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28/08/2006

qu'est ce que tu fais pour la rentrée ?

A moins de deux semaines du démarrage de la nouvelle saison de « au dessous du volcan » le blog, je n’ai toujours pas reçu la moindre information sur les tenants et aboutissants de cette saison 3.  Face au silence et à la non divulgation d’information du scénariste suprême, j’ai décidé d’aller chercher mes informations moi-même.

J’ai commencé par lire l’horoscope du parisien qui comme le reste de ce canard ne m’a pas appris grand-chose si ce n’est la forme féminine de obtus qui est « obtuse », dans les mots fléchés. Le scénariste suprême me conseil d’être souple en famille et de savoir tenir mes délais au travail… Putain les conneries…Selon mon ascendant, je dois aussi éviter les plats lourds tel que choucroute, paella, tripailles ou autres raclettes encore.

Je sens que ça va déménager sec cette année !

Pour passer le temps, en attendant la rentrée, je me gausse du génie créatif des publicitaires qui ont encore réussi à fourguer  une enclume conceptuel à la Poste,  je ne veux même pas savoir à quel tarif. « Faire grandir la confiance, c’est donner des ailes à chacun », fallait le trouver ! Quand je pense que j’ai raté la convention ou cette merveille a été présenté. Vraiment je suis triste, triste, triste…(cf : G Lenorman)

  Je rentre à peine de la cambrousse et j’en ai déjà plein le cul de voir ces bobines d’andouillettes radieuses sourire sur des 4x3 détrempés à nous fourguer des concepts branlatoires à 10 000 bornes du simple fait de se lever le matin.

  Plein le cul d’être obligé de me goinfrer leurs photos et autres mis en images navrantissimes qu’un abruti catoganisé en pantalon de cuir (ou Smalto avec une grande mèche, voire pire avec un col roulé et un gros menton !) a réussi à péter par la bouche un beau matin.

  Plein le cul de me fader en gros plans ces culs de gonzesses que je ne baiserais jamais (dieu m’en garde, vite l’horoscope du parisien ! – Vierge : vous ne baiserez pas la meuf de la pub Aubade aujourd’hui – Ouf !)

Et leurs leçons à la con, toutes tirées de "Karaté kid 2".

Je le sais, j’ai vérifié !

  Quand je pense à toute cette bonne coke (heureusement fort coupée ) que le milieu de la pub s’envoie pour finalement pondre de l’abrutissement pareil.

  Alors là !

  Là vraiment ! On se dit que la drogue, c’est vraiment de merde !

 

« Viens donc voir mon jolie bus »
Emile Louis – le marketing au quotidien

 

mouillard sur veuze


 

 

 

28.8.06 18:50

16/08/2006

Saison 3

Préparez vous à retrouver, dès septembre, pour la saison 3, toute la sympathique équipe d’ « au dessous du Volcan » ! 

 Il y a toujours les filles qui remplissent leurs armoires de toilette de doses de marketing et qui rendent la vie plus belle, l’ami Paul qui ne rate pas une occasion de chanter « Couscous Saupiquet » dès qu’il est bourré, Dédé, le patron du bar « chez Dédé », où il sert un blanc qui fait du dégât et des demis biens frais, Théo qui persiste à 4 grammes pour la reprise du championnat malgré les coups du sort, les coups de boules et le coût de la vie, encore tout plein de nouveaux amis qui vont apparaître surement et très probablement toute une horde sauvage d’emmerdeurs, d’empêcheurs de se la fendre peinardos, une symphonie de trous de balles de mes deux et autres suceurs de nœuds (au sens péjoratif, je n’ai rien contre les vrais administrateurs de plaisirs buccaux) qui font que l’on a bien raison de partir averti.

On retrouve aussi et bien-sur G-Firmin, que l’on a quitté, à la fin de la saison 2, posé comme une grosse bouse, en plein milieu d’un pré, en train de se dire, - finalement, je suis vachement bien ici…- .

On se souvient qu’il avait fini la saison éreinté par l’alcool et la désintégration sociale, bavant sa haine et insultant la moindre consultante qui se trémousse à moins d’un mètre et s’essuyant allègrement sur le premier projet de merde que lui déverse le premier directeur de production mongole qui passe. Un tel comportement explique les longs mois de quasi chômage que connaît notre héros et le formidable état psychologique dans lequel il démarre cette saison 3.

Heureusement, il sait ouvrir ces grands yeux aux histoires humaines et sait éteindre TF1 de temps en temps, YOUPI !

Hélas, il a toujours cette fâcheuse tendance à lire le journal le matin, gageons que les formidables nouvelles qu’il lira lui remonteront le moral !

Quoi, j’ai dit une connerie ?

 

3 Attention, va’z’y avoir du pétard ! "
Louis
la Brocante – ép. 1243 « Louis achète une table »

 

 

 

16.8.06 00:45

25/07/2006

Où est-il l'été, l'été ou est-il ?

J'ai encore eu envie de vomir en regardant des pubs à la télé, j'ai eu la nausée en lisant le(s) journal(aux)*, je suffoque sous la chaleur et le temps qui courre me rapproche des pires en me desespérant de ne pouvoir retenir, même une seconde de plus, le moindre instant de ce qui pourrait ressembler au bonheur... 

je suis au milieu d'un prés, en altitude. Finalement le plus heureux des hommes.

MeuhhHHHH !

Je déclare officieusement les jeux de la haine de la connerie humaine ouverts....

"'mais si, je souris"
E. Zatopek "la vie est un marathon"
 

 

*j'en ai 200 pages, j'ai fait un condensé

14/07/2006

une gueule de bois en plomb

 

L'Italie a gagné la Coupe du monde de Allemagne 2006 face à la France au terme d'un match très disputé ! À la fin de la prolongation, le score était de 1 but partout. La victoire de l'Italie est acquise au terme des tirs aux buts.

 

Merci Monsieur Théo* de m’avoir permis de vivre ce mondial.

Alors que ce pauvre Théo n’en fini pas de pleurer cette finale gâchée, j’ai pu retourner, enfin, calmement et soulagé à mes préoccupations naturelles. Soulagé parce qu’au dernier penalty tiré, c’en était fini du sport et ne restait plus que du blablatage et du « y z’auraient du » et autres bonnes raisons de boire des coups en passant.

Outre du foot, je dois avouer une certaine overdose de la saoulerie beuglante de ce dernier mois, tout particulièrement après le bouquet "finale" de dimanche dernier.

Théo était au maximum de sa forme et un mois de compétition n’avait en rien altéré sa folie verbale qu’aucun lecteur labiale, fusse-t-il du FBI, n’oserait retranscrire.

Fin prêt bourré dès 18h00 et encore sous l’effet de 3 jours de stress à lire et relire les 3 mêmes articles que se partageait la presse nationale, Théo nous délivra pendant 3h30 un spectacle de très haute volée, la partition d’un artiste au sommet de son art, la classe internationale des éructeurs beugleurs.

Comme d’habitude, tout le monde a ramassé son petit paquet pour les étrennes.

Naturellement l’adversaire directe, l’arbitre, le 1er, le 2ème, le 3ème, le 4ème, toute leur famille et leur pays, la FIFA, les officiels, les people, les règles du jeu et tout ce qui pouvait passer sous la main – putain c’est quoi ce blanc qui me bourre pas la gueule ! – ont été particulièrement gâté pour la plus grande joie d’une audience conquise et livrée corps et âme à ce conquistador du commentaire.

Et puis, après le dernier penalty, plus rien.

Avec quelques autres, j’ai applaudi la formidable prestation de Théo mais ce n’était pas l’immense ovation auquel je m’attendais et qu’il méritait, j’ai donc arrêté et lui ai serré la main chaleureusement en le remerciant des bons moments qu’il m’avait fait passer.

Il m’a regardé, vidé, éberlué, tel un compagnon de la chanson sortant de scène, à marmonné je ne sais trop quoi dans son verre de blanc. Il était temps pour moi d’aller remplir cette panse boursouflée par la bière et attaquée par un vin blanc que la communauté européenne devrait refuser au même titre que le chanvre marocain et l’absinthe portugaise.

Aux dernières nouvelles, Théo, s’est pété la gueule en vélo, en rentrant dimanche soir. 3 points de suture qui n’ont même pas fais une ligne dans le journal local.

Je l’excuse et je comprends.En plus il n’y connaît rien en tour de France…..

 

 "Ail ! Bobo la tête"

P.L. Sulitzer – « maigrir sans le savoir »

 

 

* Théo, voire les pages précédentes

 

 

14.7.06 03:54

03/07/2006

la coupe au bord des lèvres

Déjà Juillet et je me remet à peine du réveillon…

Les années passent et ne se ressemblent pas, heureusement. Alors que l’année dernière, à la même époque, je bouffais de l’assemblée générale (du raout d’actionnaire) en préparant ma bedaine à l’ingurgitation de bière devant le tour de France. Cette année, pas d’assemblée générale. Bizarre. A croire que mes yeux ne mentent plus aussi bien. J’aurais donc été démasqué ? Les forces capitalistes, le cul soudé à leur énorme étron d’argent, ont enfin déjoué le plan machiavélique que j’ourdissais discrètement sous leurs yeux distraits, trop occuper à trouver des moyens de rajouter des zéros avant la virgule sur leur compte luxembourgeois ou Lichtensteinien (pour ceux qui arrivent à l’écrire, le lire et même le dire).

Je crois bien que je me suis fait repérer comme dirait un des époux Turange. Non seulement je ne coute pas très cher mais en plus, j’ai mauvais esprit. ; « c’est comme si que tu serais pas vraiment interpellé par les sujets financiers » me dit sans rire un chef de projet qui a encore un poil pubien de client coincé dans les dents. Je n’aurai pas due mimer la masturbation pendant les réunions concept, j’aurais pu offrir un vélo aux enfants.

Mais je m’en fous de pas faire leur putain d’AG, je sais très bien comment ça fini. Les actionnaires votent les résolutions de l’année, 1% pour l’innovation, 1% pour les petits porteurs et le reste, on se le gave entre petits potes, en oubliant pas de s’augmenter de 20% pour le parfait managing qu’on a effectué toute l’année à l’heure de la sieste. Rrrrrompich …Rrrrrompich….

Plutôt que de me taper vos réunions à la con, j’ai préféré rester près du peuple (je n’ai pas vraiment eu le choix, c’est vrai).

Encore une fois Théo m’a sauvé. Théo est le fan de football dont j’ai déjà parlé et qui passe sa vie, écharpe au vent, entre le stade et le bar « chez Dédé ». Théo m’a chopé en début de « Mundial » (ça ce dit comme ça si on veut faire classe). Dans un premier temps, il avait trouvé en moi une fidèle tête qui acquiesce sous ses remarques footballistiques toujours passionnantes – les chleux vont leur bouffer le cul à ces tapettes d’espingos ricains ! (Allemagne costa-rica) – Qu’aurais je pu faire d’autre ?

Puis petit à petit, la compétition avançant, mes clients ne rappelant pas et la bière étant ce qu’elle est, nous nous rapprochâmes jusqu’à devenir inséparables, au moins aux heures de match. Théo m’a initié aux joie de l’abnégation footballistique et comme une secte profite des faiblesses psychologique pour enrôler et boire le sang de ses adeptes, il a posé son pied à crampon entre le monde et moi et d’une superbe reprise de volée m’a envoyée pleine lucarne dans l’inactivité social total et l’aberrante frénésie footballistique.

Je ne sais si je regarde les matchs pour le plaisir du jeu ou juste celui de savoir à qui s’adressent les remarques pertinentes de Théo – Putain de rital, arrête de chougnier ta mère, y a pas faute ! (Italie – Ghana).

Quand au bout de quelques heures de vociférations raciales et primaires, je suis pris d’une légère nausée, Théo sait me remettre sur la bonne route en un demi – ces niacs ! Je peux pas les « saké », ah ah, tiens bois un coup !-(Bresil-Japon).

Avec Théo, tout le monde en prend pour son grade. Peu importe si le bar est rempli de noirs – tu le met ce but, ou il faut remettre Mandela en tôle ! (Cote-d’ivoire-Hollande) -, de blancs bec, de métèques, d’asiat’, de bronzés, d’hommes, de femmes, de trans, de Pédés, d’hétéros ou tout autres particularités humaines. Tout le monde ramasse.

Exutoire, défouloir, un match avec Théo vous ramène dans les années 70, au bon temps ou n’existait pas encore le politiquement correct et où une belle France giscardienne se gondolait aux premières imitations d’accents venues.

- Mais non, j’suis pas raciste se défend un Théo raide bourré après quelques plaintes qui ont suivi sa derniere invective, mais quand je vois ces bataves ce manger du portos comme du Gouda, ça me rend fou (Portugal – Hollande).


" Allez les schleux "
Rocco Sifredi

 

 

 

3.7.06 14:21

01/06/2006

pince à linge moi, je rêve

Sortez-moi de là, je suis un prolo ! 

 Voici le crie que j’ai poussé après 4 jours chez les cheiks (pas les tchèques !). Le pays de l’or noir a considérablement changé depuis que Tintin est venu y faire un tour. Pour les cinéphiles, la situation ressemble plus à « Pétrole Pétrole » (Putain, les films que je te sors pas !) de Christian Gion qu’à « Laurence d’Arabie ». Peut-être est-ce due aussi à mon physique, plus proche d’Henry Guibet  que de Peter O’toole.

Cette mission, que j’ai accepté, consistait à présenter à un parterre de décideurs un programme d’introduction, sur le marché Emirat de la célèbre indétrônable et singulière Pince à linge Française. Oui monsieur !

Le marché de la Pince à linge est actuellement en pleine explosion dans ces pays, « Ce peuple a découvert la machine à laver, il ne pourra plus jamais revenir en arrière » m’a dit fort senatorialement Brichaud, sociologue à ces heures perdus et responsable technique de fabrication, de métier.

La Pince à Linge Française veut sa part de gâteau et pour cela, elle a envoyé sa meilleure équipe pour rallier sous sa coupe les émirats et leurs milliers de petits pakistanais qui pendent le linge à sécher pour 2 dirhams/jour. Des ingénieurs, des designers, des chef d’équipes, des directeurs, tout le monde est là, ne manque plus que la main d’œuvre.

Arrive le Cheikh Ahl uhobahdi, en tenue traditionnelle, Haut dignitaire, responsable de la Pince à Linge, ainsi que sa cohorte de conseillés, banquiers et autres spécialistes locaux mais bizarrement tous anglais. Les présentations se font cordialement et tout se passe bien jusqu‘à cette excellente mais idiote blague faite au Cheikh, la désormais célèbre – mais qui vous a dit qu’il fallait venir déguisé ?- Pince à linge d’or de l’humour, Dubaï 2006.

Notre présentation est brillante et enthousiasmante. Pendant 3h00, nous survolons l’historique de la Pince à Linge Française, ses spécificités puis abordons plus précisément le marché de la pince à linge aux émirats, pourquoi la Pince à linge Française est totalement adaptée à ce marché et enfin dans quelle mesure le succès de la pince à Linge Français fera aussi le bonheur du Cheikh Ahl uhobahdi Haut dignitaire, responsable de la Pince à Linge.

A la fin de la présentation, le Cheikh  s’est réveillé totalement convaincu par le savoir-faire, le professionnalisme et le formidable espoir de rendement que projetait notre démonstration, si j’en crois le petit signe de la main qu’il a fait en partant. C’est un égard rare me souligne un directeur de projet expatrié sur le volet -  c’est la phrase de trop et me voilà perdu sur la route d’un jeu de mot pourri tentant de faire se ressembler « voie de garage » et « voie d’égard rare ». Tout ça pour finir en « esperare que ça nserapa un varnegarge… hum.».

Je sors prendre l’air, chaleur étouffante et ramdam des voitures incessants, des grosses, des belles, des rutilantes et des 4/4, des 4/ 4 énorme à promener son chameau, sa femme et ses 12 serviteurs. La sueur agrippe immédiatement et irrémédiablement ma chemise 80% polyester.

J’ai tout donné à la Pince à Linge et elle, elle m’en sert cinq et se barre, voire ailleurs si l’étendage est plus beau.

 

"Et mon petit cadeau ?!"
Antoine Zacharias - manager et se blinder

 

 

Putain de prémonition !

Paul avait raison, il est arrivé un malheur ! Je me casse 4 jours et les potes tombent comme à la Saint Mike Brand*.  Salut Andy (+22/5/06)

 

*2 fois dans le mois, ce n’est pas gentil

 

 

1.6.06 19:37

 

 

25/05/2006

bar, biture, hic !

Petit à petit, sans m’en apercevoir, le chômage m’a poussé vers le bar, malgré moi, irrésistiblement.

J’étais seul, délaissé, renvoyé à moi-même (on dirait du Ophélie Winter, quelle daube). Bref je me traînais comme une merde à la recherche d’une main tendue, une aide, un petit chèque, un banquier gracile, et même, même, pourquoi pas (soyons fous) un client.

 Je suis rentré dans le bar « chez Dédé » et là…Il a trouvé un client.  

Passer sa journée au bar plutôt que de chercher du boulot n’est pas inscrit parmi les 10 conseils pour retrouver du travail du livret offert par l’ANPE. Il doit se trouver dans le tome 2 mais les crédits d’aides sont ce qu’ils sont et ce tome 2 ne verra très probablement jamais le jour. 

Etre de droite et au chômage représente un défi intellectuel autrement plus ardue que le 4 à la suite de questions pour un champion.

Mes idées libérales ont abasourdi mon agent de carrière dès la première réunion. J’ai renvoyé ce fonctionnaire à ses études en réclamant la privatisation immédiate de son service, je lui ai bramé les joies d’une glorieuse société basée sur la lois du marchés ou seul les plus forts gagnent et enfin j’ai déchiré son dossier pisseux en éructant (je sais, j’adore éructer) que je fais ce que je veux des merdes imprimés avec mes impôts.

Je suis sorti en hurlant « va y avoir de la lettre de dénonciation ! »    

« Chez Dédé » correspond mieux à ma vision capitaliste  du monde. Je commande, je paie, je consomme. C’est clair, c’est net, c’est simple, c’est de droite quoi !

Je suis seul, dans le fond (loin du flipper). Triste mais voyant enfin une main tendue, au bout du tunnel, qui pose devant moi, un verre de ce délicieux mélange de vin blanc de la communauté européenne que le mondialisme et ses incroyables sous salaires clandestins permettent de m’offrir à un euros TTC (comme dit Dédé).

  Je suis de nouveaux dans la course. Je fais de nouveaux partie de la société.

Un verre de blanc, je lis le parisien… Un verre de blanc, je lis les petites annonces…Un verre de blanc, j’entoure les postes de Magasinier au SMIC (16, y a tout de même du boulot, merde !)… Un verre de blanc, je fais les mots fléchés – On y est bien- neuf lettres – cagoinces….Un verre de blanc, un Rapido …Un verre de blanc, un tiercé et un placé… un blanc, un Banco, un Dédé (obligé chez Dédé) , un Bingo et deux Astros…gratte gratte…2 Millionnaires, gratte gratte , un blanc, un Rapido, un Kéno, 2 blancs, un loto et 3 Pokers, gratte gratte et encore un blllllll

Burps !

Ce blanc est atroce, il vous étreint la tête comme un Joe Pesci Scorcesien et vous colle une haleine à regarder TF1 la gueule collée sur l’écran.

Je décide de relire le livret de l’ANPE, il sent le blanc, j’ai revomis 2 fois.

 

"On peut être arriviste et ressembler à Kermitt"
 JF Coppé – J’arrête la gueule de bois

20/05/2006

attachez vos ceintures

G, ne prend pas cet avion,  j’ai un mauvais pressentiment, j’ai rêvé de chausson aux pommes, ça ne trompe pas, à chaque fois que j’ai rêvé de chausson aux pommes, un drame a eu lieu. Souviens toi, la veille du 11 septembre, j’ai rêvé de crumble, les pommes c’est un très mauvais signe… 

