Avertir le modérateur

09/01/2006

Robin d'exploits

2ème jour en sous-sol, ça va. On peut très bien vivre sans voir la lumière du jour. 

On trouve toujours des abrutis pour réaliser des exploits idiots sous couvert de recherche scientifique ou d’accomplissement personnel. Je me souviens avoir assisté à la conférence d’une jeune femme qui s’était fait enfermer dans un gouffre pendant quelques mois afin de fournir je ne sais quels informations à des scientifiques pervers, désireux de savoir si l’homme pouvait vivre comme un vers. Quelques mois plus tard j’appris son décès par suicide, la pauvre ne s’était jamais remise de cette expérience. Je ne connais pas les avancées scientifiques tirées de cette expérience mais la conclusion parait simple : évitez de passer 3 mois loin du jour pour votre santé mentale. Merci docteur, ça fera 30 euros.

Effectuer des exploits inutiles et idiots est devenu un must dans nos sociétés modernes. De plus en plus, on croise ces gentils fous dans les conventions d’entreprises, les médias, les pubs. Ils sont reconnus, écoutés, ils sont des exemples, des modèles.

Ainsi on retrouve Machine qui n’a rien d’autre à foutre dans la vie que de traverser l’atlantique à la rame, parlant de cette enrichissante expérience a des visiteurs médicaux. Trucmuche, qui descend en apnée à 2000m de fond, expliquant à des dirigeants de grandes distributions, son entrainement pour en arriver là. Bidule, qui a traversé le sahel en roller, déblatèrant sur la problématique du grain de sable et du roulement à bille à des cadres de groupes pétroliers, etc.…

Vos dirigeants adorent côtoyer ces rois de l’exploit et dans les 4 étoiles ou ils les invitent avec le budget de vos primes, ils les exigent même à leur table. Je comprends que ces héros des temps modernes n’aient plus qu’une envie, encaisser leur chèque et repartir au plus vite, seul au milieu de l’océan.

Profitant de cet engouement, j’ai pensé à monter une agence de héros des temps modernes. Voici Tsang Lee, 13 ans, qui peut coudre en une journée de travail, son propre poids en ballon de foot pour 28 euros par mois, Mahama Madou, 12 ans, qui arrive à vivre encore en ne mangeant du mil qu’une fois tous les 3 jours depuis sa naissance, Marcina Bviotchev, 21 ans, qui  a été vendu à 4 personne différentes en moins de 3 mois, An Lee Mhiang, 13 ans, qui a couché avec plus d’allemands cinquantenaires que Mata Hari, Sabrina et Claudia Schiffer réunies et enfin Harry Whitpearl, qui, a 18 ans, peut s’envoyer 3 doses de cracks en gardant  un magnum 357 en main (même Clint n’y arrive pas !)

 Après ma métamorphose en homme de droite l’été dernier, j’ai bien cru que moi aussi, j’étais devenu un de ces héros modernes, mais en vain. Aucun appel, aucune invitation, pas la moindre incidence médiatique, rien.  .Manque de préparation surement, alors cette fois, c’est différent, j’ai 28  électrodes plantées dans le corps, une coloscopie en permanence, 2 ordinateurs au bout des doigts, 5 chefs de régions sur le paletot 24h/24 pendant une semaine et 3 directrices marketing pour occuper mes moments libres !

Si avec ça, je ne suis pas invité à la prochaine convention de dirigeants de Fast Food, c’est à ne rien comprendre à cette putain de société !  

"Je ne sais même pas combien j’encule de personnes par jour, si ça c’est pas un exploit !"
F. Pinault – « seul, grâce à tous »

 

 

 

9.1.06 16:08

07/01/2006

je suis pas un imbécile...

Ah ah, je rigole, je ne sais même pas pourquoi. Ils me parlent d’une personne dont je ne me souvient  absolument pas. Toute l’année, ils travaillent avec elle, je ne l’ai vue que 2 jours, il y a un an. La seule info sur elle, elle a de gros seins. Je dis « ah oui !... », mais je ne vois rien, aucun souvenir, pas le moindre visage, sans parler d’une paire de sein, grosse semble t-il et symbolisant pour ses collègues l’entière personnalité de cet être humain. 

Bienvenue en 2006, bienvenue en France, bienvenue dans le monde du travail.

Me voila enfermé pendant 6 jours avec toute cette fine équipe, pour un séminaire de début d’année tonitruant.

Le chef est là, les sous chefs sont là, tous dans un même esprit, l’esprit de groupe, l’esprit de la boite, de private en cradoc jokes et moi, à coté, complètement out. Pas encore remis de ce long trajet, de ce chien de douanier qui cette fois m’a dégotté un graton minable, de ce douanier qui a fouillé jusqu’à mon linge sale pour trouver plus (c’est vrai que j’ai une tête à vendre du crack aux enfants).

Je suis en dehors du coup, à coté de la plaque, à la ramasse mais je suis là pour 6 jours, alors je rigole, je ne sais même pas pourquoi.

"rien à déclarer"
Dr. Olivenstein - "il n'y a pas de douanier heureux"

 

 

 

7.1.06 23:57

02/01/2006

Suivez mon regard

A vous, les politiciens véreux ou pas, bouffés par l’arrivisme et la soif de pouvoir, aveugles des réalités et éblouis par les sondages, imbus au point de croire qu’une nation, un département, une ville… a besoin d'eux, à l’écoute de rien et avides de tout, cachés derrière un couvre feu d’un autre siècle et une connerie toujours plus actuelle.

A vous, les grands patrons et leur armée d’adorateurs et gestapistes du grand capital, gavés d’argent jusqu’aux gencives de leur 15ème descendance, s’arc boutant sur leur position comme une vieille hyène sur une charogne, prônant et décidant à tout va et sans vergogne le malheur, la détresse pour le bienfait de leur compte bancaire.

A vous les comiques de services, perdus par l’argent et la gloire qui n’avaient plus de drôle que votre incapacité à analyser votre société et à pérorer au milieu de vos amitiés élitistes.

A vous, chefaillons de mes couilles, au sérieux et à l’incompétence tragique. Assis sur son pouvoir pour dire de qui de quoi, empalé par sa connerie pour dire l’inverse et le reste.

A vous publicitaires débilitant a l’opportunisme mercantile ; à la verve dégoulinante de salmigondis changeant et aberrant.

A vous les petits collabos de bureau, obéissant, manœuvrant, ourdissant, dénonçant et tout ça petitement.

A vous les incompréhensifs, les surs de soi, les je sais ce que je dis,

Pour 2006, je vous souhaite ça :

 

OUILLE.jpg

 

Pour les autres, je ne souhaite que des choses biens, enfin, faut voir. Envoyez vos dossiers....

13/12/2005

Ma part d'ombre

"Ha ! ce qu’on est bien quand on est dans le grand bain
On coince la grosse bulle
On joue sur son dessous de main

 

Ha ! ce qu’on est bien quand on est dans le grand bain
On pourrait y rester jusqu’au lendemain matin. " 

Ai-je chanté toute la journée, sur un air salvadorien,  dans mes beaux nouveaux locaux, la haut, en altitude.

On est bien ici, au chaud (très chaud). Le café est gratuit, les bureaux sont confortables, la cantine infecte,  et la poubelle vidée tous les soirs. On est bien.

L’élite vous entoure, vous semblez en sécurité et pourtant, pourtant le psychopathe des toilettes sévit ici aussi. Oui, ici, comme dans tous les locaux de France qui dépassent 10 personnes, le psychopathe des toilettes maltraite votre odorat et votre croyance en l’évolution.

A force de le croiser, dans tous les bureaux de France, à longueurs d’années, j’ai cru, un moment, que c’était moi le psychopathe des toilettes. C’était, il y a quelques années, j’avais vu la veille « Fight club ».

Et si j’étais schizo ? Et si, chaque fois que j’allais aux toilettes, mon Brad Pitt interne se réveillait et massacrait toute dignité humaine ? Après tout, je cite déjà E. Raoult, chez Dédé a à l’heure de l’apéro (« bien sur que le couvre feu est nécessaire ! », alors pourquoi pas Brad Pitt à L’heure du popo.

