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12/12/2009

Et Paul et moi

 Paul (mon pote qui chante toujours  couscous  Saupiquet quand il est bourré) m’a chopé dans la rue. Je me promenai avec la petite en attendant de choper la grippe A ou du boulot, au choix, je suis ouvert aux 2. Paul n’en revient pas de ce qu’il vient de découvrir, il loue l’hiver et ses frimas comme De Villiers le seigneur ou Frêche la sainte connerie.

-         Suis moi, il faut absolument que tu viennes voir ça, c’est encore plus fort que le clip des jeunes de l’UMP, ça révolutionne tout, c’est de la boulversitude pure. Mais attention, c’est érotique. Viens avec moi, c’est gratuit et c’est  tout le temps.

Je montre à Paul la douce enfant qui m’accompagne et lui explique qu’il est hors de question que j’aille voir un truc de cul à la con en sa présence. Il faut donc trouver un moyen de m’en débarrasser.

-          Ne t’inquiète pas pour la petite, tout est prévue… Viens vite c’est une bonne heure…

Entre doute et excitation, je choisis le second et file le train à un Paul ravi et pressé. Nous filons vers une grosse pharmacie du centre

-          J’adore celle la, les sièges sont supers confortables.

-          Hum, mais encore Paul ?

Nous entrons, Paul est surexcité, la pharmacie est pleine. Il m’entraine s’assoir sur les bancs réservés aux personnes âgées, prés des  caisses et à coté des jeux d’enfant ou la gamine part immédiatement. La place parfaite, il est vrai mais…

-Paul, merde, peux tu me dire qu’es ce qu’on fout là, bordel, en plus t’as vu la queue ?

- N’en rajoute pas, sois patient, on ne peut tout de même pas tout avoir tout de suite. Oui j’ai vu la queue et c’est justement pour cela que ça va être formidable. Tu vois cette belle brune qui tousse,  cette jolie frisée emmitouflée dans son châle et cette grande blonde sur le retour un peu guindée qui toussote. Je me régale d’avance.

Paul me fait signe de me taire et d’ecouter, car une belle vendeuse de chaussure (que sais je) s’approche du guichet. Je lève un sourcil d’affliction et suis tout ouïe.

Cette brave dame semble avoir tous les symptômes d’un bon coup de froid et alors  que je m’apprête à parier sur un traitement de pastille de merde, Paul me pose la main sur la cuisse et réclame toute mon attention

- Et vous avez du mal à avaler ?

- oui, un peu.

- Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarrrrrrrrrrrrrrgh, grogne Paul en pleine extase, je ne m’en lasse pas.

Les deux protagonistes de ce moment d’érotisme oral se retournent vers nous. Paul est avachie, les yeux mi clos et encore balbutiant. Je suis un peu plus présentable et leur fait un sourire gêné ainsi que le coup du mec qui s’occupe de son môme.

On s’est fait virer à la jolie frisée emmitouflée dans son châle .

Et vous avez du mal à avaler ?
Non mais j’ai mal au cul !
La France en 2009 – Livre d’histoire 1ere S – prog 2025

21/10/2009

Ma baleine Rouge

J’ai longtemps habité le 18éme arrondissement et Anne R. aussi. Je l’ai croisé 2 fois et, les 2 fois cette comique populaire connue et reconnue (qu’est ce que j’en sais moi) n’a eu de cesse de m’humilier en public.

La première fois, c’était chez le fleuriste. Cette boutique, rue du Mont Cenis, proposait de superbes bouquets originaux et abordables que je me faisais un plaisir de commander le matin afin d’agrémenter la déjà formidable et palpitante existence que j’aime à partager avec la personne que j’aime le moins partager (ou le contraire).

Après une journée de travail, je passe découvrir le bouquet que mon budget méritait. Connaissant bien la maison et Pétalou (appelons le comme ça) le jeune fleuriste timide qui y travaillait, je passais le matin lui donner mon budget, une liberté totale et récupérais plus tard ma commande.

Une fois de plus Pétalou s’était surpassé et il me sort un engin de bouquet sobre et super classe, autre chose que les fast food du pistil que l’on croise à chaque coin de rue. Tout à ma joie en voyant ce nouveau chef d’œuvre, je lance un béta mais sincère et  se voulant souriant. 

-Whoua ! Il est beau comme si j’avais gagné l’étape !

Si Pétalou m’a souri gentiment comme il le fait à chacune de mes poussées d’enthousiasmes imagées, Une femme rouge m’est apparue soudainement venu de derrière pour me tancer sévèrement de cette analogie

- comment pouvez-vous comparer un tel chef d’œuvre avec ce sport de drogués et de dégénérés !

Le ton agressif et la surprise de voir Anne R. (une vedette, une star !) en train de me mépriser m’ont laissé bouche bée. Rien n’est sorti. Aujourd’hui encore (7ans plus tard), je me réveille la nuit en sueur, elle vient de me balancer sa diatribe et un long silence finit par me réveiller.

J’ai dit merci, je suis parti. Je me sentais comme une merde, incomprise et pestiférée. Humilié.

6 mois plus je suis chez le coiffeur, m’dame Lysiane démarrant ma coupe, je lance le magasine people de merde que je feuilletais sur le comptoir face à moi.

- Je peux vous le prendre ?

Me dis une voix venue de ma gauche et avant que mes yeux ne voient la personne qui s’adresse à moi, ma bouche la reconnait et lance un « non » de dépit. Surpris et gêné par ma réponse idiote et ces retrouvailles inattendues, je n’arrive qu’à balbutier un stupide « heu, si bien sure » en tentant d’émettre un vague sourire. Mais comment aurais je pu sourire alors que sa seul présence, en ce lieu, assis là, à mes côté, distillait une évidence qui me terrassait.

J’avais le même coiffeur qu’Anne Roumanoff. Humilié. 

04/09/2009

Mesures de prévention

 

En raison de la Grippe Ha1N1, la direction informe le personnel qu’il est dorénavant obligatoire de porter un masque, de se laver les mains et d’éviter tout contact entre collègues.

 Toutefois en raison de la crise et  afin de faciliter la communication transversale et hiérarchique il est toujours conseillé de lécher la raie de son supérieur et même de lui sucer le nœud aussi souvent que possible.

Tous ensembles, luttons contre la grippe et la crise.

Face à ces dangers qui mettent en péril l’entreprise, toute l’équipe dirigeante  est déterminée et tendue vers la sauvegarde de ses avoirs, aussi nous vous enjoignions à continuer de vous  faire enfiler dans la bonne humeur. Ça ne vous changera pas beaucoup et ça nous fait  tellement plaisir.


La Direction

Ps : Et ne venez pas nous casser les couilles avec les primes de fin d’année !

30/08/2009

Once in the summer time

 Saison 7 ? 8 ? Je ne sais plus mais je sais que c’est reparti, que les années passent mais je ne baisse pas la garde. Au contraire, j’ai l’impression que je la monte de plus en plus ou alors c’est la pente qui est de plus en plus raide. Par chance, en vieillissant, je deviens de plus en plus con et le monde qui m’entoure semble m’accompagner avec entrain.

Je m’assèche, je m’aigris, je maigris, c’est tout bénef pour la montagne comme vous dirait ce bon Laurent Fignon  qui ira mieux bientôt.

La pente est raide ? Je vais lui bouffer la gueule !

Chaque année, je fais un petit bilan de l’été et comme chaque été ça sent le hareng.

Zazi chante pour des pygmées qui se mettent à pleurer et on les comprend, Sarko fait un malaise vaginal, les ouvriers acceptent 11 000 minables euros pour aller se faire foutre quand leur patron en prend le triple chaque mois pour se branler la bite depuis des siècles, les malades de la grippe A se multiplient, moins vite que les plans sociaux  mais ils occupent 10 fois plus les medias. Les mômes portent des tee-shirt de catcheurs, les ados ont les mêmes coupes de cheveux que les membres du Big bazar et ils en sont fiers, faudrait leur montrer ce qu’est le Big bazar et ils reviendraient vite à plus de mesure ou alors ils sont vraiment con, ce qui est possible quand on voit les piercings à la con que ces pauvres abrutis s’infligent pour avoir l’air encore plus con que leur voisin. Je ne m’arrêterai pas sur les barbichettes à poil long, boucs, tatouages sur la raie du cul et ailleurs, tee-shirts sans manche de marques sportives voire même de club de foot, Lunettes DG, Chanel, Dior  et tous ces grands oculistes, et tout autre attirail du beauf du 3eme millénaire.  Les tentes et tout matériel ou vêtement Quechua m’ont cassé les couilles, Mickael J ce génie sans bouillir avec ses agents blanchissant, le tour propre comme un évier de backroom, la lune fêtée pour remplir les journaux en attendant la natation ou l’horoscope des coups de bite du moindre magasine féminin, Aussi !

Ça manque de bébés asphyxiés dans les bagnoles cet été, me dis Paul (mon pote qui chante toujours couscous Saupiquet quand il est bourré ), je rajoute « et de Flavie Flament à poil » auquel il répond «  qui c’est ? » et je m’étonne avec lui que je la connaisse et puisse sortir une telle  ânerie.

Par chance, sur Arte,  je tombe encore sur un concert de Talking Head (3ème fois ou je bois trop) mais la location trop minable ne me permet pas de les accompagner de mon célèbre jeu de guitare sans réveiller la moitié de la résidence. Sans parler que je joue de la guitare comme Lemmy de la Harpe. Au moins, ils auront sauvé cet été de merde. Je monte le son.

Le lendemain, un voisin me conseille d’aller voir Olivia Ruiz en concert. Considérant  le prolo-land ou je me trouve, ce garçon n’est probablement pas un Trader de la BNP mais j’aime à l’imaginer et  lui fous mon poing dans la gueule, m’évitant à tout jamais le moindre échange avec cet homoncule.

« Gabba gabba Hey »
L. Parisot – « Ramoner l’prolo »

06/08/2009

Une tarte dans ta gueule, quoi d’autres ?

Pour dépanner une amie, je suis allé chercher des capsules de café dans un magasin spécialisé. Armé de la carte bleue de cette amie et de patience je me pose en bout de queue et prends des leçons de marketing GRATUITEMENT !

A gauche le vendeur me rappelle Seymour Hoffman dans  ce chef d’œuvre de « the big lebowsky » en moins bien rémunéré et en marron. A droite jacqueline Smith en plus tassé est mignone mais elle finit toutes ses phrases dans les contre ut et ça fatigue un peu. Ce macdo du camé du café donne un peu le vertige. Le décors est le même et tout le monde s’attend à voire débarquer Georges et les douze bombasses qui le précède quand ne rentre à longueur de journées que des totos l’haricots en tout genre (mais des totos l’haricots tout de même) et de nombreuses lauréates au concours de sosie de bernadette Chirac.

Dans la queue , la leçon de marketing démarre. Il faut écouter et ce taire . Avez-vous goutter le proutissimo, il a un gout suave et sec avec un fond de cannelle et de vieux pneu. L’enfilladosso a une attaque très corsée avec un relant de choucroute sur le retour. 3 broutissimo, 4 branladalade, Çela fera 120 euros , je vous empaquete tout cela. Peut-être désirez vous une dégustation GRATUITE ! Je vous propose de me suivre .

Et le voila qui est reparti et  moi, que j’attends toujours bordel !

 

 

06 08 2009

13/06/2009

j'ai cru voir un gros miné

2 mois sans voir leur tête de "creuvard", 2 mois sans entendre leurs sommes astronomiques et leurs solutions à là que je me remplie les poches et je vous fais un doigt. Deux mois sans cravates ni ordis, ça vous dégage bien au dessus des oreilles.

Samedi après midi, je passe voir mon Titi pour des raisons qui n’intéressent que moi. C’est un week-end de pont, alors il n’y a plus grand monde dans la ville. Titi n’est pas parti, il aurait du mal. Chômeur depuis 2 mois, des indemnités s’élevant à 60% de son Smig (qui est le même que celui des autres). C’était déjà dur quand il travaillait mais alors là…

Chez Titi, toute la famille est là, les deux grands d’un précédent couple à lui, les 2 moyens du précédent à Titine et la petite de Titi et Titine. Et puis aussi les 2 de Délirium, le petit de Roro et les 3 copains des uns et des autres voire plus vu qu’ils se ressemblent un peu tous…

Y a du monde chez Titi, c’est pas grand  mais il reçoit beaucoup. Renaud chantait « c’est tout petit chez la mère à Titi » mais grâce aux libéraux, il pourra chanter que c’est encore plus petit chez Titi.

Devant la maison HLM, je retrouve Titi, son gros bide et ses joints. Delirium, les mains dans le cambouis d’un scooter, survivant du vol 447 et vendu à Momo pour son môme. Toute la bande s’affaire autour du scoot’ pendant que les filles et les gosses profitent du mètre carré de terrasse. Des mecs autour d’un  scoot’ en réparation, c’est comme des filles dans un magasin de chaussure, ça parle, ça cause, ça discute à bâton rompue. Arrive même Paul, (mon pote qui chante toujours couscous Saupiquet quand il est bourré ). Dans son pantalon jogging à 5 euros de chez Lidl, totalement dégueulasse mais tellement confortable.

Eddy est là aussi, dans son tee-shirt Johnny avec tous ses outils, des outils de pro, comme il aime le répéter. Mais son tee-shirt, franchement, avec Johnny devant et un chien loup derrière, Eddy !!

Enfin, Delirium a réussi à dégager cet écrou, on va enfin savoir ce qui se cache dans les antres de la bête. La situation n’est pas désespéré et l’espoir de voir redémarrer le Pigeot Destroyer 46cc un jour n’est plus vain, on va pouvoir boire un coup.

Riton arrive, avec les munitions, short polyamide satin, marcel Adidas de 94. Riton impressionne par son style et c’est tant mieux car il peut être dangereux. Momo débouche le blanc, Eddy le rosé, Paul goutte les deux. Je choisis le blanc et file sur la terrasse.

Les filles ont ruiné leur père en extension capillaire, le grand s’est fait mettre un piercing sous la bouche qui se confond avec une acné débordante. Le chien a autant de bide que Titi et moins de tatouage que Cindy (12 ans). Dans sa joie débordante, il remue la queue d’une telle force  qu’il éborgne bébé Titi et renverse la grenadine de ‘ti Delirium.

C’est un sacré bordel dans toute la baraque mais ça vit, ça se marre, ça se poile de partout. Le frigo est rempli de la dernière promo de bidoche à barbecue de l’hyper du coin, le Paul a posé son BiB au frais.

Ladies and gentlemen, nous nous situons maintenant à 30 000 pieds au dessus des élections européennes et du fatras de la crise et pourtant nous en sommes au cœur. A votre gauche, vous pouvez découvrir le boxon royal qui règne chez Titi et à votre droite, le reste du monde qui, finalement,  fait passer le bouge à Titi  pour le village dans les nuages. Au deuxième verre de blanc, remplie comme un seau hors du puits, j’ai pensé à Pierre Sansot, mais je ne l’ai dit à personne. J’aurais cassé l’ambiance.

 



13.6.09  

05/04/2009

My dear G


Je lisais ce blog avant d'être président et je dois avouer que je le trouvais un peu caricatural mais les évènements récents et les dossiers que j'ai maintenant entre les mains me permettent de vous avouer que vous êtes bien en deçà de la vérité. Vous avez souvent vilipendé  l'incompétence et l'égoïsme des puissants qui tiennent le monde par les couilles mais ces tares sont à la puissance 10 par rapport à votre constat. Je n’aurais qu'un conseil, si vous croisez un de ces puissants lors de vos tribulations prolétariennes, lattez lui les parties avec force et réjouissance car cela ne fait qu'une 20taine  de siècle qu'ils tiennent les votre à leur guise.

Faites donc comme ce pauvre Jean Rochefort, qui, comme tout le monde doit payer des impôts, dites "a ma guise" en lattant vos tortionnaires et essayez de choper le créatif de la sus dite pub pour lui infliger le même traitement.

Mon chère G, j’espère que la crise ne vous laissera pas sur le carreau et si vous aimez le plaisir anal, sachez profitez de l’annulaire que vous tend le Medef à longueur d’année, ce n’est pas tous les jours que les patrons pensent à vous…

Grosse bise et poutou aux filles

Your dear B. Obama

ps : connaissez vous le lutin de oui-oui qui me poursuit dès que j'arrive près de chez vous, il est bizarre non ?

 

 

05 04 2009

12/12/2008

Noël Rock vert

Mes chères enfants

J’ai bien reçu vos  lettres et autres demandes de cadeaux et j’ai décidé de vous répondre à tous, en bloc.

Vous pouvez toujours vous gratter pour les cadeaux, cette année. Je me suis mis ou je pense votre courrier à la con.

Dans un premier temps, j’ai essayé de le lire,  mais il était tellement emplie d’inepties que j’ai du arrêter avant de m’auto-gastro-enteriter.

Des merdes dérivés en tout genres de Dora et autres zouaves animés, des poupées Wingzwingz fringuées comme des putes, des CD de cougnasses à moitiés à poil qui braillent des abrutineries écrites par une brosse à chiotte, des matos électroniques et des jeux vidéos dont on se demande comment vous arrivez à comprendre le mode d’emploi, tant vous parlez et écrivez le Français moins bien que la mère de Rahan, des fringues infâmes de marques de merdes dont le seul sigle sur un cul de babouin vous ferait saliver, des gourmettes de scrotum bijoutés en survêt’ (des rappeurs bling bling quoi !) avec le prénom d’un préado boutonneux dessus, des  biographies navrantes de footballeurs ou autres  stars analphabètes de 25 ans, des parfums censés vous faire puer comme la méconnaissable pelure botoxée dont le nom apparait sur le bord de la pub  et même des places pour aller voir Sardou ou Tapie au théâtre !

Vous déconnez à plein tube !!!

Je suis le père Noël, je peux faire beaucoup de chose mais je ne peux pas soigner ni la connerie ni Alzheimer.

Alors cette année pour Noël, les enfants, Je vais échanger ces vieux rennes à la con contre  une minable caisse coréenne biodégradables, je vais me foutre « Viva Las Vegas » par les Dead Kennedy’s à fond dans la bagnole et faire le tour du periph' sans dépasser le 80 (je passerai sur le régulateur) pendant toute la nuit, ça ne pourra pas être pire que les soirées de merde que vous allez passer le 24.

Donc, comme je vous l’ai dis, cette année, pour Noël, vous pouvez vous gratter et estimez vous heureux que je ne pose pas un étron de lutin dans vos pantoufles de dégénérés.

Le Père Noël

"Cette année, pour Noël, vous pouvez vous gratter"
Le père Noël  - Ma crise à moi - ed. Flytox

19/11/2008

Reco et sevère

Il y un an environ, je participe à une « reco ( ? Heu, je crois…) » pour une grosse agence qui veut s’envoyer le budget communication d’un bon gros machin Benz de l’industrie qui dégage du cash très très lourd. Je le sais, j’en ai vu sortir par les bouches de climatisation.

 

Toute l’équipe de l’agence se retrouve chez le tant espéré futur client, il y a les 3 gudulettes qui m’ont raclé les fonds jusqu’à 3h00 du mat’ depuis 3 jours et qui pour le coup ont un petit coup de chaud avant leur exposé branling of situation et le contraire,  Petit minou se prépare à nous minauder la stratégie, le dirlo devrait rassurer tout les grabataires qui forment le corps décisionnel du gros machin Benz et puis il y a le créatif. Lui, je ne le connaissais pas, on les sort rarement ou alors pas dans mon monde. Il est exactement comme je l’imaginais. Late trenties, la tronche léger defonceman clean, la coupe djeunes pas réveillé sculpté au gel, la chemise cintrée couleur de chez grosse marque, le jean et la veste itou, quand aux pompes ! 150 euros le lacet pour le look favelas (le bidon ville pas le producteur de ravioli !). Tu aimes les caricatures mon enfant ? Bon alors ça ne t’empêche pas de me dire bonjour ?

Bon  ben tant pis

La présentation se passe bien, le directoire parait tellement intéressé que j’hésite à décrocher 3 ou 4 des 10 défibrillateurs pendus au mur, je m’endors 2 fois pendant la stratégie et me réveille pile poil pour la partie créative. Comme d’hab’ je m’envoie une plombe de branlouze sur le pourquoi du comment du parce que, du c’est pour cela. Pour en arriver enfin à voir les créas.

Les affiches ? – mouais bof- , les spots TV ? – mouai- Avec tout le tintouin ? Le truc comme vous voulez qui parle à votre cible ? –bof-

On a tous bien senti que ce n’était pas gagné notre affaire alors on s’est tous barré et on ne s’est plus jamais revu. Heu …Surtout moi, je n’ai revu aucune de ces personnes depuis.

La semaine dernière, après mon jogging quotidien, mon sauna et mon heure de lecture de poésie hindouiste. Oui c’est cela, juste après l’heure de lecture j’ai allumé la télé pour regarder Motus et je suis tombé sur la pub présentée 1 an auparavant, la même ! Retournée, re faite en mieux mais la même chose, la même musique, tout pareil ! Sauf le produit, le bon gros machin Benz de l’industrie était devenu un truc bizarre du médical.

Ils sont forts ces créatifs, j’ai regardé Motus mais je n’avais pas le cœur à ça, Pyramide je ne dis pas mais Motus, ça voulait pas.

 

J’ai une idée par minute !
mais souvent j’utilise l’idée de la minute précédente !

27/10/2008

CRASH ! SHEBAM ! POW ! BLOP! WIZZZZZ !

 

« Cette fois on va morfler » comme disait Grouchy à Waterloo et si vous lisez régulièrement les paroles des chansons de Mötley Crue, vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous avez pas prévenue !

Ca pue, ça pue cette affaire… Je suis bien placé pour le dire, je suis en première ligne.

A l’aube (merci l’heure d’hiver), la froide brume de l’hiver, la buée qui sort des bouches, des regards hagards, même pas le droit à une cigarette depuis le couvre feu, le nez rougi par le froid et le mauvais vin. Toujours la peur, l’angoisse, l’attente. Au loin des cris, toujours les mêmes, -5 %, -6% ! -10 % !

Les pertes humaines sont faibles mais ça dégaine des citernes de pognons à tout va, 100 milliards par ci, 50 milliards par là, mais rien y fait.

En face c’est des durs, des cruels, des têtus et puis, ils ont du blé, alors ce n’est pas 100 milliards par ci par là qui vont les impressionner, nan ! Nan ! Nan ! D’ailleurs c’est les mêmes que de l’autre côté, c’est dire…

Pour l’instant on est à l’abri et on ne se laisse pas impressionner, Paul (mon pote qui chante toujours Couscous Saupiquet quand il est bourré ) s’est même trouvé un pantalon de survêt à 5 euros chez Lidl (trop bonne affaire !).
 Mais on sait bien que lorsqu’on en viendra aux pertes humaines, on fera appelle à nous.
Et on sera là !
Pour sauver la France !
Au bar « chez Dédé » ! 
Je suis toujours à côté du mec qui a un survêt immonde.

"La crise, ils parlent que de ça dans la tilivision"
J Birkin – ex fan des cystites

 
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