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29/05/2007

goyave stimulante

Douche du matin. Et là, devant mes yeux ébahis, transcendés par un liquide rougeâtre qui me lave la bite. Je lis "goyave stimulante et extraits de roche volcanique" !
Je n’ai pas supporté (je sais, ça me prend une fois par an).

Je me suis vidé le liquide rougeâtre sur la tête, ce qui m'a très vite donné l'allure de Carrie vers la fin du film homonyme et je suis sortie de la salle de bain en hurlant. Je me suis écroulé devant  les enfants en beuglant "arghhhhhhhhhh, regardez ce que le marketing m'a fait !".

C'était fort, puissant et désespéré.

Les mômes ont trouvé ça "top délire" et  m'ont fait racheter deux fioles de cette bouse. Par chance c'était encore en promo, mais sur la tête de Wolfowitz, c'est la dernière fois !

"...et tendrement, il lui dit
Fais gaffe, t'as du gras de jambon sur la joue"
Paris match, "les premiers jours d'un président" n°2879765

 

26/05/2007

20/04/2007

L’aventure c’est l’aventure

Il y a cinq ans, jour pour jour, cinq ans déjà, j’étais déjà la même merde que je suis, rien de plus mais un peu moins, en plus déprimé.

Comme cette année, j’avais démarré par moult désaccords et plaintes avec mes employeurs ou clients et m’étais même permis le plus beau fiasco de ma carrière devant 80 000 personnes, excusez du peu, Je suis comme ça !

Affublé du surnom de « navette Challenger », en ce mois d’avril 2002, je n’étais que bouillon de chagrin, choses tristes et déprime. Jospin allait devenir président, la France allait gagner la coupe du monde en Corée, les beaux jours arrivaient  et j’avais bêtement  déféqué sur le dernier câble qui m’amarrait au bon côté de la société.

Soyons claires, soyons précis, je me sentais vraiment comme un moins que rien, vieux, seul et tout pourri…un déprimé quoi ...

Vint le 22 avril et la poilade qui s’en suivit. On avait à peine finit de se foutre des américains qui votent comme des cons qu’on les explose de loin en votant comme des huitres. J’assistais à la tristissime manif anti-tas de vomi (j’ai décidé de changer mon angle d’attaque avec ce genre de personnage), je votais tristement Charak (je n’arrive toujours pas à le dire…).

Je touchais le fond.

En rampant, m’agrippant au premier cailloux, me limant les paumes et les genoux, bouffant du sables et le buvant aussi, j’atteignis cette merveilleuse journée du 11 juin.

9H25 – J’ouvre un œil et allume la télé (ou le contraire, je ne sais plus)
9H30- je me rendors, les bleus sont dégagés par le Danemark

12h30- Je me réveille heureux

Comme si Claude Lelouch avait pris possession de mon corps, tout s’éclaircissait dans un embrouillamini philosophico temporel …Tout le monde a le droit de merder, tout le monde peut foirer, un prestataire schizo, un électeur pêcheur, un Chevènementiste et même 24 intellectuels payés à prix d’or.

 TOUT LE MONDE ! Mais l’essentiel est de ne pas le faire trop souvent.

 

Docteur ! Un Gin To ‘ !
D.  Maradonna  - L’équip’ Mag – 20/04/07

31/03/2007

Trop vieux pour ces conneries

Mes derniers déboires professionnels, ont vite fait le tour du quartier, s’exagérant à chaque passage. Il a suffit d’un simple échange vocal, peu après l’heure du début de l’apéro. Une simple boutade, un constat, une évidence. Je ne suis pas Corporate ! J’en rajoute un peu (le blanc aidant, peut être ai-je été un peu vindicatif) sur le comment du pourquoi et tout s’est déclenché, échappant à tout contrôle. 

-  T’aurais du z’y dire
-  J’uis aurais dis
-  Comment que j’uis z’y aurait fait…
-  Si a  moi, on me dit comme ça !

En 10 minutes, entre Momo (10h00 par jour au bar, un livre, un demi, quand il en a fini un, il en prend un autre) la mère Dédé et  Dédé, la comtesse (c’est la marque du mousseux qu’elle boit toujours !) et le poissonnier métal accroché au jeu de foot. J’apprenais ébahie que j’aurais du émasculer tous ces emmanchés et les accrocher (entre autre) aux portes serviette par les narines…OK

Arrive Grosse Tanche  et puis ce mec en costard serré, que je sais pas ce qu’il fout, souvent là, un peu réac, sympa mais enfin…Et là ça dévie ! Ça survire, ça change de cap. On s’intéresse bien toujours à mon cas mais la victime a changé de bord. On rejuge, on estime, on rejoue, on veut comprendre et finalement on accuse. En 15 minutes, j’apprenais que je n’étais qu’une merde sans nom, un inadaptable terroriste anti sociétable (la mère Dédé, un peu allumé, faut la voir) et tout un tas de truc qui disait que j’étais comme ces mecs qui veulent tout sans lever le petit doigt ( la comtesse ! Comtesse mon cul !) et qui se croient plus malin et qui ne sont que des branq’s.

Au bar « Chez Dédé », à l’heure de l’apéro, ça rentre et ça sort, ça fait ressort, il y toujours du monde. La discussion s’est poursuivie par ci, par là, se transformant, se métamorphosant, se politisant, se dramatisant ou se détendant. Bref, je l’ignorais totalement, occupé que j’étais à regarder le poissonnier exploser le Pérou en finale. J’allais me barrer quand Théo est venu me voir.

-  T’as qu’a faire  comme Mel Gibson dans l’arme fatale ! T’es border line ! T’es limite ! On te torture mais tu t’en fous, t’es fou et à la fin tu seras super et tu leur mettras  à tous ! A part ton pote black, bien sur ! Whouaaaaaaaa ! …

Chère Théo…
Mel Gibson dans l’arme fatale…
Je me suis imaginé, la coupe de cheveux de Sylvie Vartan, dormir en jean, porter des camarguaises, vivre avec mon chien dans une caravane. Qui peut s’identifier à cela, à part un môme de huit ans ou Hughes Auffray ?

Je suis sorti du Saloon.  Le vent chaud du désert emportait ses roulis de pailles à travers la ville, j’en profitai, m’appuyant sur lui et me laissais pousser vers le nord

Le lendemain, chez Monsieur Bronwitch, l’épicier, madame Winston à parlé d’un homme recherché par tous les chasseurs de prime de la contrée, Dead or Alive ! Il parait qu’il n’est pas corporate, le salaud !…

"Tu seras un zouave, mon con"
R. Kipling - "encore un mot sur la jungle"

 

 

 

31/03/2007

29/03/2007

Fin Mars

Fin mars, il est temps de faire le point sur ce début d’année fulgurant. Il est temps de se retourner et de regarder, telle l’étoile filante, la belle trainée lumineuse que j’ai laissé derrière moi. Je me retourne, et je ne vois que des furoncles….

De Janvier, ne me reste que le mépris des hautes tours de la défense, le mail rageur d’un client bégueule (je suis gentil) et la moiteur aigre des mains de quelques sous fifres hagards avant la présentation minable d’une quelconque voiture dans le sud de l’Espagne.

De février, je garde la joyeuse ambiance régnante dans le triste monde des laboratoires médicaux, du léchage au lynchage radicale à tous les niveaux et aucune pilule pour faire passer le suppo’ ou l’inverse. Le tout sauvé par la chaleur et l’humanité québécoise et la douce température d’une terre qui n’en peut plus de se réchauffer.

Enfin mars arrive  et la connerie refleurie de plus belle, des insultes, du mépris,  l’incohérence, un peu d’incompétence et de la mauvaise foi, en veux tu en voilà…Tous ces pauvres gens sont tellement tenus par les couilles que certains ont la larme à l’œil toute la journée, à moins que ce ne soit l’alcool et les calmants qui ne donne cet air vitreux.

