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16/02/2012

les frères ennemis

Tiens Teddy est revenu ! Comme dirait ce bon André Gaillard.

C'est vrai qu'on le revoit de plus en plus souvent.

C'est Paul qui lui a fait remarquer. Paul c'est mon pote qui chante toujours la chanson de la pub du couscous saupiquet quand il est bourré.

- On te voyait plus et voilà qu'on te croise à tout bout de champ (Paul adore les expressions agricoles).

Cette pertinente déduction en amenait une autre, plus triste, au sujet de notre présence persistante au lieu-dit le "Bar, chez Dédé".

C'est vrai que l'on passe notre temps au bar, mais Teddy est revenu et son retour, revenu de nulle part, mérite des explications. Les Aliens, le FBI, le KGB, la pègre ukrainienne, moldave, serbo sylvanien, le trou noir, l'exil, la soirée GHB mal finie, la prison, le esbola ?

Ou pire que tout ça, du travail ?

- Non, encore pire du travail et une famille a hurlé Paul en faisant une grimace d'horreur.

J'ai fait la moue, c'est quand même pas pire que les aliens tout de même (je ne dis pas pour le reste, je connais pas).

Teddy a acquiescé sur le travail et la famille. 2 mômes et 10 ans de vie de couple, ça vous range un homme. ca le plie pas aussi bien que chez Gap, mais si c'est un gars bien, ce qu'est Teddy, on le voit moins au bar.

Mais alors ? Teddy ? Pourquoi t'es là ?

Holala quel suspens les copains que je me dis, comme Hercule quand Pif s'apprête à faire une drôle de bonne blague.

- Je me suis engueulé avec ma gonzesse et on ne se parle plus.

Depuis combien de temps ? demande Paul, façon Sherlock Holmes qui tient un demi.

Bin, depuis que tu me revoies au bar, banane ! lui répond Teddy, façon Bernard Tapie dans commissaire Valence qui tiendrait aussi un Demi. (c'est la force du dialogue qui m'a rappellé Commissaire Valence)

On est triste pour notre ami, on veut le consoler, mais il se défend le bougre. Il chante sa joie. Ne plus entendre sa gonzesse serait hyper reposant selon ses propres dire. Ça laisse perplexe

Alors Madame Dédé est venu mettre son grain de sel, en bonne cantinière qu'elle est.

- C'est parce que vous êtes née sur Pluton et votre femme sur Uranus, c'est un docteur qui a dit ça à la télé. C'est pour ça que vous vous entendez pas, vous ne venez pas de la même planète.

Alors ce serait finalement vraiment un coup des aliens ? Mais Momo est venu éclairer notre lanterne parce que j'ai bien vu que Paul avait lui aussi décroché et qu'il commençait à mater ostensiblement les résultats dans la 8eme (terrain lourd sans handicap).

Momo c'est le Mr culture du Bar chez Dédé, toute la journée accoudé au bout à gauche, près du jeu de foot, un bouquin et un demi devant lui, quand il en a fini un, il en prend un autre. Momo il a de la culture à revendre, d'ailleurs il a que ça.

- Madame Dédé, vous voulez certainement parlé de la théorie, les hommes viennent de mars et les femmes viennent de Vénus.

Voilà exactement ce dont voulait parler Madame Dédé qui ayant enfin retrouvé les 2 planètes mères de notre sexe allait pouvoir tout nous expliquer.

Mais le docteur Teddy fit taire tout le monde.

Sa longue absence dans le milieu du haut débat sociologique lui conférait la déférence de ses pairs et le respect de ses longues années d'étude.

- Je vais vous l'expliquer ma théorie, c'est très simple.

Madame Dédé était bouche bée, Paul avait abandonné la 8eme (Springtime le 3, placé !) et mon demi n'atteindrait plus ma bouche sans que Teddy ne m’inonde de son savoir.

- Ho grand Teddy donne nous le secret découvert pendant tes années de recherche.

- Voilà :

 les hommes viennent de se poser le cul
et les femmes viennent leur casser les noix

Madame Dédé a fait demi-tour, l'air un peu déçu mais je l'ai rattrapé par le bras,

- Partez pas sans nous remettre un verre, ce n’est pas tous les jours que l'on voit la science qui avance.

19:51 Publié dans Prololand | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paul, chez dédé

10/09/2008

Le trou noir

 démarrage du plus grand accélérateur de particules; 4 septembre 2008

Paul  (mon pote qui chante toujours la chanson de la pub saupiquet quand il est bourré ) a appelé vers midi, à son réveil pour être plus explicite.

- tu fous quoi pour le dernier jour de la terre ?

C’est vrai, je n’ai pas oublié, j’ai prévu de profiter de ma famille pour le dernier jour, tous ensemble à se serrer les coudes devant un bon pinard.

Paul, lui, a décidé de se faire un shoot d’héro et de baiser, baiser et rebaiser. Il a piqué cette idée à une star du rock ou quelque chose comme ça et il m’explique que ça a l’air d’être le meilleur plan pour attendre la fin. Bien sur, il ne dispose ni d’héroïne, ni d’héroïne mais il se donne jusqu’à 16H00 pour trouver les deux. Je le laisse, j’ai une famille à soutenir.

Afin d’éviter toute panique inutile j’ai décidé de taire les dramatiques évènements à venir aux reste de la famille et de vaquer comme si de rien n’était  aux occupations habituelles d’un male humain dans cette partie de ce bon vieux globe.

Mercredi, jour des enfants. Obnubilé par la course des protons, j’ai oublié le retour des folles activités du mercredi. J’ai posé les filles, l’une au Tae kwon Fu  spartiate (supplément sauce forte 0,50 euro ), l’autre au cours de guimbarde et cela en était fini de ma belle réunion de famille en attendant le grand vide.

16h00, je retrouve Paul au bar « chez Dédé », la tension est palpable et la pression est buvable. L’étrange lourde chaleur de cette journée nous ramène au début de « l’ile mystérieuse » et les aventures de tintin n’augurent rien de bon pour la soirée. Paul a bien sur foiré dans sa quête des plaisirs comme je me suis fait abandonner par les membres les plus chères de ma chaire. Libérés des carcans sociaux et familiaux nous optons résolument de clore l’oraison du règne humain par une rime en ol.

Sans sexe, sans drogue, sans rock n’roll (chez Dédé c’est Chérie FM ou rien !)
La fin ça donne soif
pourquoi ne pas consommer un peu d’alcool ?

23H00, Paul chante Saupiquet, Théo hurle « Pichette !! » en direction du bar…

Le néant

Enfin…

"Viens voir, je te dis que ça ne craint rien"
M. Curie – « 100 trucs pour irradier son mari » -
éd. je sais tout

 

14/07/2006

une gueule de bois en plomb

 

L'Italie a gagné la Coupe du monde de Allemagne 2006 face à la France au terme d'un match très disputé ! À la fin de la prolongation, le score était de 1 but partout. La victoire de l'Italie est acquise au terme des tirs aux buts.

 

Merci Monsieur Théo* de m’avoir permis de vivre ce mondial.

Alors que ce pauvre Théo n’en fini pas de pleurer cette finale gâchée, j’ai pu retourner, enfin, calmement et soulagé à mes préoccupations naturelles. Soulagé parce qu’au dernier penalty tiré, c’en était fini du sport et ne restait plus que du blablatage et du « y z’auraient du » et autres bonnes raisons de boire des coups en passant.

Outre du foot, je dois avouer une certaine overdose de la saoulerie beuglante de ce dernier mois, tout particulièrement après le bouquet "finale" de dimanche dernier.

Théo était au maximum de sa forme et un mois de compétition n’avait en rien altéré sa folie verbale qu’aucun lecteur labiale, fusse-t-il du FBI, n’oserait retranscrire.

Fin prêt bourré dès 18h00 et encore sous l’effet de 3 jours de stress à lire et relire les 3 mêmes articles que se partageait la presse nationale, Théo nous délivra pendant 3h30 un spectacle de très haute volée, la partition d’un artiste au sommet de son art, la classe internationale des éructeurs beugleurs.

Comme d’habitude, tout le monde a ramassé son petit paquet pour les étrennes.

Naturellement l’adversaire directe, l’arbitre, le 1er, le 2ème, le 3ème, le 4ème, toute leur famille et leur pays, la FIFA, les officiels, les people, les règles du jeu et tout ce qui pouvait passer sous la main – putain c’est quoi ce blanc qui me bourre pas la gueule ! – ont été particulièrement gâté pour la plus grande joie d’une audience conquise et livrée corps et âme à ce conquistador du commentaire.

Et puis, après le dernier penalty, plus rien.

Avec quelques autres, j’ai applaudi la formidable prestation de Théo mais ce n’était pas l’immense ovation auquel je m’attendais et qu’il méritait, j’ai donc arrêté et lui ai serré la main chaleureusement en le remerciant des bons moments qu’il m’avait fait passer.

Il m’a regardé, vidé, éberlué, tel un compagnon de la chanson sortant de scène, à marmonné je ne sais trop quoi dans son verre de blanc. Il était temps pour moi d’aller remplir cette panse boursouflée par la bière et attaquée par un vin blanc que la communauté européenne devrait refuser au même titre que le chanvre marocain et l’absinthe portugaise.

Aux dernières nouvelles, Théo, s’est pété la gueule en vélo, en rentrant dimanche soir. 3 points de suture qui n’ont même pas fais une ligne dans le journal local.

Je l’excuse et je comprends.En plus il n’y connaît rien en tour de France…..

 

 "Ail ! Bobo la tête"

P.L. Sulitzer – « maigrir sans le savoir »

 

 

* Théo, voire les pages précédentes

 

 

14.7.06 03:54

 
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