire la même chose en pire), affalé en jogging dans une chaise roulante, il tremblote à notre vision, râle un "bonjour mon gamin" à son fils et me tend cinq doigts osseux et amorphe. Ces yeux semblent me reconnaitre mais dans le doute je lui rappelle mon nom et mes attributs.

-j’suis G Firmin, vous savez, le môme qui a pété le lustre de votre salon et à qui vous avez mis une  sacrée beuglante à ce sujet

Il me sourie, on croirait qu’il me reconnait. Oui, c’est bien lui, le morveux en short satin et basket Stan Smith qui avait gueulé service Lendl avant les évènements – un lustre ! Un !

Pauvre Papa-Paul, il rêvait que son fils devienne un ingénieur comme lui et finalement c’est lui qui est devenu comme son fils, passer ces journées en survêt ‘, a rien foutre.

Je laisse à Paul et son Papa un peu d’intimité et vais découvrir avec avidité l’étagère bibliothèque de l’autre coté de la pièce.

La traversée est torride, une vieille braille des insultes, une fillette égaie son papy, 2 mamies la regardent, les yeux brillants. Ce brillant qu’on retrouve souvent dans leurs yeux, est ce qu’ils pleurent, est-ce l’émotion ? C’est juste un dérèglement lacrymal, ça n’a rien à voir avec l’émotion m’a dit un infirmier. Ouf, j’ai failli m’attendrir.

Devant la bibliothèque, J’hésite à démarrer un Maurice Denuzière,  entamer la saga des gens de Mogador (le mal qu’à fait France Loisir devrait être puni) ou mater des culs inconnus dans un Voici de Juin 2003 mais grâce au seigneur  tout puissant, je me régale d’un Akim vraiment pas dégueu.

Soudain le refrain d’I wanna be your dog vrombi dans la salle d’accueil, Paul sort son téléphone pour répondre et, compréhensif, je prends sa relève au prés de papa Paul, pendant qu’il répond.

Papa Paul me parle, me souffle, me gémit et je ne capte que des bribes de phrases, de mots. J’essaie d’accrocher, de sourire, de partager mais je sens bien que notre dialogue sera aussi fructueux que celui du patronat et du prolétariat, l’envie d’enculer l’autre en moins comme  on dit chez les de villiers .

Pourtant, mon oreille s’acclimate au susurrement de papa Paul et je commence à saisir les grandes idées

-          T’es pas mon fils

Ça je le savais et je suis surpris par sa clairvoyance, ne souffre t-il pas d’Alzheimer ? Mais  

-          Ta mère…gni gni…salope

Ah.  Là je sens qu’il y a comme un problème mais ce brave homme ne souffre t-il pas d’Alzheimer ? Il poursuit

-          Des putes, …, J’en ai baisé…

Je m’imagine à son âge, en train de balancer à mes enfants toutes les horreurs que j’aurais commis d’ici là, ça m’angoisse mais je me dis qu’ils se diront la même chose que moi. Bah, il souffre d’Alzheimer, non ?

Paul est toujours absent mais papa Paul y revient, encore plus virulent.

-          T’es pas mon fils !

 L’affaire à l’air de l’énerver  Par chance, la plus jolie des infirmières passe dans mon champ de vision et je saisis cette occasion pour éviter d’en savoir trop sur les lourds secrets de la famille Paul

-          Hé ! Regardez comme elle est jolie, c’est pas un bout de printemps ça ?

Papa-Paul suit mon doigt et réagit à ce qu’il pointe (ce que pointe mon doigt !), je vois ses yeux s’embrumer du même dérèglement lacrymal que les vieilles de tout a l’heure et il me lâche un vieux sourire des familles qui en dit long sur le bonheur que lui amène la vision de cette  « superbe créature ».

Enfin Paul revient

-          Bordel, t’en as mis du temps !

-          C’est Titi, il n’arrive pas a enregistrer avec sa freebox !

Bien sur, des vrais problèmes…

De nouveau, je laisse Paul avec son papa et retourne à mon Akim, regrettant que cela ne fût pas un Zembla !

 Sur la route du retour, j’évite d’aborder ce problème de fils ou pas fils  mais Paul et moi nous retrouvons sur un point.

-          Tu préfères mourir jeune ou finir comme un légume avec une jolie fille qui passe une fois par jour devant toi ?

On s’est regardé, Paul a levé le pied de l’accélérateur, la Corsa Steffi Graff à 60 sur l’autoroute.

Pas de doute, on ira jusqu’au bout, au bout.

 

alzheimer,maison alzheimer


 
hortefeux.jpg
Je suis méchant, je fais peur aux enfants,
je rate pas une occasion pour dire une connerie, je suis ? Je  suis ?

 

 

07/08/2010

Ils font rire les gosses, mes tics

Coucou  tata

Plein de gros bisous de Mouillard sur Veuze ou l’on passe de très bonne vacance.

 

mouillard_01.jpg

On s’amuse bien et je suis très gentille avec ma petite sœur.