Il fut un temps ou quand un grand con vous parlait comme à une merde, on pouvait soit lui mettre un poing dans la gueule, soit le dérouiller au fond d’un parking avec quelques potes bien choisis (des biens gros) et lui faire passer l’envie de se croire plus intelligent que les autres. C’était la préhistoire.

Aujourd’hui, dans notre merveilleuse société, les grands cons sont embauchés par d’autres émincés de conneries dans les plus grosses boites. Comme tout cela est bien organisé, ils ne savent plus faire grand-chose de leurs petites mains et font appel au moindre besoin à des sous-traitants pour faire le travail à leur place. Dès lors ils deviennent clients du sous-traitant et s’offrent pour des sommes toujours discutées de petits esclaves modernes qu’il convient d’essorer au maximum.

-T’en as parlé aux candidats aux présidentielles ? me demande Paul, mon pote qui chante toujours « la pub du couscous Saupiquet » quand il est bourré.

Paul a lui aussi du mal à se remettre de ce mois de mars. Le coup de froid sur son printemps, le parc gelé et toujours vide, pas la moindre maman, fille au paire, nounou ou mignonne accompagnante  à se mettre sous la pupille, seulement 2 enfants emmitouflés riant à la liberté insolente que donne la solitude (ils ne font pas la queue au toboggan ! Les cons !). Il est tout triste mon Paulo, alors l’esclavagisme moderne, ça lui passe un peu au dessus des oreilles. C’est comme se mettre un drapeau bleu blanc rouge dans le derche le 14 Juillet, il s’en tamponne le BAT (blague d’imprimeur !) mais si ça peut faire tourniller un peu plus haut les robes des filles le soir du bal, alors pourquoi pas ?

Paul ne sait toujours pas pour qui il va voter. Il aimerait juste qu’on lui dise (v'la que je parle comme une pub bancaire bordel !) que c’est pas si mal de ne vouloir rien foutre d’autres  que de passer du bon temps, mater les filles et vivre de pas grand-chose. Aucun candidat ne lui a assuré qu’il pourrait tranquillement poursuivre sa petite existence alors que finalement il ne demande pas grand-chose.
Tous se foutent bien de Paul.

Alors, l’esclavagisme moderne, on s’en occupe ?
Bien sur ! On a déjà changé le nom, ça se dit « être corporate » !


« putain, la photo de merde… Encore un point commun avec Hugh Grant »
Khalid Cheikh Mohammed – « a vous, j’avoue »

 

 

 

29 3 2007

03/03/2007

Honte

 Il y a bientôt 2 ans, j’ai tenté de devenir de droite. Si je me le rappel bien, j’ai étudié le programme (haha), suivi et absorbé les paroles des leaders, me suis intégré dans des groupements dis "de droite", j’ai intégré la doctrine, lu la presse et ai même écouté du Johnny à longueurs de journées (sans parler de la lecture des meilleures blagues d’Alain Minc).

 

Pendant tout ce parcours initiatique, j’ai délivré sur ce même blog, mes espoirs, impressions, souffrances, difficultés, victoires et autres "banaleries" de ce genres qui ont accompagné ce long et douloureux trajet (cf. été  2005).

Je ne savais pas à l’époque et comment aurais je pu ? Aveuglé que j’étais par ma quête désespérée vers ce nouvel ouest libérale. Comment aurais je pu savoir que mes amis Roger, Bruno  et Enrico, vraisemblablement influencé par la lecture de ce blog, décideraient de prendre la même route que moi ? Comment aurais je pu imaginer que 2 ans plus tard ces 3 personnes humilieraient mon amour propre par la qualité et la réussite de leur transformation alors que je reste et persiste ce minable gauchiste, vilipendant à tout va les puissants villepinant les passants (celle là, c’est pour l’effet, d’accord…).

A eux, la réussite, la gloire, les réseaux, des ristournes d’imposition, du boulot, des amis régularisés, des vengeances de droit d’inventaire. A moi, rien, queudal, un doigt, de la merde en barre.

L’un qu’on appelait "le beauf", en ai devenu un  (quoique déjà en 81), l’autre qu’on nommait le Doc devrait consulter au plus vite et le dernier dont on louait la chaleur en perd son sang froid et l’amour de son prochain. Quelle réussite !

Je suis vert de rage, rouge de honte et jaloux, jaloux, jaloux !

 

" Passes moi le sel"
S. Royal – "une famille, une nation"

 

 

et je dépose le slogan "pUMP it up !" ce jour et réclame l'amnistie totale de mes PV sur les 17 derniers mois pour toute utilisation (ainsi  que la non prise en compte de la plainte pour exhibitionnisme au zoo de Moulard, devant la cage aux koalas)

 

 

03 03 2007

15/12/2006

La tour prend le fou

Qu’elles sont belles ces grandes tours remplies de petits pantins que les totors des derniers étages s’amusent à faire danser en remuant les ficelles. Toi t’es pas gentil, toi tu pues, ça c’est ce que je veux, ça c’est comme je le veux et c’est comme ça. Par ce que, il faut pas croire mais c’est réfléchie, c’est pensé ! On s’est réunie la haut avec tous mes petits copains de la direction et, entre deux imbitables tableaux de mes couilles sur PowerPoint (superbe export d’Excel !), on a décidé que pour qu’on puisse continuer à s’gaver il allait falloir faire comme ça et pas autrement !

 

Pourquoi supporte-je aussi mal cette camisole mentale qu’impose la hiérarchie d’entreprise. Pourquoi, après tant d’années à la côtoyer de prés, me sort-elle toujours autant du cul. Comment se fait-il que j’ai toujours autant de mal à accepter d’être le joujou d’abrutis de la calculatrice dont le métier est d’arriver à prendre une décision en ayant emmerdé le plus de  personne possible.

C’est pourtant bizarre de ne pas avoir envie de dire oui à tout ce qu’un psychopathe du quotidien peut vous ordonner. A partir du 40ème étage, tout le monde parait ravi de passer ces journées à se tripoter le bibi à faire, défaire et refaire les petits caprices des tarés du 45eme. Tout le monde court, baisse la tête, acquiesce - oui, oui, je le fait tout de suite… J’abandonne tout, oui, oui, je verrais ceux que j’aime un autre jour, oui, je rirai un autre jour, oui bien sur, on n’est pas là pour rigoler…

Enfin au cinquième jour les langues se délient, l’ambiance s’attendrie. Non, tout le monde n’est pas ravi, non ! Tout le monde n’a pas envie de dire oui à tout, tout le temps et oui, OUI ! Il existe bien des personnes qui se demandent qu’est ce qu’on fout là, même là-haut, tout là haut près du 45éme étage.

Réconcilié avec l’humain, j’étais. Il avait suffit d’un petit – c’est une boite de fous, on fait que ça, des présentations, des presentations, des presentations, j’ai 12 000 powerpoint dans le disque dur….-. Un sourire, une compréhension, un compatissement. C’ est vrai quoi, c’est quoi ça... La glace est brisée, la vitre est baissée, on ouvre un peu le capot. On échange les constats, Un Dilbert bien senti powerpoint (photocopy couleur grand format A3,  3,50 euros, Jcopycool de la rue Shouki et Aviva), le syndrome de l’accident de la navette (les causes de l’accident ont été présenté lors d’une réunion avec des aides visuels, quelques mois avant l’accident, certains ont accusé les présentations PPT d’être tellement gonflantes et pédantes avec leurs animations à la con que tout le monde ronflait à mort et que personne n’a retenu l’info). Et puis un autre, bureau b783c, qui sourit, détendu, bien planqué, au fond de chez les fous.
- un café ?
- Whoua !
- T’as vu les tarés ? Ils sont fous non ? Bon qu’est ce qu’on fait, ah oui, tiens, regarde

Une présentation PPT qui s’ouvre, mode « plein écran », des filles, a poil, un texte à la con, une connerie d’internet, quoi… Ici, au 42ème ?!!! Putain le cas, qu’est ce qu’il est, qu’est ce qu’il a, qui c’est ce type là ?

Comme les autres, son métier est un truc bizarre de délégué du machin au directoire du bidule, rien compris.

-          Héhé, regarde ce gros cul !

Putain, le cas ! Je le compte tout de même parmis les miens et essaie de fuir en cherchant le bureau c483d.

Je réfléchie en route. Nous sommes 2, 3 et bientôt des dizaines, des centaines, des milliers !

La tour prend garde, on arrive !

 

« Ils endurent tout, ils supportent tout »
La nuit du chasseur  

15/11/2006

Fiche technique N° C37 – chap. Gestion de crise

Ca démarre exactement pareil, ou presque. Un beau petit gars à l’air imprégné regarde un écran d’ordinateur en tapotant surement n’importe quoi sur un clavier. Une grande belle blonde vient ce coller à lui d’un air décidé, n’ayant d’œil que pour l’écran.

 

 Elle a du bol, il vient de recevoir la vidéo de la camera du parking, d’où c’est que le tas de tripe décharné qui sert de cadavre a été trouvé pas loin.  Et là, comme le type ne connait pas son boulot, elle lui explique tous ce qu’il faut faire, avance, recule, arrête, stop ! Mais non ! avant, recule ! STOP !…

A ce moment, avant d’étrangler la grande blonde et la mettre dans le même état que la purée de viande qui sert d’indice principale. Le type lève les yeux au ciel, respire un grand coup, refixe l’écran et sauve la situation.

 Il se met  à commenter ce qu’il fait. Bien technique…

-         Je vais exponenciélé l’image en deltazoïde (clic hlqdlv clic)…,

La classe totale

-         Et maintenant je réinvective la colorimétrie (clic n,jmpuhZ clic)

La blonde, elle en dit plus une. Elle écrase, bouche bée

-         J’obtentionalyse le detaillisateur (clic kjmlqop clic) et on peut voir le meurtrier. Merde, c’est moi !

Dommage pour la fin mais je note la technique, cela peut servir.

 

"Cette année je m’y remet !
…au Ping-pong."
G Fourniret – "résolution de réclusion"

 

16/10/2006

Le mal veillant

Les Bienveillantes est un roman de l’écrivain franco-américain1 Jonathan Littell,. Il s’agit des mémoires d’un personnage fictif, Maximilien Aue, qui a participé aux massacres de masse nazis comme officier SS. Goncours 2006

 

 

Alléluia, alléluia, j’ai travaillé ! Pas longtemps, un peu tout de même. Au moins cela avait le charme. d’être concentré, très concentré.

Je l’avoue, j’ai travaillé pour des banquiers. La honte.

J’ai les supers boules, je me suis pété les couilles à faire plaisirs au peuple qui a inventé l’agio, les frais de retrait, les intérêts débiteurs, les traitements comptes en anomalie et des milliers d’autres moyens de pressuriser les pigeons qu’ils osent, non sans ironie, appeler clients.

De l’enfant que j’étais à l’adulte qui se dévoue pour une organisation bancaire, le parcours fut long, tumultueux et semé de ces lourdes réalités qui vous font piétiner vos principes et cracher sur des idéaux que l’on croyait enraciné à jamais (j’ai vendu cette dernière phrase pour une somme astronomique aux scénaristes de Desperate housewife ou je leur ai piqué, je ne sais plus).

Endoctriné, finalement assez tard, j’ai vite connu les règles. Elles sont simples, claires et au combien reposantes pour celui qui cherche une épaule sur laquelle il puisse s’appuyer.

Il suffit de regarder l’écran, solvable, pas solvable, riche, pas riche, pourri, à chier, pauvrissime ou clodo, qu’importe le  niveau, la note apparaît. Ensuite le jeu est simple, meilleure est la note, meilleure est le service, le reste n’est qu’une question d’essorage et de rinçage des sous classes.

Mais je divague en rêvassant ou le contraire alors que sur scène vient de débarquer un de mes standards préféré, " la directrice de communication d’un gros groupe financier ! ". Alors que les dir. com. males débarquent sur scène en moto, à cheval, sur des airs de " Vi vil rock you » ou tout autre dauberie sensé pouvoir exalter au moins, l’abruti qui se trémousse devant les autres. 

Elle débarque sur scène, sans grigri, musique ou autre. Toute seule, calmement, posément, elle impose son personnage comme lui a appris son coach d’apports communicatifs. Elle est immanquable. Quand tout le monde est en gris, façon finance, elle débarque, déguisée en Roselyne Bachelot* période 1973, acheté spécialement pour l’occasion au prix de 2 vans VW chez un créateur du 6ème. Ajoutez à cela une série de bracelets développement durables qui font cring crong près du micro, un brushing façon évaporé du matin et puis…Elle démarre son speech.

Ecouter une femme, débiter les mêmes âneries que le premier male venue est toujours une déception. Si le ton et le style diffèrent, la banalisation conceptuel et la conceptualisation banale pour finir dans un incompréhensible embrouillamini (oui, comme ce paragraphe) d’entreprise citoyenne, durable et  autres branleries habituelles servie par les services communications, nous rappelle que les méthodes marketing n’ont pas de sexe, et ça, on s’en branle royalement comme dirait Fabius

En ai-je fini avec cette andouillette ?

Oui, passons à la deuxième et véritable déception de la semaine, voir ce brave Michael Richards (Kramer dans "Seinfeld" ) complètement péter les plombs et baver des injures raciales en public. Je n’ai qu’une angoisse, que le souvenir de cette scène atroce ne pèse sur mes futures visions de ce délicieux sitcom. Dans ce cas, je lui en voudrais à mort.

"le lifting de la semaine, c’est de Panafieu qui l’a !"
Guido Pancaldi – mémoire d’un arbitre de jeux sans frontières

 

 

 

* Viande bovine d’origine Française

12/09/2006

Un gros bof

Quelle avoinée !

La réunion de travail de l’autre soir a donné lieu à un beau crêpage de chignon, et ce, malgré un bon cépage de Chinon. Tout le monde en a pris pour son grade comme disait Bigeart en revenant de Dien ben phu et chacun est reparti avec sa petite musette de mise au point  et de prends ça dans ta face de traîne mou.

Le boss nous a tous mis face à nos responsabilités en posant les vraies questions. C’est sure, c’est lui le boss.

-  Toi, Pourquoi  t’as rien écris le mois dernier ?
- Parce que j’avais foutre rien à dire
-  Faute ! Grave erreur ! Si l’on écrivait que si l’on avait quelques choses à dire la terre serait encore couverte de forêt et l’industrie du papier ferait le chiffre d’affaire d’un vendeur de Kébab dans le 16e. Raison Nulle !
 Toi, la France, le bordel, la droite, la gauche, le grand capital et tout le tintouin, ça t’énerves plus ?
- Bin, ça me dépasse tellement maintenant, je n’arrive plus à avoir un semblant de vision objective…

Bing ! Le pain est parti, directement en plein dans la gueule via la prise d’élan du bras droit

- Et maintenant ? T’as une vision objective de la violence en entreprise et du climat d’insécurité ou tu veux que je te flambe comme un bus aussi ?

Celui qui a rajouté, "fout –z-y le dans le congélateur !" pour faire croire qu’il lisait les journaux auraient mieux fait de se taire, c’était son tour…

-  et toi, le concept de travail, profession, clientèle, service et toute la baraque à frite de conneries qui nous fait gagner de l’argent, t’as tout oublié ? Tu préfère passer tes journées, le bide au vent, devant la télé à mater des séries allemandes ? Sais-tu qu’à ton âge, Mozart était déjà mort ? J’espère que tu as mis a profit ces longues journées de chômage pour fourmiller d’idées pour impacter vraiment l’audience de G-Firmin ?
-   …
-  J’écoute
- Heu, des dessins, des crobars, ça par exemple ?

grrr.jpg


-  ??!!  Cette merde ? C’est moi là ?
- Non, c’est Pierre Arditi dans la pub du crédit L, celle  ou tous les plus pauvres acteurs français viennent payer leurs impôts
- Ah bon ? j’avais pas reconnu mais le concept est bon, vous avez entendu les blaireaux ? Dire du mal des peoples, c’st bon ça, c’est fédérateur et Juppé, t’en pense quoi ?
- Heu, depuis qu’il est rentré du Canada, je trouve qu’il a muri, il est super !

Bing ! Le pain est reparti, directement en plein dans la gueule via la prise d’élan du bras droit. Il est dure mais il est juste, c’est normal, c’est lui le chef…

" Ne jamais mettre d’enfant dans le bac congélateur "
F Dolto – "les trucs vraiment primordiaux pour élever son enfant "

03/09/2006

les raisons de la colère

Quel début de saison ! J’ai bien cru que ça ne démarrerai jamais, et puis petit à petit, c’est revenu.

Il a fallut que je me tape les bravades frisant l’inconscience du nain Umpiste et ses nouveaux collègues americano rocko débilo et j'en passe, les bavasseries néo comiques du jabba borgne frontiste, les élucubrations clownesques du fini à la pisse vendéen, les bégaiements inconsistants de socialos élito-arrivistes s’ébrouant derrière  le rayon asperge qui leur sert de tête de gondole. J’en avais fini avec la politique en m’essuyant les pieds sur des verts bio dégradés, des cocos camisolés et toute cette clique de petits aussi tarés que les gros, le temps de parole en moins…

Je comptais sur l’actualité culturelle pour me remonter le moral mais comment se raccrocher à des écrivaillons nombrilistes, du genre Machine ou Ducul, dont le seul intérêt est leur frémissement clitoridien et  la base romancière, leur pet du matin. Que penser des punko mongolo, gourou d’une science fiction onaniste qui n’a pour marque de fabrique, que d’apparentes lunettes noirs, le gout pour des annuaires incompréhensibles de prêchi prêcha apocalyptique et l'utilisation de noms hypers compliqués aux consonances russophones pour montrer qu’ils savent se servir des touches "control" "C" et"V" du premier clavier venu.

Se torcher avec le hit parade des 10 meilleurs ventes du nouvel obs. m’a semblé la chose la plus sensé à faire, et recommencer avec le nouvel obs. lui-même n’a même pas réussi à me détendre.

J’ai allumé la télé en désespoir de cause et entre les 12000 crimes atroces que m’ont proposés les 5000 séries identiques, j’ai pu vérifier que les productions françaises étaient encore plus minables, mal foutus, pompeuses et gonflantes que la première clinique de la forêt noire qui passait par là.
Sur les conseils de ma concierge je me suis tapé les nouvelles émissions françaises de variété et ai eu une diarrhée  dès le générique  de chacune d’entre elles - pour plus de détail, demandez moi...

Enfin pour oublier tout ça, j’ai essayé de regarder le monde avec des yeux d’enfants et me suis rendu compte que les intégristes musulman avaient réussi l’immense exploit de me rendre le pape sympathique -non, je déconne...- et leur connerie sectaire les plaçait cette année encore en tête des casseurs de couilles de mon hit parade personnel ex-aeco avec l’abruti fils de  l’autre abruti et sa horde d'intégristes cathos vendeurs d’armes, racketeurs de pétrole, les richissimes émirs fossoyeur de leur peuple et propriétaires de la place Vendôme et un peu devant tous ces sphincters accrochés à la directions des grosses entreprises et au magot qui va avec. Je ne parle pas des 7864 autres de la liste actuelle et non exhaustive...

A la fin, j’ai pensé à cet ami (pas de nom !) qui lors d’un entretien d’embauche avait explosé en plein vol, à la suite de cette remarque gratuite et anodine : vous semblez un peu impulsif…

 

    " Moi impulsif ?! 
      Mais vous vous foutez de ma gueule ?!
       Allez vous faire foutre connard !!"
            Un pote de G-Firmin – "Comment pas trouver du boulot"

 
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