A l’époque ma barre abdominale n’avait rien à voir avec celle de Brad (et aussi de nos jours, je l’appelle Brad, c’est quasi moi !) et mon reflet, torse nu, dans le miroir des toilettes de la Scorbutec  ne renvoyait rien qui puisse passablement exciter Angelina Jolie ou toute autre asperge qui ne connaît rien à  la beauté masculine. Non, ce n’était visiblement pas moi le psycho des toilettes. Brichaud, de la compta, pourra vous le confirmer, alors qu’il me surprit en ce lieu. Lorsque je me frappe, mon double ne me frappe pas en retour. Le test fut concluant, douloureux mais concluant.

Depuis ce jour, Brichaud ne m’a plus jamais regardé pareil et je traque inlassablement le psycho des toilettes, ce salaud, ce pourri, ce dégueulasse...

"Ho ! maman est très énervée !"
Norman Bates et Florence Pernoult - "j'éduque mon enfant" 

 

 

13.12.05 20:20

09/12/2005

mettre à bord, bien profond

Vous serez au siège, à la maison mère, au cerveau. Vous serez assis à la droite du père, vous serez là où tout se décide, là où ça se passe,  au cœur du gros bouzin.

Après mon séjour en proctologie, le terme être au siège aurait du me mettre la puce à l’oreille, mais d’un naturel optimiste et frondeur, j’y suis allé en sifflant, le doigt sur la couture (heu... comme Lee Harvey Oswald, un matin de 63 ?).

Etre au siège, c’est l’apanage du gratin, de l’élite, même l’homme de ménage a bac plus 5 ici. Ici on est loin du quotidien grisâtre du vulgarum humanum larbinum de base. Ici on voit loin, on se projette, on imagine demain, on se télescope le future.

Ici, on est en haut de la vigie, on surveille l’horizon, bravant la tempête et les périls, toujours gaillard, toujours vaillant ! « pat’on ! concu’ence à babo’d ! »

Hormis le pantalon style corsaire, très répandu chez l’ingénieur, le galérien qui me sert de guide sur ce vaisseau amiral n’a pas grand chose à voir avec Surcouf ou Burt Lancaster, mais il sait lire les vents et les éléments, « hum, ça sent, il y aura de la choucroute à la cantine ! »,

Je décide de l’appeler « l’olfactif » (olfactice pour Lianne foly ?).

Alors, qu’en bas, les galériens suent et souffrent à ramer pour faire avancer cette enclume navale, j’ai la chance d’être affecté aux quartiers maîtres et guidé par « l’olfactif » j’évite les coups bas, le typhus, la malaria, les morpions et tout un tas de saloperie qui traîne dans ce genre d’endroit, au service de mes nouveaux seigneurs. « Attention, à cette machine à café, elle n'a, souvent, plus de gobelet » me dit l’olfactif, que ferai-je sans lui ?

Pour l’instant, la mer est calme, mais demain ? Dans 2 jours ? Devant mes doutes, l’olfactif sait me rassurer, il organise sur-le-champ une réunion dont le sujet emportera toutes mes réserves, « le rétro planning, sa vie, son œuvre, ou comment perdre en groupe 3h00 de sa vie ». Requinqué par cette nouvelle je me bourre une pipe et vais poursuivre discrètement ma partie de démineur.

Hardis les gars, c’est repas de Noël à la cantoche !

 

 

"Manager, c’est voir loin, en plissant les yeux pour faire plus vrai"
– T. Breton – « 1001 inepties pour  justifier son salaire »

 

 

 

 

 

9.12.05 14:08

05/12/2005

le fou du labo 4

Comme les assureurs de compagnie aérienne, je connais la loi des séries. Chaque journée de travail n’est plus qu’un crash aérien ou je découvre moult plaies, bosses, sanguinolages et maladie graves. J’ai un problème de moteur, ça vient du carburant, je ne bosse qu’avec l’industrie médicale ! 

Insidieusement, ils se sont insérés. 

