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25/11/2014

Paul vous explique les riches

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18:11 | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : paul, bd

05/09/2014

l'ours et les poupées

C’est la rentrée et ça fait longtemps que j’ai pas croisé mon vieux pote Paul (celui qui chante couscous Saupiquet quand il est bourré). Je pensais le retrouver devant son ordi, en train d’essayer de chopper les photos volées sur le Cloud (ah ah les cons !) de starlettes dénudées, mais non il est là, assis sur un banc, dans la rue.

De loin il ressemble un peu à Renaud en couv’ de VSD mais de près, je reconnais son célèbre pantalon Jogging vert degueulasse (Lidl 2011, 5€), ses tongs allemandes (Lidl-2010-4€). Sa trogne n’a pas subit les dégâts d’une consommation effrénée de pastis,  au contraire, il est lumineux, radieux, Lou ravi en tong et survet’, une anomalie joviale.

-          - Bordel Paul, qu’est ce que tu fous là, on dirait un clodo qui vient de recevoir le même chèque que Trierweiler pour son livre

-          - Je ne connais pas cette personne mais c’est vrai que ça roule plutôt bien pour moi, comme tu me vois là, je me régale la vie, pourtant tu avoueras que je ne partais pas avec tous les atouts en poche, chômeur, schizo, cotorep et toute la clique, heureusement que j’ai un physique !

C’est vrai qu’il a l’air heureux, épanouie même. Mais je connais l’énergumène et ce  « que ma joie demeure » me paraît plus que louche, là ou Paul est en joie, il y a, pas loin, soit de la drogue, soit de l’alcool , soit des personnes du sexe féminin dénudées (très rare), soit les trois (jamais), hors je ne vois qu’un banc de ville, une petite place parsemée de jolis platanes et quelques commerces qui l’entourent (la place, pas le pape bordel !).

-         - Alors toujours à chercher du boulot ? me demande-t-il

-          - Plus que jamais, je viens de me faire virer du seul plan que j’avais.

-          - Ah bon ? (Paul n’a plus bossé depuis vingt ans alors les nouvelles règles sociales l’étonnent toujours un peu). Mais tu bossais pour une grosse boite ?

-          - Ouais, une très grosse

-          - Attends laisse moi deviner, le directeur est… Heu… Un fond de couille de la haute placé par l’état après les ministères ?

-          - Non.

-          - Un « fils de », héritier qui en profite pour baiser mannequins ou actrices ?

-          - Non plus.

-          - Une vieille famille qui pour remercier les bons ouvriers qui ont fait sa fortune délocalise aux pays des esclaves ?

-          - Heu, non.

-          - Un putain de hollandais posé là pour pouvoir virer du monde sans comprendre les questions ?

-          - Et non, encore… Où est ce qu’il va chercher tout ça ?

-          - Ah voilà je l’ai ! Une vieille baudruche peroxydée aux UV qui rêve de piétiner le programme du conseil de la résistance ?

-          - Je vois ce que tu veux dire mais nops !.

-          - Bon alors, une raclure de futur retraité doré qu’on retrouve à se prendre des jetons de présence dans tous les conseils d'administration qui trainent ?

-          - Bin tous les patrons placés sont comme ça, je ne peux pas non plus trop dire…

-          - Ah la la je vais bien le trouver tout de même, merde !

Soudain son visage s’illumine d’un sourire béat qui étonne, surtout quand on imagine les tronches d’enfoirés auquel il est en train de penser. Mais non, il ne pense plus à mon employeur, il fixe le commerce en face de lui et la personne qui en sort. Je regarde à mon tour, c’est un centre d’épilation et une jolie et pimpante cadre d’entreprise en tailleur en sort.

-         -Tu vois ? Je ne m’en lasse pas me dit-il avec le sourire de Rusty quand il retrouve Rintintin à la fin des épisodes

-         - Et mon patron alors, tu le trouves ?

-          - Ton patron je m’en cogne comme de mon premier demi (t’as raison !), regarde plutôt ce miracle de l’érotisme, une oursonne entre, une princesse sort, c’est quand même autre chose que de gérer une armada de suceur de nœuds prêt à vendre leur mère pour gagner 8 euros de plus !

 Vu comme ça …

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22/07/2014

Tattoo you

Résumé des épisodes précédents : fin bourré et déçu par les quarts de final de la coupe du monde, Paul pari bêtement que le Brésil remportera la coupe sur le score de 2-1. Geoffrey pari que non et propose comme enjeu de se tatouer la tête des hommes « forts » de la Droite forte sur le cul. Quelle bonne idée !

Paul (mon pote qui chante couscous Saupiquet quand il est bourré) a perdu son pari (cf. note précédente) et j’ai hâte de voir s’afficher sur son auguste postérieur la tête du non moins auguste Guillaume Peltier. Pourtant un regret me serre les lèvres et fait remonter ma pommette gauche. Qui se souviendra de ce brave Guillaume dans 6 mois, 1 an, 10 ans ou même la semaine prochaine ? Voire même, qui connaît Guillaume Peltier ? A part quelque gauchistes rigolards qui aiment à repérer les vrais têtes de lard ou quelques vieux UMPistes déjà complètement Alzheimer tant il faut être au fraise pour supporter encore ce parti.

Paul est d’accord, ce n’est pas très grave de se faire tatouer une face de jeune réac sur la fesse mais autant en choisir un dont on se souviendra encore le nom la semaine, le  mois ou même l’année prochaine. Et puis, des faces de cul de réacs d’enfoiré de putain d’exploiteurs de la condition humaine de raclure de chiotte d’arriviste de merde, il suffit de se baisser dans le 16ème pour en ramasser à la pelle, alors pourquoi se faire tatouer une petite crotte quand on peut avoir un tas de fumier.

J’aime bien le fils Gattaz me dit Paul et c’est vrai  qu’il présenterait bien au moment de s’asseoir sur la cuvette et puis le MEDEF, on ne peut pas se tromper, dans 10 ans, ça fera toujours plaisir de s’asseoir dessus.

Christine Boutin aussi j’aimerai bien m’asseoir dessus et Wauquiez aussi ! Oh oui et Guaino, et Morano et toute la famille Le Pen et Guéant !

Il y en a tellement, mais cette année, franchement le meilleur, tu sais qui c’est ?

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Ouille !

 

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13:14 Publié dans Prololand | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : foot, jf copé, tatouage, paul

05/07/2014

Va's'y mon Paulux

C’est au bout de la 26 minutes (1-0 à la 13ème min) que Paul (mon pote qui chante toujours « Couscous Saupiquet" quand il est bourré) m’a dit ," tout le reste est inexorable, l’Allemagne va passer, qui rencontrera inexorablement le Brésil , qui finira en finale pour finalement gagner contre l’Argentine où les Pays bas (de toute façon, tout le monde s’en fout !), tout cela est écrit , et je peux même te dire combien,  2-1.  Tu ne me crois pas ?  Vis 10 jours de plus et viens  me voir.

Mon Paulux , sur ce coup, il m’a épaté, j’ai rien rajouté, j’ai pris note, j’en ai pas rajouté sur le retour  de Domenech  (cf note précédente), mais j’ai promis :

Si t’a raison je me fais tatouer la tête de Geoffroy Didier sur le cul, mais si t’as tort alors tu te fais tatouer  la tronche de Guillaume Peltier pleine fesse.

« Topes là »  m’a répondu cet homme qui a plus de morale qu’un  dirigeant de la FIFA, à dans 10 jours.

 

Ce Paul, je l’aime.

28/08/2012

une créa de malade mental

Il est préférable d'avoir lu les autres pour lire cette note (alors au boulot !) 

 J’erre sans travail, en ce mois d’août qui n’en finit plus. Mon portable ne risque pas de vibrer, je l’ai laissé à sa belle mort sous un slip nauséabond. L’ennui est là et comme un môme qui a eu trop de vacance, j’attends la rentrée en espérant de nouveaux copains de classe. Paul mon pote qui chante toujours Couscous Saupiquet quand il est bourré n’a pas ce genre de problème, il est toute l’année en vacance  et pour lui, la rentrée signifie juste  le retour des gamines de 17 ans dans les transports en commun. Pourtant il est toujours à la pointe de l’actualité et m’apprends avec délectation que Billie Cotorep, célèbre vainqueur de Rapido du quartier, exerce  enfin une activité et qu’il la doit à son non moins célèbre modèle de lettre de motivation, reconnue par toute les officines de recherche d’emploi comme THE LETTRE OF motivation (cf. les textes « trouver du boulot » the méthode)

Billie a monté une agence d’aide à la gestion de crise des entreprises et selon Paul, il est plutôt fortiche dans ce secteur, ce que je veux bien croire connaissant sa propension à gérer ses crises de delirium Tremens. Désireux de combattre la canicule, nous décidons de passer chez lui pour s’hydrater sympathiquement.

Billie a installé ses bureaux dans son deux pièces et c’est tout à son honneur de ne pas se la péter sur une grande avenue parisienne ou sur les quai de Puteaux, mais bien de rester dans son quartier pourri car peu importe l’endroit, seul le résultat compte comme dirait cette bonne Nadine Morrano qui a réussi à se faire dégager d’un bled aussi paumé que la Meurthe et Moselle (Cantons de Colombey-les-Belles, Domèvre-en-Haye, Haroué, Neuves-Maisons, Thiaucourt-Regniéville (moins les communes d'Arnaville, Bayonville-sur-Mad et Vandelainville), Toul Nord, Toul Sud, Vézelize)

En bas du HLM, j’aperçois une belle Mercedes qui éveille mes soupçons. Est ce que  Billie ne se la pèterait pas un peu ? Mais Paul me rassure, Billie n’a plus le permis depuis 6 ans et ses 3 grammes quotidien d’alcool lui évite de pouvoir le repasser.

Billie nous ouvre, fidèle à lui-même, espadrille, polo de chiotte et futal à élastique, puis il nous entraîne dans son bureau (première pièce à gauche, à côté des chiottes) et nous présente son client du jour. Je comprends à qui appartient la belle Mercedes rien qu’en voyant la gueule de ses pompes.

Rapidement, Billie nous explique la situation. Ce triste sire est le directeur d’un petit fromage rond qui a légèrement raté sa promo, cet été, en offrant des tampons encreurs  au message prônant de passer des vacances de perturbé mental.

Paul, faisant partie de cette catégorie depuis des années, est surpris du problème car comme de nombreuses personnes dans son cas, il a beaucoup d’humour entre deux accés  d’ultra violence. Ravi, le directeur en rajoute, il explique la gentillesse légendaire de son produit ainsi que les merveilleuses actions de bienfaisance qu’organise sa merveilleuse société pour excuser les profits vertigineux que peut rapporter une petite boule rouge remplie de lait et de produits bizarres que ses usines produisent par tonnes.

Navrés par sa triste aventure  et avides, à notre tour, de profiter de la détresse d’autrui, nous lui promettons de bosser  sur une nouvelle offre de tampon et attrapant deux bières au passage, nous laissons Billie prendre en main ce problème.

Hier, tout à notre joie, Paul et moi avons apporté nos propositions à Billie. Il a trouvé ça drôlement bien et nous a  promis de nous obtenir un rendez vous. 

 

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-        - Et pour la gestion de crise, comment ça se passe lui ai-je demandé

-       - Très bien ! Je lui ai dis de se peigner le cul.

Je Je sens que je vais encore rater un boulot.

 

01:29 Publié dans Prololand | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : babybel, crea, paul, marketing

15/03/2012

Rien foutre, mais le faire bien

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Rien foutre, mais le faire bien

Lundi

Comme tous les matins, je me lève dans l’après-midi.paul_txt.jpg

Le temps d’un petit déjeuner minable, biscotte de merde, Taboulé low cost  et café bas de gamme et voila enfin le moment de mon émission préférée. Les chiffres et les lettres. Mon aversion pour Bertrand Renard n’enlève rien au plaisir de concourir pour la victoire car comme vous ne le savez pas, ce jeu télévisé est le seul ou le spectateur est dans les mêmes conditions que les concurrents. J’écrase mes deux adversaires d’un 8 lettres qui laisserait Laurent Romiejko sans voix. « Cyprines ». J’ai une légère érection en imaginant Arielle Boulin-Prat nous lire la définition et je rate totalement le bon compte, tant mon cerveau s’est soudainement  vidé de son sang. Après ce grand moment de sport, en temps normal, je m’appliquerai à ne rien foutre constructivement. Mais afin de proposer ma vision ignorante de l’activité politique – comme on me l’a demandé-  je m’oblige à faire la tournée des news sur internet.

Je me régale des commentaires sur les élections. Tous ces gens qui n’ont rien d’autre à foutre toute la journée, que de se chamailler, comme moi de les lire. J’adore tout particulièrement le site du figaro. Les échanges y sont féroces. Les messages des gens de droite bavent d’une haine viscérale de la gauche qui fait chaud au cœur.

Mardi

Comme tous les matins, je me lève dans l’après-midi.

Encore un petit déjeuner pourri. Pour des raisons intimes, j’évite le taboulé matinal et vous invite à en faire de même. Surtout si, contrairement à moi, vous avez des exigences sociales qui ne pourraient souffrir un dérèglement gastrique. Personnellement, la saloperie d’assisté que je suis, peut largement supporter quelques reflux malodorant, tant mon appart est déjà un taudis immonde. Je croise un candidat, en cherchant un film érotique sur la TNT. Ce pauvre garçon déblatère sur les frontières qu’il faut fermer, les prisons qu’il faut ouvrir, les acquis sociaux qu’il faut enterrer pour que les bénéfices puissent s’envoler. Je repère une bonne bourge dans le public, commence à me masturber et vais me finir sur le catch de W9

Mercredi

Comme tous les matins, je me lève dans l’après-midi.

Petit déjeuner pourri. Je fais du Pen spinning assis dans la cuisine, en regardant dans le vide pendant au moins deux heures. J’ai encore rêvé du Bic bille à boule, un modèle qui n’existe plus. Je suis morose pour la journée.

Le mercredi, c’est le jour des enfants, après mon émission préférée (les chiffres et les lettres) je me traine jusqu’au lieu-dit « le bar, chez Dédé ». J’y retrouve tous les pères du quartier qui viennent de déposer leur môme au judo, au basket, au football, à la dance, au violon, l’accordéon, le catéchisme ou tout autre activité passionnante qu’ils ont trouvé pour se débarrasser d’eux et pouvoir passer une ou deux bonne heures au bar. Je me fais rincer toute la journée, la comtesse, qui n’a pas dessaoulé depuis la journée de la femme, nous entonne « le temps des cerises » avant de s’écrouler en pleurant et mon pote G Firmin ma assuré que j’avais fini par une version métal de « Couscous Saupiquet » avant de me faire virer. Heureusement à cette heure-ci les pères avaient récupéré leurs enfants depuis longtemps.

Jeudi

Comme tous les matins, je me lève dans l’après-midi.

Petit dej’, café, gueule de bois. Je retourne faire un tour sur les commentaires des sites d’info. La bataille fait rage, les nombres de message explosent, je suis gavé au bout de 5 minutes.

D’un côté, il y ceux qui peuvent plus voir le tenant en peinture. Apparemment, ils sont prêts à élire le gars d’en face !  « Ça pourra pas être pire »  semble être leur cri de ralliement. Ils veulent qu’il dégage. Ce qui semble être, vu le peu que je connaisse des faits, une demande assez réaliste.

En face il y a ce que l’on pourrait appeler les illuminés du président. Ils voient en lui un surhomme, sauveur de l’humanité et seul rempart à l’anarchie gauchiste qui a déjà, et va, vautrer la France dans le fumier de l’assistanat, du fonctionnariat et de la bougnoulie (ce n’est pas moi, c’est eux qui le disent !). Ils semblent être au courant qu’ils sont au pouvoir mais c’est tout de même à cause de cette saloperie de gauche et tous ces enfoirés d’assistés et d’immigrés si c’est le bordel actuellement.

Autour, il y a 2 ou 3 mecs qui braillent « moi, je vote Marine », 1 mec qui dit du bien d’un certain François Hollande et exceptionnellement  un mec modéré de droite, du modem ou d’un autre de ces clubs de faux cul.

Je crois que j’ai tout compris, je m’offre un Picon bière devant mon émission favorite, « les chiffres et les lettres ». Cette Arielle Boulin-Prat a le don de m’énerver, quand elle lit les définitions du dictionnaire. C’est facile de savoir quand on a le manuel !

Vendredi

Comme tous les matins, je me lève dans l’après-midi.

Petit dej' café. Il faut que je fasse des courses. Pour ne pas céder à la tentation d’être encore plus sale, je lave mon linge. J’abandonne avec tristesse et pour quelques jours un pantalon jogging qui a connu un long hiver. L’appartement  est idéalement mal isolé, pour donner au linge une délicieuse senteur moisie pendant la longue séance de séchage.

Au Simply du coin, je choisie la plus jolie caissière, afin d’égayer mon effroyable misère sexuel. Mais nous sommes 12 à avoir eu la même idée, reconnaissables au nombre de 8.6 bon marché dans le caddie. Je me rabats sur une moins pire que les autres. J’attends. Je me demande pour qui peut-elle bien voter ? Enfin mon tour. Je lui demande. C’est l’équipe de Jennifer qu’elle préfère ???

Samedi

Comme tous les matins, je me lève dans l’après-midi.
Petit Dej' avec enfin quelque chose à becqueter !
J’en ai enfin fini avec cette ânerie de la semaine de… Quand je pense aux tonnes d’articles et de commentaires à la con que j’ai dû m’ingurgiter. Heureusement que mon intelligence supérieur m’a permis de tout comprendre rapidement. Cela m’a laissé du temps pour des activités plus productives.

Ainsi, cette nuit,  j’ai démarré la réalisation de l’album Panini des plus belles gueules de droite, de finis à la pisse. Je le proposerai à la maison mère. Ca va cartonner, les mômes adorent les trucs bizarres.

Je vie de rien
Je n’ai rien
Je suis un assisté

Droite ou gauche ne pourront pas me faire travailler
J’ai des papiers du docteur pour le prouver.
Dans ma tête, Y'a un plomb qui a sauté
et on ne peut pas le changer.

On peut tout de même pas me liquider

A droite ; je suis l’ennemi,
le profiteur, la sangsue, le nuisible,
je suis l’immigré de la société,
mieux traité que ceux de nationalités
Vaut mieux taper sur les étrangers
avant de s’essuyer les pompes sur les handicapés.

Je veux bien qu’on me montre du doigt
Mais venez pas m’accuser de piquer le boulot des français !

Alors on me file 300 par mois pour subsister. 
J’accepte l’aumône et je me plains pas,
C’est pas si facile de vivre comme un rat,
mais c’est le prix à payer quand on est assisté

On peut tout de même pas me liquider

D’aucun pourrait me croire rentier,
mais faut quand même toucher en comptabilité
Les banquiers ont vite fait de te dégager
quand t’es qu’une merde d’assisté

Je vis de rien
Je n’ai rien
Et ça me plait bien
Je suis un assisté

 

16/02/2012

les frères ennemis

Tiens Teddy est revenu ! Comme dirait ce bon André Gaillard.

C'est vrai qu'on le revoit de plus en plus souvent.

C'est Paul qui lui a fait remarquer. Paul c'est mon pote qui chante toujours la chanson de la pub du couscous saupiquet quand il est bourré.

- On te voyait plus et voilà qu'on te croise à tout bout de champ (Paul adore les expressions agricoles).

Cette pertinente déduction en amenait une autre, plus triste, au sujet de notre présence persistante au lieu-dit le "Bar, chez Dédé".

C'est vrai que l'on passe notre temps au bar, mais Teddy est revenu et son retour, revenu de nulle part, mérite des explications. Les Aliens, le FBI, le KGB, la pègre ukrainienne, moldave, serbo sylvanien, le trou noir, l'exil, la soirée GHB mal finie, la prison, le esbola ?

Ou pire que tout ça, du travail ?

- Non, encore pire du travail et une famille a hurlé Paul en faisant une grimace d'horreur.

J'ai fait la moue, c'est quand même pas pire que les aliens tout de même (je ne dis pas pour le reste, je connais pas).

Teddy a acquiescé sur le travail et la famille. 2 mômes et 10 ans de vie de couple, ça vous range un homme. ca le plie pas aussi bien que chez Gap, mais si c'est un gars bien, ce qu'est Teddy, on le voit moins au bar.

Mais alors ? Teddy ? Pourquoi t'es là ?

Holala quel suspens les copains que je me dis, comme Hercule quand Pif s'apprête à faire une drôle de bonne blague.

- Je me suis engueulé avec ma gonzesse et on ne se parle plus.

Depuis combien de temps ? demande Paul, façon Sherlock Holmes qui tient un demi.

Bin, depuis que tu me revoies au bar, banane ! lui répond Teddy, façon Bernard Tapie dans commissaire Valence qui tiendrait aussi un Demi. (c'est la force du dialogue qui m'a rappellé Commissaire Valence)

On est triste pour notre ami, on veut le consoler, mais il se défend le bougre. Il chante sa joie. Ne plus entendre sa gonzesse serait hyper reposant selon ses propres dire. Ça laisse perplexe

Alors Madame Dédé est venu mettre son grain de sel, en bonne cantinière qu'elle est.

- C'est parce que vous êtes née sur Pluton et votre femme sur Uranus, c'est un docteur qui a dit ça à la télé. C'est pour ça que vous vous entendez pas, vous ne venez pas de la même planète.

Alors ce serait finalement vraiment un coup des aliens ? Mais Momo est venu éclairer notre lanterne parce que j'ai bien vu que Paul avait lui aussi décroché et qu'il commençait à mater ostensiblement les résultats dans la 8eme (terrain lourd sans handicap).

Momo c'est le Mr culture du Bar chez Dédé, toute la journée accoudé au bout à gauche, près du jeu de foot, un bouquin et un demi devant lui, quand il en a fini un, il en prend un autre. Momo il a de la culture à revendre, d'ailleurs il a que ça.

- Madame Dédé, vous voulez certainement parlé de la théorie, les hommes viennent de mars et les femmes viennent de Vénus.

Voilà exactement ce dont voulait parler Madame Dédé qui ayant enfin retrouvé les 2 planètes mères de notre sexe allait pouvoir tout nous expliquer.

Mais le docteur Teddy fit taire tout le monde.

Sa longue absence dans le milieu du haut débat sociologique lui conférait la déférence de ses pairs et le respect de ses longues années d'étude.

- Je vais vous l'expliquer ma théorie, c'est très simple.

Madame Dédé était bouche bée, Paul avait abandonné la 8eme (Springtime le 3, placé !) et mon demi n'atteindrait plus ma bouche sans que Teddy ne m’inonde de son savoir.

- Ho grand Teddy donne nous le secret découvert pendant tes années de recherche.

- Voilà :

 les hommes viennent de se poser le cul
et les femmes viennent leur casser les noix

Madame Dédé a fait demi-tour, l'air un peu déçu mais je l'ai rattrapé par le bras,

- Partez pas sans nous remettre un verre, ce n’est pas tous les jours que l'on voit la science qui avance.

19:51 Publié dans Prololand | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paul, chez dédé

19/12/2010

Un brillant futur

Paul (mon pote qui chante toujours couscous saupiquet quand il est bourré ) m’a prié, m’a supplié à genou – Viens avec moiiiiiiiii ! – Mais j’ai continué de refuser.

Ce vil a alors utilisé des  moyens encore plus persuasifs.

-          Des infirmières G ! Des infirmières en blouse blanche !

-          Tu m’as déjà eu avec la soirée à la fac de science et c’était minable

-          Je te parle d’infirmières, les infirmières sont toujours nues sous leur blouse blanche G !

Alors, j’ai pris la décision de l’accompagner. Il faut savoir aider les amis. Et on est parti.

Depuis 3 ans,  maman-Paul passe ses après midi avec Papa Paul qui est « accueilli »  dans un centre spécialisé pour personnes âgées atteintes d’Alzheimer, une « maison Alzheimer ».  Mais aujourd’hui, la tuile. Elle ne peut pas venir et c’est à Paul et moi que revient d’aller visiter Papa-Paul et aussi  notre, (possible ?), futur domicile…

L’arrivée en bordure d’HLM récents est très sympathique et je note que nous disposons de moultes places  gratuites car le parking est vide. J’apprends que l’ambiance est beaucoup plus chaude le weekend. Je le note et me surprend à m’imaginer la place, un dimanche après midi, pleine et gai comme un lundi de pâques chez Disney land Paris. AU SECOURS !

Les portes vitrées s’ouvrent automatiquement et nous sommes accueillis par une rangée de vieillardes en chaise roulantes qui nous regardent comme le capitaine Kirk matant un vulcain avec des petites oreilles. Je saisie, soudainement, que cela ne va pas vraiment ressembler au sketch de l’hôpital de Benny Hill.

Paul passe devant moi et salue la compagnie d’un « salut les filles » qui en ferait rougir deux de plaisir si leur sang circulait encore et vociférer une, derrière sa dernière dent. Il m’emmène dans le réfectoire, dit aussi salle d’accueil, par grand froid ou temps de pluie et retrouvons enfin papa-Paul.

Papa Paul le magnifique, dit autrefois Monsieur Papa Paul,  n’est plus que l’ombre de lui-même. Amaigrie, émacié (cela veut dire la même chose) voire décharné (cela veut dire la même chose en pire), affalé en jogging dans une chaise roulante, il tremblote à notre vision, râle un "bonjour mon gamin" à son fils et me tend cinq doigts osseux et amorphe. Ces yeux semblent me reconnaitre mais dans le doute je lui rappelle mon nom et mes attributs.

-j’suis G Firmin, vous savez, le môme qui a pété le lustre de votre salon et à qui vous avez mis une  sacrée beuglante à ce sujet

Il me sourie, on croirait qu’il me reconnait. Oui, c’est bien lui, le morveux en short satin et basket Stan Smith qui avait gueulé service Lendl avant les évènements – un lustre ! Un !

Pauvre Papa-Paul, il rêvait que son fils devienne un ingénieur comme lui et finalement c’est lui qui est devenu comme son fils, passer ces journées en survêt ‘, a rien foutre.

Je laisse à Paul et son Papa un peu d’intimité et vais découvrir avec avidité l’étagère bibliothèque de l’autre coté de la pièce.

La traversée est torride, une vieille braille des insultes, une fillette égaie son papy, 2 mamies la regardent, les yeux brillants. Ce brillant qu’on retrouve souvent dans leurs yeux, est ce qu’ils pleurent, est-ce l’émotion ? C’est juste un dérèglement lacrymal, ça n’a rien à voir avec l’émotion m’a dit un infirmier. Ouf, j’ai failli m’attendrir.

Devant la bibliothèque, J’hésite à démarrer un Maurice Denuzière,  entamer la saga des gens de Mogador (le mal qu’à fait France Loisir devrait être puni) ou mater des culs inconnus dans un Voici de Juin 2003 mais grâce au seigneur  tout puissant, je me régale d’un Akim vraiment pas dégueu.

Soudain le refrain d’I wanna be your dog vrombi dans la salle d’accueil, Paul sort son téléphone pour répondre et, compréhensif, je prends sa relève au prés de papa Paul, pendant qu’il répond.

Papa Paul me parle, me souffle, me gémit et je ne capte que des bribes de phrases, de mots. J’essaie d’accrocher, de sourire, de partager mais je sens bien que notre dialogue sera aussi fructueux que celui du patronat et du prolétariat, l’envie d’enculer l’autre en moins comme  on dit chez les de villiers .

Pourtant, mon oreille s’acclimate au susurrement de papa Paul et je commence à saisir les grandes idées

-          T’es pas mon fils

Ça je le savais et je suis surpris par sa clairvoyance, ne souffre t-il pas d’Alzheimer ? Mais  

-          Ta mère…gni gni…salope

Ah.  Là je sens qu’il y a comme un problème mais ce brave homme ne souffre t-il pas d’Alzheimer ? Il poursuit

-          Des putes, …, J’en ai baisé…

Je m’imagine à son âge, en train de balancer à mes enfants toutes les horreurs que j’aurais commis d’ici là, ça m’angoisse mais je me dis qu’ils se diront la même chose que moi. Bah, il souffre d’Alzheimer, non ?

Paul est toujours absent mais papa Paul y revient, encore plus virulent.

-          T’es pas mon fils !

 L’affaire à l’air de l’énerver  Par chance, la plus jolie des infirmières passe dans mon champ de vision et je saisis cette occasion pour éviter d’en savoir trop sur les lourds secrets de la famille Paul

-          Hé ! Regardez comme elle est jolie, c’est pas un bout de printemps ça ?

Papa-Paul suit mon doigt et réagit à ce qu’il pointe (ce que pointe mon doigt !), je vois ses yeux s’embrumer du même dérèglement lacrymal que les vieilles de tout a l’heure et il me lâche un vieux sourire des familles qui en dit long sur le bonheur que lui amène la vision de cette  « superbe créature ».

Enfin Paul revient

-          Bordel, t’en as mis du temps !

-          C’est Titi, il n’arrive pas a enregistrer avec sa freebox !

Bien sur, des vrais problèmes…

De nouveau, je laisse Paul avec son papa et retourne à mon Akim, regrettant que cela ne fût pas un Zembla !

 Sur la route du retour, j’évite d’aborder ce problème de fils ou pas fils  mais Paul et moi nous retrouvons sur un point.

-          Tu préfères mourir jeune ou finir comme un légume avec une jolie fille qui passe une fois par jour devant toi ?

On s’est regardé, Paul a levé le pied de l’accélérateur, la Corsa Steffi Graff à 60 sur l’autoroute.

Pas de doute, on ira jusqu’au bout, au bout.

 

alzheimer,maison alzheimer


 
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Je suis méchant, je fais peur aux enfants,
je rate pas une occasion pour dire une connerie, je suis ? Je  suis ?

 

 

01/01/2010

Paul vous explique les riches

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12/12/2009

Et Paul et moi

 Paul (mon pote qui chante toujours  couscous  Saupiquet quand il est bourré) m’a chopé dans la rue. Je me promenai avec la petite en attendant de choper la grippe A ou du boulot, au choix, je suis ouvert aux 2. Paul n’en revient pas de ce qu’il vient de découvrir, il loue l’hiver et ses frimas comme De Villiers le seigneur ou Frêche la sainte connerie.

-         Suis moi, il faut absolument que tu viennes voir ça, c’est encore plus fort que le clip des jeunes de l’UMP, ça révolutionne tout, c’est de la boulversitude pure. Mais attention, c’est érotique. Viens avec moi, c’est gratuit et c’est  tout le temps.

Je montre à Paul la douce enfant qui m’accompagne et lui explique qu’il est hors de question que j’aille voir un truc de cul à la con en sa présence. Il faut donc trouver un moyen de m’en débarrasser.

-          Ne t’inquiète pas pour la petite, tout est prévue… Viens vite c’est une bonne heure…

Entre doute et excitation, je choisis le second et file le train à un Paul ravi et pressé. Nous filons vers une grosse pharmacie du centre

-          J’adore celle la, les sièges sont supers confortables.

-          Hum, mais encore Paul ?

Nous entrons, Paul est surexcité, la pharmacie est pleine. Il m’entraine s’assoir sur les bancs réservés aux personnes âgées, prés des  caisses et à coté des jeux d’enfant ou la gamine part immédiatement. La place parfaite, il est vrai mais…

-Paul, merde, peux tu me dire qu’es ce qu’on fout là, bordel, en plus t’as vu la queue ?

- N’en rajoute pas, sois patient, on ne peut tout de même pas tout avoir tout de suite. Oui j’ai vu la queue et c’est justement pour cela que ça va être formidable. Tu vois cette belle brune qui tousse,  cette jolie frisée emmitouflée dans son châle et cette grande blonde sur le retour un peu guindée qui toussote. Je me régale d’avance.

Paul me fait signe de me taire et d’ecouter, car une belle vendeuse de chaussure (que sais je) s’approche du guichet. Je lève un sourcil d’affliction et suis tout ouïe.

Cette brave dame semble avoir tous les symptômes d’un bon coup de froid et alors  que je m’apprête à parier sur un traitement de pastille de merde, Paul me pose la main sur la cuisse et réclame toute mon attention

- Et vous avez du mal à avaler ?

- oui, un peu.

- Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarrrrrrrrrrrrrrgh, grogne Paul en pleine extase, je ne m’en lasse pas.

Les deux protagonistes de ce moment d’érotisme oral se retournent vers nous. Paul est avachie, les yeux mi clos et encore balbutiant. Je suis un peu plus présentable et leur fait un sourire gêné ainsi que le coup du mec qui s’occupe de son môme.

On s’est fait virer à la jolie frisée emmitouflée dans son châle .

Et vous avez du mal à avaler ?
Non mais j’ai mal au cul !
La France en 2009 – Livre d’histoire 1ere S – prog 2025

 
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