Papa a un nouvel ami que maman appelle le caviste et il n’arrête pas de boire un liquide un peu comme la grenadine  que son copain lui amène tous les 3 jours. Maman dit que c’est ce qu’il boit qui l’énerve et c’est pour ça qu’il est en rogne lorsqu’il regarde les infos ou le journal. Maman dit aussi que c’est  parce qu’il a encore complètement merdé au boulot qu’on est dans ce trou pourri mais moi je rigole bien.

Hier papa a repris une crise contre les produits de salle de bain des filles, Comme la dernière fois,  il a tout foutu à la poubelle. Il hurlait – Plus un rond pour l’UMP ! – et ça faisait pas rigoler maman. Elle a essayé de sauver son gel pour les cheveux en criant – C’est pas l’oréal, c’est Schwarzkopf ! – Mais ça a encore plus énervé papa parce qu’il n’aime pas non plus les généraux américains, comme il dit. Il a balancé de toute ses forces le gel qui a volé dans le poste radio de l’abruti décérébré d’en face (c’est son nom, papa il a dit). Le poste il a explosé sous l’impact et on a plus entendu Europe 1 qui diffusait une chanson de Christophe Mahé. Ca nous a tous fait du bien, même maman avait l’air soulagé et papa, il a même invité l’abruti décérébré d’en face à boire un coup.

Depuis on entend plus toute la journée la radio du voisin et c’est encore plus chouette les vacances.

Hier soir, papa m’a dit qu’il avait fait une frappe chirurgical comme il avait appris quand il était GI marines du Massachaussette de la guerre du golf.

A bientôt

Gros bisous

"ah si il y avait eu un bidet ce soir là..."
L Bettancour - Déposition DBMB 741025 15h23

 

05/08/2010

Very bad plat de tripes

 

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Salut sœurette et tatie dudule à la fois

Pleins de grosses bises de Mouillard sur Veuze, le bled ou G a réussi à nous amener cette année. Quand je te l’ai présenté, tu m’avais prédit qu’il ne me conduirait nulle part et bien nous y sommes.

Heureusement les enfants se régalent, parce que nous, c’est Midnight express avec René la taupe à la place de Giorgio Moroder.

Il pleut souvent, Le camping est minable, l’emplacement est pourri, Les toilettes sont gores, Les voisins sont des déficients mentaux et pour terminer ce délicieux tableau,  l’abruti de fils du loueur s’est entiché de la grande. Nous devons supporter des heures  durant un ado idiot qui prétend s’être fait tatouer "Anges" en lettres gothiques sur l’avant bras, alors que, G est témoins, on lit "Anus". Mais peut être est-ce son mauvais esprit qui déteint sur moi.

Les enfants t’embrassent, G trinque à ta santé, le rosé locale est comme le reste...

Je pense à nos rêves d’enfance et t’embrasse très fort.

Ta sœurette.

28/05/2010

Tom Waits for no one

Je vois bien qu’il faut que je fasse quelque chose. J’ai le bide tout flasque , un peu comme le menton de Redford (si, si vérifiez), j’ai les dessous de biceps qui tombent sur les poignée d’amour, les pectoraux  qui dégoulinent sur les abdos comme une crème chantilly sur un coulis de gras de porc fondu (l’odeur en moins selon l’heure), des fessiers qui remplieraient des slips si le seigneur n’avait pas créé le caleçon large. Les rides s’amoncellent, le gras se dépose, les tifs se barbent et se barrent quand Les poils se bâfrent et débordent d'endroits que l’on n’imaginait pas. Embarras.

A genou, j’ai imploré le docteur – il faut reculer l’échéance, je veux pas ressembler au père Castaldi !

- qui ça ? M’a-t-il répondu (personne ne comprend jamais mes références, merde !) et puis sérieux.

-Monsieur Firmin, il n’est pas trop tard, mais il faut agir vite, il va falloir vous astreindre à une hygiène de sportif de haut niveaux, de très haut niveaux ! Le top du Top !

Je lui ai balancé ses 23 boules  sans attendre sa minable ordonnance, Une hygiène de sportif de haut niveau ?

Des putes, de la  drogue  et du fric !

 

"Des putes de la drogue et du fric !".
Nounours – « et pour la dernière fois, les mômes ! »
Ed. F*ck éveil

 

 

 

*Très subtile blague de Keith richards...

28.5.10 00:56

26/05/2010

subculture

Qu’est ce qu’il devient pokokolomo ?

-   ?!

-  Le mec qui chantait des trucs de ch’ais pas quoi, tu sais pokolococo

-  Qui ? euh…procol harum ?

-  Mais non, n’importe quoi. Un petit jeune, il y a deux trois ans,  qui chantait pour les gamine, Kiprocopa !

-  Remy Bricka ?

-  Y faisait comme l’américain, l’autre là

-  Johnny Bricka ?

-  Pacalacolo !

-  Pescarolo ?

-  Pat Mort au rat !

-  Ah ! M POKORA !

-  Ah oui, lui !

-  Je ne sais même pas qui c’est…

-  C’est bien la peine de se tatouer le coude, il sait même pas qui sait !

 

"T’arrêtes tes gribouillis sur la nappe
et tu me paies mes 8 francs et 30 centimes"
Dédé vachmol – roi des cons – « j’ai servi Picasso »

 
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