Au début, tout allait bien. Des beaux hôtels, weekend au soleil, sympo sur la migraine, tranquille, ça va. Puis rapidement, tout est allé de mal en pis. De la migraine, on est passé à la dépression, vite le parkinson un petit tour par l’épilepsie, une cuillérée d’Alzheimer pour faire passer le tout saupoudré de schizophrénie et au four ! Paf.

 A ce moment de l’action, j’étais déjà tout prés de courir vers l’hôpital psychiatrique le plus proche car bien naturellement je possédais tous les symptômes et bien d’autres encore des réjouissances suscitées.

Ils ont décidé que j’étais prêt. La chirurgie m’attendait.

Le premier jour de proctologie avait juste sonné le glas de la rencontre d’un piment et de mon estomac mais le deuxième a définitivement bouleversé ma vision du corps humain.

A mon réveil, après 5 minutes dans les vapes, suite à une photo médicale encore plus sympathique que les autres, je me réjouis du programme qui m’attendait, de l’herpès, du stomacal, des fistules et tout un tas de mots incompréhensibles qui regorgent de joies, d’allégresses et de bonheurs.

 

 Chère papa Noël

Pour Noël, je voudrais des contrats de boulots avec les cadres de fenêtre Bellox, les poutres aluminium Tabrolax  ou même le matériel de jardin Placazur.

J’ai été bien sage toute l’année, je suis un peu arrivé en retard mais je n’ai insulté ni frappé aucun client. J’ai toujours répondu « oui, c’est possible » et « bien-sur avec plaisir » aux demandes les plus farfelues et je n’ai jamais, non jamais, moqué un médecin au pantalon trop court venu au séminaire avec sa maitresse à la jupe trop courte.

Père noël je trouve que tu fais un boulot super, surtout si tu me trouves autres choses que ces ragouts médicaux  pour gagner ma vie avant que je ne me transforme en cas de labo.

PS : pour Pâques, tu devrais faire une coloproctoscopie, on y découvre des trucs vraiment sympathique (tes rennes aussi…)

 

" Ils sont propres vos ustensiles ?"
Guillaume Depardieu – Ma médecine dure

 

 

 

5.12.05 02:00

22/11/2005

Apnée juvénile

Longtemps, j'ai croisé Charly Schlingo, sans jamais oser l'aborder. J'habitais son quartier et je le voyais boitiller entre deux bars. A l'époque, je ne savais pas qu'il avait eu la polio enfant d'ou mon doute sur la personne, "il boite ? Comment se peut-il qu'il dessine ?". J'avais entendu, par Wasterlain (à une dédicace, pas au presbytère !) qu'il dédicaçait toujours une bonne bière de bon coeur si on la lui offrait. J'aurai pu.

 J'aurai pu aller vers lui dans un de ces bars ou je le voyais, lui dire tout simplement "Monsieur Schlingo j'aime beaucoup ce que vous faites, merci pour ces heures de bonheur passé à vous lire", il m'aurait répondu "payes ta bière !", on aurait trinqué, je serai reparti virevoltant ? Je serai resté biberonnant ? Bon et après...

Après je marche, tôt le matin, encore effondré par ma boulette de la veille, une plaie béante, comme l'âne Trotro* (namedroping de fou !) mal réveillé. Je pars, chien échaudé se suce la bite, je suis en avance, mon corps réclame un café et mon cul une chaise, je contente tout le monde. Je me pose, je suis bien (ronfl ronfl).

Après deux cafés, qui je ne vois pas ? En face de moi ! Tout beau, tout mignon, tout seul !

Sebastien Loeb.

Alors j'ai fermé les yeux et j'ai vu défilé toute mon aventure avec Charly Schlingo, le jour ou je l'avais croisé sans l'aborder, le jour ou on ne s'était pas parlé, le matin ou je ne l'ai vu qu'en sortant, le soir ou il sortait quand j'arrivais, tous ces souvenirs fabuleux

J'ai pris mon temps et je suis allé serrer la main à un double champion du monde. Bbrrrrrrr, c'est pas pareil, j'ai reçu une décharge, ça m'a effacé la vision de Villepin en short sur la plage. J'étais reparti, j'étais de nouveau ce félin aux aguets qui ce fait l'autre aux abois. Je reparti tout virevoltant. et après ...

Après je rentre, patati patata et qui je ne vois pas en face de moi ?  Tout beau, tout mignon, tout pas seul !

Robert Plant.

J'ai fermé les yeux, j'ai réentendu, je les ai rouvert, le son était trop fort, j'étais plus habitué. J'ai bégubllateparbaragoui, j'ai été minable (aïï) mais soft (ouf !), je lui ai même fait le coup du téléphone photo (trop fier). Mes yeux brillaient, le monde était beau, j'étais heureux.

De retour du pays des nuages, congrés de proctologie (ça ne s'invente pas) et qu'est ce que je vois pas en face de moi, 4 mètres sur 3,  Tout beau, tout mignon, tout seul !

Un véritable trou de balle

 

Rien, aucune réaction. A force d'en voir

19/11/2005

Pendez le haut et court

Ca me pendait au pif, comme une paille à celui de Kate Moss. A force de tout prendre pour rattraper ce qui est perdu, des plans cool qui finissent à 3h00 du matin, des plans plus cool encore qui démarrent à 7 ! A force de se la raconter, et patati le boulot c'est pas bien et patata j'ai pété ce matin à 4h00 du mat' ! A force de faire toute ces conneries ! 

Je me suis réveillé à 9h00.

Cool !

J’étais attendu à 8h00.

Moins cool.

Vilipender son prochain, s'en gausser, le moquer et s'en plaindre outrageusement, ce n'est pas très gentil mais cette sensation de penauderie et de queue entre les pâtes que l'on vie à ce moment est  un sentiment proche de la douleur d'un doigt de pied contre un pied de lit (au moins !).

J'ai morflé la honte ma race !

A 9h00, j'ai sursauté. Pourquoi 9h00 ? Pourquoi pas 11h00 ?

Qu'aurait  fait Clint Eastwood à ma place, aurait-il lui aussi meuglé comme un veau "merde ! Merde ! Mais quel con !" pendant 10 minutes en guise de chant matinale ? En s'habillant en pleine panique aurait-il remis les mêmes chaussettes que la veille et senti le premier dessous qui passait afin d'en vérifier l'état ?  Quoi ? Inspecteur Harry, vous n'avez pas pris de douche ?!! Nooon, bouh, j'ai honte, je ne me suis même pas brossé les dents.

Clint en slip et chaussette, en train d'enfiler son bénard de la main droite et téléphonant de l'autre, afin d'expliquer que maintenant la situation est sous contrôle, qu'il arrive, que vraiment il est désolé, qu'il arrive ! Et l'autre, le gros méchant, de l'autre coté qui lui dit :

-Mais tu déconnes ! Mais qu'est ce tu veux que ça me foute ! (le mec il parle comme ça à Cliiinnt !) T'as vu l'heure qu'il est ! T'as picolé ou quoi ! Merde, je dors moi !

- (les dents serrées) Paul ? (c'est mon pote qui chante couscous Saupiquet quand il est bourré)

Bon sang, j'ai fait un mauvais bis, c'était Paul. J'avais été parfait, je lui avais tout balancé, combien j'étais honteux, combien j'allais battre tout les records pour effacer cette faute. Je m'étais vidé, j'avais tout lâché mais c'était Paul et il s'en balançait.

J'ai fini d'enfiler mon pantalon, braguette, et j'ai fait, cette fois le bon numéro.

 Humilié un jour, humilité toujours.

"Blondin, tu pues comme un chacal vérolé"
Tuco - Entre la brute et la raison-ed. Fist.

 

 

19.11.05 03:02

17/11/2005

Loyale canin

J’ai tout quitté, femme, enfants, maison, luxure, tout. 

J'ai filé à la capitale, pour qui ? Pour quoi ? Pour lui, pour eux, pour cet ordre, cet etablishment, ce divin, cette maison dorée, cet idéal liberaliste, cette source immédiate de bonheur, j'ai nommé monseigneur miam miam dit le chèque de fin de mois, le chèque de fin de moi ?

Ainsi est faite notre vie moderne, vous aimez, vous choyez et puis il faut tout oublier, tout mettre de coté et s'offrir tout entier à ce nouvel aimé, cet amant de force : le labeur.

