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27/10/2008

CRASH ! SHEBAM ! POW ! BLOP! WIZZZZZ !

 

« Cette fois on va morfler » comme disait Grouchy à Waterloo et si vous lisez régulièrement les paroles des chansons de Mötley Crue, vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous avez pas prévenue !

Ca pue, ça pue cette affaire… Je suis bien placé pour le dire, je suis en première ligne.

A l’aube (merci l’heure d’hiver), la froide brume de l’hiver, la buée qui sort des bouches, des regards hagards, même pas le droit à une cigarette depuis le couvre feu, le nez rougi par le froid et le mauvais vin. Toujours la peur, l’angoisse, l’attente. Au loin des cris, toujours les mêmes, -5 %, -6% ! -10 % !

Les pertes humaines sont faibles mais ça dégaine des citernes de pognons à tout va, 100 milliards par ci, 50 milliards par là, mais rien y fait.

En face c’est des durs, des cruels, des têtus et puis, ils ont du blé, alors ce n’est pas 100 milliards par ci par là qui vont les impressionner, nan ! Nan ! Nan ! D’ailleurs c’est les mêmes que de l’autre côté, c’est dire…

Pour l’instant on est à l’abri et on ne se laisse pas impressionner, Paul (mon pote qui chante toujours Couscous Saupiquet quand il est bourré ) s’est même trouvé un pantalon de survêt à 5 euros chez Lidl (trop bonne affaire !).
 Mais on sait bien que lorsqu’on en viendra aux pertes humaines, on fera appelle à nous.
Et on sera là !
Pour sauver la France !
Au bar « chez Dédé » ! 
Je suis toujours à côté du mec qui a un survêt immonde.

"La crise, ils parlent que de ça dans la tilivision"
J Birkin – ex fan des cystites

21/10/2008

Gorges profondes

J’ai vu le vide !

Cet après midi, vers 16h00, j’ai mis la tête face au grand trou, j’ai pu admirer un panorama abyssal, je me suis sidéré de vide sidéral. Face à face, duel à l’éclipse. J’ai baissé les yeux. Il étais là, béant... La vacuité de ma fonction m’a absorbé...Blurb....

Je me débattais avec un schéma technico structurel de la plus grande limpidité, une de ces créations humaines qui font froid dans le dos par le degré de cynisme qu’il faut pour désigner 200 licenciements secs par un rectangle orange dont on aura discuté la couleur pendant 10 bonnes minutes – L’orange c’est bien, c’est doux...
M’en allais donc, chevauchant moult flêches pleines, brandissant mes connecteurs, lignes et autres formes automatiques que le saint puissant milliardaire binoclard met au service du pleutre travailleur que je suis.

Je tirais la langue sur une vulgaire forme vectoriel de type trapèze quand il m’est apparue. J’ai juste penché la tête à droite, les yeux ont suivi, l’un puis l’autre. Woufffffffff, il était là. Quel vertige d’un coup....

J’ai pédalé avec les pieds pour éviter de tomber, emporté que j’étais par les profondeurs...

J’ai réagis, je me suis remis à l’ordi, vite, l’effacer. Mais c’était trop tard, je l’avais vu...

Le trou, le vide, le coup de bambou, le KO technique, le mais qu’est ce que je fous là, le je peux plus, le merde c’est ça la vie ? Le coup de fringuale dans la dernière côte, soudain tout se trouble, au milieu des Hourras et des « faut faire la version anglaise ! », vous calez comme une Visa (oui, la carte et la bagnole peuvent caler) et vous voyez le grand batave Van Blanjkenrtfs s’envoler vers les cimes sans un regard vers l’enclume humaine déposé derrière lui.

« Vas boire un café, t’es tout pale !» m’a hurlé le directeur technique en me doublant pour accompagner le jeune  Plomquénouec, le grimpeur de l’équipe. J’ai largué ma bicyclette dans les buissons et ai couru vers la machine à placebo.

Mhmm c’est chaud, mhmm ça n'a pas de goût, mhmmm ça fait du bien...

« ça vous dérange si j’ouvre la fenêtre ? »
 
Mike Brand « Epitaph des pat’d’eph »

10/05/2008

l'AG Show

C’est le joli mois de mai, 
c’est le bon temps des AG
Comme chaque année à la même époque, il y a les ponts, l’anniversaire de mai 68 et les assemblés générales des entreprises cotés en bourse. Je hais les ponts, j’exècre les anniversaires et leur flopée de vieux gauchistes devenus Sarksistes. Je m’adonne donc et vous le savez déjà si vous lisez ce blog depuis longtemps, à la BACHANALE FOLLE des assemblées générales d’actionnaires !

Et cette année encore ! C’est parti pour un grand spectacle !

Sur scène 4 ou 5 participants, plus délirants les uns que les autres. Des directeurs financiers qui comprennent ce qu’ils racontent, des directeurs des comptes qui sont sures de ce qu’ils disent et même des rapporteurs budgétaires qui peuvent avérer ce qu’ils démontrent.

En prime le grand directeur qui croit ce qu’il dit quand il voit ce qu’il voit et qu’il dit ce qu’il dit.

Dans la salle

15 représentants des 99 % des actions aux premier rang, 2 pelés, 3 tondus et 300 papys et mamys prêts à se ruer sur le buffet de fin d’assemblée. Parfois 5 manifestants mais toujours, une ambiance de feu et de braise !

Naturellement vous retrouverez le grand moment des questions des actionnaires, Mamie Question avec ses 18 interminables déblatérations interrogatives sur tout et n’importe quoi. Papy Lafinance qui a relu huit fois le bilan annuel et qui se demande si les dividendes austro-hongrois sont indexés sur le taux extérieur RC28. Ramsès Réac rappellera comme toujours aux facétieux membres du Comex (comité exécutif) qu’ ’il faut faire honneur à la France et aux actionnaires avant de s’enfourner des tonnes de tune en souriant et enfin le célèbre Raoul Blindémaiscradot.

Cet énergumène, fagoté comme un moustachu Sarthois, posera l’immanquable question au sujet des augmentations exorbitantes du jeton de présence et autres plus-values patronesques en tout genre octroyées malgré des résultats minables et des dividendes misérabilismes. C’est à ce moment que le directeur financier entonne son célèbre tube, 1er au hit-parade des embouchures de chiottes, « Comment je me fous de ta gueule »

A ce prix là
Quand on voit le travail effectué
Quand on voit les résultats
Mais c’est donné
 

Quelqu’un pourrait nous les voler,
Ou simplement nous les débaucher
Oh non non non
Laissez-nous les payer
 

Oh non, laissez-nous les payer (ad)

 

Cette chanson tirerai des larmes a Bernie Bonvoisin (pourquoi je dis ça moi ?).

Ensuite, une heure inoubliable de vote, une vingtaine d’imbitables questions dont les réponses sont déjà connus, un gros bisous et apéro !

Si après ça, vous n’avez pas envie d’acheter des actions c’est que vous êtes vraiment une saloperie de rouge !

 

 

10 05 2008

 

 

29/05/2007

goyave stimulante

Douche du matin. Et là, devant mes yeux ébahis, transcendés par un liquide rougeâtre qui me lave la bite. Je lis "goyave stimulante et extraits de roche volcanique" !
Je n’ai pas supporté (je sais, ça me prend une fois par an).

Je me suis vidé le liquide rougeâtre sur la tête, ce qui m'a très vite donné l'allure de Carrie vers la fin du film homonyme et je suis sortie de la salle de bain en hurlant. Je me suis écroulé devant  les enfants en beuglant "arghhhhhhhhhh, regardez ce que le marketing m'a fait !".

C'était fort, puissant et désespéré.

Les mômes ont trouvé ça "top délire" et  m'ont fait racheter deux fioles de cette bouse. Par chance c'était encore en promo, mais sur la tête de Wolfowitz, c'est la dernière fois !

"...et tendrement, il lui dit
Fais gaffe, t'as du gras de jambon sur la joue"
Paris match, "les premiers jours d'un président" n°2879765

 

26/05/2007

29/03/2007

Fin Mars

Fin mars, il est temps de faire le point sur ce début d’année fulgurant. Il est temps de se retourner et de regarder, telle l’étoile filante, la belle trainée lumineuse que j’ai laissé derrière moi. Je me retourne, et je ne vois que des furoncles….

De Janvier, ne me reste que le mépris des hautes tours de la défense, le mail rageur d’un client bégueule (je suis gentil) et la moiteur aigre des mains de quelques sous fifres hagards avant la présentation minable d’une quelconque voiture dans le sud de l’Espagne.

De février, je garde la joyeuse ambiance régnante dans le triste monde des laboratoires médicaux, du léchage au lynchage radicale à tous les niveaux et aucune pilule pour faire passer le suppo’ ou l’inverse. Le tout sauvé par la chaleur et l’humanité québécoise et la douce température d’une terre qui n’en peut plus de se réchauffer.

Enfin mars arrive  et la connerie refleurie de plus belle, des insultes, du mépris,  l’incohérence, un peu d’incompétence et de la mauvaise foi, en veux tu en voilà…Tous ces pauvres gens sont tellement tenus par les couilles que certains ont la larme à l’œil toute la journée, à moins que ce ne soit l’alcool et les calmants qui ne donne cet air vitreux.

Il fut un temps ou quand un grand con vous parlait comme à une merde, on pouvait soit lui mettre un poing dans la gueule, soit le dérouiller au fond d’un parking avec quelques potes bien choisis (des biens gros) et lui faire passer l’envie de se croire plus intelligent que les autres. C’était la préhistoire.

Aujourd’hui, dans notre merveilleuse société, les grands cons sont embauchés par d’autres émincés de conneries dans les plus grosses boites. Comme tout cela est bien organisé, ils ne savent plus faire grand-chose de leurs petites mains et font appel au moindre besoin à des sous-traitants pour faire le travail à leur place. Dès lors ils deviennent clients du sous-traitant et s’offrent pour des sommes toujours discutées de petits esclaves modernes qu’il convient d’essorer au maximum.

-T’en as parlé aux candidats aux présidentielles ? me demande Paul, mon pote qui chante toujours « la pub du couscous Saupiquet » quand il est bourré.

Paul a lui aussi du mal à se remettre de ce mois de mars. Le coup de froid sur son printemps, le parc gelé et toujours vide, pas la moindre maman, fille au paire, nounou ou mignonne accompagnante  à se mettre sous la pupille, seulement 2 enfants emmitouflés riant à la liberté insolente que donne la solitude (ils ne font pas la queue au toboggan ! Les cons !). Il est tout triste mon Paulo, alors l’esclavagisme moderne, ça lui passe un peu au dessus des oreilles. C’est comme se mettre un drapeau bleu blanc rouge dans le derche le 14 Juillet, il s’en tamponne le BAT (blague d’imprimeur !) mais si ça peut faire tourniller un peu plus haut les robes des filles le soir du bal, alors pourquoi pas ?

Paul ne sait toujours pas pour qui il va voter. Il aimerait juste qu’on lui dise (v'la que je parle comme une pub bancaire bordel !) que c’est pas si mal de ne vouloir rien foutre d’autres  que de passer du bon temps, mater les filles et vivre de pas grand-chose. Aucun candidat ne lui a assuré qu’il pourrait tranquillement poursuivre sa petite existence alors que finalement il ne demande pas grand-chose.
Tous se foutent bien de Paul.

Alors, l’esclavagisme moderne, on s’en occupe ?
Bien sur ! On a déjà changé le nom, ça se dit « être corporate » !


« putain, la photo de merde… Encore un point commun avec Hugh Grant »
Khalid Cheikh Mohammed – « a vous, j’avoue »

 

 

 

29 3 2007

15/12/2006

La tour prend le fou

Qu’elles sont belles ces grandes tours remplies de petits pantins que les totors des derniers étages s’amusent à faire danser en remuant les ficelles. Toi t’es pas gentil, toi tu pues, ça c’est ce que je veux, ça c’est comme je le veux et c’est comme ça. Par ce que, il faut pas croire mais c’est réfléchie, c’est pensé ! On s’est réunie la haut avec tous mes petits copains de la direction et, entre deux imbitables tableaux de mes couilles sur PowerPoint (superbe export d’Excel !), on a décidé que pour qu’on puisse continuer à s’gaver il allait falloir faire comme ça et pas autrement !

 

Pourquoi supporte-je aussi mal cette camisole mentale qu’impose la hiérarchie d’entreprise. Pourquoi, après tant d’années à la côtoyer de prés, me sort-elle toujours autant du cul. Comment se fait-il que j’ai toujours autant de mal à accepter d’être le joujou d’abrutis de la calculatrice dont le métier est d’arriver à prendre une décision en ayant emmerdé le plus de  personne possible.

C’est pourtant bizarre de ne pas avoir envie de dire oui à tout ce qu’un psychopathe du quotidien peut vous ordonner. A partir du 40ème étage, tout le monde parait ravi de passer ces journées à se tripoter le bibi à faire, défaire et refaire les petits caprices des tarés du 45eme. Tout le monde court, baisse la tête, acquiesce - oui, oui, je le fait tout de suite… J’abandonne tout, oui, oui, je verrais ceux que j’aime un autre jour, oui, je rirai un autre jour, oui bien sur, on n’est pas là pour rigoler…

Enfin au cinquième jour les langues se délient, l’ambiance s’attendrie. Non, tout le monde n’est pas ravi, non ! Tout le monde n’a pas envie de dire oui à tout, tout le temps et oui, OUI ! Il existe bien des personnes qui se demandent qu’est ce qu’on fout là, même là-haut, tout là haut près du 45éme étage.

Réconcilié avec l’humain, j’étais. Il avait suffit d’un petit – c’est une boite de fous, on fait que ça, des présentations, des presentations, des presentations, j’ai 12 000 powerpoint dans le disque dur….-. Un sourire, une compréhension, un compatissement. C’ est vrai quoi, c’est quoi ça... La glace est brisée, la vitre est baissée, on ouvre un peu le capot. On échange les constats, Un Dilbert bien senti powerpoint (photocopy couleur grand format A3,  3,50 euros, Jcopycool de la rue Shouki et Aviva), le syndrome de l’accident de la navette (les causes de l’accident ont été présenté lors d’une réunion avec des aides visuels, quelques mois avant l’accident, certains ont accusé les présentations PPT d’être tellement gonflantes et pédantes avec leurs animations à la con que tout le monde ronflait à mort et que personne n’a retenu l’info). Et puis un autre, bureau b783c, qui sourit, détendu, bien planqué, au fond de chez les fous.
- un café ?
- Whoua !
- T’as vu les tarés ? Ils sont fous non ? Bon qu’est ce qu’on fait, ah oui, tiens, regarde

Une présentation PPT qui s’ouvre, mode « plein écran », des filles, a poil, un texte à la con, une connerie d’internet, quoi… Ici, au 42ème ?!!! Putain le cas, qu’est ce qu’il est, qu’est ce qu’il a, qui c’est ce type là ?

Comme les autres, son métier est un truc bizarre de délégué du machin au directoire du bidule, rien compris.

-          Héhé, regarde ce gros cul !

Putain, le cas ! Je le compte tout de même parmis les miens et essaie de fuir en cherchant le bureau c483d.

Je réfléchie en route. Nous sommes 2, 3 et bientôt des dizaines, des centaines, des milliers !

La tour prend garde, on arrive !

 

« Ils endurent tout, ils supportent tout »
La nuit du chasseur  

16/10/2006

Le mal veillant

Les Bienveillantes est un roman de l’écrivain franco-américain1 Jonathan Littell,. Il s’agit des mémoires d’un personnage fictif, Maximilien Aue, qui a participé aux massacres de masse nazis comme officier SS. Goncours 2006

 

 

Alléluia, alléluia, j’ai travaillé ! Pas longtemps, un peu tout de même. Au moins cela avait le charme. d’être concentré, très concentré.

Je l’avoue, j’ai travaillé pour des banquiers. La honte.

J’ai les supers boules, je me suis pété les couilles à faire plaisirs au peuple qui a inventé l’agio, les frais de retrait, les intérêts débiteurs, les traitements comptes en anomalie et des milliers d’autres moyens de pressuriser les pigeons qu’ils osent, non sans ironie, appeler clients.

De l’enfant que j’étais à l’adulte qui se dévoue pour une organisation bancaire, le parcours fut long, tumultueux et semé de ces lourdes réalités qui vous font piétiner vos principes et cracher sur des idéaux que l’on croyait enraciné à jamais (j’ai vendu cette dernière phrase pour une somme astronomique aux scénaristes de Desperate housewife ou je leur ai piqué, je ne sais plus).

Endoctriné, finalement assez tard, j’ai vite connu les règles. Elles sont simples, claires et au combien reposantes pour celui qui cherche une épaule sur laquelle il puisse s’appuyer.

Il suffit de regarder l’écran, solvable, pas solvable, riche, pas riche, pourri, à chier, pauvrissime ou clodo, qu’importe le  niveau, la note apparaît. Ensuite le jeu est simple, meilleure est la note, meilleure est le service, le reste n’est qu’une question d’essorage et de rinçage des sous classes.

Mais je divague en rêvassant ou le contraire alors que sur scène vient de débarquer un de mes standards préféré, " la directrice de communication d’un gros groupe financier ! ". Alors que les dir. com. males débarquent sur scène en moto, à cheval, sur des airs de " Vi vil rock you » ou tout autre dauberie sensé pouvoir exalter au moins, l’abruti qui se trémousse devant les autres. 

Elle débarque sur scène, sans grigri, musique ou autre. Toute seule, calmement, posément, elle impose son personnage comme lui a appris son coach d’apports communicatifs. Elle est immanquable. Quand tout le monde est en gris, façon finance, elle débarque, déguisée en Roselyne Bachelot* période 1973, acheté spécialement pour l’occasion au prix de 2 vans VW chez un créateur du 6ème. Ajoutez à cela une série de bracelets développement durables qui font cring crong près du micro, un brushing façon évaporé du matin et puis…Elle démarre son speech.

Ecouter une femme, débiter les mêmes âneries que le premier male venue est toujours une déception. Si le ton et le style diffèrent, la banalisation conceptuel et la conceptualisation banale pour finir dans un incompréhensible embrouillamini (oui, comme ce paragraphe) d’entreprise citoyenne, durable et  autres branleries habituelles servie par les services communications, nous rappelle que les méthodes marketing n’ont pas de sexe, et ça, on s’en branle royalement comme dirait Fabius

En ai-je fini avec cette andouillette ?

Oui, passons à la deuxième et véritable déception de la semaine, voir ce brave Michael Richards (Kramer dans "Seinfeld" ) complètement péter les plombs et baver des injures raciales en public. Je n’ai qu’une angoisse, que le souvenir de cette scène atroce ne pèse sur mes futures visions de ce délicieux sitcom. Dans ce cas, je lui en voudrais à mort.

"le lifting de la semaine, c’est de Panafieu qui l’a !"
Guido Pancaldi – mémoire d’un arbitre de jeux sans frontières

 

 

 

* Viande bovine d’origine Française

01/06/2006

pince à linge moi, je rêve

Sortez-moi de là, je suis un prolo ! 

 Voici le crie que j’ai poussé après 4 jours chez les cheiks (pas les tchèques !). Le pays de l’or noir a considérablement changé depuis que Tintin est venu y faire un tour. Pour les cinéphiles, la situation ressemble plus à « Pétrole Pétrole » (Putain, les films que je te sors pas !) de Christian Gion qu’à « Laurence d’Arabie ». Peut-être est-ce due aussi à mon physique, plus proche d’Henry Guibet  que de Peter O’toole.

Cette mission, que j’ai accepté, consistait à présenter à un parterre de décideurs un programme d’introduction, sur le marché Emirat de la célèbre indétrônable et singulière Pince à linge Française. Oui monsieur !

Le marché de la Pince à linge est actuellement en pleine explosion dans ces pays, « Ce peuple a découvert la machine à laver, il ne pourra plus jamais revenir en arrière » m’a dit fort senatorialement Brichaud, sociologue à ces heures perdus et responsable technique de fabrication, de métier.

La Pince à Linge Française veut sa part de gâteau et pour cela, elle a envoyé sa meilleure équipe pour rallier sous sa coupe les émirats et leurs milliers de petits pakistanais qui pendent le linge à sécher pour 2 dirhams/jour. Des ingénieurs, des designers, des chef d’équipes, des directeurs, tout le monde est là, ne manque plus que la main d’œuvre.

Arrive le Cheikh Ahl uhobahdi, en tenue traditionnelle, Haut dignitaire, responsable de la Pince à Linge, ainsi que sa cohorte de conseillés, banquiers et autres spécialistes locaux mais bizarrement tous anglais. Les présentations se font cordialement et tout se passe bien jusqu‘à cette excellente mais idiote blague faite au Cheikh, la désormais célèbre – mais qui vous a dit qu’il fallait venir déguisé ?- Pince à linge d’or de l’humour, Dubaï 2006.

Notre présentation est brillante et enthousiasmante. Pendant 3h00, nous survolons l’historique de la Pince à Linge Française, ses spécificités puis abordons plus précisément le marché de la pince à linge aux émirats, pourquoi la Pince à linge Française est totalement adaptée à ce marché et enfin dans quelle mesure le succès de la pince à Linge Français fera aussi le bonheur du Cheikh Ahl uhobahdi Haut dignitaire, responsable de la Pince à Linge.

A la fin de la présentation, le Cheikh  s’est réveillé totalement convaincu par le savoir-faire, le professionnalisme et le formidable espoir de rendement que projetait notre démonstration, si j’en crois le petit signe de la main qu’il a fait en partant. C’est un égard rare me souligne un directeur de projet expatrié sur le volet -  c’est la phrase de trop et me voilà perdu sur la route d’un jeu de mot pourri tentant de faire se ressembler « voie de garage » et « voie d’égard rare ». Tout ça pour finir en « esperare que ça nserapa un varnegarge… hum.».

Je sors prendre l’air, chaleur étouffante et ramdam des voitures incessants, des grosses, des belles, des rutilantes et des 4/4, des 4/ 4 énorme à promener son chameau, sa femme et ses 12 serviteurs. La sueur agrippe immédiatement et irrémédiablement ma chemise 80% polyester.

J’ai tout donné à la Pince à Linge et elle, elle m’en sert cinq et se barre, voire ailleurs si l’étendage est plus beau.

 

"Et mon petit cadeau ?!"
Antoine Zacharias - manager et se blinder

 

 

Putain de prémonition !

Paul avait raison, il est arrivé un malheur ! Je me casse 4 jours et les potes tombent comme à la Saint Mike Brand*.  Salut Andy (+22/5/06)

 

*2 fois dans le mois, ce n’est pas gentil

 

 

1.6.06 19:37

 

 

20/03/2006

Un après midi de chien

A l’occasion de la centième note et du premier anniversaire de ce blog, tous les collaborateurs de - G-Firmin « au dessous du volcan, juste en dessous »  le blog – se sont réunis au centre de conférence du bar « chez Déde » afin d’essayer de faire le point sur cette première année, d’élaborer ensemble une stratégie pour l’avenir, d’appréhender les grands objectifs et enfin de se saouler la gueule pour fêter cet heureux évènement. 

Je suis donc arrivé vers 14h00 au lieu dit « chez dédé », accueilli par Sylviane, une charmante hôtesse et accessoirement femme de Dédé, qui m’a dirigé vers le bar ou un café chaud me fut servi, alors que je retrouvais avec plaisir les autres collaborateurs de la boite, me, myself and I.

Très vite, je m’installais au fond de la salle (loin du flipper) pour profiter pleinement du grand discours d’ouverture et de clôture que je devais moi-même faire et qui promettais de redonner confiance, envie et esprit de groupe à toute la belle équipe que je formais.

Je fis moi-même le message habituel : « vous êtes prié d’éteindre votre téléphone portable », oups, zut ! j’ai failli oublier !

Vers 11h00, au son de "Femme des années 80" qui passait sur Chérie Fm à ce moment là, j’entrais en scène sous mes propres applaudissements. Je me regardais souriant, modeste. J’attendais que le silence se face 

" Merci…Merci d’être là… Il y a un an, presque jour pour jour. Il y a un an, quand avec une poignée de moi-même j’ai pris en main ce blog, j’ai fait un rêve. Ce jour là, je dormais tranquillement au bureau, comme souvent, la bave à la commissure gauche. J’ai rêvé que nous nous retrouvions tous chez Dédé et aujourd’hui vous êtes tous là. Alors mon premier sentiment, c’est de vous dire merci parce que si sans moi vous n’êtes rien, sans vous je serai obligé d’en trouver d’autres et ça m’obligerait à bosser "

Je m’applaudis à tout rompre, quelle belle entame ! Je continue

" Vous le savez, je suis un passionné de sport, je les ai tous pratiqué et j’ai toujours été une bête grâce à mon formidable esprit de compétition qui fait que patati patata et je suis là ou je suis alors que vous, vous êtes là ou vous êtes "

Là, je n’arrive plus trop à me suivre mais j’applaudis quand même. En plus, je suis nul en sport, je monte à la corde comme un plat de tripe ! Je continue.

" En sport, j’ai appris que ce qui compte à la fin, c’est le résultat, la performance, le score…. Je sais que vous êtes aussi des compétiteurs, je sais que ce qui vous donne la rage c’est la gagne. Je vous ai vue tout au long de l’année, donner le meilleurs de vous-même et, et, et …. Le résultat  est là et on peut en être fier ! Je vous applaudis, je nous applaudis et je m’applaudis ! "

Je m’applaudis aussi, des fois qu’il y ait une caméra sur moi ! Ça continue

"Le résultat est là, il est là et bien là mais je peux vous assurer que je ne vais pas m’asseoir sur le bord de la route pour le regarder. Je peux vous assurer que le premier que je vois assis sur le bord de la route ou même juste ralentir sur la bande d’arrêt d’urgence ou même le premier que je vois s’arrêter sur une aire d’autoroute pour faire une pause. Je  lui botte le cul, du derch au plafond jusqu'à ce qu’il retrouve vite fait l’envie de bosser !"

J’applaudis en souriant parce que je pense que je parle de moi, le coup de l’aire d’autoroute !

"Je le sais, vous le savez, peut-être, en tout cas vous allez le savoir, un grand penseur disait, je crois que c’est Platini. « La meilleure défonce c’est l’attaque » et je le crois comme je crois tout ce que dis Platini, qui a toujours été une bête grâce à son formidable esprit de compétition qui fait que patati patata et il est là ou il est alors que vous, vous êtes toujours là ou vous êtes.

Je vous propose à tous !

Tous ensemble !

À moi, à moi et aussi à moi ! À Tous !

Je vous propose d’aller encore plus loin cette année !

Je vous propose  d’en faire encore plus cette année !

Je vous propose de redoubler d’effort cette année pour que dans un an, nous puissions tous nous retrouver, tous ensemble pour nous dire pratiquement la même chose que cette année et que je puisse aussi un peu revenir sur mes passions pour le sport et les grands penseurs.

Les objectifs sont grands, ils sont excitants, ils sont irréalisables mais je crois en vous, je crois en moi et je sais que si, tous, on donne, à tout moment, du matin ou on se lève au soir même ou on fait des heures sup gratos. Si on donne toujours le meilleur de soi même pour moi, alors, alors j’ai confiance !

Je crois en vous !

je crois en moi !

Vive vous ! Vive moi !

Une larme perle sur ma joue alors que je m’applaudis comme une otarie. J’ai pas tous compris mais c’est comme le film « Par ou t’es rentré, on t’a pas vue sortir », à la fin je pleure tout le temps.

« Joue pas » de François Feldman a vrombi de Chérie Fm pour me signaler qu’il était l’heure de boire entre collègue. J’ai immédiatement commandé un demi pour toute l’équipe et Paul, mon pote qui chante toujours « Saupiquet » quand il est bourré, est arrivé, alléché par un demi gratuit.

 Je lui fais part du succès et de l’adhésion total a mon projet qu’à engendré cette mini convention avec moi-même. Il me félicite et me propose d’offrir à tous les participants un aide mémoire des citations parues sur le blog – « tu comprends, pour les mômes qui passent le bac, ça peut leur servir »-.

Je trouve l’idée excellente et la note en me promettant de me la proposer dès que pourra en m’assurant bien sur qu’elle est de moi. 

 

Aide mémoire à l'usage des jeunes qui passent le bac
ed.2005

 

20.3.06 01:59

18/03/2006

la recherche avance

A la veille de la 100ème note, plus rien à dire. Pouf ! 

Mes plans boulots sont minables et sans reliefs, du PQ, des armuriers, des automobilistes, du classique sans gout. De ces plans que l’on oublie le jour même, sitôt le PC éteint. Des discours de marketing qui se suivent et se ressemblent, « des produits références dans leur catégorie », « des indices de satisfaction clients jamais atteint », « une équipe marketing totalement dévoué à la vente de ce produit », « on peut être fier de nous », « on peut s’applaudir » et même, même ! On va enfin pouvoir se saouler la gueule au frais de la boite alors « profitez-en ! ».

Mes élans politiques sont, eux aussi, minables. De droite depuis 6 mois, (cf. juillet Août), j’aborde ma seconde insurrections (après les racailles, c’est au tour de ces feignasses d’étudiants) avec la certitude de son bon droit de celui qui tient la matraque. Vous n’êtes pas d’accord ? Paf ! Toujours pas ? Paf ! Et là ? Non ? Paf ! Paf ! Paf ! Ne vous inquiétez pas, ça va venir. C’est pourtant simple, considérez vous juste comme du bétail et tout ira bien.

Ces errements mollassons ne m’empêchent pas de poursuivre mes études sur « le comportement du directeur des ventes en séminaire sous climat tempéré – éd. Monpubis». Profitant d’un enchainement de circonstance spectaculaire qui font les joies de l’existence

– Allo ? C’est toi ?

- Ouais

- Tu peux venir bosser ?

- Ouais (C’est dingue la vie !)

J’ai mis au point l’expérience du « j’aime, j’aime pas », dite aussi « le test Badaoui ». Basé pour appréhender les réactions d’un directeur de vente face au dénigrement ou l’admiration totale et abruti du produit qu’il est censé vanter à toute ces forces.

Le premier cobaye, appelons le Tic, vend des voitures. Un visage carré rentré dans un cou suivi d’un gros bide, le tout prouve bien qu’il a pu être le rugbymen qu’il se loue d’être à longueur de discours. Je décide d’admirer totalement son produit, une fort belle voiture au demeurant, ressemblant formidablement à …toutes les autres.

Qu’est ce qu’elle est belle ! Elle est superbe ! C’est la plus belle ! J’en ai jamais vu d’aussi belles ! Les options, c’est que le top ! Trop fort les résultats au crash test, le moteur c’est une symphonie, Les pubs son géniales, j’ai envie de la caresser, faut pas que je l’a regarde trop ou je bande… A la longue « le test Badaoui » amène à raconter n’importe quoi  et vraiment n’importe quoi, d’où son nom.

2 jours d’admiration absolue = rien, pas une bagnole, pas un porte clef, pas une bonne adresse  pour les ristournes, queudal !

Le deuxième cobaye, appelons le Tac, vend de l’hygiène sanitaire. Un visage musclé posé sur des trapèzes de cirque Pinder et un ventre plat qui témoigne d’une pratique du karaté ancienne et toujours d’actualité. Je me dois d’appliquer l’autre versant du « test Badaoui », le dénigrement, total, subjectif et idiot. Dans ce cas, il s’agit d’un distributeur  de PQ pour les collectivités… Une bouse sans nom.

Non, non, j’aime pas, la couleur c’est pas ça, le design est vraiment nul, quel forme atroce, ça ressemble à rien, on dirait une trace sur un mur de chiotte, c’est à vomir, comment vous avez pu le rater à ce point, je préfère sortir le froc baissé en braillant « du papier ! » que de me servir en PQ dans cet engin…

2 jours de dénigrements total et pas toujours de bon gout (« on a envie de tirer la chasse dès qu’on rentre quand on voit ce truc»  = 48 rouleaux de PQ (Oil of anal) first quality (« j’ai bien compris que tu ne voulais pas le distributeur », un tee-shirt « clean ! every where ! », des stylos en forme de tampon (les filles adorent), un distributeur de post-it  comme le distributeur (« en petit, c’est différent, là c’est bien », casquettes, autocs,…La totale !

Je ne sais pas quoi en penser mais qu’est ce qu’il va prendre le prochain directeur vente que je vais croiser.

"Ce n’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il ne faut pas bouger les bras ! "
Bernardo – « Une vie aux cotés de Zorro »

 

 

 

18.3.06 01:41

 
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