Paul, mon ami, celui  qui chante toujours Couscous Saupiquet quand il est bourré, a la mauvaise habitude de m’appeler chaque veille de grand départ pour m’annoncer qu’il a fait un rêve prémonitoire au sujet de mes grands voyages. Qu’il rêve de chausson aux pommes (cette fois ci), d’ardoise de classe (novembre 2003 - Atlanta) , de sa concierge (décembre 2004 – Shanghai),  de foi de veau, (Barcelone 2005) ou de tout autre truc idiot que son subconscient  débile lui impose pendant la nuit. Mes avions, aux réveils, sont toujours voués à l’explosion, au crash en mer, au détournement ou plus simplement à une épidémie de turista pour tout le vol et l’équipage qui fera de mon avion une bombe chimique inacceptable sur tous les aéroports du monde.

Cela dure depuis des années et j’ai mis quelques temps à m’adapter à ses visions.

La première fois fut terrible, il avait rêvé d’un barbecue géant sur une plage de Berck et je fut contraint, crédule que j’étais, d’annuler un Paris Munich d’une heure pour en passer 7 de plus dans un train charmant, remplie de beaux et avinés militaires qui m’a fait découvrir toute les petites villes de cette Allemagne fraîchement réunie  (oui, c’était au siècle dernier). L’avion  arriva à bon port, de drame il n’y eu point  si ce n’est cette nuit sans sommeil à traverser l’Allemagne et  surtout  à l’arrivé, l’oublie dans le compartiment d’un fort bon livre de Tom Sharp en court de lecture et dont la perte gâcha totalement mon séjour . (Je m’en suis remis depuis).

Si par chance,  les prémonitions de Paul jusqu‘à ce jour ce sont toujours révélés infondées,  je partirai bien moins à l’aise le jour ou il ne m’appellera pas la veille pour m’annoncer les pires désastres. A la longue, j’en arrive même à lire dans ces rêves, s’il y a de la charcuterie, j’aurai un plateau repas, s’il y a du matériel auto, je voyagerai sur une compagnie lowcost (un carburateur et je suis sur Easy jet, quel rêve à la con !) et si il rêve de chaussons aux pommes, je le note pour la prochaine fois, j’ai droit à la classe bisness. Trop top, vive les chaussons aux pommes.

Je m’étendrai un autre jour sur les bienfaits de la classe business et la formidable opportunité de se saouler la gueule à 10 000 mètres d’altitude. J’expliquerai , ce jour là, comment claquer 3 mois de salaires en 7 heures de vol pour juste avoir le plaisir d’allonger ses jambes en regardant une grosse production américaine sur un écran de 20 x 15 cm , le tout, naturellement, au frais des masses laborieuses et des actionnaires; Ahah !

Me voila donc dans un pays ou il fait 40 ° quand Paris se refait tâter les seins de glaces. Un pays ou les Palmiers poussent comme du chiendent et le pétrole jaillit comme la pisse à la sortie d’un pub.

 

Me voila en extrême Orient et demain il fera jour et il fera chaud ! 

 

10/05/2006

Frémissement de printemps

Ce pourrais-ce que cela repartasse ? 

Enfin, un peu de boulot… De l’institutionnel, du peinard, du pépére. A 12000 bornes de la branlerie marketingienne, - on peut mettre du rouge avec du jaune ? enfin du bleu, quoi ! -,  à 10 000 miles  des malversations usuelles de la folie financière – on changera les chiffres cette nuit, les actionnaires voudrons jamais de ceux là ! 

Pile poil, du vrai institutionnel pour redémarrer dans le monde du travail en douceur.  De l’informatif, de l’instructif, « les journées national du développement durable du piéton en milieu rural et champêtre » sont le plus délicieux des séminaires pour reprendre doucement contact avec le merveilleux monde de l’évènement.

Je réveille le régisseur en lui montrant le journal, « salon de lecture » en 5 lettres, c’est « gogue ». Il se rendort

Ça durera pas, Ça durera pas…

 

 

10.5.06 20:00

20:14 Publié dans Prololand | Lien permanent | Commentaires (0)

05/05/2006

Géronimooooooooo !

Des journées à ne rien faire, à ronger mon frein, à maudire le banquier, la société, les clients, les employeurs, les concurrents, les traites, les impôts, les consommateurs, les jeunes, les vieux, les riches, les pauvres, les hommes, les femmes… 

Etre en dehors du coup quand tout bouge autours m’a rendu aigri comme un eunuque dans un harem. Je suis mauvais comme un Sarko accroché à son Villepin, si j’en tenais un….

Voilà ce con de Théo qui rentre chez Dédé Bar PMU, cet abruti dépense tout son minable salaire dans sa seule et unique passion après l’alcool, le football. Il accompagne partout son équipe (qui heureusement va rarement loin), possède l’accoutrement complet du parfait supporter et ne concède aucun autre sujet de discussion à partir de 1,5 gramme dans le sang, soit tout le temps. Qu’il puisse encore avoir un salaire  alors que je n’en ai plus, hérisse la vermine que je deviens malgré moi. Je le déteste, je le maudit, j’suis complètement pourrie (le grand orchestre du Splendid est caché dans ce paragraphe, sauras-tu le retrouver ?). 

Mes derniers centimes investis dans ce café ne seront toutefois pas vain et à ma grande surprise ce Théo va sauver ma journée.

Alors qu’il s’envoie un 2ème blanc cul sec (ce blanc, mélange si délicieux de la CEE), je lui demande s’il peut me prêter sa trompe de stade. Je l’ai vu utiliser cet engin des dizaines de fois, il permet d’un coup d’index  d’émettre une puissance sonore capable de réveiller la salle entière à un concert de Carla Bruni (oulala, c’est super fort alors ?!).

Théo a beau être fan de foot, il est gentil et ravi de me voir, à mon tour fan de foot, il court me chercher cet ustensile au combien utile pour le plan machiavélique qu’a engendré mon cerveau malade. Cet emprunt me coûte un verre de blanc que je fais mettre directement sur ma petite note par Dédé.

20 minutes plus tard, j’ai entre les mains l’arme de ma vengeance et mes yeux brillent diaboliquement alors qu’un peu de bave ne peut réfréner ce sourire satanique qui me guide vers ma demeure…

L’après-midi s’annonce radieux, je n’ai plus qu’à attendre.

15h40, le téléphone sonne, est ce lui ? Est ce lui ?

-  Mr Firmin ? c’est Mr Boulard, votre (je ne sais quel connerie pour dire qu’il est l’homme qui m’a coupé tout moyen de subsister  à peine au dessus de mes moyens, au moins en attendant que cela aille mieux) bancaire, patati patata...

Je le laisse venir, ce salaud me prend sur son haut parleur et cela ne me convient pas du tout, je le veux au bout du combiné

- Pardon ? je ne vous entends pas bien, il y a de l’écho…

Ce con se rapproche de l’engin sans en démordre, il parle plus fort  et est tout proche de m’arracher un tympan…

Il ne perd rien pour attendre, je parle plus bas

- Le son est vraiment mauvais, il y a aussi du larsen, je ne vous…

-  Comment ? bave t-il en prenant enfin son combiné.

Je le tiens…je parle encore plus bas

- Je suppose que vous m’appelez pour l’état catamjlljsojlfdujeldqohk.

- Comment ? rebave-t-il bien fort…

héhéhé… crie donc mon mignon, je susurre

- L’état catastrophique de mes finances ?

- Bien sur meugle –t-il, alors on fait quoi ?

Ah ah ah ! je n’ai plus de voix, je suis Chet Baker qui chante une berceuse à la crèche de sarcelle

- et bien, je pensais...

Je sens son oreille complètement collé, prêt à tout entendre de ma part, j’insert mon téléphone dans la corne de l’engin, l’index triomphant et je lui balance

-COOiiiiiiiiiNNNNN !!!!!!!

Tiens, prends ça dans ta gueule ! Ahahahaha ! L’air de rien, je termine ma phrase invisible

-…sera réglé pour de bon, ça vous irait ?

Héhé, le con doit  être KO assis dans sa putain d’agence de merde, Allo ? Allo ? Le silence…

Putain, ça fait du bien.

 

" J’ai pris un forfait Marshall "
Ted Nugent – The SFR tour

 

 

5.5.06 01:43

 
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