Vous le croyez tranquille et il se met en éruption, comme un Etna d'urgence. Vous le croyez sympa et le voila rigide comme un Von Stroheim que l'on n'aime même pas détester. Vous le croyez votre allié et le voila pingre comme un groupe pétrolier devant une marée noire. Vous vous croyez en sécurité et il vous dit "sors", "va voir dehors si j'y suis et ferme la porte en partant.".

Il est comme ça Mister Boulot, mais il sait aussi avoir ses gestes tendres, ces délicatesses. Ce toit, cette table, cette couette, cette chaleur c'est un peu lui. Ces sourires, ces rencontres, ces amitiés, ces aventures, c'est souvent lui aussi. Ces techniques, ces progrés, ces apprentissages et ces leçons, putain, c'est encore lui. Et ce sentiment de pas mal s'en sortir en regardant le journal et ses plaies béantes, c'est encore ce putain boulot qui nous l'autorise. Merci ?

Mabrouk, qui aimait plus que tout la baballe, jappait souvent : "ne mord pas la main qui te nourrie"; mais comment prendre au sérieux un animal qui passe son temps à sniffer le rectum de ses congénères ? Je connais un directeur de clientèle qui a les mêmes habitudes, je lui demanderai demain.

En attendant, quel con ce clebs !

 

 

17.11.05 03:20

13/11/2005

toilette intime

Émeutes de 2005 dans les banlieues françaises 

Quand la guerre civile est à nos portes, quand les loups sont dans la ville, quand la chienlit s'installe, je fais comme tout homme de droite qui se respecte, je pose mémé sur le palier, en dernier rempart, je ferme la porte à double tour et je regarde la télé en buvant sobrement un whisky de chez leader Price. 

Les jumelles prés de la fenêtre, la télécommande à portée de main, le téléphone déporté de l’autre. Ma femme pour m’amener à boire, mon antenne pour m’amener l’extérieur. Je suis prêt.

Là avec horreur, je découvre comment le pays s'enfonce dans la gabegie et le déclin (je pompe toute mes formules à Eric Raoult). Le pays à feu et à sang, la république piétinée, l’unité nationale, oui ! L’unité Nationale EN DANGER !

Je décide de quitter CNN, j’ai beau être de droite et ne rien comprendre à l'anglais, faut pas se foutre de ma gueule trop longtemps.

Je repasse sur TF1 et qu’est ce que je ne vois pas ?!

Des pubs….

Quoi ?!... Les femmes ont des périodes avec des problèmes d’odeurs ?!!!!!!!!!  Et je ne le savais même pas !

La France s’enfonce dans le désespoir et les fabricants de serviettes hygiéniques n’ont rien trouvé de mieux que de tous argumenter  leur communication sur un grand et nouveau plus : « évites les mauvaises odeurs » !!!! Car si vous ne le saviez pas, je ne le savais pas, je ne l’ai même jamais remarqué, ni même pensé, voir imaginé. Le marketing vous le dis mesdames : »vous puez pendant vos périodes (périodes de quoi ? de qui ? de quand ???). Et  puisque nous sommes entre nous, sachez que vous puez mais que, en plus,  le marketing vous a décrété « des humeurs », voire « des chaleurs », voire "des rougeurs" pendant ces périodes.

Alors mesdames, devant ces insultes incessantes que vous lance le marketing, devant ce miroir péjoratif, caricatural et abaissant que vous renvoie la publicité quotidiennement. Devant ces remarques sur des odeurs, (TF1 tous les soirs, avant le JT), des humeurs (TF1 tous les soirs, avant le JT), et tous ce salmigondis de clichés*  ne serait il pas temps de descendre dans la rue, foutre un peu le bouzin et montrer qu’il faudrait vous parler et vous traiter avec un peu plus de respect ?

 Je ne sais pas moi, bruler un paquet de Vania Pocket ?!

 

"Pendant qu’ils crament des bagnoles, ils coupent pas mon shit"
L. Baffy - "Vannes, terre bretonne" ed. Ker kerouen

 

13.11.05 03:18

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu