Avertir le modérateur

18/11/2014

Mais qui est ce p****n de Tim Building ?

My name is Building, Tim Building.

Rigolez pas, il y déjà la moitié de la boite qui se fout de ma gueule continuellement. Comment mes andouilles de parents ont-ils pu avoir idée aussi stupide, comment cette enfoirée d’administration a t-elle pu laisser passer un cas pareil.

Tim Building ! Merde alors !
Qui connaît un truc plus horrible ? La fin de "Carrie" est un slow avec Marilyn, comparé à ça.

Réfléchissez bien…  
" Tim Building… Où est ce que j’ai pu croiser ce type ?" et paf, ça vous revient, l’horreur totale.

L’abruti qui tape comme un taré sur un tambour avec 112 autres managers de son espèce, dirigés par un intermittent proche du suicide, et oui ! C’est moi !

La chorale à la con qui reprend des hymnes à la boite, j’étais là !
La pièce de théâtre sur  les relations infrastrurelles jouée par Brouteau et Prandu de la compta, j’en étais !
Les descentes en rappel, en bateau gonflable, en pirogue, au flambeau, en élastique, en parachute, Tim Building ! Tim Building ! Tim Building !

Les déguisements nazes pour les tableaux humains, encore bibi.
L’atelier peinture ou on degobille des œuvres atroces autour des mots clés du séminaire, le mec qui a rajouté des têtons aux deux "O" de coopération, c’est moi !

les faux films atroces sur le contact client, Les fausses enquêtes, les fausses émissions , les fausses pubs, les faux journaux, les fausses affiches, tout les faux trucs possibles au service de l’entreprise, vous pouvez en êtes sûr, j’en étais.

Alors maintenant que vous me connaissez un peu, la prochaine fois que vous me voyez, soyez courtois, soyez sympathique et même un peu de classe. Utilisez votre bonne éducation et serrez les dents, vous allez bien vous faire chier !

Votre ami Tim  

21/10/2014

Terre ! Terre !

 Paul Lafargue, que l’on peut raisonnablement ne pas traiter de libéraliste capitaliste, vu que c’est tout de même lui qui a écrit, entre autre, « le droit à la paresse ». Donc Paul Lafarges ouvrait justement son ouvrage sur la paresse par ces quelques mots :

"Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis deux siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l'amour du travail, la passion morbide du travail jusqu'à l'épuisement des forces vitales."

Quoi de plus juste que cette dénonciation de la passion morbide du travail, cette passion qui fait baver de plaisir votre petit soumis de chef, qui fait mouiller la baveuse secrétaire devant son boss, qui rend la langue du dernier arriviste arrivé, douce, velue et rectumiene. Cette passion obligée que les experts de BFM nous vantent à longueur de journées (forts bien rémunérés pour eux, je vous rassure) et que l’on se devrait de placer bien au-dessus de nos minables envies d’augmentation, voir même, salariale. C’est vrai ça, pourquoi désire-t-on être payé, on est si bien au boulot.

Je parlais de ce problème avec un homoncule du marketing d’un gros groupe cosmétique, autant dire un spécialiste du néant et de sa propagation, j’essayais de lui expliquer que j’avais a peu près autant de considération pour lui que pour tous ces putains de tarés d’arriérés d’intégristes décapiteurs et autres connards qui finalement font le même boulot, semer la connerie pour s’attirer du client et assouvir leur incroyable besoin d’éclabousser de leur déficience mental le reste du monde. 

Comme cette tâche ne comprenait pas, ne le voulait pas ou ne le pouvait pas, je lui ai fait un dessin, ce postérieur à patte a émis un « hum » qui témoigne chez lui qu’il n’a pas plus compris mais qu’au moins il exprime quelque chose de plus explicite que la moindre pub pour crème anti rides de nos merveilleux labo d’escrosmetique. Et puis finalement il m’a dit ce qui suit et là, je dois vous avouer qu’il m’a assis.

- Dans un monde fait de diktats et de conventions, y aurait-il une autre voie,
Le passé peut être beau
Un souvenir, un rêve
Mais ce n'est pas la réalité
Il est temps d'aller vers le haut
Ce n'est pas le paradis
C’est un nouveau monde
Le futur est or
J'adore

 

?!!!

J’ai fait le numéro des urgences, ils sont arrivés 20 minutes plus tard, j’avais pris soin de garder au chaud mon responsable de marketing en le laissant "litanier" , de longues minutes, sur la nécessité d’être présent en front office avec une PLV organique et puissante. à l’écoute de l’ambulance, n’y tenant plus,  je commençais à le dérouiller façon coup de latte dans les parties, histoire que les infirmiers n’aient pas à subir la moindre de ses abyssales et ineptes loghorrées et que je puisse, aussi, m’extérioriser un peu. C’est Balkany qui me l’a appris, il ne faut jamais hésiter à taper dans le tas.

Zemmour I see you
Zemmour I want you
to fuck yourself
-American popular song 

08/03/2011

Pas deçu pour deux sous

Lundi matin.

Au téléphone. Elle me parle, me dit que ses grands chefs l’ont vu, que ça ne va pas, qu’ils s’attendaient à mieux. Ils sont déçus me dit-elle. 

A ces mots, ma décision est prise, I QUIT, je leave, j’abandonne, je refile immédiatement ce dossier de merde au premier venu et qu’ils aillent se faire décevoir ailleurs !

Ils sont déçus ?!!

C’est un nouveau terme qui est arrivé dans le relationing extérieur des grosses entreprises. Dorénavant on est déçu.
Il y a encore un an, on n’aimait pas, on ne trouvait pas ça bien, pas sexy, pas terrible  ou même de la merde,  mais depuis 12 mois, on est déçu.

Qui le premier a balancé « je suis déçu » et a trouvé que c’était bien, qui ? Qu’il se dénonce !

 Cet enfoiré a balancé le plan aux si généreux  gros collabos  de la cosmétoc (suivez mon regard)  qui me l’ont servi tout l’hiver dernier, puis refourgué aux pontes de la junkfood qui ont essayé de me le faire avaler au printemps, avant de le suppositorer aux exemplaires laboratoires pharmaceutiques qui me l’ont intra-veiné jusqu’au cœur de l’été. Ces exemplaires labos ont épidémié  le reste du gratin français. Des télécoms au bâtiment, de la grande distrib’ aux assureurs, de la finance aux énergies, les bagnoles, les parfums, les lessives. Tous n’ont plus que ces mots à la bouche : ils sont déçus.

Selon le Larousse édition 1980 que j’ai sous la main, la déception est le fait d’être trompé dans ses espérances

Espérance, être trompé.

Ce « je suis déçu » sonne tout de même un peu intime après 2 jours de travail. De plus, vue le prix que sont payés ses hauts cadres des grosses entreprises, ce n’est pas des espérances que l’on attend d’eux mais plutôt des certitudes. Laissez nous, à nous les pauvres, le monopole de l’espoir, vous avez déjà tout le reste.

En attendant que vous ayez un peu de lettre et une once de conscience morale, essayez de trouver d’autre termes pour décrier le fait que votre insondable incompétence n’est pas caché par les minables animations PowerPoint que vous espériez me voir réaliser.

On a couché ensemble ? On a gardé les cochons ensemble ? Vous êtes de ma famille ? Suis-je l’abbé, l'imam ou le rabbin de votre paroisse ? Non, non, non  et non, alors gardez vos espérances pour le taux de vos stock-options ou vos primes d’objectif  et branlez vous avec votre main plutôt que sur le dos des petits, ça vous changera, mais vous verrez, vous ne serez pas déçu !

 

" Alors heureuse ?
Déçue ?
Affligée !? Heu, c’est bien ça ? "
G Firmin  - " Mes nuits sont plus minables que les vôtres "

04/02/2011

Une journée avec ton maitre

une.jpg
patron01.jpg

Tous les matins, je me lève sans aide à 5h58. Ainsi je peux faire savoir à mon assistant qui appelle à 6h00 pour me réveiller, qu’il n’est pas indispensable, dès le début de la journée.
Avant de déjeuner, je vérifie l’état des bourses internationales. Si elles sont en baisse et que je perds de l’argent, alors je suis d’une humeur massacrante et j’emmerde mes assistants  toute la journée. Par contre si elles montent et que je gagne encore plus d’argent, alors je suis ravi et pour le plaisir j’emmerde mes assistants  toute la journée.

Généralement, je me réveille dans des palaces où la chambre est si chère que j’exige une suite. Ce n’est pas que j’ai besoin d’espace mais, en tant que grand patron, je me dois d’exiger la plus grosse part du gâteau afin qu’un de mes assistants, ou même un autre grand patron, n’en profite pas.
Je me fais donc livrer tous les journaux du jour, repassés par ma secrétaire (j’ai horreur de me salir) et  le petit déjeuner le plus copieux possible. Mais ne bois qu’un thé. Ensuite je vais me plaindre de la mollesse des œufs brouillés, de l’acidité du jus d’orange ou même que le lait est trop tiède. Bien sur, je me plains uniquement à mon assistant qui est mon relais avec le monde extérieur. C’est un tel suceur de nœud que j’adore lui passer des savons au sujet de tout et de rien.

Devant mon thé, si je lis qu’il y a des grèves ou des conflits sociaux, je vire toujours une petite centaine de personne dans le monde afin que les autres comprennent bien la chance qu’ils ont. Mais si, dans la presse tout va bien, alors je vire toujours une petite centaine de personne dans le monde parce qu’il vaut mieux virer  que…Heu...

Ensuite,  nous partons dans des limousines énormes, moi, mon assistant et ma garde rapprochée, nous assistons à des réunions, des colloques, des séminaires ou des présentations, toutes ces occupations qui réclament de rester assis et de savoir parler gros chiffre sans se tromper pour rassurer les actionnaires et tout ces branleurs de trader. Parfois on me demande de lire des discours, des réponses  aux actionnaires, de jouer des  dialogues avec des vedettes de la télé. J’ai même expliqué la vie au petit prince devant 2000 managers. Il faut vraiment être fondu.

 stitrepatron.jpg

Je mange tous les jours au restau ou dans des palaces. J’en ai plein le cul des petits pains rond et des entrées au saumon. Hélas, la finance n’est plus à l’épate mais au rendement. C’est dommage, j’aimais bien les seaux de caviar.
Après un verre de grand vin, je raconte toujours une anecdote sur mon, soi disant, passé de rugbymen. J’en rajoute sur le parallèle entre le capitaine d’une entreprise et celui d’une équipe de rugby. J’appuie bien sur le besoin d’être une équipe qui la joue collectif dans l’intérêt de la victoire. Les abrutis qui m’écoutent se prennent pour Chabal et oublient les miettes que je leur distribue pour ce faire piétiner.

L’après midi nous filons souvent, ma petite équipe et moi, vers une nouvelle destination, une autre réunion, une autre ville, un autre pays, un autre continent. Un autre endroit ou on se comprend question tutune. Limousines,  lounge de l’aéroport, avion 1ere class ou jet privée, limousine, Palace. Nous voila prêt pour finir la journée avant la réunion de demain. Généralement, je n’ai pas à lever mon cul de toute la journée, mes larbins doivent être  persuadé que je suis la réincarnation d’un truc pas croyable car ils sont prêts à tout pour moi. Les cons. Enfin c’est ce qu’ils me laissent penser.

Le soir, tout le monde écoute mes visions élito économico politico financières. Obligation, pour tout le monde de pouffer de rire devant mes saillis molles et minables. Je suis un gestionnaire pas un comique bon sang.
Je sens bien que tout le monde veut ma place et me lèche pour au moins garder la leur. Je sais bien que les vipères qui m’entourent riront de mes traits d’humour tant que j’aurai du pouvoir comme j’ai ri des blagues minables de mes prédécesseurs. Enfin seul, je me sens triste et décide avant de m’endormir d’emmerder encore plus ce tas d’indigents et de serrer encore plus le kiki des ineptes prolos qui leur obéissent. Sur ces pensées, je dors comme un bébé, rêvant de dégraissages sauvages, de salariés maniables et malléables,  d’un gouvernement qui ferait son possible pour me faire plaisir, des stocks options comme s’il en pleuvait et même parfois de jetons présence qui tombent tout seul.
La vie quoi !

Je suis une femme
Ali be good
M. Alliot Marie – le secret de mon teint

09/06/2010

yes we're c*nt

A l’agence, on est super créatif. D’accord ce n’est pas nous qui avons trouvé « Yes, we can », mais je peux vous assurer que depuis, on l’a bien rentabilisé.

En bientot 2 ans, On l’a fourgué à tout le monde sans vergogne, on l’a cuisiné à toute les sauces et tous les clients en redemandaient. C’est vrai qu’un  slogan qui fait élire un black à la maison blanche, c’est autre chose que « youpi tous ensemble ! » (C’est la 2ème proposition que l’on fait généralement).

Pour les slogans, les créas sont supers mais on se défend bien aussi au studio et quand la commande de  logos pour une boisson sportive est tombée, on a tous décidé de s’arracher.

Pour ne pas m’endormir pendant le brief du commercial, j’ai dessiné des culs de chat et quand mon logo a été choisi, je n’étais pas peu fier mais ça me faisait quand même un peu rigoler.

logo_powerade.jpg

 

 



"yes, we care ?
we care ou je pense ?"
Titine Aubry


24/09/2009

Lampadaire, lampadaire, est ce que j'ai une gueule de lampadaire !

Jusqu'à hier, je croyais que les fenêtres miroirs des buildings d'entreprises étaient faites pour que les oiseaux puissent s'éclater les points noirs tranquilles, vue qu'ils n'ont pas le droit de prendre l'ascenseur, mais non. 

Placez-vous devant l'immeuble de la Socochibre, vous voyez le ciel bleu s'il fait beau, vous vous voyez marchant  avec entrain, vous voyez le reflet de l'immeuble miroitant de la Cogezob d'en face ou je ne sais quel autre connerie mais jamais, jamais on ne peut voir l'intérieur. Comme les BMW des dealers du 93, vous ne voyez pas la pourriture, les traces de poudres, la déviance et le pitoyable de ce qu'il se passe à l'intérieur. Au mieux vous entendez un gros son de basse sortir de la BM et un gros con de base sortir de l'immeuble.

Me voilà donc, comme des millions d’entre nous, derrière le miroir. Je sais maintenant ce qu’il s’y passe. Je sais où est la machine à café, la photocopieuse, le pipi room. Je sais pourquoi la France est recordmen des antidépresseurs, pourquoi on se drague sur Meetic plutôt qu’autour de soi, pourquoi on est sur Facebook plutôt que de se parler et pourquoi les oiseaux ne s’éclatent pas les points noirs sur les fenêtres miroir. De très près, on voit l’intérieur.

Au début, j’ai trouvé ça drôle, 90 bureaux sur un étage. J’ai passé la matinée à jouer au générique de feu « cinéma cinéma ». J’ouvre un bureau et hop, James Cagney passe un fax, un autre, Gary Cooper quitte en panique un site de cul, encore un autre et Rita Hayworth engouffre un sandwich triangulaire au pain synthétique pendant que Joan Crawford téléphone à Johnny Trompette pour qu’il aille chercher le môme à la garderie ; Pardon, désolé, Oups, j’ai dû me tromper, ha non c’est pas ici ! Heu je cherche les cabinets ? Vous n’êtes pas Madame Moullard ? QUI CA ??!!

On ne peut pas passer des journées à ouvrir des portes dans ce genre d’endroit sans enfin croiser une andouille qui vous dit « ah vous voilà ! ».

Oui me voilà mon prince, votre esclave est là, prêt et tout près, quelles sont vos désirs mon aimé, mon salaire, mon argent, mon employeur, mon labeur, mon malheur…mon client …

Je ne passerai pas des heures à vous expliquer comme j’adore ce type, comme le fait de travailler pour lui qui le rend maître de mon temps et de ma vie me met en joie et comme je salive d’avance à l’idée d’aller manger à la cantine avec lui. Non !

Le voilà en face de moi, me montrant un camembert (c’est un business graphique en forme de camembert, pour les veinards qui n’en voient jamais) des parts de marché de la Socoverge

- Et là, il faudrait me le rendre plus sexy !

Je le regarde un peu interrogateur, sexy ? Un camembert ? Les parts de marché dans le milieu des assurances d’affaires ?

- C’est vous l’artiste, faites-moi quelque chose de bien

Je me retiens de lui parler de l’œuvre d’art auquel je pense en transformant le cul de sa mère en lampadaire de salon, le trouverai-t-il sexy ? J’en doute, pourtant c’est tout ce qui me vient à l’esprit. Je me tais …

      Abat-jour en cul de mère de dir'com, hauteur 19 cm, largeur 155 cm.
      Ampoule E27/60W maxi (non fournie)
      Interrupteur sur pied.
      Fabrication française. 200 € - Catalogue IkéO

 

 

04/09/2009

Mesures de prévention

 

En raison de la Grippe Ha1N1, la direction informe le personnel qu’il est dorénavant obligatoire de porter un masque, de se laver les mains et d’éviter tout contact entre collègues.

 Toutefois en raison de la crise et  afin de faciliter la communication transversale et hiérarchique il est toujours conseillé de lécher la raie de son supérieur et même de lui sucer le nœud aussi souvent que possible.

Tous ensembles, luttons contre la grippe et la crise.

Face à ces dangers qui mettent en péril l’entreprise, toute l’équipe dirigeante  est déterminée et tendue vers la sauvegarde de ses avoirs, aussi nous vous enjoignions à continuer de vous  faire enfiler dans la bonne humeur. Ça ne vous changera pas beaucoup et ça nous fait  tellement plaisir.


La Direction

Ps : Et ne venez pas nous casser les couilles avec les primes de fin d’année !

01/09/2009

Chez ces gens là

J’ai d’abord cru que c’était le père d’Arnold et Willy, puis j’ai pensé au vieux qui s’occupe de Alf, mais non, c’était bien le nouveau directeur de la boite. Ce batave volant  a été appelé pour redresser ce fleuron de la technologie française que son prédécesseur, à la stratégie si sûre avait ruiné en oubliant pas de ce goinfrer sur le quasi cadavre d’un ou deux  lotos annuel et d’une retraite plus que dorée. Super dorée ?

Mon hollandais veulant avait pour lui, le jour où je l’ai rencontré, la bonhommie du papa d’Arnold et Willie et son fort accent donnait à son français le charme des personnes en qui l’on peut faire confiance. Cela tombait bien, il était là pour rassurer des actionnaires un peu échaudés par le hold-up du précédent maître des lieux. Son discours, s’il ne dévoilait rien, était emplis de « novelle stlatégie » et de « rledeveni noumero un glace à la novelle stlategie ». Il faut croire que son grand vide fut convaincant car toutes les nouvelles dispositions furent votées ainsi que les habituels salaires et cadeaux mirobolant à la nouvelle direction, naturellement sous les formes les plus incompréhensibles possibles.

" Il est bien le nouveau, il sait ce qu’il fait " me glisse la directrice de la com dont le visage présente encore les stigmates de la raie des fesses du précédent PDG et la langue, surement encore le goût.

La semaine suivante, cette même lécheuse de raie sue à grosse goûte et imite assez mal la personne qui maitrise son boulot car c’est la grande réunion des managers internationaux. Tous les directeurs du monde entier sont venus écouter la bonne parole de leur nouveau gourou et surtout s’assurer de toucher mensuellement pendant encore quelques années un peu plus que la prime de licenciement d’un ouvrier de chez Frotti (le coup de pompe dans le cul en moins).

Cette fois le papa d’Arnold et Willy, est beaucoup moins bonhomme que la première fois, y a du resserrement de boulon dans l’air. " Vous êtes les meilleurs mais il va falloir ce sortir les doigts d’où je pense parce que ça va distribuer des baffes à la Bud Spencer ".  Je vous résume le contenu mais le message est clair. Les heureux possesseurs des énormes Audi du parking sentent le souffle d’une Citroën C3 passer sur eux et ils n’aiment pas ça, mais alors pas du tout.

Pour la peine, nos braves petits managers vont donner tout ce qu’ils ont pendant les séances d’ateliers et l’énumération des lieux communs du managérat va être une longue litanie qui fera dire comme d’habitude au big boss (toujours l’heureux propriétaire d’un alien mangeur de chat) combien il est ravi et fier (quel branleur celui-là !) de l’investissement moral de ces troupes.

Au cœur de l’été, l’autoradio annonce environ 1000 licenciements dans les filiales de la maison d’Alf, sur la France. Le message est bien passé, ils vont la garder, leur Audi.

J'ai jamais viré de monde
Ou alors y a longtemps
Ou bien j'ai oublié
Ou ils sentaient pas bon

 

 

 

17/06/2009

Coucou les cocus !

Comme chaque année, il est revenu le temps des assemblées générales  (oui la réunion des actionnaires) et comme chaque année je pourrais vous faire mon petit laïus, les actionnaires gavés de dépit, les puissants gavés de blé, et les travailleurs dégagés déblayés. Mais cette année l’ambiance a changé, la révolution est en marche. Les rouages de la puissance commencent à être déchiffrés. Nous te voyons libéralisme, nous te voyons !

Vous vous souvenez de la fin de Blade runner, le droïde s’éteignant, énumérant les choses merveilleuses qu’il avait vues. J’ai vu les 3 soleils d’Aldors se coucher sur Saint Schpronx sur sgroink, j’ai vu un schplurps à 2 têtes en sortant du Macumba de Vesoul et tous son pataquès à 2 balles. Mais moi, j’ai vu …

J’ai vu des actionnaires réclamer que les dirigeants n’ai pas de salaire tant ils s’étaient gavés pendant des années et qu’ils avaient fait un tel boulot de merde. Que foutait ce coco avec un paquet d’action ?

J’ai vu une actionnaire hurler aux dirigeants qu’ils devraient avoir honte de  ce gaver sur un cadavre et qu’ils feraient mieux de rendre le pognon s’ils avaient des couilles. Cette dangereuse activiste dépassait largement l’âge de Mick Jagger qui pourtant envoie déjà pas mal.

 J’ai vu un actionnaire balancer qu’il en avait plein le cul du coup du « on mouille la chemise » et autres « je peux vous assurer que toute l’équipe dirigeante et moi-même, nous sommes, si vous me permettez l’expression, au taquet pour sauver, remonter, augmenter …la société », parce que tout le monde bosse et il ne faut pas trop se foutre de la gueule du monde.

J’ai vu un actionnaire expliquer qu’il savait très bien que son vote ne servait à rien, qu’il avait compris qu’il n’était qu’une petite crotte comme celles qui travaillent à longueur d’année dans la boite dont il détient des actions. Il a affirmé avoir réalisé que les dirigeants assis devant lui étaient cupides malhonnêtes et immoraux. Ce type a du se réveiller d’un long coma il y'a peu mais cela fait tout de même un de plus.

J’ai vu un papy à qui ça rappelait le temps de l’occupation, je n’ai pas tout compris à quel sujet parce que j’étais passionné par la taille des chiffres imprimés dans le livret mais je l’ai vu. Il n’était pas de la dernière pluie.

J’ai entendu les applaudissements, j’ai senti le souffle de la gronde, le vent de la révolte.

Et puis j’ai vu un multimillionnaire expliquer pendant 20 minutes pourquoi il fallait payer autant un autre multi millionnaire, j’ai vu un suceur d’agence demander au nouveau président étranger de se présenter, j’ai vu un crevard connu pour une retraite d’éléphant venir toucher des jetons de présence gros comme un hippopotame (c’est gros un hippopotame).

 J’ai vu des résolutions adoptées, des stratégies licencieuses votées, des salaires exorbitants acceptés. J’ai vu des gudules sourire, des creuvards pomper et des gardes du corps gros comme des portes.

 J’ai vu ou va encore et toujours la tune.  Et c’est autre chose qu’un coucher des trois soleils d’Aldor sur Saint Schpronx sur sgroink.

"Et mon cul, c'est du poulet ?"
E. Balladur - Lettre à Karachi


 

19/11/2008

Reco et sevère

Il y un an environ, je participe à une « reco ( ? Heu, je crois…) » pour une grosse agence qui veut s’envoyer le budget communication d’un bon gros machin Benz de l’industrie qui dégage du cash très très lourd. Je le sais, j’en ai vu sortir par les bouches de climatisation.

 

Toute l’équipe de l’agence se retrouve chez le tant espéré futur client, il y a les 3 gudulettes qui m’ont raclé les fonds jusqu’à 3h00 du mat’ depuis 3 jours et qui pour le coup ont un petit coup de chaud avant leur exposé branling of situation et le contraire,  Petit minou se prépare à nous minauder la stratégie, le dirlo devrait rassurer tout les grabataires qui forment le corps décisionnel du gros machin Benz et puis il y a le créatif. Lui, je ne le connaissais pas, on les sort rarement ou alors pas dans mon monde. Il est exactement comme je l’imaginais. Late trenties, la tronche léger defonceman clean, la coupe djeunes pas réveillé sculpté au gel, la chemise cintrée couleur de chez grosse marque, le jean et la veste itou, quand aux pompes ! 150 euros le lacet pour le look favelas (le bidon ville pas le producteur de ravioli !). Tu aimes les caricatures mon enfant ? Bon alors ça ne t’empêche pas de me dire bonjour ?

Bon  ben tant pis

La présentation se passe bien, le directoire parait tellement intéressé que j’hésite à décrocher 3 ou 4 des 10 défibrillateurs pendus au mur, je m’endors 2 fois pendant la stratégie et me réveille pile poil pour la partie créative. Comme d’hab’ je m’envoie une plombe de branlouze sur le pourquoi du comment du parce que, du c’est pour cela. Pour en arriver enfin à voir les créas.

Les affiches ? – mouais bof- , les spots TV ? – mouai- Avec tout le tintouin ? Le truc comme vous voulez qui parle à votre cible ? –bof-

On a tous bien senti que ce n’était pas gagné notre affaire alors on s’est tous barré et on ne s’est plus jamais revu. Heu …Surtout moi, je n’ai revu aucune de ces personnes depuis.

La semaine dernière, après mon jogging quotidien, mon sauna et mon heure de lecture de poésie hindouiste. Oui c’est cela, juste après l’heure de lecture j’ai allumé la télé pour regarder Motus et je suis tombé sur la pub présentée 1 an auparavant, la même ! Retournée, re faite en mieux mais la même chose, la même musique, tout pareil ! Sauf le produit, le bon gros machin Benz de l’industrie était devenu un truc bizarre du médical.

Ils sont forts ces créatifs, j’ai regardé Motus mais je n’avais pas le cœur à ça, Pyramide je ne dis pas mais Motus, ça voulait pas.

 

J’ai une idée par minute !
mais souvent j’utilise l’idée de la minute précédente !

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu