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17/06/2009

Coucou les cocus !

Comme chaque année, il est revenu le temps des assemblées générales  (oui la réunion des actionnaires) et comme chaque année je pourrais vous faire mon petit laïus, les actionnaires gavés de dépit, les puissants gavés de blé, et les travailleurs dégagés déblayés. Mais cette année l’ambiance a changé, la révolution est en marche. Les rouages de la puissance commencent à être déchiffrés. Nous te voyons libéralisme, nous te voyons !

Vous vous souvenez de la fin de Blade runner, le droïde s’éteignant, énumérant les choses merveilleuses qu’il avait vues. J’ai vu les 3 soleils d’Aldors se coucher sur Saint Schpronx sur sgroink, j’ai vu un schplurps à 2 têtes en sortant du Macumba de Vesoul et tous son pataquès à 2 balles. Mais moi, j’ai vu …

J’ai vu des actionnaires réclamer que les dirigeants n’ai pas de salaire tant ils s’étaient gavés pendant des années et qu’ils avaient fait un tel boulot de merde. Que foutait ce coco avec un paquet d’action ?

J’ai vu une actionnaire hurler aux dirigeants qu’ils devraient avoir honte de  ce gaver sur un cadavre et qu’ils feraient mieux de rendre le pognon s’ils avaient des couilles. Cette dangereuse activiste dépassait largement l’âge de Mick Jagger qui pourtant envoie déjà pas mal.

 J’ai vu un actionnaire balancer qu’il en avait plein le cul du coup du « on mouille la chemise » et autres « je peux vous assurer que toute l’équipe dirigeante et moi-même, nous sommes, si vous me permettez l’expression, au taquet pour sauver, remonter, augmenter …la société », parce que tout le monde bosse et il ne faut pas trop se foutre de la gueule du monde.

J’ai vu un actionnaire expliquer qu’il savait très bien que son vote ne servait à rien, qu’il avait compris qu’il n’était qu’une petite crotte comme celles qui travaillent à longueur d’année dans la boite dont il détient des actions. Il a affirmé avoir réalisé que les dirigeants assis devant lui étaient cupides malhonnêtes et immoraux. Ce type a du se réveiller d’un long coma il y'a peu mais cela fait tout de même un de plus.

J’ai vu un papy à qui ça rappelait le temps de l’occupation, je n’ai pas tout compris à quel sujet parce que j’étais passionné par la taille des chiffres imprimés dans le livret mais je l’ai vu. Il n’était pas de la dernière pluie.

J’ai entendu les applaudissements, j’ai senti le souffle de la gronde, le vent de la révolte.

Et puis j’ai vu un multimillionnaire expliquer pendant 20 minutes pourquoi il fallait payer autant un autre multi millionnaire, j’ai vu un suceur d’agence demander au nouveau président étranger de se présenter, j’ai vu un crevard connu pour une retraite d’éléphant venir toucher des jetons de présence gros comme un hippopotame (c’est gros un hippopotame).

 J’ai vu des résolutions adoptées, des stratégies licencieuses votées, des salaires exorbitants acceptés. J’ai vu des gudules sourire, des creuvards pomper et des gardes du corps gros comme des portes.

 J’ai vu ou va encore et toujours la tune.  Et c’est autre chose qu’un coucher des trois soleils d’Aldor sur Saint Schpronx sur sgroink.

"Et mon cul, c'est du poulet ?"
E. Balladur - Lettre à Karachi


 

03/06/2005

et maintenant ils chantent !

 

Voila 3 semaines de boulot rondement menées et bien terminées, sous le soleil de Marseille, non pardon, dans un hangar à Marseille. Mais ne nous plaignons pas, j'étais bien entouré. "C'était pas la mine !" Voila une expression presque aussi con que "on est mal payé mais qu'est ce qu'on se marre", et que dire de "vivement la retraite". Le monde du travail nous apporte vraiment son lot de bonheur quotidien, mais il faut savoir le dénicher ou alors il y a plus qu'à bosser comme un taré pour eux, pour rien, par connerie quoi !

Pour oublier ce difficile milieu qu'est le monde du travail, les décideurs ont décidé de s'attaquer à nos oreilles, ne dit-on pas "la musique adouci les mœurs" ? (Et ta sœur !) La nouvelle mode pour les grosses boîtes du CAC 40 (celles qui viennent de faire leurs AG !) est de se faire écrire une chanson en l'honneur de la boite. Ces andouilles sont tous allés voir le même compositeur, les 3 chansons que j'ai entendu pour 3 boites différentes sonnent exactement pareil, de la fausse pop techno doucereuse vantant les "carry the light" " give to people" et autres inepties bancales avec des petits chœurs de gonzesses électroniques.

L'idée est intéressante, on connait tous "chez casto y tout ce qui faut" et comme mon pote Paul, on peut tous, bien bourré, beugler la chanson de Saupiquet

"Couscous ! Couscous ! Saupiquet, Saupiquet, à la viande, au légume ou au poulet, Saupiquet Saupiquet, oh oui c'est Saupiquet , qui nous fait, le bon couscous qui nous plait"

Mais cette fois, pas de nom d'entreprise ou de slogan, non juste une grosse bouse de chanson très pop pourave, à mettre sur des images d'êtres humains souriants et de grands espaces naturels. Les entreprises qui se font faire ce genre de chanson sont parmi les plus polluantes et aussi souvent les plus rentables. Hé hé, c'est con...

Quand je vois un PDG, fermer les yeux pour écouter et remuer la tête presque au rythme de la musique en savourant ce grand moment, je comprends pourquoi ils sont payés aussi cher, ailleurs ils pourraient être dangereux.

Imaginez Mulliez ou la mère l’Oréal se trémoussant langoureusement  sur du Marvin Gay chanté par les Pow wow, vous n'avez pas d'envie de suicide ? Où alors vous n'avez aucune imagination. Si vous bandez, allez vite consulter, je ne donne pas cher de votre état mental.

Leurs petites chansons à la con ne suffisait pas, ils vont nous pondre des gerbes de 3 minutes trente, INTER MINABLE !!! Il ne faut pas confondre adoucir les mœurs et casser les couilles !

Heureusement pour la musique, il y a "les choristes" ! Le succès de ce film a relancé l'esprit choral et la grande mode chez les concepteurs, toujours avides d'originalités, c'est de faire chanter les participants des conventions. On connaissait le karaoké dans les réunions commerciale (Thierry Hazard est toujours l'idole des commerciaux en tout genre, je le rassure, "le Jerk" est joué 8 fois par soir !) mais est arrivé de notre bonne vieille France, le chant en chœur !

800 personnes, avinées et chauffées au préalable, beuglant toutes en même temps les paroles diffusées sur les écrans et là, par contre, pour les paroles, ça se lâche !

Pour faire chanter une entreprise en chœur, 2 priorités et une obligation. Du Johnny (que je t'aime, rock'n'roll attitude, le blues, Tennessee...) et des paroles 1er degré a 100 % (on connait not' boulot, nous ce qu'on aime c'est la vente, on a les meilleurs produit, les concurrents crèveront....). Si vous voulez que les gens chantent vraiment, une seule obligation, les faire boire. Je sais, c'est du budget. Il faut de l'alcool, un peu à manger au moins et des moyens de transports sécurisés pour ramener ou coucher ce petit monde sans hécatombe..

 Mais vous avouerez que pour entendre "Zamorax attitude, c'est faire de la dépression, un souvenir, une illusion..." braillé par 400 visiteurs médicaux en délire, ça vaut le coup de claquer 800 000 euros, merde !!

 

 

 

3.6.05 16:59

 
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