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22/10/2008

Le Rouge est mis, profond...

 

 

Ah ils ont beau jeu, les Bobos gauchistes et toute leurs équipées de léninistes maoïstes castristes,  marxistes, rougistes, arditistes, Arletistes et Royalistes (heu... ) à piétiner notre beau paysage bancaire comme n’importe quel enfant normale de 17 ans se délecte à piétiner les fourmilières du parc de Versailles.

Que peut on attendre de ses rouges, nés de copulations alcoolisées et forcées, élevés dans la fange et le vice, nourris aux aides sociales et ne se levant le matin que pour réclamer le partage des richesses que nos belles familles de France ont prudemment engrangé a force de labeur et de travail.

 Que peut-on donc attendre, certainement pas de la dignité !  

Lorsqu’un adversaire est à terre, ces déchets des cuisines soviétiques n’ont de cesse de le rudoyer sous leurs crachats immondes et leurs injures charretières.

Car finalement, que leur reproche-t-on donc à ses banques ?

Avoir investi le peu d’argent qu’elles retirent des maigres marges des très intéressants produits financiers qu’elles proposent chaleureusement à leur client.

Avoir investi ce même argent dans de longtemps fructueux et sains placements outre atlantique qui jusqu'à présent ont permis d’offrir à sa clientèle une largesse d’esprit, une ouverture et une compréhension jamais démenti ainsi que des agences qui ressembles a des bars louges comme disent mes radieux enfants (alléluia).

Et enfin et c’est peut être là son seul tort, mais qui peut se targuer d’être devin.

N’avoir pas prévu que les américains pauvres, ne sont même plus capable de payer les traites des probables immondes taudis qu’ils salissent de leur présence. Des traites accordées bien souvent à des taux tout a fait raisonnable proposées par des officines tout à fait honnêtes. (A. Minc, quel génie !)

Le voilà le fautif ! L’américain pauvre, cette feignasse qui ne sait même pas lire un bilan de compte provisionnel nous a lâché comme un gueux qu’il est.

Mais qu’il ne compte pas sur nous pour le rejoindre dans sa bauge, nous ne lâcheront rien.
Même pas le chalet à Meribel ! Pourtant on n’y va pas souvent.

Dieu merci (alléluia), le gouvernement a saisi le danger et pris avec hardiesse le taureau fou de la crise par les cornes.

Je pense que quelques années de crises et de serrage de ceinture devraient mater ces renégats sociaux qui n’ont de cesse de réclamer plus, dans leur minables petits bleus, en agitant leurs petits drapeaux rouges. (F de Closet, un modèle !)

Après cette brillante démonstration, peut être que messieurs dames de l’intelligentsia parisiano gauchistes se sentent moins fières, mais qu’ils se rassurent leurs amis les pauvres américains ont besoins de bras pour aller chercher  leur bière tant ils ne peuvent plus bouger leur gros cul, comme cet immonde Krivinien de Michael Moore, à force de profiter éhontement des aides sociales !

Alors messieurs les velibiens, prêt à apprendre l’américain ?

Apprendre l’américain ?
Papa a appris l’allemand en 3 mois en 40
et maman encore plus vite, il parait…Heu
Jean Rolf de Sucenoeud  - meine Porsches mein Vermögen

27/08/2008

Pour Siné, tigrou et Winnie l'ourson (dit gros sac)

Vous êtes bien sur que c'est fini ?!

Fini quoi ?

Je parle de cet été de mes deux.

Cet euro qui l'a démarré comme un pressentiment, ça va être un été de merde. Ces mômes qui tombaient à foison sous les coups des banquettes arrières de voitures ou des tarés, ce tour, couru par on ne sait qui, drogué à on ne sait quoi, ce gouvernement qui en profite, pendant qu'on ramasse la savonnette, cette ferrari vedette du salon de l'automasturbation des medias français, ces centrales nucléaires qui fuient comme l'argent au Medef, cette embrumée qui se promène en "croc" roses quand des espadrilles auraient tellement mieux servie l'honneur français (qu'est ce que je raconte...), ces alpinistes jouant au bowling à 3000 mètres, ces soldats faisant feu de tout bois à la maison et se mangeant une ratatouille à 10 000 km de là, ces JO sinocks d'ou je n'ai pas ramené de médailles car je n'en avait tout simplement pas envie .

Ces hordes d'abrutis avachis sur les plages de france, dévoilant tatouages, gros bides, nibards, bedaines et autres piercings débiles pour s'affirmer en attendant  de se raffermir.

Ces baraques qui volent en éclats dans le nord, celles qui explosent toujours en corse, ces blockbuster de merde que je ne verrai jamais, ces tubes de daube que je n'écouterai jamais et ces best sellers à la con que je ne lirai jamais sans parler de tout ces magasines à la torche moi ou Flavie F a montré ses seins (y en une pelletée !) ...

C'est bien sur que c'est fini ?

Ouf !

ça te dérange si j'ecris pendant qu'on baise ?
C. Angot - "Un coup dans l'oignon" - ed. "rienadire"

 

 

27.8.08

22:09 Publié dans Grrrrrrrrr | Lien permanent | Commentaires (0)

10/05/2008

l'AG Show

C’est le joli mois de mai, 
c’est le bon temps des AG
Comme chaque année à la même époque, il y a les ponts, l’anniversaire de mai 68 et les assemblés générales des entreprises cotés en bourse. Je hais les ponts, j’exècre les anniversaires et leur flopée de vieux gauchistes devenus Sarksistes. Je m’adonne donc et vous le savez déjà si vous lisez ce blog depuis longtemps, à la BACHANALE FOLLE des assemblées générales d’actionnaires !

Et cette année encore ! C’est parti pour un grand spectacle !

Sur scène 4 ou 5 participants, plus délirants les uns que les autres. Des directeurs financiers qui comprennent ce qu’ils racontent, des directeurs des comptes qui sont sures de ce qu’ils disent et même des rapporteurs budgétaires qui peuvent avérer ce qu’ils démontrent.

En prime le grand directeur qui croit ce qu’il dit quand il voit ce qu’il voit et qu’il dit ce qu’il dit.

Dans la salle

15 représentants des 99 % des actions aux premier rang, 2 pelés, 3 tondus et 300 papys et mamys prêts à se ruer sur le buffet de fin d’assemblée. Parfois 5 manifestants mais toujours, une ambiance de feu et de braise !

Naturellement vous retrouverez le grand moment des questions des actionnaires, Mamie Question avec ses 18 interminables déblatérations interrogatives sur tout et n’importe quoi. Papy Lafinance qui a relu huit fois le bilan annuel et qui se demande si les dividendes austro-hongrois sont indexés sur le taux extérieur RC28. Ramsès Réac rappellera comme toujours aux facétieux membres du Comex (comité exécutif) qu’ ’il faut faire honneur à la France et aux actionnaires avant de s’enfourner des tonnes de tune en souriant et enfin le célèbre Raoul Blindémaiscradot.

Cet énergumène, fagoté comme un moustachu Sarthois, posera l’immanquable question au sujet des augmentations exorbitantes du jeton de présence et autres plus-values patronesques en tout genre octroyées malgré des résultats minables et des dividendes misérabilismes. C’est à ce moment que le directeur financier entonne son célèbre tube, 1er au hit-parade des embouchures de chiottes, « Comment je me fous de ta gueule »

A ce prix là
Quand on voit le travail effectué
Quand on voit les résultats
Mais c’est donné
 

Quelqu’un pourrait nous les voler,
Ou simplement nous les débaucher
Oh non non non
Laissez-nous les payer
 

Oh non, laissez-nous les payer (ad)

 

Cette chanson tirerai des larmes a Bernie Bonvoisin (pourquoi je dis ça moi ?).

Ensuite, une heure inoubliable de vote, une vingtaine d’imbitables questions dont les réponses sont déjà connus, un gros bisous et apéro !

Si après ça, vous n’avez pas envie d’acheter des actions c’est que vous êtes vraiment une saloperie de rouge !

 

 

10 05 2008

 

 

28/03/2008

A Little Less Conversation

On m’avait pourtant prévenu. Ils vont mal, ils ont plein de problèmes alors il va falloir être très gentil, très zen.

 De plus en plus, mon boulot ressemble à de la gestion psychologique de crise. Au-delà de mes capacités techniques et intellectuelles, pour accomplir ce travail, c’est sur ma soumission et ma contrition que l’on me juge dorénavant. J’avais choisi ce boulot pour l’indépendance et la liberté et me voila contraint, comme tout bon salarié de grosse boite, à courber l’échine et sourire béatement à son tortionnaire en implorant encore, encore, c’est trop bon.

 Salut les esclaves, vous me faites une petite place ?

10 minutes de retard le premier jour et le vieil adage marketingien « vous n’aurez pas 2 occasions de faire une mauvaise première impression » devient ma profession de foi, voire même ma foi de profession. J’en profite pour être désagréable avec le chargé de projet et méprisant avec la secrétaire générale qui glousse dans l’ascenseur comme une poule qui vient de se faire déplumer le croupion,  « la journée démarre mal ».

Ma première visite va pour la dame au cygne, cette crevure du 28ème étage, celle qui rouspète  et n’est pas du tout contente de mon retard. Son accueil est glacial et j’ai droit à une petite leçon sur la ponctualité, suivi d’un petit pet oral sur la qualité de mon travail et enfin le rappel des grandes qualités du prestataire que je remplace. Je suis là depuis 10 minutes et j’ai déjà un petit costard tout neuf en train de se faire tailler par miss crotte gelé du 28eme, alors qu’au téléphone   la chef de projet, la secrétaire, le pape et toute la smala d’Abdel Kader (oui j’aime ces expressions à la con, c’est mon droit, c’est mon blog) sont en train de me faire une doublure en zibeline parfaite pour les grands froids.

Par chance le cagibi qui m’est adjoint n’a ni fenêtre, ni prise téléphonique et les portables passent aussi mal que les lois Juppé. Le monde peut ébrouer ces pompes pleines de merdes sur le dos de l’infâme pourriture qui est arrivé 10 minutes en retard que je suis, je m’en tape  le coquillard (et deux expressions de merde, deux !) 

A 21h00 je trouve 21 messages sur mon téléphone…. C’est bon signe

 

Une semaine passée chez ces énergumènes, des sympas, des gentils, des pleins aux as et des pour qui ça va très bien  et…Tout va bien.

Et puis la dame au cygne s’avance en ce matin du dernier jour. Sa 3eme phrase est pour le batard de sa mére que je suis : « ce n’est pas la bonne presentation…».

 Elle sonne le glas de 10 jours de travail

10 jours de ma vie que  je bosse pour ta pomme, 10 jours de ma vie que je me plie à tes règles, 10 jours de ma vie que je mets le frein à main, que je me m’elastice à tes 4, 5, 6, 12, 24 …. Volontés

Ce n’est pas la bonne présentation ?

Le vois tu ce doigt qui se dresse ?…

Exactement ! Il est pour toi …

Ron Piiich, Ron piiiich
F. Fillon – Le secret de la raie à droite

 

 

 

28 03 2008

03/03/2008

Journal de mec en pagne

Lundi :

 

J’ai toujours beaucoup de mal a refiler ma carte d’identité à l’hotesse (dont le frère deale du crak) à l’entrée des grosses boites.

Ronflade assuré chez les big pontes jusqu’à 18H puis réveil pour que tout soit prêt au matin. Les certitudes en tout genre de mon nouveau collègue m’épatent. Plus tard je le laisserai s’enfoncer sans faire un geste. Quel chien je fais. Whoua whoua !

Mardi :

Les bigs pontes vont bien, ils sont contents d’eux et s’auto-congratulent pour relativiser l’énorme paquet qu’ils se partagent. Plus tard, l’action baissera encore et des licenciements sont annoncés dans les usines (c’est vrai, j’ai vérifié).

Mercredi

Je retrouve avec horreur Pipo et Mario, les plus célèbres  inséparables incompétents de la communication de grands groupes. Plus en forme que jamais, ils effectuent un numéro de haut voltage comme dirait ce chère Claude (j’ai piqué cette blague à M Drucker…). Ces 2 mulets  ont hérité d’un ânier pour s’occuper d’eux, tout droit viré d’un ministère. Peut être moins pire ? Plus tard Pipo et Mario déverseront  un tombereau de fumier dans le dos du nouveau, la classe. Encore plus tard, j’ai parié que Pipo et Mario seront virés bientôt.

Jeudi

Le marché du luxe se porte mieux que jamais. Les chiffres sont impressionnants  et le taux de croissance dépasse celui du hard discount. Sans parler des marges…Plus tard j’apprends que le blé coule à flot de partout…Je reste pantois.

Vendredi

Je ne comprends rien à cette présentation, ni à qui elle s’adresse. Les chiffres, les tableaux et les acronymes (MMD, DPUR, SSTV… ?) sont indubitablement imbitables. Je reconnais la carte du monde sur une image et lève le sourcil à la Clarke Gable (l’acteur pas le chat d’Edika !)  En voyant des centaines d’étiquettes pointer vers des centaines d’endroits du globe.

-          Scarlett ? C’est quoi ce bordel ?  Qu’est ce que ça veut dire ?

-          Arrête Rhett ! J’écoute coute

Plus tard je mets de coté un tableau sur l’amortissement logistique hors PVR pour m’en faire un tee-shirt

Samedi

Laurence m’appelle tôt pour me demander ce que je pense de l’attitude de ces petits potes qui viennent encore de se farcir l’oignon entre gens de bonne  compagnie. Je fais cours, lui parle de cynisme, prépare le petit dej' des petits et vais me recoucher. Plus tard je me dis que 1,5 millions d’euros, ce n’est pas beaucoup par rapport à ce qu’ils s’embourbent généralement et reste au plumard toute la journée. Tu te foutrais pas un peu de ma gueule Laurence ?

Dimanche

Une gamine de bonne famille refuse tout net le prospectus d’un probable gauchiste,  « certainement pas ! », son frère, beau comme un fils sarko au soleil de Neuilly, reste poli et pourrait presque être excusé s’il ne portait pas un incroyable cashmere rose. La mère en rajoute et crache un violent venin, qui m’arrache un « vieille peau !» involontaire – Je deviens comme elle… Plus tard, je décide de m’acheter un manteau en renard et de ne plus baiser jusqu’à la prochaine venue du pape.

 

Et le pape, il revient quand ?
B. Chirac – La vie sexuelle de Bernadette C

 

 

 

3 03 2008

20/04/2007

L’aventure c’est l’aventure

Il y a cinq ans, jour pour jour, cinq ans déjà, j’étais déjà la même merde que je suis, rien de plus mais un peu moins, en plus déprimé.

Comme cette année, j’avais démarré par moult désaccords et plaintes avec mes employeurs ou clients et m’étais même permis le plus beau fiasco de ma carrière devant 80 000 personnes, excusez du peu, Je suis comme ça !

Affublé du surnom de « navette Challenger », en ce mois d’avril 2002, je n’étais que bouillon de chagrin, choses tristes et déprime. Jospin allait devenir président, la France allait gagner la coupe du monde en Corée, les beaux jours arrivaient  et j’avais bêtement  déféqué sur le dernier câble qui m’amarrait au bon côté de la société.

Soyons claires, soyons précis, je me sentais vraiment comme un moins que rien, vieux, seul et tout pourri…un déprimé quoi ...

Vint le 22 avril et la poilade qui s’en suivit. On avait à peine finit de se foutre des américains qui votent comme des cons qu’on les explose de loin en votant comme des huitres. J’assistais à la tristissime manif anti-tas de vomi (j’ai décidé de changer mon angle d’attaque avec ce genre de personnage), je votais tristement Charak (je n’arrive toujours pas à le dire…).

Je touchais le fond.

En rampant, m’agrippant au premier cailloux, me limant les paumes et les genoux, bouffant du sables et le buvant aussi, j’atteignis cette merveilleuse journée du 11 juin.

9H25 – J’ouvre un œil et allume la télé (ou le contraire, je ne sais plus)
9H30- je me rendors, les bleus sont dégagés par le Danemark

12h30- Je me réveille heureux

Comme si Claude Lelouch avait pris possession de mon corps, tout s’éclaircissait dans un embrouillamini philosophico temporel …Tout le monde a le droit de merder, tout le monde peut foirer, un prestataire schizo, un électeur pêcheur, un Chevènementiste et même 24 intellectuels payés à prix d’or.

 TOUT LE MONDE ! Mais l’essentiel est de ne pas le faire trop souvent.

 

Docteur ! Un Gin To ‘ !
D.  Maradonna  - L’équip’ Mag – 20/04/07

03/03/2007

Honte

 Il y a bientôt 2 ans, j’ai tenté de devenir de droite. Si je me le rappel bien, j’ai étudié le programme (haha), suivi et absorbé les paroles des leaders, me suis intégré dans des groupements dis "de droite", j’ai intégré la doctrine, lu la presse et ai même écouté du Johnny à longueurs de journées (sans parler de la lecture des meilleures blagues d’Alain Minc).

 

Pendant tout ce parcours initiatique, j’ai délivré sur ce même blog, mes espoirs, impressions, souffrances, difficultés, victoires et autres "banaleries" de ce genres qui ont accompagné ce long et douloureux trajet (cf. été  2005).

Je ne savais pas à l’époque et comment aurais je pu ? Aveuglé que j’étais par ma quête désespérée vers ce nouvel ouest libérale. Comment aurais je pu savoir que mes amis Roger, Bruno  et Enrico, vraisemblablement influencé par la lecture de ce blog, décideraient de prendre la même route que moi ? Comment aurais je pu imaginer que 2 ans plus tard ces 3 personnes humilieraient mon amour propre par la qualité et la réussite de leur transformation alors que je reste et persiste ce minable gauchiste, vilipendant à tout va les puissants villepinant les passants (celle là, c’est pour l’effet, d’accord…).

A eux, la réussite, la gloire, les réseaux, des ristournes d’imposition, du boulot, des amis régularisés, des vengeances de droit d’inventaire. A moi, rien, queudal, un doigt, de la merde en barre.

L’un qu’on appelait "le beauf", en ai devenu un  (quoique déjà en 81), l’autre qu’on nommait le Doc devrait consulter au plus vite et le dernier dont on louait la chaleur en perd son sang froid et l’amour de son prochain. Quelle réussite !

Je suis vert de rage, rouge de honte et jaloux, jaloux, jaloux !

 

" Passes moi le sel"
S. Royal – "une famille, une nation"

 

 

et je dépose le slogan "pUMP it up !" ce jour et réclame l'amnistie totale de mes PV sur les 17 derniers mois pour toute utilisation (ainsi  que la non prise en compte de la plainte pour exhibitionnisme au zoo de Moulard, devant la cage aux koalas)

 

 

03 03 2007

02/04/2006

je vous ai pas compris !

Quelle semaine Gaullienne !

Personnellement j’ai revécu sa période vide (48-58, je crois, je n’ai pas vu le téléfilm). J’ai attendu toute la semaine que la France veuille bien m’appeler au secours moyennant rémunération. Tel un Jospin rétais, j’ai sortie ma petite tête de temps en temps, histoire de me rappeler au bon souvenir de mes contemporains.

– Houhou, c’est moi, oui, oui, je passais là par hasard…non ! Tout va bien ! Pensez donc, ça bosse à donf ! … Attention, je ne suis pas un gréviste !... La précarité quand on veut travailler ça n’existe pas !... J’ai balancé conneries sur conneries, à tout va, mais rien n’y a fait.

Comme le grand Charles, j’ai soigné l’angoisse de l’inutile par l’alcool, la famille, le foot et les drogues. Comme lui, je me suis mordu les lèvres quand le banquier m’a annoncé tel un Malraux revenant de la salle de gym – « on arrête tout là ! » - 

La France n’a plus besoin de moi ? L’industrie me lâche ? La finance me lâche ?

"Bon sang de bonsoir, ça va chier des bulles" (je ne suis pas sur que De Gaulle l’ait dit tout à fait comme ça). "Yvonne ! Amène moi une bière près du téléphone, je suis sure que ça va pas durer et puis il y a « Rex » sur la 2 à 14h00."

Le Général, qui était très Derrickien dans l’art de porter le pantalon sous les aisselles, aurait adoré « Rex », le chien policier allemand. Je le tiens de ma propre vision de l’homme et cela me suffit.

Nous sommes mardi et c’est la grande manifestation anti CPE. Aux abords, nous nous promenons, Rex, le Général et moi-même. Charly est en survet, il ne veut plus se raser, ni se laver, le chômage lui pèse. Ce con de Rex est encore à renifler à gauche, à droite (plutôt à gauche) s’il n’y aurait pas quelques crimes à mettre sur le dos de ces gauchistes bruyant. Je lui propose le délit de bruit intempestif sur la voie public mais ce con en profite pour poser une déjection au milieu du trottoir qui rendrait jalouse la mère d’Eric Raoult et pourrait lui valoir 160 euro d’amende et un coup de latte à celui qui l’a dressé ainsi.

J’avise le grand Charles du grand nombre de participants, de jeunes étudiants, mais aussi des salariés, des syndicalistes, des vieux, des moins vieux, des moins jeunes.

Le Charly, il est tout secoué. Il sait le pouvoir des grands, il connaît les bénéfices des puissants, l’orchestration magistral de la symphonie des fortunes, il a croisé ces 10 % qui ont tout, qui généreusement laisse à 30% de quoi bricoler un peu et font un doigt d’honneur aux 60 % qui restent. Charly, il est toute chose. Il s’approche des manifestants, l’air décidé, il lève ses grands bras et se met à brailler :

-Vous n’avez rien compris ! Vous feriez mieux d’aller botter le cul des puissants hors de France ! Vous allez perdre la bataille du CPE mais vous ne perdrez pas la guerre pour votre liberté !

- Charly président ! ont répondu quelques étudiants, j’ai vu briller son œil torve, ça lui a donné des idées.

Il  a remonté son pantalon de survet’ jusqu’aux aisselles, il attend que la France l’appelle.

- Oua oua a fait ce con de Rex, je lui ai mis un coup de latte, je ne sais pas dire "ta gueule !" en allemand.

"c'est le Delco."
BHL - "comment va le monde"

 

 2.4.06

02/01/2006

Suivez mon regard

A vous, les politiciens véreux ou pas, bouffés par l’arrivisme et la soif de pouvoir, aveugles des réalités et éblouis par les sondages, imbus au point de croire qu’une nation, un département, une ville… a besoin d'eux, à l’écoute de rien et avides de tout, cachés derrière un couvre feu d’un autre siècle et une connerie toujours plus actuelle.

A vous, les grands patrons et leur armée d’adorateurs et gestapistes du grand capital, gavés d’argent jusqu’aux gencives de leur 15ème descendance, s’arc boutant sur leur position comme une vieille hyène sur une charogne, prônant et décidant à tout va et sans vergogne le malheur, la détresse pour le bienfait de leur compte bancaire.

A vous les comiques de services, perdus par l’argent et la gloire qui n’avaient plus de drôle que votre incapacité à analyser votre société et à pérorer au milieu de vos amitiés élitistes.

A vous, chefaillons de mes couilles, au sérieux et à l’incompétence tragique. Assis sur son pouvoir pour dire de qui de quoi, empalé par sa connerie pour dire l’inverse et le reste.

A vous publicitaires débilitant a l’opportunisme mercantile ; à la verve dégoulinante de salmigondis changeant et aberrant.

A vous les petits collabos de bureau, obéissant, manœuvrant, ourdissant, dénonçant et tout ça petitement.

A vous les incompréhensifs, les surs de soi, les je sais ce que je dis,

Pour 2006, je vous souhaite ça :

 

OUILLE.jpg

 

Pour les autres, je ne souhaite que des choses biens, enfin, faut voir. Envoyez vos dossiers....

17/11/2005

Loyale canin

J’ai tout quitté, femme, enfants, maison, luxure, tout. 

J'ai filé à la capitale, pour qui ? Pour quoi ? Pour lui, pour eux, pour cet ordre, cet etablishment, ce divin, cette maison dorée, cet idéal liberaliste, cette source immédiate de bonheur, j'ai nommé monseigneur miam miam dit le chèque de fin de mois, le chèque de fin de moi ?

Ainsi est faite notre vie moderne, vous aimez, vous choyez et puis il faut tout oublier, tout mettre de coté et s'offrir tout entier à ce nouvel aimé, cet amant de force : le labeur.

Vous le croyez tranquille et il se met en éruption, comme un Etna d'urgence. Vous le croyez sympa et le voila rigide comme un Von Stroheim que l'on n'aime même pas détester. Vous le croyez votre allié et le voila pingre comme un groupe pétrolier devant une marée noire. Vous vous croyez en sécurité et il vous dit "sors", "va voir dehors si j'y suis et ferme la porte en partant.".

Il est comme ça Mister Boulot, mais il sait aussi avoir ses gestes tendres, ces délicatesses. Ce toit, cette table, cette couette, cette chaleur c'est un peu lui. Ces sourires, ces rencontres, ces amitiés, ces aventures, c'est souvent lui aussi. Ces techniques, ces progrés, ces apprentissages et ces leçons, putain, c'est encore lui. Et ce sentiment de pas mal s'en sortir en regardant le journal et ses plaies béantes, c'est encore ce putain boulot qui nous l'autorise. Merci ?

Mabrouk, qui aimait plus que tout la baballe, jappait souvent : "ne mord pas la main qui te nourrie"; mais comment prendre au sérieux un animal qui passe son temps à sniffer le rectum de ses congénères ? Je connais un directeur de clientèle qui a les mêmes habitudes, je lui demanderai demain.

En attendant, quel con ce clebs !

 

 

17.11.05 03:20

 
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