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15/03/2012

Rien foutre, mais le faire bien

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Rien foutre, mais le faire bien

Lundi

Comme tous les matins, je me lève dans l’après-midi.paul_txt.jpg

Le temps d’un petit déjeuner minable, biscotte de merde, Taboulé low cost  et café bas de gamme et voila enfin le moment de mon émission préférée. Les chiffres et les lettres. Mon aversion pour Bertrand Renard n’enlève rien au plaisir de concourir pour la victoire car comme vous ne le savez pas, ce jeu télévisé est le seul ou le spectateur est dans les mêmes conditions que les concurrents. J’écrase mes deux adversaires d’un 8 lettres qui laisserait Laurent Romiejko sans voix. « Cyprines ». J’ai une légère érection en imaginant Arielle Boulin-Prat nous lire la définition et je rate totalement le bon compte, tant mon cerveau s’est soudainement  vidé de son sang. Après ce grand moment de sport, en temps normal, je m’appliquerai à ne rien foutre constructivement. Mais afin de proposer ma vision ignorante de l’activité politique – comme on me l’a demandé-  je m’oblige à faire la tournée des news sur internet.

Je me régale des commentaires sur les élections. Tous ces gens qui n’ont rien d’autre à foutre toute la journée, que de se chamailler, comme moi de les lire. J’adore tout particulièrement le site du figaro. Les échanges y sont féroces. Les messages des gens de droite bavent d’une haine viscérale de la gauche qui fait chaud au cœur.

Mardi

Comme tous les matins, je me lève dans l’après-midi.

Encore un petit déjeuner pourri. Pour des raisons intimes, j’évite le taboulé matinal et vous invite à en faire de même. Surtout si, contrairement à moi, vous avez des exigences sociales qui ne pourraient souffrir un dérèglement gastrique. Personnellement, la saloperie d’assisté que je suis, peut largement supporter quelques reflux malodorant, tant mon appart est déjà un taudis immonde. Je croise un candidat, en cherchant un film érotique sur la TNT. Ce pauvre garçon déblatère sur les frontières qu’il faut fermer, les prisons qu’il faut ouvrir, les acquis sociaux qu’il faut enterrer pour que les bénéfices puissent s’envoler. Je repère une bonne bourge dans le public, commence à me masturber et vais me finir sur le catch de W9

Mercredi

Comme tous les matins, je me lève dans l’après-midi.

Petit déjeuner pourri. Je fais du Pen spinning assis dans la cuisine, en regardant dans le vide pendant au moins deux heures. J’ai encore rêvé du Bic bille à boule, un modèle qui n’existe plus. Je suis morose pour la journée.

Le mercredi, c’est le jour des enfants, après mon émission préférée (les chiffres et les lettres) je me traine jusqu’au lieu-dit « le bar, chez Dédé ». J’y retrouve tous les pères du quartier qui viennent de déposer leur môme au judo, au basket, au football, à la dance, au violon, l’accordéon, le catéchisme ou tout autre activité passionnante qu’ils ont trouvé pour se débarrasser d’eux et pouvoir passer une ou deux bonne heures au bar. Je me fais rincer toute la journée, la comtesse, qui n’a pas dessaoulé depuis la journée de la femme, nous entonne « le temps des cerises » avant de s’écrouler en pleurant et mon pote G Firmin ma assuré que j’avais fini par une version métal de « Couscous Saupiquet » avant de me faire virer. Heureusement à cette heure-ci les pères avaient récupéré leurs enfants depuis longtemps.

Jeudi

Comme tous les matins, je me lève dans l’après-midi.

Petit dej’, café, gueule de bois. Je retourne faire un tour sur les commentaires des sites d’info. La bataille fait rage, les nombres de message explosent, je suis gavé au bout de 5 minutes.

D’un côté, il y ceux qui peuvent plus voir le tenant en peinture. Apparemment, ils sont prêts à élire le gars d’en face !  « Ça pourra pas être pire »  semble être leur cri de ralliement. Ils veulent qu’il dégage. Ce qui semble être, vu le peu que je connaisse des faits, une demande assez réaliste.

En face il y a ce que l’on pourrait appeler les illuminés du président. Ils voient en lui un surhomme, sauveur de l’humanité et seul rempart à l’anarchie gauchiste qui a déjà, et va, vautrer la France dans le fumier de l’assistanat, du fonctionnariat et de la bougnoulie (ce n’est pas moi, c’est eux qui le disent !). Ils semblent être au courant qu’ils sont au pouvoir mais c’est tout de même à cause de cette saloperie de gauche et tous ces enfoirés d’assistés et d’immigrés si c’est le bordel actuellement.

Autour, il y a 2 ou 3 mecs qui braillent « moi, je vote Marine », 1 mec qui dit du bien d’un certain François Hollande et exceptionnellement  un mec modéré de droite, du modem ou d’un autre de ces clubs de faux cul.

Je crois que j’ai tout compris, je m’offre un Picon bière devant mon émission favorite, « les chiffres et les lettres ». Cette Arielle Boulin-Prat a le don de m’énerver, quand elle lit les définitions du dictionnaire. C’est facile de savoir quand on a le manuel !

Vendredi

Comme tous les matins, je me lève dans l’après-midi.

Petit dej' café. Il faut que je fasse des courses. Pour ne pas céder à la tentation d’être encore plus sale, je lave mon linge. J’abandonne avec tristesse et pour quelques jours un pantalon jogging qui a connu un long hiver. L’appartement  est idéalement mal isolé, pour donner au linge une délicieuse senteur moisie pendant la longue séance de séchage.

Au Simply du coin, je choisie la plus jolie caissière, afin d’égayer mon effroyable misère sexuel. Mais nous sommes 12 à avoir eu la même idée, reconnaissables au nombre de 8.6 bon marché dans le caddie. Je me rabats sur une moins pire que les autres. J’attends. Je me demande pour qui peut-elle bien voter ? Enfin mon tour. Je lui demande. C’est l’équipe de Jennifer qu’elle préfère ???

Samedi

Comme tous les matins, je me lève dans l’après-midi.
Petit Dej' avec enfin quelque chose à becqueter !
J’en ai enfin fini avec cette ânerie de la semaine de… Quand je pense aux tonnes d’articles et de commentaires à la con que j’ai dû m’ingurgiter. Heureusement que mon intelligence supérieur m’a permis de tout comprendre rapidement. Cela m’a laissé du temps pour des activités plus productives.

Ainsi, cette nuit,  j’ai démarré la réalisation de l’album Panini des plus belles gueules de droite, de finis à la pisse. Je le proposerai à la maison mère. Ca va cartonner, les mômes adorent les trucs bizarres.

Je vie de rien
Je n’ai rien
Je suis un assisté

Droite ou gauche ne pourront pas me faire travailler
J’ai des papiers du docteur pour le prouver.
Dans ma tête, Y'a un plomb qui a sauté
et on ne peut pas le changer.

On peut tout de même pas me liquider

A droite ; je suis l’ennemi,
le profiteur, la sangsue, le nuisible,
je suis l’immigré de la société,
mieux traité que ceux de nationalités
Vaut mieux taper sur les étrangers
avant de s’essuyer les pompes sur les handicapés.

Je veux bien qu’on me montre du doigt
Mais venez pas m’accuser de piquer le boulot des français !

Alors on me file 300 par mois pour subsister. 
J’accepte l’aumône et je me plains pas,
C’est pas si facile de vivre comme un rat,
mais c’est le prix à payer quand on est assisté

On peut tout de même pas me liquider

D’aucun pourrait me croire rentier,
mais faut quand même toucher en comptabilité
Les banquiers ont vite fait de te dégager
quand t’es qu’une merde d’assisté

Je vis de rien
Je n’ai rien
Et ça me plait bien
Je suis un assisté

 

29/03/2007

Fin Mars

Fin mars, il est temps de faire le point sur ce début d’année fulgurant. Il est temps de se retourner et de regarder, telle l’étoile filante, la belle trainée lumineuse que j’ai laissé derrière moi. Je me retourne, et je ne vois que des furoncles….

De Janvier, ne me reste que le mépris des hautes tours de la défense, le mail rageur d’un client bégueule (je suis gentil) et la moiteur aigre des mains de quelques sous fifres hagards avant la présentation minable d’une quelconque voiture dans le sud de l’Espagne.

De février, je garde la joyeuse ambiance régnante dans le triste monde des laboratoires médicaux, du léchage au lynchage radicale à tous les niveaux et aucune pilule pour faire passer le suppo’ ou l’inverse. Le tout sauvé par la chaleur et l’humanité québécoise et la douce température d’une terre qui n’en peut plus de se réchauffer.

Enfin mars arrive  et la connerie refleurie de plus belle, des insultes, du mépris,  l’incohérence, un peu d’incompétence et de la mauvaise foi, en veux tu en voilà…Tous ces pauvres gens sont tellement tenus par les couilles que certains ont la larme à l’œil toute la journée, à moins que ce ne soit l’alcool et les calmants qui ne donne cet air vitreux.

Il fut un temps ou quand un grand con vous parlait comme à une merde, on pouvait soit lui mettre un poing dans la gueule, soit le dérouiller au fond d’un parking avec quelques potes bien choisis (des biens gros) et lui faire passer l’envie de se croire plus intelligent que les autres. C’était la préhistoire.

Aujourd’hui, dans notre merveilleuse société, les grands cons sont embauchés par d’autres émincés de conneries dans les plus grosses boites. Comme tout cela est bien organisé, ils ne savent plus faire grand-chose de leurs petites mains et font appel au moindre besoin à des sous-traitants pour faire le travail à leur place. Dès lors ils deviennent clients du sous-traitant et s’offrent pour des sommes toujours discutées de petits esclaves modernes qu’il convient d’essorer au maximum.

-T’en as parlé aux candidats aux présidentielles ? me demande Paul, mon pote qui chante toujours « la pub du couscous Saupiquet » quand il est bourré.

Paul a lui aussi du mal à se remettre de ce mois de mars. Le coup de froid sur son printemps, le parc gelé et toujours vide, pas la moindre maman, fille au paire, nounou ou mignonne accompagnante  à se mettre sous la pupille, seulement 2 enfants emmitouflés riant à la liberté insolente que donne la solitude (ils ne font pas la queue au toboggan ! Les cons !). Il est tout triste mon Paulo, alors l’esclavagisme moderne, ça lui passe un peu au dessus des oreilles. C’est comme se mettre un drapeau bleu blanc rouge dans le derche le 14 Juillet, il s’en tamponne le BAT (blague d’imprimeur !) mais si ça peut faire tourniller un peu plus haut les robes des filles le soir du bal, alors pourquoi pas ?

Paul ne sait toujours pas pour qui il va voter. Il aimerait juste qu’on lui dise (v'la que je parle comme une pub bancaire bordel !) que c’est pas si mal de ne vouloir rien foutre d’autres  que de passer du bon temps, mater les filles et vivre de pas grand-chose. Aucun candidat ne lui a assuré qu’il pourrait tranquillement poursuivre sa petite existence alors que finalement il ne demande pas grand-chose.
Tous se foutent bien de Paul.

Alors, l’esclavagisme moderne, on s’en occupe ?
Bien sur ! On a déjà changé le nom, ça se dit « être corporate » !


« putain, la photo de merde… Encore un point commun avec Hugh Grant »
Khalid Cheikh Mohammed – « a vous, j’avoue »

 

 

 

29 3 2007

 
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