Avertir le modérateur

18/11/2014

Mais qui est ce p****n de Tim Building ?

My name is Building, Tim Building.

Rigolez pas, il y déjà la moitié de la boite qui se fout de ma gueule continuellement. Comment mes andouilles de parents ont-ils pu avoir idée aussi stupide, comment cette enfoirée d’administration a t-elle pu laisser passer un cas pareil.

Tim Building ! Merde alors !
Qui connaît un truc plus horrible ? La fin de "Carrie" est un slow avec Marilyn, comparé à ça.

Réfléchissez bien…  
" Tim Building… Où est ce que j’ai pu croiser ce type ?" et paf, ça vous revient, l’horreur totale.

L’abruti qui tape comme un taré sur un tambour avec 112 autres managers de son espèce, dirigés par un intermittent proche du suicide, et oui ! C’est moi !

La chorale à la con qui reprend des hymnes à la boite, j’étais là !
La pièce de théâtre sur  les relations infrastrurelles jouée par Brouteau et Prandu de la compta, j’en étais !
Les descentes en rappel, en bateau gonflable, en pirogue, au flambeau, en élastique, en parachute, Tim Building ! Tim Building ! Tim Building !

Les déguisements nazes pour les tableaux humains, encore bibi.
L’atelier peinture ou on degobille des œuvres atroces autour des mots clés du séminaire, le mec qui a rajouté des têtons aux deux "O" de coopération, c’est moi !

les faux films atroces sur le contact client, Les fausses enquêtes, les fausses émissions , les fausses pubs, les faux journaux, les fausses affiches, tout les faux trucs possibles au service de l’entreprise, vous pouvez en êtes sûr, j’en étais.

Alors maintenant que vous me connaissez un peu, la prochaine fois que vous me voyez, soyez courtois, soyez sympathique et même un peu de classe. Utilisez votre bonne éducation et serrez les dents, vous allez bien vous faire chier !

Votre ami Tim  

28/08/2012

une créa de malade mental

Il est préférable d'avoir lu les autres pour lire cette note (alors au boulot !) 

 J’erre sans travail, en ce mois d’août qui n’en finit plus. Mon portable ne risque pas de vibrer, je l’ai laissé à sa belle mort sous un slip nauséabond. L’ennui est là et comme un môme qui a eu trop de vacance, j’attends la rentrée en espérant de nouveaux copains de classe. Paul mon pote qui chante toujours Couscous Saupiquet quand il est bourré n’a pas ce genre de problème, il est toute l’année en vacance  et pour lui, la rentrée signifie juste  le retour des gamines de 17 ans dans les transports en commun. Pourtant il est toujours à la pointe de l’actualité et m’apprends avec délectation que Billie Cotorep, célèbre vainqueur de Rapido du quartier, exerce  enfin une activité et qu’il la doit à son non moins célèbre modèle de lettre de motivation, reconnue par toute les officines de recherche d’emploi comme THE LETTRE OF motivation (cf. les textes « trouver du boulot » the méthode)

Billie a monté une agence d’aide à la gestion de crise des entreprises et selon Paul, il est plutôt fortiche dans ce secteur, ce que je veux bien croire connaissant sa propension à gérer ses crises de delirium Tremens. Désireux de combattre la canicule, nous décidons de passer chez lui pour s’hydrater sympathiquement.

Billie a installé ses bureaux dans son deux pièces et c’est tout à son honneur de ne pas se la péter sur une grande avenue parisienne ou sur les quai de Puteaux, mais bien de rester dans son quartier pourri car peu importe l’endroit, seul le résultat compte comme dirait cette bonne Nadine Morrano qui a réussi à se faire dégager d’un bled aussi paumé que la Meurthe et Moselle (Cantons de Colombey-les-Belles, Domèvre-en-Haye, Haroué, Neuves-Maisons, Thiaucourt-Regniéville (moins les communes d'Arnaville, Bayonville-sur-Mad et Vandelainville), Toul Nord, Toul Sud, Vézelize)

En bas du HLM, j’aperçois une belle Mercedes qui éveille mes soupçons. Est ce que  Billie ne se la pèterait pas un peu ? Mais Paul me rassure, Billie n’a plus le permis depuis 6 ans et ses 3 grammes quotidien d’alcool lui évite de pouvoir le repasser.

Billie nous ouvre, fidèle à lui-même, espadrille, polo de chiotte et futal à élastique, puis il nous entraîne dans son bureau (première pièce à gauche, à côté des chiottes) et nous présente son client du jour. Je comprends à qui appartient la belle Mercedes rien qu’en voyant la gueule de ses pompes.

Rapidement, Billie nous explique la situation. Ce triste sire est le directeur d’un petit fromage rond qui a légèrement raté sa promo, cet été, en offrant des tampons encreurs  au message prônant de passer des vacances de perturbé mental.

Paul, faisant partie de cette catégorie depuis des années, est surpris du problème car comme de nombreuses personnes dans son cas, il a beaucoup d’humour entre deux accés  d’ultra violence. Ravi, le directeur en rajoute, il explique la gentillesse légendaire de son produit ainsi que les merveilleuses actions de bienfaisance qu’organise sa merveilleuse société pour excuser les profits vertigineux que peut rapporter une petite boule rouge remplie de lait et de produits bizarres que ses usines produisent par tonnes.

Navrés par sa triste aventure  et avides, à notre tour, de profiter de la détresse d’autrui, nous lui promettons de bosser  sur une nouvelle offre de tampon et attrapant deux bières au passage, nous laissons Billie prendre en main ce problème.

Hier, tout à notre joie, Paul et moi avons apporté nos propositions à Billie. Il a trouvé ça drôlement bien et nous a  promis de nous obtenir un rendez vous. 

 

tampon01.jpgtampon02.jpg

tampon03.jpgtampon04.jpgtampon05.jpgtampon06.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-        - Et pour la gestion de crise, comment ça se passe lui ai-je demandé

-       - Très bien ! Je lui ai dis de se peigner le cul.

Je Je sens que je vais encore rater un boulot.

 

01:29 Publié dans Prololand | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : babybel, crea, paul, marketing

20/03/2011

Dédé atomise les ventes

dédé004.jpg

08/03/2011

Pas deçu pour deux sous

Lundi matin.

Au téléphone. Elle me parle, me dit que ses grands chefs l’ont vu, que ça ne va pas, qu’ils s’attendaient à mieux. Ils sont déçus me dit-elle. 

A ces mots, ma décision est prise, I QUIT, je leave, j’abandonne, je refile immédiatement ce dossier de merde au premier venu et qu’ils aillent se faire décevoir ailleurs !

Ils sont déçus ?!!

C’est un nouveau terme qui est arrivé dans le relationing extérieur des grosses entreprises. Dorénavant on est déçu.
Il y a encore un an, on n’aimait pas, on ne trouvait pas ça bien, pas sexy, pas terrible  ou même de la merde,  mais depuis 12 mois, on est déçu.

Qui le premier a balancé « je suis déçu » et a trouvé que c’était bien, qui ? Qu’il se dénonce !

 Cet enfoiré a balancé le plan aux si généreux  gros collabos  de la cosmétoc (suivez mon regard)  qui me l’ont servi tout l’hiver dernier, puis refourgué aux pontes de la junkfood qui ont essayé de me le faire avaler au printemps, avant de le suppositorer aux exemplaires laboratoires pharmaceutiques qui me l’ont intra-veiné jusqu’au cœur de l’été. Ces exemplaires labos ont épidémié  le reste du gratin français. Des télécoms au bâtiment, de la grande distrib’ aux assureurs, de la finance aux énergies, les bagnoles, les parfums, les lessives. Tous n’ont plus que ces mots à la bouche : ils sont déçus.

Selon le Larousse édition 1980 que j’ai sous la main, la déception est le fait d’être trompé dans ses espérances

Espérance, être trompé.

Ce « je suis déçu » sonne tout de même un peu intime après 2 jours de travail. De plus, vue le prix que sont payés ses hauts cadres des grosses entreprises, ce n’est pas des espérances que l’on attend d’eux mais plutôt des certitudes. Laissez nous, à nous les pauvres, le monopole de l’espoir, vous avez déjà tout le reste.

En attendant que vous ayez un peu de lettre et une once de conscience morale, essayez de trouver d’autre termes pour décrier le fait que votre insondable incompétence n’est pas caché par les minables animations PowerPoint que vous espériez me voir réaliser.

On a couché ensemble ? On a gardé les cochons ensemble ? Vous êtes de ma famille ? Suis-je l’abbé, l'imam ou le rabbin de votre paroisse ? Non, non, non  et non, alors gardez vos espérances pour le taux de vos stock-options ou vos primes d’objectif  et branlez vous avec votre main plutôt que sur le dos des petits, ça vous changera, mais vous verrez, vous ne serez pas déçu !

 

" Alors heureuse ?
Déçue ?
Affligée !? Heu, c’est bien ça ? "
G Firmin  - " Mes nuits sont plus minables que les vôtres "

12/02/2011

Dédé, t'es au top !

dédé- 02.jpg

23:28 Publié dans Galerie de trucs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : marketing, bd

20/09/2008

A bon rat, bon rat

 Le brief m’a l’air un peu pourri, mais ils veulent me voir, alors j’y vais.

La putain de leur race, cette saloperie d’agence se trouve au bout du bout d’un quai de mes deux dans une ambiance loft poutre apparente et déco qui rappelle les plus belles pages du magazine « ma maison, ma tête de nœud ».

Je débarque suintant  et probablement puant l’effort (j’évite de lever les bras…) pour me faire rembarrer dans le vestibule  - vous m’attendez 5 minutes - . J’en profite pour m’essuyer les mains qu’on ne m’a pas serré et repérer un Sani- broyeur SFA… Une boite avec un chiotte électrique, ça ne sent pas le bon plan…

Miss assistante de projet 2003, tout en décolleté sur une chemise ouverte et le nez fraichement refait (alors les seins aussi ?) n’a pas appris à dire bonjour, enchanté ou mon cul mais elle sait quelle ne sait pas grand-chose. J’imagine la tête de son directeur pendant qu’elle me refait l’historique – on avait pensé blablabla,  et puis la cliente avait envie blablabla … la Fogiel, la Beigbeder, la Bern, la Tokyo hotel ou la julien Doré ? Je voue une passion pour les coupes de cheveux des employés des agences, une passion moins intense que pour les coupes de cheveux des animateurs de TV italienne mais une passion tout de même….

Il arrive. Merde, une Fogiel avec lunette carré. Atroce…

Le brief est court – en fait, on ne sait pas ce qu’on veut mais on sait que ce n’est pas avec toi qu’on le fera – Ca me fait plaisir, je n’ai que ça à foutre d’occuper vos fins d’après midi pour venir mater si vous avez bien la gueule de l’emploi.
 Je note donc – tronche de con à ne plus jamais revoir – dans mon petit carnet secret et quitte tout ce petit monde nauséabond en me jurant qu’on ne m’y reprendra plus.

Moralité

Garde-toi, tant que tu vivras,
De juger les gens sur la mine
Mais si pour cela il faut que tu rumines
Alors, vas’ y un bon coup mon gros, lâches toi !

 

La Fontaine & DJ Simca break

 

 

15/12/2006

La tour prend le fou

Qu’elles sont belles ces grandes tours remplies de petits pantins que les totors des derniers étages s’amusent à faire danser en remuant les ficelles. Toi t’es pas gentil, toi tu pues, ça c’est ce que je veux, ça c’est comme je le veux et c’est comme ça. Par ce que, il faut pas croire mais c’est réfléchie, c’est pensé ! On s’est réunie la haut avec tous mes petits copains de la direction et, entre deux imbitables tableaux de mes couilles sur PowerPoint (superbe export d’Excel !), on a décidé que pour qu’on puisse continuer à s’gaver il allait falloir faire comme ça et pas autrement !

 

Pourquoi supporte-je aussi mal cette camisole mentale qu’impose la hiérarchie d’entreprise. Pourquoi, après tant d’années à la côtoyer de prés, me sort-elle toujours autant du cul. Comment se fait-il que j’ai toujours autant de mal à accepter d’être le joujou d’abrutis de la calculatrice dont le métier est d’arriver à prendre une décision en ayant emmerdé le plus de  personne possible.

C’est pourtant bizarre de ne pas avoir envie de dire oui à tout ce qu’un psychopathe du quotidien peut vous ordonner. A partir du 40ème étage, tout le monde parait ravi de passer ces journées à se tripoter le bibi à faire, défaire et refaire les petits caprices des tarés du 45eme. Tout le monde court, baisse la tête, acquiesce - oui, oui, je le fait tout de suite… J’abandonne tout, oui, oui, je verrais ceux que j’aime un autre jour, oui, je rirai un autre jour, oui bien sur, on n’est pas là pour rigoler…

Enfin au cinquième jour les langues se délient, l’ambiance s’attendrie. Non, tout le monde n’est pas ravi, non ! Tout le monde n’a pas envie de dire oui à tout, tout le temps et oui, OUI ! Il existe bien des personnes qui se demandent qu’est ce qu’on fout là, même là-haut, tout là haut près du 45éme étage.

Réconcilié avec l’humain, j’étais. Il avait suffit d’un petit – c’est une boite de fous, on fait que ça, des présentations, des presentations, des presentations, j’ai 12 000 powerpoint dans le disque dur….-. Un sourire, une compréhension, un compatissement. C’ est vrai quoi, c’est quoi ça... La glace est brisée, la vitre est baissée, on ouvre un peu le capot. On échange les constats, Un Dilbert bien senti powerpoint (photocopy couleur grand format A3,  3,50 euros, Jcopycool de la rue Shouki et Aviva), le syndrome de l’accident de la navette (les causes de l’accident ont été présenté lors d’une réunion avec des aides visuels, quelques mois avant l’accident, certains ont accusé les présentations PPT d’être tellement gonflantes et pédantes avec leurs animations à la con que tout le monde ronflait à mort et que personne n’a retenu l’info). Et puis un autre, bureau b783c, qui sourit, détendu, bien planqué, au fond de chez les fous.
- un café ?
- Whoua !
- T’as vu les tarés ? Ils sont fous non ? Bon qu’est ce qu’on fait, ah oui, tiens, regarde

Une présentation PPT qui s’ouvre, mode « plein écran », des filles, a poil, un texte à la con, une connerie d’internet, quoi… Ici, au 42ème ?!!! Putain le cas, qu’est ce qu’il est, qu’est ce qu’il a, qui c’est ce type là ?

Comme les autres, son métier est un truc bizarre de délégué du machin au directoire du bidule, rien compris.

-          Héhé, regarde ce gros cul !

Putain, le cas ! Je le compte tout de même parmis les miens et essaie de fuir en cherchant le bureau c483d.

Je réfléchie en route. Nous sommes 2, 3 et bientôt des dizaines, des centaines, des milliers !

La tour prend garde, on arrive !

 

« Ils endurent tout, ils supportent tout »
La nuit du chasseur  

09/01/2006

Robin d'exploits

2ème jour en sous-sol, ça va. On peut très bien vivre sans voir la lumière du jour. 

On trouve toujours des abrutis pour réaliser des exploits idiots sous couvert de recherche scientifique ou d’accomplissement personnel. Je me souviens avoir assisté à la conférence d’une jeune femme qui s’était fait enfermer dans un gouffre pendant quelques mois afin de fournir je ne sais quels informations à des scientifiques pervers, désireux de savoir si l’homme pouvait vivre comme un vers. Quelques mois plus tard j’appris son décès par suicide, la pauvre ne s’était jamais remise de cette expérience. Je ne connais pas les avancées scientifiques tirées de cette expérience mais la conclusion parait simple : évitez de passer 3 mois loin du jour pour votre santé mentale. Merci docteur, ça fera 30 euros.

Effectuer des exploits inutiles et idiots est devenu un must dans nos sociétés modernes. De plus en plus, on croise ces gentils fous dans les conventions d’entreprises, les médias, les pubs. Ils sont reconnus, écoutés, ils sont des exemples, des modèles.

Ainsi on retrouve Machine qui n’a rien d’autre à foutre dans la vie que de traverser l’atlantique à la rame, parlant de cette enrichissante expérience a des visiteurs médicaux. Trucmuche, qui descend en apnée à 2000m de fond, expliquant à des dirigeants de grandes distributions, son entrainement pour en arriver là. Bidule, qui a traversé le sahel en roller, déblatèrant sur la problématique du grain de sable et du roulement à bille à des cadres de groupes pétroliers, etc.…

Vos dirigeants adorent côtoyer ces rois de l’exploit et dans les 4 étoiles ou ils les invitent avec le budget de vos primes, ils les exigent même à leur table. Je comprends que ces héros des temps modernes n’aient plus qu’une envie, encaisser leur chèque et repartir au plus vite, seul au milieu de l’océan.

Profitant de cet engouement, j’ai pensé à monter une agence de héros des temps modernes. Voici Tsang Lee, 13 ans, qui peut coudre en une journée de travail, son propre poids en ballon de foot pour 28 euros par mois, Mahama Madou, 12 ans, qui arrive à vivre encore en ne mangeant du mil qu’une fois tous les 3 jours depuis sa naissance, Marcina Bviotchev, 21 ans, qui  a été vendu à 4 personne différentes en moins de 3 mois, An Lee Mhiang, 13 ans, qui a couché avec plus d’allemands cinquantenaires que Mata Hari, Sabrina et Claudia Schiffer réunies et enfin Harry Whitpearl, qui, a 18 ans, peut s’envoyer 3 doses de cracks en gardant  un magnum 357 en main (même Clint n’y arrive pas !)

 Après ma métamorphose en homme de droite l’été dernier, j’ai bien cru que moi aussi, j’étais devenu un de ces héros modernes, mais en vain. Aucun appel, aucune invitation, pas la moindre incidence médiatique, rien.  .Manque de préparation surement, alors cette fois, c’est différent, j’ai 28  électrodes plantées dans le corps, une coloscopie en permanence, 2 ordinateurs au bout des doigts, 5 chefs de régions sur le paletot 24h/24 pendant une semaine et 3 directrices marketing pour occuper mes moments libres !

Si avec ça, je ne suis pas invité à la prochaine convention de dirigeants de Fast Food, c’est à ne rien comprendre à cette putain de société !  

"Je ne sais même pas combien j’encule de personnes par jour, si ça c’est pas un exploit !"
F. Pinault – « seul, grâce à tous »

 

 

 

9.1.06 16:08

02/01/2006

Suivez mon regard

A vous, les politiciens véreux ou pas, bouffés par l’arrivisme et la soif de pouvoir, aveugles des réalités et éblouis par les sondages, imbus au point de croire qu’une nation, un département, une ville… a besoin d'eux, à l’écoute de rien et avides de tout, cachés derrière un couvre feu d’un autre siècle et une connerie toujours plus actuelle.

A vous, les grands patrons et leur armée d’adorateurs et gestapistes du grand capital, gavés d’argent jusqu’aux gencives de leur 15ème descendance, s’arc boutant sur leur position comme une vieille hyène sur une charogne, prônant et décidant à tout va et sans vergogne le malheur, la détresse pour le bienfait de leur compte bancaire.

A vous les comiques de services, perdus par l’argent et la gloire qui n’avaient plus de drôle que votre incapacité à analyser votre société et à pérorer au milieu de vos amitiés élitistes.

A vous, chefaillons de mes couilles, au sérieux et à l’incompétence tragique. Assis sur son pouvoir pour dire de qui de quoi, empalé par sa connerie pour dire l’inverse et le reste.

A vous publicitaires débilitant a l’opportunisme mercantile ; à la verve dégoulinante de salmigondis changeant et aberrant.

A vous les petits collabos de bureau, obéissant, manœuvrant, ourdissant, dénonçant et tout ça petitement.

A vous les incompréhensifs, les surs de soi, les je sais ce que je dis,

Pour 2006, je vous souhaite ça :

 

OUILLE.jpg

 

Pour les autres, je ne souhaite que des choses biens, enfin, faut voir. Envoyez vos dossiers....

09/12/2005

mettre à bord, bien profond

Vous serez au siège, à la maison mère, au cerveau. Vous serez assis à la droite du père, vous serez là où tout se décide, là où ça se passe,  au cœur du gros bouzin.

Après mon séjour en proctologie, le terme être au siège aurait du me mettre la puce à l’oreille, mais d’un naturel optimiste et frondeur, j’y suis allé en sifflant, le doigt sur la couture (heu... comme Lee Harvey Oswald, un matin de 63 ?).

Etre au siège, c’est l’apanage du gratin, de l’élite, même l’homme de ménage a bac plus 5 ici. Ici on est loin du quotidien grisâtre du vulgarum humanum larbinum de base. Ici on voit loin, on se projette, on imagine demain, on se télescope le future.

Ici, on est en haut de la vigie, on surveille l’horizon, bravant la tempête et les périls, toujours gaillard, toujours vaillant ! « pat’on ! concu’ence à babo’d ! »

Hormis le pantalon style corsaire, très répandu chez l’ingénieur, le galérien qui me sert de guide sur ce vaisseau amiral n’a pas grand chose à voir avec Surcouf ou Burt Lancaster, mais il sait lire les vents et les éléments, « hum, ça sent, il y aura de la choucroute à la cantine ! »,

Je décide de l’appeler « l’olfactif » (olfactice pour Lianne foly ?).

Alors, qu’en bas, les galériens suent et souffrent à ramer pour faire avancer cette enclume navale, j’ai la chance d’être affecté aux quartiers maîtres et guidé par « l’olfactif » j’évite les coups bas, le typhus, la malaria, les morpions et tout un tas de saloperie qui traîne dans ce genre d’endroit, au service de mes nouveaux seigneurs. « Attention, à cette machine à café, elle n'a, souvent, plus de gobelet » me dit l’olfactif, que ferai-je sans lui ?

Pour l’instant, la mer est calme, mais demain ? Dans 2 jours ? Devant mes doutes, l’olfactif sait me rassurer, il organise sur-le-champ une réunion dont le sujet emportera toutes mes réserves, « le rétro planning, sa vie, son œuvre, ou comment perdre en groupe 3h00 de sa vie ». Requinqué par cette nouvelle je me bourre une pipe et vais poursuivre discrètement ma partie de démineur.

Hardis les gars, c’est repas de Noël à la cantoche !

 

 

"Manager, c’est voir loin, en plissant les yeux pour faire plus vrai"
– T. Breton – « 1001 inepties pour  justifier son salaire »

 

 

 

 

 

9.12.05 14:08

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu