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02/09/2012

Jus de fesses VS Jude law

Pour féter la rentrée et en finir avec l’été,  voici une archive de G Firmin 1 paru le 18/10 /2005. Courage à tous !

Jus de fesses VS Jude law

 

Tout se passe bien, tout pourrait bien se passer, mais il est là, au milieu de tout le monde à flipper sa race, à gonfler les moins gonflables, à transpirer abondement, à réclamer tout et n'importe quoi. Il est stressé et il veut que cela se sache, que cela se voit, que cela se propage. Il appuie, il énerve, il irrite. Il fait partager sa triste condition de psycho du boulot. Merci, c'est sympa.

Ce n'est pas le premier, ce n'est pas le dernier. Non, c'est juste encore un,  un de ces gâcheurs de plan cool, ces piétineurs de douce quiétude, ces patinoires à douze skateurs.

Pourquoi ce brave garçon, se fait-il autant de mal ?

Allongez-vous là et parlez-moi. Une bière ? Pas de problèmes, ça fera 2, je les mets sur votre chambre.

Alors, c'est quoi cette grosse sudation ?

Un jour ou l'autre, j'imagine que l'on doit tous être l'organisateur stressé qui emmerde le monde, celui qui vérifie, qui chipote, qui revérifie, qui veut essayer autre chose, qui sait pas trop, qui voudrait être sure qui "mais est ce que ce serait pas possible de ?", qui "mais vous êtes sure que vous pouvez pas ?" ou qui "mais voulez pas ou vous pouvez pas ".

Il faut donc rester humble devant ce genre de personnage et se rappeler combien de fois vous avez fait refaire l'ourlet de votre jean préféré à votre mère la veille de votre entrée en seconde.

La fausse chef de prod stagiaire balancé sur un coup trop petit pour les grands mais trop grand pour elle (payé 300 €, facturé 1000/jours, bien sur, tu ne dis pas que t'es stagiaire au client ! ), tous les fraichement sortis de l'école prêts à montrer qu'ils en ont (et on te regarde, fait tes preuves), le quadra du marketing qu'on rebalance sur le terrain (vous verrez ça vous remettra dans le bain et puis ça vous rapprochera de votre maison de campagne), le boss à l'américaine ("j'ai lu dans "US performers" que l'orange rend agressif, faut changer tout ça, oui en 5 minutes..., avant ? Avant, je savais pas, je viens de le lire au cabinet".

On a tous de très bonnes raisons de se faire du jus de figue avec les fesses et d'en asperger la terre entière, est-ce une raison pour le faire ? NON !

Mes amis de droites qui êtes au pouvoir, ne serait-il pas temps de promulguer enfin une loi qui interdirai aux personnes stressées, au comportement tendances paranoïaques (Mais y a que moi qui voit claire ici !) schizophrène (Moi ? j'ai jamais demandé ça, c'était pas moi) aphasique (machin là avec son micro !) ou de démence totale (+ 25 % c'est raisonnable comme objectif !) d'exercer pendant leurs crise et qu'on puisse enfin s'éclater entre esclaves d'un capitalisme rayonnant et apprécié.

Non ?!

"Exigez l'impossible de ces feignasses, et qu'ils aillent se faire traire"

                                                                      William T. Nestlé

 

1er Septembre 2012

Hal David nous a quitté, il avait écrit de merveilleuses chansons avec Burt Bacharach et des moins biens avec d’autres . Personne n’est parfait, mais il y en tout de même des mieux que d'autres.



29/11/2011

Trouver du boulot 4 - la lettre de candidature

Comme vous n’avez aucun piston au sein de cette délicieuse petite banque privée qui se situe juste en dessous de chez vous, vous voila obligé d’envoyer une lettre et un CV.

Putain, merde !

Une lettre et un CV !!

 Vous êtes dans la merde et ce n’est certainement pas le moment de démarrer une session d’introspection fractionné, et d’en profiter pour picoler comme un soudard.

Je vous propose plutôt de suivre, pour préparer votre courrier, le célèbre plan de lettre de candidature de Billy Cotorep, plus communément appelé « The very famous application letter of Billy Cotorep ».

Cette lettre établie les bases et pose les jalons (oui ça veut dire la même chose ! Je le sais !) de toute bonne candidature spontanée. La lettre de Bobby a été adoptée par les plus grosses sociétés de placement d’esclaves comme le plan étalon de la candidature spontanée, Monster.com, lui-même, verse 12 000 euros par an à Billy Cotorep pour pouvoir exploiter ce plan infaillible. Je le sais, c’est Billy lui-même qui me l’a dit. Il se trouve que nous allons au bar au même endroit. La vie est bien faîte parfois.

Observons donc le plan parfait pour une lettre de candidature, de Billy Cotorep. Pour votre culture, apprenez que ce plan a été rédigé pour un  poste d’administrateur de grand compte bancaire.  

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Si Billy Cotorep n’a pas été embauché, sa lettre  développe, pourtant, le plan idéal d’une bonne candidature spontanée. Hélas, Billy a utilisé ses « propres » mots et ne s’est même pas foulé pour aller chercher un modèle sur internet. Vous qui êtes, je l’espère, plus intelligent mais avez aussi peu de vocabulaire, n’hésitez pas, pompez sur les autres !

Adaptez ce plan à vos arguments selon le poste désiré. N’hésitez pas à déblatérer conneries sur conneries. Surtout si vous cherchez dans le marketing. Laissez reposer, relisez le lendemain matin, supprimez, corrigez, allez faire votre CV et à la fin,  écrivez tout ça bien proprement sur une feuille propre et blanche, sans petit cœur et autres Hello Kitty, a part si vous cherchez dans la pub et que votre êtes le fils des motoculteurs Boulard, un gros client. Mais dans ce cas, que foutez vous encore ici ?

 

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Retrouvez tous les conseils pour trouver du boulot, à gauche dans la rubrique "trouver du boulot", dingue non ?


03/11/2011

Trouver du boulot 3.1, the ultimate solution

3- 1- The Ultimate solution

Vous voilà seul, désespéré, au milieu de la cuisine, comme la veille, ne sachant toujours pas quoi foutre,  avec une gueule de bois carabinée et une furieuse envie de démarrer une introspection fractionnée.

Patientez, je vous propose de vous familiariser avec le principe  de Stourbenschlaffen et son triangle de la vie… tranquillos

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La théorie de Stourbenschlaffen repose sur ce principe : apprécier et même admirer le produit d’une entreprise est un facteur important à l’embauche et au bien être du travailleur. Le produit placé au centre de la relation permet la continuité de la codalité pyramidale (dans ta gueule !). Le salarié, l’entreprise et le radiateur s’inter-intègre et finalement s’autorelationne (dans ta face !).

Rappelons que Stourbenschlaffen a travaillé 42 ans dans une brasserie de bière et qu’il sait donc de quoi il parle. Quand il arrive à parler.

Puisque vous voilà coincé dans la cuisine sans piston ni connaissance, et toujours sans boulot. Autant essayer de vous rapprocher  des éléments non humains que vous appréciez.

Réjouissez-vous, il est revenu le temps de l’introspection fractionné que vous commencez à connaître. Pour cet exercice, vous pourrez vous aider du premier exercice  que vous aurez pris garde de conserver et de protéger des éclaboussures diverses, comme tout résultat d’introspection doit l’être.

Un après midi, au calme, assis à une table, l’exercice n°1, une feuille blanche, 2 colonnes. A gauche des choses, des trucs, des marques, tout plein de machin que vous aimez bien, pour lequel vous pourriez avoir du respect. Pensez aux éléments qui vous permettent de faire les conneries  que vous avez mis dans la liste de ce que vous aimez faire. A droite en face des trucs bidules de gauche, notez  ce que  vous pourriez  bien foutre pour ce truc, le vendre, le fabriquer, le traiter, l’améliorer,  le faire, le récupérer,  le réparer… Dans les 2 colonnes, voyez large, pas de limite. Profitez pleinement de l’introspection fractionné, ouvrez votre « chakra » et pourquoi  pas à l’aide d’une bonne bière comme dirait ce bon Stourbenschlaffen

2 possibilités

A – vous êtes total open et vous aimez plein de truc, vous avez rempli 18 pages, noté 139 boulots possible dont  15 en face d’  « argent » et 2 en face de « la 1ere clope du jour ». Votre amour de la bagnole (quelle tache !) vous ouvre des perspectives qui vont  de laveur de vitre aux portes de Paris,  à pilote de F1. Pour vous , qui aimez lire au cabinet, un poste au ministère des affaires sociales est une excellente idée, il suffit même de passer un concours !

Cette session d’introspection est donc un succès et vous avez face à vous une multitude d’idées  qu’il va falloir maintenant exploiter. Le plus dur commence. Je suis tellement fier de vous. J’en pleure.

B- Vous n’aimez rien ou si peu. Vous faites chier ! Vous aimez picoler ? Pourtant on dirait…C’est à peine si vous avez écrit Julien Lepers dans la colonne « j’aime ».

Vous ne savez donc toujours pas quoi foutre ni ou.  Votre mauvaise volonté n’augure rien de bon. Reprenez tous les exercices du début et démerdez-vous.

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09/08/2011

Trouver du boulot 3 !

3- Ou chercher du travail ?

C'est parti ! Vous cherchez du travail, mais ou se cache t il donc.

 Ne commencez pas par aller au bureau de Pole emploi, en  vous arrêtant pour boire un coup et démarrer une petite session d'introspection fractionnée.

 Ne vous habillez pas, non plus, pour aller acheter des journaux, en  vous arrêtant  pour boire un coup et démarrer une petite session d'introspection fractionnée.

Restez chez vous !
 En cas d'insomnie, vous pouvez, à la rigueur, regarder les annonces sur internet et déposer des CV  bidonnés  sur les bons plans croisés (voire chapitre CV). Ce qui pourrait marcher si vous êtes un PA mais qu'est ce que vous iriez foutre à Peubront avec 8000 euros par mois et un taux de suicide à 16%.

Je vous propose de suivre une méthode moderne, en phase avec son époque. Basé sur les recherches du docteur Adémar, et plus précisément sur les épiphénomènes de son théorème.

Le théorème d'Adémar "On est toujours a 2 personnes d'un boulot bien peinard, près du radiateur"

Bien avant face de bouc, Twitty et gros minet, les gogues, internet et compagnie, le bon docteur Adémar avait découvert la théorie des réseaux. Mise en pratique depuis longtemps par nos copain de la PA, il s’agit tout simplement de regarder autour de soi avant de lever les yeux vers l’horizon qui est loin, toujours loin.

Une fois encore nous allons utiliser l’introspection fractionné, préparez les bouteilles !

Un après midi, au calme, assis a une table, une feuille blanche, 2 colonnes. A gauche les noms des gens que vous connaissez, à droite en face, leur relation, métier, maison, voiture. Pensez à votre passé, les gens sympas que vous avez croisé, évitez ceux à qui vous avez foutu votre poing dans la gueule et celles que vous n’avez pas revu depuis l’avortement. Pensez à votre famille, à cette tata Marcelle qui avait torché le directeur de la Shell, à tous les consanguins du grand oncle qui ont une planque en or à la centrale nucléaire de Mheuvre.

Par sessions de 10 minutes, poursuivez l’exercice, en n’oubliant pas de boire un coup entre chaque session.

2 possibilités

A – Vous avez le carnet d’adresse d’Alain Minc, votre mère est une petite fille Rothschild et Papa, un cousin Mulliez. Votre sœur couche avec le neveu Parisot, tous vos potes s’appellent de machin de truc et l’école de commerce par laquelle vous êtes passé regorgent de têtes de bites dans votre genre, encore tout émues par votre  amnésie lors du jugement pour le  viol collectif de l’étudiante anglaise, 10 ans plutôt. Ajoutons à cela que vous êtes militant actif à la LR, au PC, chez les verts, au PS, les radicaux, l’UMP, le FN et à la chorale polyphonique des traders de la Défense. Vous voilà bien équipé !

 Appelez au téléphone tout ce jolie petit monde, en pleurant, geignant, implorant que vous cherchez du boulot. Commencez par ceux qui vous semblent les plus puissants et riches, les meilleurs pistons pour les meilleurs planques puis descendez de classe au fur et à mesure. Finissez par le mari de la femme de ménage qui a une entreprise de promeneur  d’enclumes. Si vous n’avez pas un boulot,  à la fin de la journée, j’ai le malheur  de vous annoncer que vous faites, malgré vous, peut être partie de la possibilité B.

B – Une fois encore, vous avez fini l’introspection tard dans la nuit, dans un état peu recommandable et le constat est sévère. Votre réseau est nul.

Vous n'avez pas d'ami. Votre famille vous a abandonné. Vous avez la même tête que Gérard Longuet et le cerveau de Moundir, alors bien sur,  personne ne veut vous aider. Il va falloir passer par des voies moins efficaces. Ce sera long mais il faut savoir garder patience et confiance comme disait Mandela,  en 1973...

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20/06/2011

Trouver du boulot 2 !

2- Mais quel travail ?

C'est parti ! Pour une raison, qui ne doit certainement pas vous réjouir, vous voila obligé de chercher du boulot, mais vous ne savez foutre pas quoi foutre. Afin d'éviter de passer les 6 prochains mois assis à la table de la cuisine en se demandant "qu'est ce que je pourrais bien foutre". Il va falloir en passer par une grande introspection personnelle.

A la place de passer des plombes à faire un bilan de compétence minable pour apprendre que vous devriez être comptable plutôt que dompteur de lion (merci les Monty python).

Je vous propose de suivre une méthode moderne, en phase avec son époque. Tiré des études du professeur Albert, je parle bien sur de l’introspection fractionné.

Le principe d'Albert. L'introspection fractionné
 Accordez vous un après- midi, au calme, assis à une table (évitez la table de la cuisine, mais je n'oublie pas que si vous cherchez du boulot, peut être n'avez vous plus qu'une table de cuisine). Sur une feuille, tracez 2 colonnes (un trait suffit).  A gauche, notez ce que vous savez faire, à droite, ce que vous aimez faire. Au bout de 10 minutes, relisez. Pleurez. Buvez un coup et recommencez 10 minutes,  relisez, pleurez peut être encore et buvez un coup. Recommencez le processus aussi longtemps que le résultat ne vous saute pas aux yeux

Le résultat d'une introspection fractionnée bien menée donne, en générale, les 2 grands cas de figure du chercheur d'emploi, que nous appelleront PA (possibilité A) et PB (possibilité B)

Possibilité A (PA)
Vous avez le cv d'Alain Minc. Dés la première séance, le poste d'adjoint directeur de production sur application engineering transversale vous a sauté aux yeux. Le plus dur commence. Avec quelques conseils vous devriez pouvoir vous en sortir. Cependant, la prochaine fois,  évitez d'inscrire "flagellation testiculaire"  dans la colonne de ce que vous aimez faire.
Si vous êtes plombier, boucher, boulanger, peintre, shampouineur, laveur de cul d'âne ou tout autre et que  vous souhaitez le rester, vous êtes PA !

Possibilité B (PB)

Vous avez terminé l'introspection fractionnée à 4h00 du matin, complètement bourré et votre conclusion est que vous ne savez toujours pas quoi foutre. Par contre, entre les vapeurs d'alcools et les buées de réflexion, vous avez compris qu'il vous faudrait un boulot, peinard, bien payé et ou on se casse pas trop les couilles. C'est exactement le genre de boulot que vont trouver les cas de PA. Mais rassurez vous,  avec quelques conseils vous devriez pouvoir vous en sortir. Cependant n'oubliez pas d’essayer d’être plus efficace dans vos  activités d'introspection fractionnée. C’est pour votre bien.

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06/06/2011

Trouver du boulot 1

C'est la reprise, le chômage baisse, la consommation repart et les pauvres sont des fainéants. Je le sais, je l'ai lu dans le Figaro (Tout le monde doit aller au toilette un jour ou l'autre).

Il est donc grand temps de retrouver du boulot.

Trouver du boulot, c’est un peu comme arrêter de fumer, on essaie, on essaie et puis on abandonne et on se refait un paquet par jour devant la télé, en survêtement dans son canapé. Pourtant il existe des méthodes modernes et efficaces qui augmentent les chances de réussite. C’est un peu comme le principe des 21 éjaculations par mois pour éviter le can… Mais de quoi parlai-je ? 

Vous avez longtemps rêvé d’une méthode efficace et moderne pour trouver du travail et du bon ?

Toute l’équipe du blog de G Firmin s’est fendue en 4 pour vous présenter :

A la recherche du travail perdu !

 

La 1er méthode de recherche de travail  recommandée par aucun des groupements de merde qui font leur beurre en vous fourguant des jobs de merde !

Chaque semaine, retrouvez les bon conseils de G Firmin et dans un mois, un an, un siècle vous trouverez peut être du boulot !

Mais avant de chercher il faut se poser les bonnes questions, alors démarrons tout de suite.

 

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1- Pourquoi chercher du travail

Question essentiel. Afin de chercher efficacement du travail il faut :

Soit être obligé de trouver un emploi (raisons financière, financière ou même financière),

Soit avoir vraiment envie de travailler (folie, naïveté, dépression, ou même passion !).

Si vous ne répondez pas positivement à aucune de ces  2 propositions, allez acheter une barrette de gaz de schiste en bas de chez vous et retournez vite voir commissaire Valence sur NRJ12, Bernard Tapie y est fabuleux !

Cependant il existe une troisième catégorie de personne qui cherche un travail. Il s’agit des personnes qui doivent montrer qu’elles cherchent du travail alors que leur objectif est surtout de ne pas en trouver et cela pour des raisons qui leur sont propres et souvent inavouables ! Cette troisième catégorie fera l’objet d’un chapitre tout particulier au moment opportun. En attendant patientez devant un bon verre et surtout, n’avouez toujours rien !

A la semaine prochaine !

 

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08/03/2011

Pas deçu pour deux sous

Lundi matin.

Au téléphone. Elle me parle, me dit que ses grands chefs l’ont vu, que ça ne va pas, qu’ils s’attendaient à mieux. Ils sont déçus me dit-elle. 

A ces mots, ma décision est prise, I QUIT, je leave, j’abandonne, je refile immédiatement ce dossier de merde au premier venu et qu’ils aillent se faire décevoir ailleurs !

Ils sont déçus ?!!

C’est un nouveau terme qui est arrivé dans le relationing extérieur des grosses entreprises. Dorénavant on est déçu.
Il y a encore un an, on n’aimait pas, on ne trouvait pas ça bien, pas sexy, pas terrible  ou même de la merde,  mais depuis 12 mois, on est déçu.

Qui le premier a balancé « je suis déçu » et a trouvé que c’était bien, qui ? Qu’il se dénonce !

 Cet enfoiré a balancé le plan aux si généreux  gros collabos  de la cosmétoc (suivez mon regard)  qui me l’ont servi tout l’hiver dernier, puis refourgué aux pontes de la junkfood qui ont essayé de me le faire avaler au printemps, avant de le suppositorer aux exemplaires laboratoires pharmaceutiques qui me l’ont intra-veiné jusqu’au cœur de l’été. Ces exemplaires labos ont épidémié  le reste du gratin français. Des télécoms au bâtiment, de la grande distrib’ aux assureurs, de la finance aux énergies, les bagnoles, les parfums, les lessives. Tous n’ont plus que ces mots à la bouche : ils sont déçus.

Selon le Larousse édition 1980 que j’ai sous la main, la déception est le fait d’être trompé dans ses espérances

Espérance, être trompé.

Ce « je suis déçu » sonne tout de même un peu intime après 2 jours de travail. De plus, vue le prix que sont payés ses hauts cadres des grosses entreprises, ce n’est pas des espérances que l’on attend d’eux mais plutôt des certitudes. Laissez nous, à nous les pauvres, le monopole de l’espoir, vous avez déjà tout le reste.

En attendant que vous ayez un peu de lettre et une once de conscience morale, essayez de trouver d’autre termes pour décrier le fait que votre insondable incompétence n’est pas caché par les minables animations PowerPoint que vous espériez me voir réaliser.

On a couché ensemble ? On a gardé les cochons ensemble ? Vous êtes de ma famille ? Suis-je l’abbé, l'imam ou le rabbin de votre paroisse ? Non, non, non  et non, alors gardez vos espérances pour le taux de vos stock-options ou vos primes d’objectif  et branlez vous avec votre main plutôt que sur le dos des petits, ça vous changera, mais vous verrez, vous ne serez pas déçu !

 

" Alors heureuse ?
Déçue ?
Affligée !? Heu, c’est bien ça ? "
G Firmin  - " Mes nuits sont plus minables que les vôtres "

09/06/2010

yes we're c*nt

A l’agence, on est super créatif. D’accord ce n’est pas nous qui avons trouvé « Yes, we can », mais je peux vous assurer que depuis, on l’a bien rentabilisé.

En bientot 2 ans, On l’a fourgué à tout le monde sans vergogne, on l’a cuisiné à toute les sauces et tous les clients en redemandaient. C’est vrai qu’un  slogan qui fait élire un black à la maison blanche, c’est autre chose que « youpi tous ensemble ! » (C’est la 2ème proposition que l’on fait généralement).

Pour les slogans, les créas sont supers mais on se défend bien aussi au studio et quand la commande de  logos pour une boisson sportive est tombée, on a tous décidé de s’arracher.

Pour ne pas m’endormir pendant le brief du commercial, j’ai dessiné des culs de chat et quand mon logo a été choisi, je n’étais pas peu fier mais ça me faisait quand même un peu rigoler.

logo_powerade.jpg

 

 



"yes, we care ?
we care ou je pense ?"
Titine Aubry


17/06/2009

Coucou les cocus !

Comme chaque année, il est revenu le temps des assemblées générales  (oui la réunion des actionnaires) et comme chaque année je pourrais vous faire mon petit laïus, les actionnaires gavés de dépit, les puissants gavés de blé, et les travailleurs dégagés déblayés. Mais cette année l’ambiance a changé, la révolution est en marche. Les rouages de la puissance commencent à être déchiffrés. Nous te voyons libéralisme, nous te voyons !

Vous vous souvenez de la fin de Blade runner, le droïde s’éteignant, énumérant les choses merveilleuses qu’il avait vues. J’ai vu les 3 soleils d’Aldors se coucher sur Saint Schpronx sur sgroink, j’ai vu un schplurps à 2 têtes en sortant du Macumba de Vesoul et tous son pataquès à 2 balles. Mais moi, j’ai vu …

J’ai vu des actionnaires réclamer que les dirigeants n’ai pas de salaire tant ils s’étaient gavés pendant des années et qu’ils avaient fait un tel boulot de merde. Que foutait ce coco avec un paquet d’action ?

J’ai vu une actionnaire hurler aux dirigeants qu’ils devraient avoir honte de  ce gaver sur un cadavre et qu’ils feraient mieux de rendre le pognon s’ils avaient des couilles. Cette dangereuse activiste dépassait largement l’âge de Mick Jagger qui pourtant envoie déjà pas mal.

 J’ai vu un actionnaire balancer qu’il en avait plein le cul du coup du « on mouille la chemise » et autres « je peux vous assurer que toute l’équipe dirigeante et moi-même, nous sommes, si vous me permettez l’expression, au taquet pour sauver, remonter, augmenter …la société », parce que tout le monde bosse et il ne faut pas trop se foutre de la gueule du monde.

J’ai vu un actionnaire expliquer qu’il savait très bien que son vote ne servait à rien, qu’il avait compris qu’il n’était qu’une petite crotte comme celles qui travaillent à longueur d’année dans la boite dont il détient des actions. Il a affirmé avoir réalisé que les dirigeants assis devant lui étaient cupides malhonnêtes et immoraux. Ce type a du se réveiller d’un long coma il y'a peu mais cela fait tout de même un de plus.

J’ai vu un papy à qui ça rappelait le temps de l’occupation, je n’ai pas tout compris à quel sujet parce que j’étais passionné par la taille des chiffres imprimés dans le livret mais je l’ai vu. Il n’était pas de la dernière pluie.

J’ai entendu les applaudissements, j’ai senti le souffle de la gronde, le vent de la révolte.

Et puis j’ai vu un multimillionnaire expliquer pendant 20 minutes pourquoi il fallait payer autant un autre multi millionnaire, j’ai vu un suceur d’agence demander au nouveau président étranger de se présenter, j’ai vu un crevard connu pour une retraite d’éléphant venir toucher des jetons de présence gros comme un hippopotame (c’est gros un hippopotame).

 J’ai vu des résolutions adoptées, des stratégies licencieuses votées, des salaires exorbitants acceptés. J’ai vu des gudules sourire, des creuvards pomper et des gardes du corps gros comme des portes.

 J’ai vu ou va encore et toujours la tune.  Et c’est autre chose qu’un coucher des trois soleils d’Aldor sur Saint Schpronx sur sgroink.

"Et mon cul, c'est du poulet ?"
E. Balladur - Lettre à Karachi


 

19/11/2008

Reco et sevère

Il y un an environ, je participe à une « reco ( ? Heu, je crois…) » pour une grosse agence qui veut s’envoyer le budget communication d’un bon gros machin Benz de l’industrie qui dégage du cash très très lourd. Je le sais, j’en ai vu sortir par les bouches de climatisation.

 

Toute l’équipe de l’agence se retrouve chez le tant espéré futur client, il y a les 3 gudulettes qui m’ont raclé les fonds jusqu’à 3h00 du mat’ depuis 3 jours et qui pour le coup ont un petit coup de chaud avant leur exposé branling of situation et le contraire,  Petit minou se prépare à nous minauder la stratégie, le dirlo devrait rassurer tout les grabataires qui forment le corps décisionnel du gros machin Benz et puis il y a le créatif. Lui, je ne le connaissais pas, on les sort rarement ou alors pas dans mon monde. Il est exactement comme je l’imaginais. Late trenties, la tronche léger defonceman clean, la coupe djeunes pas réveillé sculpté au gel, la chemise cintrée couleur de chez grosse marque, le jean et la veste itou, quand aux pompes ! 150 euros le lacet pour le look favelas (le bidon ville pas le producteur de ravioli !). Tu aimes les caricatures mon enfant ? Bon alors ça ne t’empêche pas de me dire bonjour ?

Bon  ben tant pis

La présentation se passe bien, le directoire parait tellement intéressé que j’hésite à décrocher 3 ou 4 des 10 défibrillateurs pendus au mur, je m’endors 2 fois pendant la stratégie et me réveille pile poil pour la partie créative. Comme d’hab’ je m’envoie une plombe de branlouze sur le pourquoi du comment du parce que, du c’est pour cela. Pour en arriver enfin à voir les créas.

Les affiches ? – mouais bof- , les spots TV ? – mouai- Avec tout le tintouin ? Le truc comme vous voulez qui parle à votre cible ? –bof-

On a tous bien senti que ce n’était pas gagné notre affaire alors on s’est tous barré et on ne s’est plus jamais revu. Heu …Surtout moi, je n’ai revu aucune de ces personnes depuis.

La semaine dernière, après mon jogging quotidien, mon sauna et mon heure de lecture de poésie hindouiste. Oui c’est cela, juste après l’heure de lecture j’ai allumé la télé pour regarder Motus et je suis tombé sur la pub présentée 1 an auparavant, la même ! Retournée, re faite en mieux mais la même chose, la même musique, tout pareil ! Sauf le produit, le bon gros machin Benz de l’industrie était devenu un truc bizarre du médical.

Ils sont forts ces créatifs, j’ai regardé Motus mais je n’avais pas le cœur à ça, Pyramide je ne dis pas mais Motus, ça voulait pas.

 

J’ai une idée par minute !
mais souvent j’utilise l’idée de la minute précédente !

 
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