Avertir le modérateur

10/06/2015

10 ans d'amour

Le patron s’est réveillé, « merde ! C’est quoi ce bordel ! Qu’est-ce qu’on fait pour le 10ème anniversaire du site ?! ». C’est lui le boss et il fait pas les choses à moitié. Réunion à 17h00 avec 2 grands pontes de l’évènement, votre serviteur, Totor (le stagiaire de 3ème) et le boss, la source pensive comme il aime s’appeler.

A 17h00, ça ne rigole pas des masses, un grand ponte a délégué un sous directeur de projet en CDD et l’autre a préféré faire la même chose au féminin. Le boss arrive, auréolé de ses pleins pouvoirs, nous pouvons démarrer.

La solidarité masculine est merveilleuse, honneur au dame.

Merde ! J’avais oublié et le boss aussi. Elle entame une présentation de sa boite qui dure une plombe puis termine par une conceptualisation du concept que nous pourrions entreprendre pour l’anniversaire, un vrai message évènement, un Messavenement.

J’ai rien compris, le boss non plus. Passons à l’autre, qu’on en finisse ! Non, le boss a le bon gout de demander a Totor son avis sur la question avant de se retaper une dose de ronflade. Il est mignon ce Totor, Après deux semaines dans les locaux, il nous propose l’album Panini des pourritures 2015/2016, sélectionnées selon les réflexions quotidiennes de l’équipe du blog.

convention

Au moins il propose quelque chose, mais non, la dir. pro la ramène, " pas concept et message, pas de conceptage !"," il faut ne pas oublier un message un évènement, un Messavènement".

Le boss n’a plus le choix, il donne la parole au soudoyé passeur de bac (qu’es ce que je raconte?!!).

Merde ! J’avais oublié et le boss aussi. Il entame une présentation de sa boite qui dure une plombe puis termine par un concept conceptualiste  que nous pourrions entreprendre pour l’anniversaire, un vrai  évènement message, un Evenessage pas sage !

Il est content de lui et je parie qu’il vient de trouver cette rime nase. Je réveille le boss qui est en moi pour me forcer à réveiller celui qui ronfle au bout de la table, il se reprend, s’étire et demande, en baillant, à Totor si il a une idée. J’adorerai être boss, on peut vraiment se conduire comme un gros porc et personne ne vous emmerde.

Je songeais à cela quand le gamin nous a  proposé un blog ou tout les jours, on insulte le quidam qui nous a le plus cassé les couilles. J’ai adoré cette idée et le boss aussi. Un bon défouloir, voila un anniversaire d’allégresse et de joie. Mais l’apôtre de l’Evenessage nous l’a calmé (la joie…). Pas évènement, pas message où peut être trop, trop pas sage.

Ça allait être mon tour, j’ai bien une idée mais bon…J’ai regardé le gamin, il est mignon ce môme, il a compris, il a lancé "Et si on rééditait les tee-shirts ?!". Il a sorti des photos sur carton. Il assure ce môme.

tshirt_volcan.jpg

Le boss était drôlement impressionné, il a dit, "oh oui celui la !" En pointant "l’été anal" avec envie.  Les tenants du concept ont bégayé leur charabia sur l'Evenessage mais ils ont vite inclus les tee-shirts de Totor dans leur concept pour sauver leur mise. L’un nous parla d’un Evenshirt et l’autre d’un Tee-venement.

Le boss a évacué ça d’un "bon Totor, t’as autre chose ?"

Totor m’a regardé, j’ai compris, j’ai vite balancé « il était une fois l’Amérique » sur mon téléphone. La flute de pan leur a écarquillé les yeux, les 783 pages du dossier déposé devant leurs yeux les a laissé bouche bée et la lecture du titre figurant dessus a fini de leur démonter la mâchoire.

La vrai histoire de
"au dessous du volcan, le blog"
de 2005 à 2015  
des révélations qui vont ébranler
et aussi choquer des gens !

Le boss est radieux,  "fais voir ça mon petit gars !". Le dossier atterrit dans ses petites mimines, il se délecte, tape dans le tas, "oh lala ! Mais oui !" Il se marre.

Je ne trouve pas ça drôle, je la connais l’histoire.

Il ferme le dossier, tapote dessus, regarde les agents d’agences,Totor.

-Beau Travail mon Totor, je garde cette copie papier, je veux une copie fichier et la destruction de toute autre copie immédiatement ! Ou je dis à ta mère ce que tu fous dans les chiottes du bureau !

Totor a filé comme un financier face à une proposition de partage.

- Bon et toi alors ? T’as des idées ?

Et là, Totor n’étais plus là pour un moment. Il a bien fallu que je me lance.

- On va au bar chez Dédé, buffet demi cacahuètes à volonté, Chéri FM en fond sonore et on boit pour oublier »

Je me suis pincé la lèvre sur la dernière syllabe, je doutais soudainement de mon concept.

Le boss a regardé les agents plus en circulation, toujours bouche bée, qui regardaient dans ma direction, avec dans le fond de la pupille, ce que l'on peut appeller un profond désarroi.

Le boss réfléchissait a voie haute.

-          "Evènement « chez Dédé » Concept « boire » Message « oublier », boire oublier, tout oublier , faire table rase, aller de l’avant , Avancer, Etre en avance ! Etre devant ! J’adore ! Je prends ! On y va !"

Il s’est levé, a salué les hébétés d’un sympathiques "c’était un plaisir, ne revenez plus jamais"

Le gars hébété  a réussi a articulé "et pour l’évènement ?", le boss lui a répondu "vous avez tout vu ? C’est ce sympathique garçon qui s’occupe de tout" en me montrant du doigt. "Et on fera surement le coup des tee-shirts aussi, il me faut "l’été anal" ". La fille encore plus hébétée a éclaté en sanglot, ce qui lui a débloqué la mâchoire et de fait, elle a  immédiatement cessé de pleurer et elle est venue avec nous chez Dédé. Dudule l’hébété a du se résoudre à venir et même cet andouille de Totor a pu cesser de faire "del c:*.*" sur tous les PC du site, faudra juste qu’il n’oublie pas de faire le ménage après sa grenadine.

Le Boss a été majestueux, il ne s’est pas foulé et nous a refait le même speech qu’il y a 10 ans mais ne le font-ils tous pas ? (a lire a voie haute) on peut même le lire là :

La convention "Au dessus du volcan"

La fête fut belle et comme dans Les aventures d’Astérix pour qui Goscinny m’a beaucoup pompé, elle se finit par une belle image de village réconcilié. L’agencienne, enfin libérée, a fait la chorégraphie sur une version Métal de Couscous Saupiquet par mon pote Paul (celui qui chante toujours Couscous Saupiquet quand il est bourré), l’agence men a fini dans les bras de la mère Dédé, pleurant sur sa belle jeunesse, envolée, sur des évènements et des clients à la con , et j’ai moi-même eu l’assurance d’être augmenté prochainement, mais j’étais bourré et le boss aussi. Quand à Totor, cet abruti était depuis longtemps pendu ficelé dans l’arbre. Je n’aime pas trop les mômes qui n’arrêtent pas de la ramener.

 

21:57 Publié dans Prololand | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : convention

04/03/2015

les visiteurs du soir

Espagne, terre d’asile pour français malheureux, disait le prospectus publicitaire, alors avec mes 800 petits potes visiteurs médicaux du gros labo, on s’est tous barré plein sud pendant que 3 millions (selon la préfecture de Meuve) de nos concitoyens marchaient tristement pour se remettre d’un sacré uppercut.

Villas Mortas nous voilà !

Le complexe touristique « los vacancos peinardos » est rempli mais le reste de la ville est vide comme mon slip quand je l’enlève (il reste plus ou moins quelques petits trucs et c’est exactement ce que je veux dire !). Seules, devant l’entrée de l’hôtel, deux boutiques résistent. Le bar « chezos Dodos » et l’inévitable boutique de souvenirs, « la bella merdas ».

C’est parti pour un beau séminaire ! Par chance, et aussi parce que tout le monde sait que j’ai essayé d’étrangler avec ma souris (l’objet, pas l’animal, andouille !), le directeur marketing  des labos Plumelasecu, je suis délégué sur une petite branche et évite les horribles désagréments des gros tintouins, avec toutes la tripotée des plus lèches en train de se triturer le popotin pendant des heures et des heures.

La gonocologie, c’est la dernière salle au fond à droite. Qu’est ce qu’on est peinard. Je ne connaissais pas mais j’aime bien. Gens sympas, sujet sympa (je n’ai même pas compris à quoi sert leur médoc et dans quel orifice il faut l’introduire) et puis ça fait des sous cette petite chose ! C’est d’ailleurs le sujet principal de la présentation, « Oui on fait plein de sousous, Mais il faut en faire encore plus ! ». Rien de neuf sous le soleil, comme dit le pédiatre à la jeune maman ou un météorologue ariègeois.

J’ai vraiment du bol, cette fois, la répétition est réglée en 2 heures et la connexion internet m’a même permis de me bouffer de la manif hommage à m’en gaver de populace. Un peu de solitude me fera du bien, pourquoi ne pas aller découvrir « la villa mortas ».

Fort intelligemment, sortant de l’hôtel, je m’arrête au bar « chezos Dodos » afin d’y gouter un liquide tout à fait spécifique de la région, voire même du quartier : La cerveza.

Ce liquide fort agréable, que je goûte et regoute, la passion de Dodos pour le Real, ce Rioja qu’il faut gouter, la passion de Dodos pour le Real, ce Rioja qu’il faut regouter, la passion de Palacualo ( ?!!) pour l’Athletico, le Rioja pour l’Athlético, Ouna Cerveza pour le Real et je pars à la rencontre de la « Villa Mortas » titubant et brumeux.

Les portes sont closes, les volets baissés, des rangées d’immeubles aux fenêtres blanches  store (c’est blanc mat !). La plage est belle, sableuse et longue, la mer chante sa douce chanson vaseuse, le soleil descend  doucement, trainant la patte pour oublier qu’on est en janvier, il rougit de plaisir en s’approchant de l’eau, j’en fait autant et ne le quitte plus jusqu'à sa plongée intégrale.

Soudain le froid ! Je retourne déguster les breuvages de « chezos Dodos ». Les tournées, les techniciens qui débarquent de partout, le shit des mômes du coin, le Rioja….

 

7h00 du mat, le téléphone sonne, j’émerge tout bizarre, la piaule est bien rangée, y’a un  Lacoste saumon étendue sur le fauteuil ! Merde, j’ai finit avec un mec ! Je me retourne, je suis seul. Je cours dans la salle de bain,  je me tâte, je me regarde dans le miroir…

Passé le choc du physique,  il a fallut que je trouve qui j’étais vraiment, j’ai donc fouillé les vêtements. La cruelle vérité m’a sauté aux yeux, la tronche sur la carte d’identité, le « pass » pour le séminaire, nom, photo, fonction.

Je suis Aghutte d’Aumoncule, Visiteur médical pour R&B (Raboulla Bonntune), secteur Gonocolie, région centre sud est. Merde alors !

Effaré par la nouvelle, j’ose lever un œil, cherchant un premier rayon de soleil pour réchauffer le cartésien que les évènements des jours précédents avaient déjà bien refroidi.

Je lève donc un œil et je vois mon reflet, à poil, dans le miroir de la chambre.

HuRGH !

Aghutte n’a pas le physique de Brad Pitt, moi non plus,  mais j’évite les polos Lacoste moulant couleur saumon, pas Aghutte.

Au petit dej’, tout le monde me salue. Je devais en tenir une bonne hier soir, tout le monde se marre en me voyant. Heureusement, on porte tous nos badges « pass » et je peux lire le nom. Domero (région ouest nord) m’a assuré que j’aurai pu baiser Mataldini si j’avais assuré. J’ai souris, gêné, Mataldini ?!  Prichaud, mon directeur de région (si j’ai bien compris) m’a félicité pour l’ambiance que j’ai mis mais m’a suggéré d’y aller mollo sur la picole.

Je commence à voir clair dans toute cette histoire, cette andouille d’Aghutte et ce con de moi même se sont tellement bourrés la gueule  que nos molécules se sont gourées au moment de rentrer bien sagement à la maison et nous voilà chacun dans le corps de l’autre. Une nuit la dessus et tout rentrera dans l’ordre, ce n’est pas autant n’importe quoi que de buter Cabu (entre autres !) à coup de Kalasch.

Mon bon Aghutte, je vais prendre soin de ton adipeux corps et je vais même essayer de ne pas te ruiner professionnement mais, s’il te plait, fais la même chose de ton côté.

 

Gonocologie, au fond du couloir à droite. Je rentre dans la salle, mes nouveaux collègues m’interpellent, « Aghutte ! Tu me refais Travolta quand tu veux !»

-          Je peux aussi te refaire le portr…

Je viens d’entendre ma voie d’Aghutte… Porcinet croisé avec Gaudin (le maire de Marseille, pas l’ailier gauche de l’AS Trougnac sur veule !). Je me tais à tout jamais et vais m’assoir. Je mate discrètement la régie et je me vois ! Plus exactement je vois mon corps habituel, légèrement teinté de vert pale avec 2 yeux violets. J’ai pris 10 ans ! Le père Aghutte se trimbale une sacrée gueule de bois et j’ai vraiment envie d’aller demander à ce con de moi même de me montrer comment  il fait Travolta !

 

Le show commence, je tiens l’agenda, la présentation des nouveaux arrivants,  la nomenclature régionale hiérarchique et paf, je m’endors sur le jingle des produits.

 

Un coup de coude dans mon gros bide moulé.

-Urf !! dis je en ouvrant un œil.

- Tu ronfles  comme une vache me murmure une brune visiteuse

Je lis Mataldini sur son badge et m’essuie la bouche baveuse. Elle continue.

-Faut dire que tu en tenais une sacrée hier soir…

- oui, il parait, j’espère que j’ai pas dis trop de conneries

- Bin…

J’écoute le show vraiment passionnant (je le sais, je me le suis tapé 2 fois la veille)

-          Tu sais, j’ai réfléchie à ta proposition d’hier soir. J’ai rien foutu et je suis nul en produit alors aide moi pour les items produits et je te suce, ok ?

-          Oh, comme ça ? je ne suis pas une bête tout de même !

-          Dis donc, tu fais moins  de sentiment quand c’est une blonde !

-          Ah bon …

Merde alors, Aghutte c’est DSK ! Surgissant de la régie, le glapissement d’un pauvre ère vomissant tripes et boyaux glace un peu l’ambiance, surtout au moment de la révélation  des objectifs  2015. Je crois reconnaitre mon doux chant lorsque je dégueule à me fendre l’estomac. Pas de doute, c’est bien cet enfoiré d’Aghutte qui martyrise mon regretté corps. Je commence à perdre le contrôle. Respire, respire…  Je tente de calmer les jeux

-          Pour les items, je dois t’avouer que je réponds toujours au pif, j’ai juste une chance de cocu…

-          Te fous pas de ma gueule, tout le monde sais que t’es une lèche qui apprends tout par cœur, par contre c’est bien que tu le prennes comme ça… Et puis Brichaud est un type bien, il sera très gentil avec les enfants

-          Brichaud ? ah oui le chef , oui il est sympa

-          Et il va être content que tu le prennes aussi bien, il flippait un peu de te l’annoncer. Ta femme aussi, je crois….

J’arrête le massacre et les délégués médicaux et les directeurs régionaux sur scène en font autant. J’applaudis avec les autres. Je regarde vers la régie, Miloud et Babar  portent ma minable ex-carcasse vers la sortie, je ne tiens pas sur mes jambes. Putain la honte, ce con d’Aghutte est en train de ruiner ma réputation et je suis obligé de me taper Joséphine ange gardien chez les labos. Surnaturel de merde !

 

J’espérais pouvoir m’éclipser après la conférence d’introduction mais me voilà embarqué pour un workshop des plus passionnant. Dans une petite pièce, nous voilà une douzaine à devoir se triturer le bibi sur cette question fondamentale  « du pourquoi de la nouvelle organisation dans le parce  que du relationnel médecin ».

Deubreuil a voulu démarrer :

-          je crois qu’il faut, dans un premier temps, et à la vue et à l’écoute de la réunion

-          Tais toi  - lui ai je lancé, n’en pouvant déjà plus, il m’a regardé bouché bée, j’ai enchainé – Si ça vous branche, je vous rempli le paperboard en 5 minutes et il nous resteras 40 minutes a bien rien foutre tranquillement.

Toute la bande m’a regardé éberlué mais je pouvais lire une lueur d’espoir dans leurs yeux usés par la lecture de fiches produits élaboré par de dangereux psychopathes du marketing médical.

-          T’es sure que tu vas biens Aghutte ? me glisse Mataldini

-          Tout le monde est d’accord ? Mataldini veux tu bien prendre note  sur le paperboard ? Je vais vous régler cette affaire en moins de temps qu’un nouveau patron de labo pour toucher une prime de bienvenue (c’est super rapide !)  

Concentration. Visite des couloirs de la mémoire… Allée D 768…. Niveau « les plus grosses branleries écoutées en restitution de workshop »… Ah ! Tout est là, bien rangé. Alors j’ai tout sorti et j’ai tout rebalancé, la totale branlerie !

paperboard workshop.jpg

Les collègues étaient drôlement épatés. Parigault, le délégué Paris centre, m’a soudainement redécouvert

-          Bin merde, je te prenais pour un gros réac, mais tu serais presque un mec normal ?

-          Un gros réac ?!  Peut-être un peu obsédé, mais il faut pas exagéré.

-          T’es tout de même un peu obsédé contre le mariage pour tous !

-          Ah bon ?!   -  Je me marre - Dis tout de suite que je suis un bigot de droite pendant qu’on y est !

-          Heu … un mec contre le mariage pour tous, qui tracte pour la droite forte le dimanche après la messe et qui jusqu’à aujourd’hui ne m’avait jamais parlé hors professionnel parce que je suis PD. C’est vrai qu’on peut appeler ça, un gros bigot de droite.

Là, je ne me marre plus du tout.

Effaré par ce nouveau haut fait d’arme de cette crapule d’Aghutte, je n’aspire qu’à retourner dans mon bon vieux cocon de vieux gauchiste anar mou.

N’importe quel andouille du genre Spielberg aurait saisi l’occasion pour transformer la vie de cette tache d’Aghutte . En deux trois scènes d’anthologie jouées par Tom Hanks, il aurait rendu à Aghutte sa femme, son ouverture d’esprit et des opinions politiques plus proche de celle d’un animal possédant un cerveau et sachant s’en servir (dans la version US, il devient démocrate !) sans parler des conneries que j’aurai découvert sur moi même.

Mais je ne vais pas vous mentir, ici, on est dans la vraie vie et je n’avais aucune envie de vivre une minute de plus dans ce corps roué aux pires disgrétions. J’ai profité de la fin du workshop pour faire mes adieux.

A Parigault, qui m’a  annoncé ma bigoterie, mon homophobie et mon gout pour le libéralisme, j’ai demandé de me latter les couilles avec violence  s’il devait m’arriver d’être vexant, voire même ignorant à son égard ou si tout simplement, il me croisait sur un marché en train de tracter pour la droite forte. Il a eu l’air de s ‘en réjouir à l’avance.

A Mataldini, qui m’a instruit de mes us et déviances sexuelles ainsi que de ma misère familiale, j’ai demandé de ne plus jamais me proposer une quelconque pratique sexuelle en échange d’une aide professionnelle mais plutôt de me tarter la gueule le plus fort possible quand bon lui semble.

-          Avec un peu de chance, cela te feras autant plaisir à toi qu’à moi  ai je conclu

-          T’es sure ?

-          Oui, certain et même si je ferai peut être celui qui a mal, sache que cela me fera énormément plaisir, c’est mon petit coté 50 nuances de gris. Je dois aussi te dire que je ne pourrais pas t’aider pour les items produits cet après midi, je ne serai pas là, je dois voir quelqu’un de la plus haute importance.

-          T’es sure ?

La tarte qu’elle ajouta à la fin de sa phrase me fit presque pleurer de douleur mais la pensée qu’à partir de demain c’est peut être Aghutte qui allait se la prendre me fit réussir à lui sourire en disant « mmm trop bon… »

 

Au buffet, j’accomplissais ma mission avec détermination. Je commençais par piquer discrètement 3 bouteilles de Rioja dans le stock techniciens. Dans un coin discret, je me les envoyais en mangeant abondement pour éviter une trop grosse gueule de bois. Quand j’eu enfin la truffe à point, je suis retourné au buffet, me suis servit une énorme assiette du mélange « Seafood sauce » et suis allé la renverser sur la tronche de Brichaud à qui j’ai soufflé :

- Si tu baises encore ma femme, je redécore ton cul avec ton nez, compris ?

Je me foutais de sa réponse et suis reparti en faisant un clin d’œil à une Mataldini hilare, prête à me tarter la gueule à la première occasion.

Dans la chambre, j’ai regardé pour ce que j’espérais être la dernière fois, le corps de ce pauvre Aghutte. Pour oublier cette vision, j’ai décidé de vider le mini bar et me suis endormi avant d’attaquer le Cointreau (une chance !).

 

-          Et comment je peux être sur que c’est toi et pas ce gros troll d’Aghutte à qui je parle ?

Me demande Paul (mon pote qui chante toujours couscous Saupiquet quand il est bourré).

-          Heu… Je sais que tu as deux tatouages pas communs sur le cul…

 

-          Ça va, c’est bien toi, mais t’avoueras que ton histoire de Cabu qui se fait descendre à la Kalachnikov c’est vraiment n’importe quoi !

17:54 Publié dans Prololand | Lien permanent | Commentaires (0)

03/11/2014

Brian Jones is gone

Les années 80, 15 jours avant la rentrée, je l’ai rencontré.

Comme souvent, la première vision laisse une empreinte déformée.

J’ai rencontré un ange blond, timide et lumineux.

En ce début septembre 82, sa blondeur et sa touffe de surfer, son profil au nez fin et droit, ses yeux bleus piscine carrés et plissés comme un bon Clint Eastwood sans brute ni truand, son port du Levi’s noire et de l’écharpe noire, m’avait impressionné. Le pote qui me l’a présenté m’avait prévenu, c’est une bête à la guitare, mais avant de l’entendre, je savais que rien que son physique allait faire plus de dégât que ma truffe de fraise et mon futal pantashop au près de la gente adolescento-féminine.

15 jours plus tard, je rentre dans un nouveau bahut (pour les jeunes, c’est comme ça qu’on appelait les lycées à l’époque, je ne sais pas si on le fait toujours, je m’en branle et ce n’est pas le propos), je ne connaît pas grand monde et comme le monde est petit il est l’ami et voisin d’un mec de ma classe. A l’heure du diabolo fraise, nous nous retrouvons dans un des bars qui entourent le lycée et je met 20 minutes à comprendre que le mec qui porte un masque médicale au milieu de la gueule et deux yeux pochés est l’ange blond, as du manche, que j’ai croisé 15 jours plus tôt.

1 semaine avant, un dimanche, l’ange blond, ces 2 frangins et un autre môme du quartier ont entrepris une course en caddie sur le parking vide du supermarché local. Etait-ce Mammouth ? Un Genty-cathiard ? Peut-être un Record ?

Qu’importe le nom. Poussé par son ainé, Brian menait la course, position aérodynamique, le chariot a fond les ballons. Les parking ne sont pas illimités et la route s’approchant, Brian a dut gueuler « ralenti ! », mais le frangin avait déjà lâché le caddie, Brian, regardant vers l’arrière, lui a balancé en se marrant « merde, tu fais chier ! » puis il s’est retourné pour regarder ou il allait.

Brian s’est pris une affiche 4 par 3, posé bas sur le bord du parking, en pleine poire. Son pif, fin et droit s’est démonté en 3 et c’en était fini de l’ange blond que j’avais croisé une semaine plutôt. Gâchis.

Brian se retrouva donc avec un pif cabossé pour l’entrée en seconde mais cela ne fit qu’en rajouter sur son air artiste ténébreux et les filles furent encore plus folles de lui. Une petite bande de pote se créa et il en fit parti, malgré le succès qu’il avait, nous l’acceptâmes car il était de bonne compagnie (comme dirait Pitivier) et ne comprenait pas plus ce que lui voulait les filles que nous, ce qu’elle ne nous voulaient pas.

Les années lycées passèrent (pas la série à la con, les vrais années !), Brian jouait comme un dieu de la guitare, ses doigts étaient déjà totalement déformés et il pliait ses phalanges dans tous les sens, je compris en les voyant que je serai pour toujours un minable guitariste mais aussi que malgré ses dons, Brian allait peut être avoir du mal a sortir de sa banlieue merdique sans se prendre à nouveau une géante affiche au travers de la gueule.

Brian était beau, ténébreux, ses parents avaient abandonné toute velléité de vie sans alcool pour élever leur fille et leurs 3 garçons, ils les laissaient vivre comme ils l’entendaient et cette indépendance ajouta à son aura. En Terminale il commençait à être connu comme guitariste mais c’est avec la bande qu’il essayât d’abord de jouer. Son intégration au groupe « Jean Noël and the Chocoletty’s » ne fut pas sans problème, le pauvre dut subir notre médiocrité musicale à longueur de répétitions et dut s’accrocher aux pétards, à l’alcool et aux interminables solos pour passer le temps. Comme tous les doués, cet enfoiré pouvait jouer de la batterie, de la basse ou du piano mais il refusait juste d’arrêter de jouer. Je me revois lui braillant « Merde, Ta gueule le bab ! » (à cette époque le solo de guitare est un truc de baba cool, l’horreur quoi !) Alors que j’essayais vainement d’accorder ma minable guitare, inaudible sous ses mélopées techniques et inspirées.

« Jean Noël and the Chocoletty’s » ne sorti jamais rien d’autre qu’une bouillie alcoolisée cacophonique et fort heureusement, il parti jouer ailleurs  plutôt que d’attendre des siècles que l’on rejoigne son niveau. Il en profita pour rater son bac, s’engueuler avec la moitié des groupes locaux et enfiler toute personnes de sexe féminins troublées par un artiste ténébreux blond au pif pété et à l’écharpe noir permanente (à l’époque y en avait un paquet !). Gâchis (surtout pour nous !)

 A 20 ans, Brian ressemblait à un Samy Frey (le David de César et Rosalie, suis je clair ?) blond foncé qui aurait raté son bac deux fois. Alors que ses potes continuaient leur route, il restait bloqué au lycée. Sans Bac, pas d’université. Sans BAC, pas grand chose. Il abandonna donc les études, la maladie mentale commençait à poindre son nez. Il passait ses nuits à étudier le programme de math de terminale S pour son seul plaisir (c’est là que j’ai compris qu’il avait un problème, un gros !) puis au bout d’un mois il se mit au solfège de haut niveau puis au bout d’un mois commença à décrypter les œuvres de Bach pour se remettre au programme de math de terminale S au bout de un mois et ainsi recommencer le cycle qu’il dut prolonger avec plus ou moins de changement jusqu’à il n’y a pas longtemps.

Les nuits blanches, le cerveau en ébullition, les probables drogues, les chemins génétiques déjà tracés et tout un tas d’autres raison que le spécialiste que je ne suis pas ne connaît pas, ont ouvert la porte et surtout lâché les chevaux de la schizophrénie

Brian a commencé à avoir des visions et ses beaux yeux mélancoliques sont devenus froids, vides et accusateurs. Son goût pour la scarification se développait et son visage et ses bras se sillonnaient d’écorchures, préservant pourtant ses mains pour la guitare comme une dernière îles de vaillance chez un être dérivant.

Ses potes étaient toujours là mais il s’est mis à leur demander pourquoi 2 ans plutôt il leur avait dit ça, pourquoi, un mois plus tôt, il l’avait regardé comme ça.

Il pouvait jouer aux cartes, s’éclater à faire tomber les atouts et soudain, ses yeux, comme ceux d'un requin qui sent le sang (je le sais, je l'ai vue dans Nemo !), devenaient noirs et ses démons s’installaient et dégageaient d’un coup de latte, as, rois, dames et valets.

Les filles étaient toujours folles de son physique mais, le contact établi, elles partaient plus souvent en courant que ne passaient sur le divan. Alors comme beaucoup de gens de sa génération Brian, entre deux séjours mystique ou thérapeutique, devint un TUC. Ce contrat de travail, inventé par la gauche, permettait d’être très mal payé pour des boulots de merde, pour alléger (déjà !) les chiffres du chômage. Brian planta des fleurs pour la mairie, déménagea des salles paroissiales, servit à la cantine municipale et tout un tas d’autres merdes qu’un guitariste tel que lui n’aurait jamais du connaître. Gâchis

Sa mère était folle, son père suicidé, son TUC signé. Brian filait plein pot sur l’autoroute des asociaux. Il tenta sa chance en Angleterre, terre de ses idoles, les Beatles, dont il jouait l’intégral et s’amusait à réorchestrer les partis guitares. IL y resta une demi journée, le temps de me croiser en train de partir au boulot.

-      - Je suis pressé mais repasse ce soir et on s’organise

Il est reparti chez lui, en France. Gâchis.

 Il n’a pas trouvé la bretelle de sortie et s’en ai pris pour 25 ans, les cachets ont gonflé son visage d’aigle, les drogues ont fermé ses yeux bleus qui n’exprimaient de toute façon plus rien derrière ses paupières obèses. Les potes ont décroché, pas sans un dernier baroud, une sortie au ski pour lui changer les idées et je revois sa seule descente, sur une pente douce glacée, se cassant la gueule tous les deux mètres en se laissant tomber durement sur la tête plutôt que de mettre les mains, pour les protéger. Arrivé en bas, la face enflée et tuméfiée, Un putain de guitariste mais le pire skieur du rock’n roll. Il n’est pas sorti de l’appart’ de toute la semaine. Gâchis.

Vers 30 ans, il décrocha complètement. Une dernière chance, un dernier suicide professionnel et en avant pour le néant.

Plus personne ne le croisa, même Paul (mon pote qui chante couscous saupiquet quand il est bourré et qui pourtant en a vue d’autres) ne voulait plus le voir. Son mutisme, sa parano exacerbé et tous ces symptômes qui font que l’on a quand même vachement de mal à supporter les affres de la siphonade, l’ont éloigné de nous.

Dans sa quarantaine, repassant par là, je le croisai. Il portait encore beau, la gueule boursouflé à la Benicio Del Toro dans "La Vegas Parano", Samy Frey était loin mais il entrait toujours dans les tuyaux de poêle noirs levi’s. Sa trogne de vieille ado en dépression plaisait encore  à quelques filles dans le même état que lui (du  moins ce jour là) mais à vue d’œil, sa guerre intérieur n’avait pas signé d’armistice. Je lui proposai une bière qu’il refusa, évitant mon regard, m’évitant tout cours. Je ne lui en veux pas, c’est ce que je venais de faire avec lui les 15 dernières années.   

Brian is gone, pas dans sa piscine comme le vrai mais pas loin, étouffé par un crabe qu’il avait à peine tenté de soigner, juste ne pas trop souffrir, mais un peu quand même.

Je crois que Brian n’aimait pas trop sa vie et elle le lui rendait bien

  R.I.P. T..


 

01:23 Publié dans Prololand | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : rip

17/10/2014

Un suicidé Français

Il s’enfonce, il est dans la pénombre depuis si longtemps que ses yeux se sont habitués. En les écarquillant au maximum, il peut raisonnablement s’apercevoir qu’il n’aperçoit rien. Pas une vie aux alentours, pas un mouvement distinct. Rien qu’un brouillard adipeux, une mélasse pré liquide (c’est quoi ce truc), une opacité lumineuse et grassouillette, une noyade comme il en existe tant.

Il n’est pas le seul à s’enfoncer, pourtant il ne voit pas les autres. Quand on a la tête tournée vers le bas, on perd beaucoup en vision transversale. Il se dit qu’à un moment il touchera le fond et ce sera le moment de remonter, mais vu les profondeurs qu’il a déjà atteint et la vitesse à laquelle il perfore dorénavant le miasme social, l’atterrissage risque de se faire sur le coin de la gueule et ça va faire vraiment bobo. Pas sûr qu’il lui reste beaucoup de force pour remonter à la surface. Alors il met les mains devant pour se protéger et cette position de plongeur ne fait qu’accélérer la descente.

Pour garder le moral, il s’accroche à flatter son ego,  le doux romantisme de la chute, la cruelle  beauté du défait, la classe des losers magnifiques.

Il pense à la fin du roman "Martin Eden", accepter son sort, le désirer, le choisir. Il reprend vie, il assume, se relève. Il descend toujours mais il est debout. Jack London a répondu à ses questions (London calling ?). Il sourit, enfoncé mais heureux, enfoui mais réjouis, détendu. Il avale la mélasse comme un bébé la semoule. La pression, la profondeur; les sphincters lâchent. Ca le fait rire, mais il oublie qu’il va croiser le tout, prochainement, dans sa descente.

Il le croise. Agressé par la puanteur émise, le visage d’Eric Zemmour lui apparaît  et  la sérénité retrouvée s’enfuit pour laisser place a une infecte envie de dégueuler. C’est donc ça ?  Tout va finir, avec comme dernière image de ce bas monde, la pire face de gerbe depuis Eudes Brichaud en classe de 3ème, lycée Zanini à Meuves ?   

Refusant de finir encore plus désespérément qu’il ne l’avait imaginé, il se secoue, se  remue, mais c’est trop tard.

"Et, tout au fond, il sombra dans la nuit.
Ça, il le sut encore : il avait sombré dans la nuit.
Et au moment même où il le sut, il cessa de le savoir."

Jack London -  "Martin Eden"

 

" y’a plus de papier ? "
Oscar Pistorius  - "last words to bobonne "

19:12 Publié dans Grrrrrrrrr, Prololand | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : zemmour

05/09/2014

l'ours et les poupées

C’est la rentrée et ça fait longtemps que j’ai pas croisé mon vieux pote Paul (celui qui chante couscous Saupiquet quand il est bourré). Je pensais le retrouver devant son ordi, en train d’essayer de chopper les photos volées sur le Cloud (ah ah les cons !) de starlettes dénudées, mais non il est là, assis sur un banc, dans la rue.

De loin il ressemble un peu à Renaud en couv’ de VSD mais de près, je reconnais son célèbre pantalon Jogging vert degueulasse (Lidl 2011, 5€), ses tongs allemandes (Lidl-2010-4€). Sa trogne n’a pas subit les dégâts d’une consommation effrénée de pastis,  au contraire, il est lumineux, radieux, Lou ravi en tong et survet’, une anomalie joviale.

-          - Bordel Paul, qu’est ce que tu fous là, on dirait un clodo qui vient de recevoir le même chèque que Trierweiler pour son livre

-          - Je ne connais pas cette personne mais c’est vrai que ça roule plutôt bien pour moi, comme tu me vois là, je me régale la vie, pourtant tu avoueras que je ne partais pas avec tous les atouts en poche, chômeur, schizo, cotorep et toute la clique, heureusement que j’ai un physique !

C’est vrai qu’il a l’air heureux, épanouie même. Mais je connais l’énergumène et ce  « que ma joie demeure » me paraît plus que louche, là ou Paul est en joie, il y a, pas loin, soit de la drogue, soit de l’alcool , soit des personnes du sexe féminin dénudées (très rare), soit les trois (jamais), hors je ne vois qu’un banc de ville, une petite place parsemée de jolis platanes et quelques commerces qui l’entourent (la place, pas le pape bordel !).

-         - Alors toujours à chercher du boulot ? me demande-t-il

-          - Plus que jamais, je viens de me faire virer du seul plan que j’avais.

-          - Ah bon ? (Paul n’a plus bossé depuis vingt ans alors les nouvelles règles sociales l’étonnent toujours un peu). Mais tu bossais pour une grosse boite ?

-          - Ouais, une très grosse

-          - Attends laisse moi deviner, le directeur est… Heu… Un fond de couille de la haute placé par l’état après les ministères ?

-          - Non.

-          - Un « fils de », héritier qui en profite pour baiser mannequins ou actrices ?

-          - Non plus.

-          - Une vieille famille qui pour remercier les bons ouvriers qui ont fait sa fortune délocalise aux pays des esclaves ?

-          - Heu, non.

-          - Un putain de hollandais posé là pour pouvoir virer du monde sans comprendre les questions ?

-          - Et non, encore… Où est ce qu’il va chercher tout ça ?

-          - Ah voilà je l’ai ! Une vieille baudruche peroxydée aux UV qui rêve de piétiner le programme du conseil de la résistance ?

-          - Je vois ce que tu veux dire mais nops !.

-          - Bon alors, une raclure de futur retraité doré qu’on retrouve à se prendre des jetons de présence dans tous les conseils d'administration qui trainent ?

-          - Bin tous les patrons placés sont comme ça, je ne peux pas non plus trop dire…

-          - Ah la la je vais bien le trouver tout de même, merde !

Soudain son visage s’illumine d’un sourire béat qui étonne, surtout quand on imagine les tronches d’enfoirés auquel il est en train de penser. Mais non, il ne pense plus à mon employeur, il fixe le commerce en face de lui et la personne qui en sort. Je regarde à mon tour, c’est un centre d’épilation et une jolie et pimpante cadre d’entreprise en tailleur en sort.

-         -Tu vois ? Je ne m’en lasse pas me dit-il avec le sourire de Rusty quand il retrouve Rintintin à la fin des épisodes

-         - Et mon patron alors, tu le trouves ?

-          - Ton patron je m’en cogne comme de mon premier demi (t’as raison !), regarde plutôt ce miracle de l’érotisme, une oursonne entre, une princesse sort, c’est quand même autre chose que de gérer une armada de suceur de nœuds prêt à vendre leur mère pour gagner 8 euros de plus !

 Vu comme ça …

paul drague.jpg

   

 

02:52 Publié dans Prololand | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paul

03/08/2014

Au boulot !

Même internet n'est d'aucune aide...

recherche emploi 01.jpg

 "Si je suis prêt à me dépasser ?
à pied ? A vélo ou en voiture ? "
Entretien d'embauche  n° 21 453

 

ete 2014.gif

17:14 Publié dans Prololand | Lien permanent | Commentaires (0)

22/07/2014

Tattoo you

Résumé des épisodes précédents : fin bourré et déçu par les quarts de final de la coupe du monde, Paul pari bêtement que le Brésil remportera la coupe sur le score de 2-1. Geoffrey pari que non et propose comme enjeu de se tatouer la tête des hommes « forts » de la Droite forte sur le cul. Quelle bonne idée !

Paul (mon pote qui chante couscous Saupiquet quand il est bourré) a perdu son pari (cf. note précédente) et j’ai hâte de voir s’afficher sur son auguste postérieur la tête du non moins auguste Guillaume Peltier. Pourtant un regret me serre les lèvres et fait remonter ma pommette gauche. Qui se souviendra de ce brave Guillaume dans 6 mois, 1 an, 10 ans ou même la semaine prochaine ? Voire même, qui connaît Guillaume Peltier ? A part quelque gauchistes rigolards qui aiment à repérer les vrais têtes de lard ou quelques vieux UMPistes déjà complètement Alzheimer tant il faut être au fraise pour supporter encore ce parti.

Paul est d’accord, ce n’est pas très grave de se faire tatouer une face de jeune réac sur la fesse mais autant en choisir un dont on se souviendra encore le nom la semaine, le  mois ou même l’année prochaine. Et puis, des faces de cul de réacs d’enfoiré de putain d’exploiteurs de la condition humaine de raclure de chiotte d’arriviste de merde, il suffit de se baisser dans le 16ème pour en ramasser à la pelle, alors pourquoi se faire tatouer une petite crotte quand on peut avoir un tas de fumier.

J’aime bien le fils Gattaz me dit Paul et c’est vrai  qu’il présenterait bien au moment de s’asseoir sur la cuvette et puis le MEDEF, on ne peut pas se tromper, dans 10 ans, ça fera toujours plaisir de s’asseoir dessus.

Christine Boutin aussi j’aimerai bien m’asseoir dessus et Wauquiez aussi ! Oh oui et Guaino, et Morano et toute la famille Le Pen et Guéant !

Il y en a tellement, mais cette année, franchement le meilleur, tu sais qui c’est ?

Cul de Paul.jpg

Ouille !

 

ete 2014.gif


13:14 Publié dans Prololand | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : foot, jf copé, tatouage, paul

05/07/2014

Va's'y mon Paulux

C’est au bout de la 26 minutes (1-0 à la 13ème min) que Paul (mon pote qui chante toujours « Couscous Saupiquet" quand il est bourré) m’a dit ," tout le reste est inexorable, l’Allemagne va passer, qui rencontrera inexorablement le Brésil , qui finira en finale pour finalement gagner contre l’Argentine où les Pays bas (de toute façon, tout le monde s’en fout !), tout cela est écrit , et je peux même te dire combien,  2-1.  Tu ne me crois pas ?  Vis 10 jours de plus et viens  me voir.

Mon Paulux , sur ce coup, il m’a épaté, j’ai rien rajouté, j’ai pris note, j’en ai pas rajouté sur le retour  de Domenech  (cf note précédente), mais j’ai promis :

Si t’a raison je me fais tatouer la tête de Geoffroy Didier sur le cul, mais si t’as tort alors tu te fais tatouer  la tronche de Guillaume Peltier pleine fesse.

« Topes là »  m’a répondu cet homme qui a plus de morale qu’un  dirigeant de la FIFA, à dans 10 jours.

 

Ce Paul, je l’aime.

08/05/2014

Placement à risque

je vous le dis parce que je suis bourré.

le cloud, je foutrai pas une tune dessus. Je suis même prêt à parier que tout cela va se péter la gueule comme les chaussettes à trou de Vivendi en 2002.

 Pour rasssurer les investisseurs où autres actionnaires, je dois bien avouer qu'en 2002, j'avais donné Jospin  vainqueur


Maintenant que je je réfléchie... Je crois me souvenir que, en 2000, j'ai beuglé bien aviné, "la télé sur internet, ça marchera pas avant 10 ans !".  Au moins pour ce coup je ne m'étais pas trop planté.

 

"Tiens ? V'la la pluie !"
jacky kennedy - 22/11/63

03:27 Publié dans Prololand | Lien permanent | Commentaires (0)

25/02/2014

Prolo Land Bashing

J’ai fait un rêve.

Mars 2016, je suis le dernier humain sur terre qui refuse le François Hollande bashing.

Mon vieux fond de culture socialo catho, ma minuscule hargne anarcho gaucho, ce besoin de ne pas hurler avec les loups parce que Georges Brassens me l’a appris, ajoutez à cela que comme François H, j’ai la fâcheuse tendance à débiter des grosses conneries au mauvais moment sur le mauvais sujet. Tout me présageait à patauger dans la mollesse et l’astigmatisme viscéral. Un bienheureux  quoi !

Alors j’ai avalé béat les 30 milliards de cadeau fait au patronat, les effets infimes voire nullissimes qui suivirent, Les politiques de réac, les couacs, les Cahuzac et ses craques et tous ces trucs patracs qui ont énervé tout le monde et qui ont fait que ce matin du 16 Mars 2016, j’étais le dernier être humain qui refusait le François Holland Bashing.

11h00, le téléphone sonne. J’émerge de mon plumard, je marche sur une canette, j’attrape mon mobile tablette souple (mon  MoTaSoo !) et choisi un endroit stratégique pour éviter à mon interlocuteur d’avoir une vue sur l’immondicité qui règne toujours chez un chômeur de longue durée qui se respecte. Je file aux toilettes, pose mon séant, lunette baissée et lance le MoTaSoo contre la porte pour répondre  enfin.

Clic, l’écran souple et thermo adhésif s’allume, c’est lui. Oups, bin merde alors…

-Bonjour Mr Firmin, je vois que je vous dérange,  je vous rappellerai plus tard

Je le rassure comme je peux

- mais pas du tout, je sais que l’on dirait des toilettes mais c’est bel et bien mon bureau, c’est un architecte suédois qui m’a fait ça, c’est trés workeazy… Vous devriez essayer.

-C’est passionnant mais j’ai d’autres raisons de vous entretenir Mr Firmin. Les RG m’ont appris que hier, et je vous lis le rapport que j’ai sous les yeux. A exactement 21h23, dans l’établissement bar dit « Chez Dédé » 28 avenue bla bla bla bla, vous avez délibérément pris ma défense, objectant aux attaques tout le bien que vous pensiez de moi et de ma politique. En cela, je vous sais gré, monsieur Firmin car vous êtes le dernier, le seul et unique.

Je réfléchis…

-Oh vous savez, j’ai juste dit qu’il fallait arrêter de s’énerver sur votre cas parce que on allait finir par se prendre un vieux retour de la droite bien dure qui allait nous la mettre gros comme un bras de Popeye, Je peux tout supporter mais un ret…

_ OUI c’est ça, vous m’avez formidablement défendu et c’est pour ça que j’ai pensé à vous. Mr Firmin j’ai besoin de vous  comme 1er ministre. Geoffrey proposez moi un gouvernement.

Hola, pépère, il est encore plus barré que les 63 dernières couverture du Point et de l’Express réunies  ne le laissent entendre. Je dois l’être aussi car je m’entends lui répondre du haut de mon trône

-         - Tope la François,  je t’attendais. N’aie plus peur je vais sauver la France, donne moi 10 minutes, j’arrive.

Au niveau des ellipses, y a pas photo, c’est les rêves les meilleurs !!

Me voilà dans le bureau de François, ça ressemble aux photos que j’ai vue de l’Elysée avec quelques meubles formica de ma grand-mère. Je porte mon tee-shirt Tank girl et un jean a frange. François se marre en regardant mes propositions ministériel

-          Paul (mon pote qui chante toujours couscous Saupiquet quand il est bourré) ministre des finances, de la défense, de la justice, de l’éducation, du logement, de la santé et des patins en entrant !

- C- C’est une super idée, j’adore quand il chante Couscous Saupiquet !

Sacré François, c’est aussi pour ça que je l’aime, classe et bon gout. L’essentiel de mon gouvernement est accepté, ne reste plus qu’à définir la politique et avec Paul, je peux vous assurer que l’on a des idées !

François est assis à son bureau, je remarque qu’il a le même architecte suédois que moi, des chiottes avec lunette sont disposés autour du bureau.

-        -  Alors Geoffrey et maintenant qu’es ce qu’on fait ?

-         - Maintenant c’est le changement !

-          - Excellent j’adore, je vous propose d’aller expliquer ça au 20h

Et vlan me voila assis sur  les sièges toilettes du JT de France 2 qui ressemble bizarrement à la classe de CP de Mme Bourdal en 1974. Roger Gicquel sur son trône, essuie une larme et reprend mes 10 mesures phares.

Y a de l’interdiction de  marketing, du lattage de couilles de publicitaire, Roger Rabbit au panthéon, des augmentations de salaires, des diminutions aussi, du bottage de cul de vieux réacs et plein d’autres super lois

-          - Mais je vous arrête Monsieur Gicquel, je crois qu’il serait préférable que j’aille au bureau

-          - Ah, la France a peur.

Un gutturale gargouillis stomacal me fait ouvrir les yeux. 04.23 en format digital transperce la nuit noire.  J’ai été à deux doigts de sauver la France. François si tu me cherches, je suis au bureau.

 

 

13:19 Publié dans Prololand | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : holland bashing

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu